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Éditeur : Artalys (26/05/2014)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Port Royal, 1815.



Violet Sorrow, née d’une Créole et d’un Anglais, ne se tient plus de joie! Elle va enfin rencontrer la famille de son défunt père et visiter la lointaine Angleterre, dont son père lui a tellement parlé. Mais quand elle arrive sur place, elle reçoit un accueil mitigé. Son cousin germain Andrew, ce jeune homme exécrable qui passe ses journées à boire, semble la détester, alors que sa cousine Constance l’enchante par so... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
paraty62
21 décembre 2014
Intriguée par la superbe couverture je n'ai pas résisté à la tentation et l'ai ouvert de suite. Bien m'en a pris car je n'ai pas pu le lâcher et me voici pour vous raconter mon ressenti sans vous en dire trop.
Violet est la fille d'une "indigène" et d'un anglais, ce qui en 1815 fait d'elle une personne qui n'est la bienvenue ni à Port Royal ni en Angleterre, où la famille de son père l'a renié.
Après la mort de son père elle se retrouve avec sa mère ruinées et elle se retrouve à devoir épouser un gouverneur ou finir à la rue. Sa mère en désespoir de cause tente un rapprochement avec la famille de son défunt mari qui accepte d'accueillir Violet ,et uniquement elle, en Angleterre.
Violet se retrouve donc déracinée loin de sa mère dans une famille qui ne voulait pas d'elle. Mais contre toute attente son oncle et sa cousine se montrent accueillants et le huis clos commence. On devine avant Violet les faux semblants et les dangers auxquels elle est exposée mais je dois dire que la fin m'a surprise. Je ne peux vous en dire plus pour ne pas gâcher votre surprise mais sachez que l'univers est très original et le titre bien choisi ;)
En bref, ce titre n'est pas passez loin du coup de coeur et je pense lire rapidement d'autre titres de cette auteur. C'est un vrai page turner avec une atmosphère gothique et une mythologie surprenante. Vraiment une bonne surprise.
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Aelynah
09 août 2014
2014/65
Au ❤️ de l'Imaginarium
La dame aux papillons de Jess Swann
Présentation de l'éditeur
Port Royal, 1815.
Violet Sorrow, née d'une Créole et d'un Anglais, ne se tient plus de joie! Elle va enfin rencontrer la famille de son défunt père et visiter la lointaine Angleterre, dont son père lui a tellement parlé. Mais quand elle arrive sur place, elle reçoit un accueil mitigé. Son cousin germain Andrew, ce jeune homme exécrable qui passe ses journées à boire, semble la détester, alors que sa cousine Constance l'enchante par son caractère joyeux et spontané. La société anglaise est-elle aussi parfaite qu'elle l'avait pensé ? Et quel secret cache aux yeux du monde William, l'oncle de Violet ?
Les apparences sont parfois trompeuses, ce que notre héroïne apprendra aux détours d'un récit gothique où la folie côtoie une antique mythologie... Sans oublier un soupçon de romance.
Mon avis:
Violet, jeune fille métisse née d'une créole et d'un anglais vit avec sa mère à Port-Royal (siège du gouvernement britannique en Jamaïque avant une catastrophe naturelle qui déporta la capitale vers la ville actuelle de Kingston).
Depuis la mort de son père, la vie n'est plus très rose et elles sont contraintes de demander de l'aide à son oncle William Sorrow en Angleterre. Malgré le rejet dont elles avaient fait l'objet suite à la mésalliance de son père avec une créole, il y a 20 ans, Violet va donc pouvoir réaliser son rêve de visiter ce pays lointain.
Sa joie est hélas contrebalancée par la tristesse de devoir partir seule rencontrer cette famille étrangère qu'elle ne connaît pas mais qui semble lui offrir une opportunité.
Les apparences sont parfois trompeuses et le bonheur peut vite de transformer en désespoir lorsque tout semble se liguer contre vous.
Car ce séjour ne va pas se passer comme elle l'a si souvent rêvé et sa désillusion n'aura de cesse de grandir de découverte en découverte.

