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EAN : 9791093363431
Éditeur : Flamant Noir (05/03/2018)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 22 notes)
Résumé :
HAÏTI. 12 janvier 2010 – 16 h 50.
Le pays est frappé par le plus meurtrier tremblement de terre de son histoire.
L'aide humanitaire afflue de partout

PARIS. Aujourd'hui.
Une série de meurtres secoue la ville.
Quatre personnes sont retrouvées sauvagement assassinées.
Toutes sont liées à un projet baptisé « Kenscoff » .
Un cinquième individu est recherché.

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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Stelphique
  28 mars 2018
Ce que j'ai ressenti:
Y a eu des morts? Et après. En Haïti , y a toujours des morts. Là-bas, la mort, c'est la vie.
Si la catastrophe de Janvier 2010 a dévasté Haïti, elle a permis aussi aux vautours financiers de tournoyer au dessus de ses terres de chaos, et leurs ombres faites de mensonges et de courses aux profits, ont engendré plus de catastrophes qu'il était encore possible après celle, naturelle, de ce tremblement de terre dévastateur…C'est donc au milieu de ce fatras que Samuel Sutra pose son décor pour un thriller sombre et vibrant aux magnitudes de Richter… Haïti, c'est l'ombre d'une menace sourde mettant en lumière des coupable[s] sans scrupules et qui réveillera une vengeance effroyable venue de ses décombres…
« Avec les autres, on est toujours au milieu de quelque chose, mais jamais au coeur de rien. »
Dans son rêve de justice, la mythique Brigade Criminelle du 36 Quai des Orfèvres est l'ultime but de ce jeune policier, Jean Raph', et quand il se voit donner la chance d'intégrer la fameuse équipe à titre de consultant, il ne touche plus terre…Quel plaisir de le suivre dans ses couloirs et cette enquête retorse, où ses racines haïtiennes deviennent une aide précieuse pour mieux comprendre le folklore et les traditions de ce pays lointain…Pour autant, ça ne sera pas une promenade de santé pour ce novice des enquêtes de terrain puisque, les meurtres sont d'une violence inouïe et que ça prend vite la forme d'une frénésie…Au 36, l'équipe de flics est sur les dents et font appel à toutes les branches du métier pour résoudre les mystères, parfois un peu trop empreint de sorcellerie, au goût de certains…
« A dix-sept ans, tu tues pour une cause. A trente pour une femme. Après, y'a que l'oseille qui te fait bouger le cul. »
Efficace, maîtrisé, surprenant. Ce sont les trois mots que j'associe à cette lecture, au delà de l'intérêt d'avoir découvert les dessous des « petites affaires » de l'aide humanitaire…Dans ses pages, on creuse des pistes sanglantes, on déblaie des dossiers terreux, on fouille parmi les décombres poisseuses et on déterre des secrets de famille palpitants…De Paris en Haïti, Samuel Sutra nous façonne un polar noir avec un coeur brûlant entre sang et vengeance…Les dagydes n'ont qu'à bien se tenir, parce que l'envoûtement n'est pas loin avec ses deux cents et quelques pages intenses et captivantes que cet auteur nous a concocté!
« On n'aime pas parler pognon en France, c'est sale. Quand on est pauvre, on est feignant, quand on est riche, on est voleur. »

Ma note Plaisir de Lecture 9/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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Julitlesmots
  27 septembre 2018
Samuel Sutra confirme qu'il a plusieurs cordes à son arc littéraire, il manie aussi bien le genre caustique, drôle, cynique que le drame avec ce thriller-psychologique de grande qualité.
Un drame humain sert de toile de fond à cette intrigue, mettant l'accent aussi bien sur ces meurtres commis sur Paris que sur ce tremblement de terre à Haïti en 2010. Un tremblement qui a fait plus de 200 000 morts et autant de blessés…
Un sujet terrible, non seulement par l'ampleur de cette catastrophe, mais surtout parce que l'auteur nous parle de ces personnes avides et sans scrupules, dont la seule cause digne d'intérêt est la possibilité de s'enrichir, grâce à des projets immobiliers tous aussi bidons les uns que les autres. Sous couvert d'humanisme avec la présentation de cahiers des charges détaillant les besoins en matériaux pour la reconstruction, dans des normes antisismiques, les entrepreneurs véreux ont arrosé les personnes bien placées pour gagner les marchés publics et ainsi construire les logements d'un grand nombre de haïtiens, en cartons pâtes, les exposant encore plus à la misère.
L'enquête policière sert de révélateur à l'auteur pour parler des combines dignes de « salopards » pour se faire du fric sur la misère et la douleur des autres. le tremblement de terre n'a fait qu'attiser l'appât du gain des rapaces. Ils sont tout aussi coupables que ce meurtrier qui court les rues.
L'auteur ne prend pas de pincette pour nous décrire les différents meurtres et fait monter la pression en distillant les informations au compte goutte, jusqu'à ce que nous soyons prêt, au même titre que l'équipe d'enquêteurs, à découvrir l'horreur dans toute sa splendeur…
Samuel Sutra ne se contente pas d'une simple enquête, puisque l'aspect psychologique est très présent également, avec des personnages décortiqués et bien campés affrontant des crimes, tous aussi horribles les uns que les autres, donnant une noirceur à la hauteur de celle dont est capable l'être humain… 250 pages que l'on dévore et dont on imagine le final… Mais l'auteur brouille les pistes et nous entraîne sur une autre, dont on ne soupçonne pas la possibilité tellement cela semble incroyable.
La citation « l'homme est un loup pour l'homme » de Thomas Hobbes, philosophe politique du 17ème siècle, n'a jamais été aussi véridique avec ce coupable de meurtres et ces coupables de génocides organisés afin de s'en mettre plein les poches.
Un roman noir, d'une réalité sombre, avec Haïti en toile de fond, cet opus de Samuel Sutra est une vraie claque, tant de par sa noirceur que par les faits avancés et réels. On ne ressort pas indemne de cette lecture, tellement la crasse humaine nous colle à la peau.
Spéciale dédicace à cette magnifique couverture, accusatrice et évocatrice des douleurs contenues dans ce livre.
Lien : https://julitlesmots.com/201..
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Commenter  J’apprécie          250
KiriHara
  20 janvier 2019
Ne connaissant pas l'oeuvre de l'auteur Samuel Sutra et devant les critiques dithyrambiques sur son roman noir « Coupable(s) », j'ai fini par me laisser tenter alors que, vraisemblablement, de par le goût des personnages récurrents et des polars décalés et drôles, j'aurais plutôt dû être attiré par sa série des « Tontons ».
Mais, qu'à cela ne tienne, revenons-en au roman qui nous occupe aujourd'hui et qui m'a occupé quelques soirées.
Je ferai l'impasse sur la biographie de Samuel Sutra, car, la vie des auteurs m'intéresse autant que l'intégrale de n'importe quelle série AB Prod en langue Pawnee sans sous-titres (mais les Pawnees n'ont pas le mauvais goût de regarder les séries AB Prod contrairement à pas mal de nos concitoyens que l'on pourrait, d'ailleurs, écrire en deux mots).
Bref, je le répète ad nauseam, la seule chose qui m'intéresse, chez un artiste, c'est sa production et donc, chez un auteur, ses textes.
Disons-le tout de suite, comme cela ce sera fait, « Coupable(s) » est ce genre d'oeuvre qui souffre d'un rebondissement censé surprendre le lecteur ou le spectateur.
Du coup, vous comprendrez bien que ma volonté d'étayer ma critique pourrait engendrer des révélations qui nuiraient au plaisir futur des lecteurs désireux de se faire une idée par eux-mêmes.
Aussi, je vais prendre un autre exemple : le film d'Alexandre AJA : « Haute Tension ».
Pour ceux qui n'auraient pas vu le film, forcément, l'explication risque de ne pas être claire.
Mais, dans ce film qui suit le parcours d'un tueur en série, le spectateur assiste impuissant à des scènes de poursuites, de tensions, de violences à l'encontre d'une jeune étudiante, et à l'acharnement d'un psychopathe abattant un à un les membres de la famille de la jeune femme avant de tenter de la tuer à son tour.
Au bout d'une heure et demie, on se rend compte que la fille est schizo et que c'est elle la tueuse. du coup, en repensant à tout le film (enfin, ceux qui l'ont fait, apparemment très peu, puisque le film jouit toujours d'une bonne réputation), on se rend compte que la plupart des scènes, à l'aune de cette révélation ne tiennent plus du tout la route et que le film n'en devient qu'une pénible supercherie.
C'est d'ailleurs tout l'inverse de « 6ème sens » de Night Shyamalan dans lequel tout le film prend un sens à l'issue de la révélation qui, pour le coup, est un choc qui fait de ce film un chef-d'oeuvre de construction.
Bin, là, « Coupable(s) » est victime de l'idée de son auteur qui pense surprendre le lecteur et proposer un suspens insoutenable par la même occasion sauf que sa narration ne permet pas la révélation ou bien cette révélation détruit la narration et la rend caduque voire inepte.
Bon, je ne peux en dire plus sans faire de révélation donc je vous demanderais de me faire confiance sur le sujet d'autant plus que la plupart des faits qui me dérangent fortement, ne semblent déranger que moi, ce qui fait qu'il y a de fortes chances pour que cela ne nuise pas à votre lecture pour peu que vous décidiez de tenter l'expérience.
Le roman suit le parcours de Jean Raph', un jeune policier du Renseignement qui est né à Haïti, mais a été adopté par des parents français dès sa naissance.
Des meurtres sanglants ont été commis sans que la police trouve les meurtriers. Mais, un quatrième crime semble relier les trois précédents et, surtout, démontrer un lien avec des pratiques vaudoues toutes droites issues d'Haïti.
Pour faire avancer l'enquête, le patron de l'unité de la Crim fait donc appel à Jean Raph' qui, en plus d'être né à Haïti, a beaucoup étudié les moeurs et les coutumes de ce pays.
Jean Raph' débarque donc en 36 quai des Orfèvres, la Mecques des policiers avec des yeux qui brillent et dans l'espoir d'y rester.
Sur place, il intègre une équipe qui regroupe les quatre équipes ayant enquêté sur chacun des meurtres plus une psy chargée d'établir le profil du meurtrier.
L'auteur use d'une double narration. Narration à la première personne pour suivre le cheminement de Jean Raph' et narration à la troisième personne pour décrire les actes du criminel. Double narration, alternée, bien évidemment, un procédé plutôt habituel.
Question style, si l'auteur est réputé pour ses romans humoristiques, il est à même de mettre de côté ce penchant quand il lui prend de plonger sa plume dans l'encre noire.
Pour autant, cette plume est suffisamment alerte pour que le roman se lise avec plaisir et les personnages suffisamment intéressant pour ne pas lasser, si ce n'est que la seule femme de l'équipe est forcément jeune, belle et désirable et bien évidemment attirée par le jeune flic.
Mais ce qui pêche le plus dans ce roman, c'est l'intrigue elle-même. Car, à la fin de la lecture, on a le sentiment que l'auteur a tout misé sur son rebondissement, dans une sorte d'autosatisfaction qui le pousse à répéter un peu trop souvent la question à laquelle répond ce rebondissement.
Et c'est là qui réside le noeud du problème puisque, non seulement ce rebondissement détruit l'oeuvre, comme je l'ai déjà expliqué, mais, qu'en plus, le lecteur devine ce rebondissement plusieurs chapitres avant que l'auteur ne tente de l'assener en l'espérant comme un uppercut en pleine mâchoire du lecteur alors qu'il n'a guère plus d'impact qu'un soufflet de grand-mère.
C'est d'ailleurs fort dommage, car, sans cela, l'ensemble était plutôt plaisant à lire et avec un peu plus d'idée ou une meilleure structure narrative, le roman aurait même pu s'avérer plutôt bon du fait que l'auteur écrit plutôt bien.
Au final, un roman dans lequel on rentre rapidement et avec plaisir, un plaisir qui ne s'altère pas trop, mais qui s'effrite au fur et à mesure que l'on voit venir la fameuse révélation.
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stokely
  02 février 2019
Je découvre l'auteur avec ce bouquin, j'ai aimé dans ce récit le fait que Samuel Sutra nous parle de meurtres possiblement relié à Haïti en effet certains éléments font penser que l'auteur de ceux-ci peut être haïtien.
J'ai aimé le personnage du jeune flic Jean-Raphaël, le fait qu'il aille aider le 36 quai des orfèvres du fait de ses origines et j'ai aimé également apprendre des choses qui se sont passées sur cette île après le tremblement de terre en 2010. Ces meurtres ressemblent fort à une vengeance par rapport à certains événements sur place.