Violet est une jeune femme métisse de la Jamaïque, le métissage en lui-même pourrait déjà vous donner un aperçu de son caractère et de son tempérament : enjouée, chaleureuse, honnête au point d'en être naïve, elle et sa mère sont très complices. Avec ce départ en Angleterre, seule, c'est une nouvelle vie qui commence et son appréhension est compréhensible. Mais pour sa mère, pour le souvenir de son père elle fait bonne figure bon coeur lors de son départ.
Pour la petite fille des îles qu'elle est, le climat anglais, les manoirs gris, les réactions racistes des britanniques ne sont que de nouveaux camouflets pour dénigrer ses racines dont elle est fière. Même la domesticité est irrespectueuse envers cette métisse.
Nous avons ainsi en quelques pages une excellent climat social de l'époque où se situe l'action. le respect des convenances, le rejet des métissages, les femmes sous le joug des hommes, tout cela nous amène à comprendre un peu plus les réactions de Violet et de son entourage. Pour l'époque elle n'est pas une anglaise pur souche mais une indigène. de même pour le peuple de sa mère n'est elle qu'une étrangère. Comme elle le dira elle-même fort justement :" suis-je donc condamnée à n'être qu'une étrangère partout ou je me rendrai?".
L'accueil mitigé de sa nouvelle famille en est un bel exemple. Entre l'oncle qui souffle le chaud et le froid, le cousin alcoolique et détestable ou les domestiques qui la toisent de haut, la pauvre Violet a bien du courage. Heureusement sa cousine Constance l'accueille à coeur et bras ouverts, elle semble pleine d'entrain et de joie à sa rencontre et cela met du baume au coeur de Violet. Enfin semble-t-il quelqu'un qui, comme elle, laisse parler son coeur plutôt que les convenances.
Pourtant petit à petit sans que rien ne semble prévenir le lecteur un peu inattentif, l'atmosphère s'alourdit.
Ce ne sont que de discrètes allusions, des conversations à voix basses entendues dans un demi-sommeil, ou carrément des menaces non voilées mais tous ces éléments mis bout à bout emplissent l'ambiance de doute et de soupçons.
Cette vie que Violet entrevoyait enfin plus douce, cachée derrière ses oeillères de jeune fille innocente et naïve, va s'avérer fallacieuse.
Que cachent ces apparences?
Toute cette joie, cette complicité, sont elles trompeuses?
Qui est réellement sa cousine?
Son cousin la déteste t il vraiment ou veut il la protéger? Et de quoi ?
Car les personnages sont décrits de telle manière que leur duplicité ne nous apparaît pas au premier abord. Tout comme Violet vous vous laisserez embobiner. Tout comme Violet, vous ne verrez rien venir.
L'écriture de l'auteur est fluide et entraînante. Ce qui fait que jusqu'au moment crucial vous allez oublier que le synopsis parlait d'un roman fantastique. Vous vous sentez plutôt dans un roman historique, éventuellement une petite romance vous semble t elle apparaître.
Sa plume est telle que nous ne nous rendons pas compte d'abord que le décor se plante petit à petit. Nous suivons Violet, nous avons même parfois envie de la secouer pour sa naïveté. Naïveté cependant touchante car innocente. Violet est après tout une jeune fille de son époque. Enfant de l'amour elle se base sur son coeur et non sa raison pour ses décisions. Et nous verrons que c'est ce qui la perdra. Car lorsque les secrets se dévoilent, les ombres se délitent, cela nous laissent présager un dénouement pour le moins macabre ou néfaste à notre héroïne . L'espoir cependant reste en retrait quelque part. À tort ou à raison nous le saurons bien assez tôt.
Cette histoire est un quasi huis-clos car seul le premier chapitre se passe à Port Royal puis une fois Violet arrivée au manoir Sorrow nous ne le quitterons plus. de plus, nous resterons en comité restreint puisque les seuls personnages que nous côtoierons vraiment sont l'oncle William, le cousin Andrew, la cousine Constance et Violet. Quelques domestiques viendront renforcer l'ambiance de racisme de l'époque en la situant dans toutes les classes de la société.
Petit à petit vous sentez monter alors la pression, le doute et la peur s'insinue en vous. Lorsque le secret est révélé ce sont, avec les yeux agrandis d'horreur, que vous découvrez la méchanceté des hommes et leur avidité.
Jusqu'au bout nous croyons à un espoir, jusqu'au bout l'auteure sait nous tenir en haleine. Et cette fin ...nous laisse sur notre faim. Nous en voulons plus même si le plus ici serait synonyme de cauchemars, d'horreur et de cruauté.
Une fois le livre refermé, vous reverrez alors sa couverture, magnifique dans sa simplicité. Elle vous interpellera alors vraiment par son accord si parfait avec le roman. La dame aux papillons n'a pas usurpé son nom.
En conclusion je ne m'attendais pas à un roman aussi tendu au vu de son résumé même si le côté occulte est présent du fait des origines de Violet. Ici la noirceur vous frôle et vous attire vers elle tout comme elle attire et emporte notre héroïne. Il ne faut jamais se fier aux apparences et surtout, surtout écouter sa raison.
Je garderai de ce livre un sentiment de malaise sur ce final. Et pourtant je ne regrette en rien ma lecture car elle a su m'attirer et me faire ressentir son atmosphère et sa lourdeur comme peu.
Merci donc au forum au coeur de l'Imaginarium et aux éditions Artalys pour ce moment de frisson.