Il y a également des retours en arrière sur les meurtres on en apprend donc plus sur les victimes, j'ai aimé le côté atypique de cette enquête, les personnages comme celui de la profileuse également.
Un petit bémol sur la fin que l'on voit assez rapidement venir.
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coquinnette1974
  08 juillet 2018
Mes vacances sont loin d'être terminées et j'en profite pour dévorer les romans, notamment ceux oubliés au fin fond de ma tablette :)
Je viens juste de terminer coupable[s] de Samuel Sutra, découvert grâce à Flamant Noir éditions et net galley, que je remercie.
12 janvier 2010, Haïti est frappé par le plus meurtrier tremblement de terre de son histoire.
Paris, de nos jours, une série de meurtres secoue la ville. Quatre personnes sont retrouvées sauvagement assassinées.
Toutes sont liées à un projet qui devait se dérouler à Haïti et a été baptisé « Kenscoff » .
Un jeune policier vient prêter main-forte à la Brigade criminelle dans cette enquête particulière car il connait bien Haïti, il y ai né...
coupable[s] est un thriller noir qui m'a captivé, de la première à la dernière page.
Le narrateur principal est Jean-Raph', un « administratif » qui va, pour la première fois de sa carrière,, travailler sur une enquête de terrain. C'est un rêve pour lui de travailler au mythique 36 quai des orfèvres. Il est un peu naïf, touchant. Il est originaire de Haïti même s'il n'y a pas vécu longtemps car il a été adopté par des français.
J'ai apprécié l'écriture de Samuel Sutra. C'est rythmé, clair, net, précis et il va droit au but. Je ne me suis pas ennuyée une minute, et j'ai été stupéfaite par le dénouement. Je suis une habituée des thrillers mais là, je ne me doutais vraiment pas de ça. Premier roman que je lis de cet auteur, mais surement pas le dernier :)
je pense que vous l'avez compris, j'ai apprécié ce roman, à qui je mets avec plaisir quatre étoiles et demie.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   02 septembre 2019
L’église est rayonnante. Je la situe étrangement sur les hauteurs de Les Cayes. Sur un coteau où, pourtant, je sais qu’il n’y a jamais eu cette église. Je pense que j’avais besoin qu’elle soit là et pas ailleurs.

Elle est peinte, comme le sont encore certaines églises ici. D’un rose pâle et délicat. On croirait une goutte de sang qui viendrait troubler le lait.

Elle ressemble à Notre-Dame de l’Assomption, la cathédrale de Port-au-Prince. Je m’étonne que cette église colorée soit encore debout, sur ce versant de montagne, à Les Cayes. Car il n’y a plus rien, ici.

Plus rien.

Le parvis est désert, personne n’est venu.

Alors je rentre tout seul.

L’intérieur est sombre. Je longe la nef, en silence, et pose les talons le plus souplement possible pour ne pas offrir le bruit de mes pas à l’écho glouton de la voûte.

À pas lents, je parviens devant le chœur.

Je me tiens droit. Mes mains sont jointes sur le revers d’une veste que je ne me suis jamais vu porter. Ma tête est penchée. Des larmes coulent de mes paupières entrouvertes et tombent à pic sur le tissu gris qui s’empresse de les boire.

Devant moi, un cercueil est posé sur une simple planche. Elle est drapée d’un tissu brillant, qui masque les deux tréteaux de fortune. L’ensemble tente d’offrir une sobre élégance. C’est un cérémonial un brin suranné que l’on ne trouve plus qu’ici, chez moi, sur mon île.

Je suis venu dire au revoir à mon père.
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collectifpolarcollectifpolar   02 septembre 2019
Le commandant commence par étaler sur le bureau près de lui plusieurs chemises cartonnées. Chacune paraît contenir les résultats préliminaires des enquêtes sur les différents meurtres. Pour avoir parcouru les quelques liserés des journaux qui ont mentionné ces affaires, je sais que ça n’a pas donné grand-chose. À moins de faits nouveaux tenus secrets, qui auraient volontairement été soustraits aux oreilles des journalistes, je pense pouvoir résumer sans mal l’état d’avancée des différentes équipes affectées à ces homicides : ils n’ont rien.

Mais un autre indice me confirme que si ces affaires ont piétiné depuis le début, un nouveau virage s’annonce. Cet indice, c’est que je suis là.

Blay marque le début de son speech en levant un marqueur. L’effet est instantané. Un silence absolu s’abat soudain dans ce bureau immense, un silence qui risque de contaminer tout le premier arrondissement.
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StelphiqueStelphique   26 mars 2018
Y a eu des morts? Et après. En Haïti , y a toujours des morts. Là-bas, la mort, c'est la vie.
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collectifpolarcollectifpolar   02 septembre 2019
Quand j’aurai le temps, j’essaierai peut-être de me trouver plus grand que cette piaule. Pas forcément mieux, j’y suis bien. Mais plus grand. Je suis flic maintenant. La fac d’Assas est loin. Le boulot intense. Et le seul luxe que m’offre ce studio au sixième, c’est cette vue sur le Moulin de la Galette et un morceau du Sacré-Cœur. Et encore, je le sais parce qu’on me l’a dit quand j’ai signé mon bail que ce morceau de pierre blanche qui finit en pointe dressée, c’était un bout du Sacré-Cœur. Mais ces derniers temps, je n’ai pas eu la tête à chercher autre chose, à trouver mieux. J’ai eu l’esprit bien occupé. Et le coup de fil de Jaulain me confirme que j’ai eu raison de m’occuper, et d’évoquer certains de mes talents. Juste les évoquer, sans insister. Toujours comme ça, avec les tauliers, quand ils sont brillants et qu’ils le savent. Semer l’idée dans leur esprit. Laisser prendre. Remouiller la compresse de temps à autre, pour ne pas que le grain meure. Et puis un jour, ça germe et ils ont l’impression que l’idée vient d’eux. Alors Jaulain m’appelle et m’envoie au 36. Voilà comment on manœuvre avec un patron quand, tout compte fait, on est plus marle que lui.
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StelphiqueStelphique   23 mars 2018
Avec les autres, on est toujours au milieu de quelque chose, mais jamais au cœur de rien.
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Video de Samuel Sutra (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Samuel Sutra
Samuel Sutra, "Kind of black", Éditions Terriciae, 1er juin 2013.
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