Lien : http://aelynah.skyrock.com/3..
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DrunkennessBooks
06 décembre 2014
Je trouve la couverture de ce livre vraiment très jolie. Toute en simplicité, elle met bien en évidence ce raffinement anglais que l'on va retrouver tout au long de l'histoire.
Violet est une jeune métisse qui a toujours peiné à trouver sa place en société. Suite à la mort de son père, la famille Sorrow qui l'avait auparavant renié, propose à Violet de passer quelque temps chez eux. Mais notre héroïne va découvrir que les intentions cachées derrière cette proposition ne sont pas si pures. Si elle ne prend pas garde, les conséquences pourraient être dramatiques pour elle…
Le style d'écriture est dynamique, très simple et agréable ; l'histoire était très prenante du début à la fin grâce à une intrigue bien menée et rapidement posée.
Violet est un personnage attachant dès les premières pages. Fille d'un aristocrate anglais et d'une indigène, elle fait preuve de beaucoup de maturité et de courage pour son jeune âge. Pleine de spontanéité, de naïveté et d'espoirs en quittant son île, elle va devoir apprendre à faire avec (ou contre ?) les us et coutumes anglais et surtout à faire face à tous les regards posés sur elle. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ne sont pas tous aimables ! Ainsi l'accueil qui lui est fait au domaine familial n'est pas des plus chaleureux. Si son oncle William et sa cousine Constance vont finir par lui montrer beaucoup d'affection, il n'en ira pas de même avec son cousin Andrew ou même le personnel. À Violet de combattre tous les préjugés liés à sa naissance !
Constance est un personnage étrange. Atteinte d'une mystérieuse maladie, elle est dès les premières pages de sa présentation un personnage très attachant, à la joie de vivre débordante. Mais voilà, au bout d'une vingtaine de pages, on commence à se poser quelques questions. Constance n'est-elle pas trop adorable pour être crédible ? Que se cache-t-il derrière cette amabilité et ces preuves d'affections de l'oncle William et de la cousine Constance ? Finalement, est-ce qu'Andrew ne serait-il pas le personnage le plus honnête ?
Petit à petit, l'ambiance devient de plus en plus lourde. le contexte propre à l'époque est très bien posé du début à la fin, Jess Swann parvenant à merveille à retranscrire les différentes facettes de l'Angleterre du XIXème siècle : les préjugés quant aux origines et à la place sociale, le respect des convenances, la place des femmes… Bref, autant d'éléments bien amenés qui nous permettent de bien nous plonger dans ce livre.
Ce roman de style victorien nous fait passer à travers différentes ambiances. Si au début, je pensais avoir à faire à une romance à la Jane Austen, très rapidement, l'auteure parvient à installer avec subtilité une ambiance qui devient de plus en plus pesante voire même oppressante au fil des pages. À tel point qu'arrivée à la moitié du livre, je commençais à ressentir le malaise grandissant de Violet. Andrew est-il le vrai ennemi ? En effet, si le roman est classé dans la catégorie Hors Réel aux éditions Artalys, j'ai été tellement prise par la vie de Violet que j'ai quasiment oublié qu'un élément fantastique allait être introduit. D'ailleurs, lorsqu'il survient, même si je m'y attendais un peu, j'avoue avoir été surprise. Il n'est pas difficile de deviner quels sont les personnages impliqués mais en ce qui concerne les raisons et la façon dont les évènements vont se dérouler, là, j'ai été prise au dépourvue ! Et quelle fin ! Bien sûr que je ne m'attendais pas à un happy ending mais je ne m'attendais pas non plus à ce que l'auteure n'épargne absolument pas ses personnages ! L'innocence n'a point sa place dans un monde où l'hypocrisie et la convoitise des hommes sont les maîtres-mots… Au final, La Dame aux Papillons s'est révélée être une très bonne surprise ! Merci aux éditions Artalys et à Jess Swann pour cette belle découverte !
Mensonges et faux-semblants sont ici au rendez-vous. Mais jusqu'où les apparences pourront-elles être maintenues ? Violet devra apprendre à faire confiance aux bonnes personnes avant qu'il ne soit trop tard. Mais lui reste-t-il encore du temps ? A vous de le découvrir dans La Dame aux Papillons !
Lien : http://drunkennessbooks.blog..
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Demoiselle-Coquelicote
23 juin 2014
Je commence cette chronique en remerciant chaleureusement les éditions Artalys et Jess Swann, grâce à qui j'ai pu découvrir La dame aux papillons et pour m'avoir fait confiance.

L'histoire commence à Port-Royal, en 1815. Violet Sorrow est la fille d'un anglais et d'une mulâtre, et en tant que telle n'a sa place dans aucun des deux mondes. Son père est mort depuis quelques années, les laissant sa mère et elle dans de graves difficultés, notamment financières. Lorsque William Sorrow, le frère du défunt, accepte de recevoir sa nièce dans sa demeure en Angleterre, Violet est heureuse et confiante en l'avenir. C'est sans compter les convenances et règles de l'Empire britannique qui jouent contre elle, et une chose plus noire encore.

Cette novella fait partie de la collection Hors Réel des éditions Artalys, et pourtant l'auteure nous emmène à la suite de Violet de telle manière qu'on oublierait facilement qu'un élément fantastique va survenir. Les indices existent mais sont dispersés, à peine mentionnés, et un lecteur non attentif se fait facilement piéger. Difficile de démêler le vrai du faux quand les mensonges n'en sont qu'à demi, quand les façades trompeuses comportent une part de vérité.

Le roman se passe quasiment à huis clos, car hormis le chapitre 1 durant lequel Violet quitte Port-Royal et traverse l'Atlantique, nous sommes uniquement à Sorrow's Manor. L'ambiance se fait facilement oppressante, mais difficile de dire pourquoi, et la réponse vous surprendra sûrement comme elle m'a surprise, car si je me doutais de qui et grâce à quoi, j'ignorais complètement le pourquoi et le comment. Et même après la fin de l'histoire, des questions demeurent, le lecteur peut encore s'interroger sur le devenir des personnages, sur qui savait quoi exactement, sur l'étendue des conséquences de ce qui nous est révélé...

L'auteure avait prévenu sur son site : nous n'avons pas affaire à une histoire hautement romantique et ceux qui ne peuvent se passer d'une happy end devraient passer leur chemin. Mais il serait dommage de rater La dame aux papillons. Pour l'écriture de Jess Swann tout d'abord, qui est plus ciselée que dans Amour, Orgueil et Préjugés (que j'ai beaucoup aimé pour d'autres raisons, comme vous pouvez le voir dans l'article), peut-être grâce au format, court roman ou novella, qui me convient parfaitement en ce temps de disette de loisirs (allez en stage, qu'y disaient !). Il y a très, très peu de fautes ou de coquilles et la lecture était vraiment des plus agréables. Recherchée mais pas lourde, elle correspond exactement à ce que j'attendais sur ce livre. La période aussi : pour faire fonctionner cette histoire, Violet devait être une jeune fille du XIXème siècle, ou en tout cas de cette époque où les convenances étaient tout, où la société britannique fonctionnait selon le modèle bien établi qui mettait les femmes sous la tutelle des hommes. Nul doute pour moi que dans un autre contexte, le destin de Violet eût été différent.

L'héroïne est de celle qu'on ne peut s'empêcher de comprendre et pour qui on compatit. Née de l'amour et dans le mariage, on la tient pourtant responsable de fautes imaginaires, dues à l'intolérance généralisée envers les « indigènes ». L'histoire est porteuse d'un certain fatalisme, d'un sens tragique qui fait trembler le lecteur pour Violet. On sent, on sait que quelque chose va se produire, on a envie de la prévenir, et elle-même ne porte pas d'oeillères, et pourtant c'était inéluctable, totalement impossible à empêcher, ce qui entraîne une sorte de fascination un peu malfaisante, plaçant le lecteur en « voyeur », le faisant presque culpabiliser. (Quel ressenti n'est-ce pas ? Je me lâche !) Je préfère ne rien dire des autres personnages, ce serait vous gâcher le plaisir de la découverte. Et je termine par un petit mot sur la couverture, que je trouve jolie et parfaitement en accord avec le contenu.

Je pense que j'en ai suffisamment dit, et j'espère vous avoir alléchés car j'ai beaucoup apprécié cette lecture, radicalement différente du premier roman de Jess Swann. Ce petit roman est une réussite dans son genre !
Lien : http://sans-grand-interet.co..
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gabrielleviszs
11 avril 2015
Je remercie déjà Jess pour m'avoir fait parvenir son livre (oui, j'ai capté après l'avoir reçu de la maison d'édition Artalys, que je remercie également.) le choix était plutôt rapide, car la couverture est simple mais juste comme il faut et le résumé tentant, même si je ne verrais plus jamais les papillons de la même manière.
1815... Port royal... Angleterre... Violet est une jeune femme dont la mort de son père anglais va bouleverser sa vie à Port Royal avec sa mère dite indigène. Elle se retrouve à être invitée en angleterre par la famille de son père qui les a renié, afin d'apprendre à la connaitre. Si son oncle et sa cousine sont enjoués à l'idée de la voir, ce n'est absolument pas le cas d'Andrew qui lui ne rêve que d'une chose : la voir disparaitre de ces lieux! Mais sous cette apparence gentillesse se cache un secret de famille lourd à porter.
Du départ, l'histoire est intéressante, dans le sens où je me demandais ce qui allait arriver à Violet. Les mots se suivent et nous emportent dans un univers réaliste, une Angleterre hautaine, qui n'aime pas les changements, qui n'aime pas les mélanges tout court. Une réalité affolante de l'époque retranscrit comme il se doit dans cette oeuvre : la place des femmes dans cette société qui n'ai pas celle que nous avons à ce jour. le récit mélange l'historique à une romance légère en surface, pour se mêler à cette dose de fantastique qui se sent, mais ne se voit pas de suite.
Violet est une jeune femme qui est assez naïve sur certains points, mais qui comprend très bien la situation de sa mère et la sienne par dessus le marché. Ne connaissant pas les bonnes moeurs et la manière de se tenir en société, les convenances, elle fera des faux pas sur le navire qui l'amène en Angleterre, mais qui la rende attachante. Elle est simple, ne cherchant pas à attirer le regard sur elle, aimant la vie, la croquant à pleine dents, tout simplement. J'ai beaucoup aimé sa mère qui, par la force des événements va se séparer de sa fille, son unique enfant, pour qu'elle soit heureuse, malgré son côté très protectrice. La rencontre entre un certain Edouard, Vicomte de son état rendra Violet encore plus attachante, même si rien ne se passe entre eux. Elle fait elle-même barrage de ce qu'elle pourrait ressentir pour lui.
Quant à la famille, oncle et cousin/cousine, disons que le résumé donne déjà des détails, mais il faut garder en tête que tout ce qui se voit, se lit n'est pas forcément la vérité. Constance la cousine est une fragile fleur qui n'hésite pas à jouer de son état de faiblesse pour obtenir ce qu'elle désire, un personnage qui m'a fait froid dans le dos à certains moments. Andrew est soit alcoolisé, soit agressif et brutal. Malgré cela, j'ai ressenti qu'il avait une peine immense, mais pour qui ou pour quoi? Réponse à la fin du livre :p. Quant à son oncle William, il est lunatique : un coup "jevaisbientoutvabien", un autre "froid", à un autre "calculateur". En bref des personnages travaillés qui ne semblent pas être ce qu'ils sont réellement.
Que dire à part que j'ai beaucoup aimé le contexte, les personnages, l'intrigue qui ne se dévoile pas d'un coup et la façon dont l'auteur écrit. L'époque, les différences – quelles soient raciales ou sociales – le fait d'entrapercevoir l'avenir de chacun des personnages, tout m'a semblé plus que réaliste jusqu'à un certain point, bien entendu. La fin est une bonne grosse surprise, je m'attendais à beaucoup de choses, mais pas à CA ! J'aurais juste aimé un peu plus de "fantastique" dans le récit, disons plus éparpillé dans le récit, mais cela ne gâche en rien la lecture et n'engage que moi. Un récit court, prenant et très agréable à suivre. En d'autres termes, il faut le lire pour comprendre toute la subtilité de l'auteur dans le texte et voir jusqu'où Jess nous emporte dans une noirceur inimaginable.
http://chroniqueslivresques.eklablog.com/la-dame-aux-papillons-jess-swan-a115233078
Lien : http://chroniqueslivresques...
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
JessSwannJessSwann22 mai 2014


Main dans la main, les deux jeunes filles descendirent l’escalier. Au pied de ce dernier, elles faillirent percuter Andrew. Le jeune homme les fixa d’un air nonchalant puis ses yeux se posèrent sur Violet. Son visage se contracta brusquement et, avant qu’elle ait pu prévoir son geste, il referma ses doigts sur le collier offert par Constance.

« Retirez cela tout de suite. Ce bijou n’a rien à faire autour de votre cou ! »

Toute joie envolée, Violet blêmit et Andrew tira sur son collier d’un geste sec. Un petit cri effrayé s’échappa des lèvres de la jeune fille alors que son cousin lui ôtait de force le bijou, arrachant au passage quelques mèches de ses cheveux.

« Non ! Ne faites pas ça. Andrew… » gémit Constance qui paraissait tout aussi terrorisée que sa cousine.

Les yeux gris d’Andrew se posèrent sur sa sœur et il se détourna sans un mot, le collier dans son poing serré.

Secouée, Violet frémit et Constance la prit par la main.

« Je suis navrée… Je ne pensais pas que nous le rencontrions, je croyais qu’il était sorti. »

Incapable de répondre, Violet se laissa aller contre le mur, les jambes flageolantes. Elle entendit vaguement sa cousine appeler Fanny et lui demander des sels, avant de sombrer dans l’inconscience.



*

* *



Lorsque Violet reprit connaissance, elle reconnut le décor désormais familier de sa chambre. Elle avait à peine ouvert les yeux qu’une femme se pencha sur elle. La jeune fille reconnut l’austère madame Hodges, l’intendante de la demeure.

« Vous voici de retour parmi nous », constata cette dernière sans la moindre chaleur.

Violet se redressa légèrement, les tempes douloureuses.

« Que s’est-il passé ? Où est Constance ? s’inquiéta-t-elle aussitôt.

— Mademoiselle Constance se repose dans sa chambre, elle a eu une crise après votre évanouissement », l’informa la domestique, un brin accusatrice.

Le cœur de la jeune fille se serra à cette nouvelle.

« Je vais aller la voir.

— Certainement pas ! Vous en avez assez fait pour aujourd’hui. Ce dont mademoiselle a besoin c’est de sommeil et de calme. Votre présence ne ferait qu’empirer son état. Le mieux est que vous restiez où vous êtes. Je vais vous faire monter du thé et de quoi vous restaurer. »

Découragée par l’attitude de l’intendante, Violet n’insista pas et reposa sa tête sur son oreiller. Les yeux clos, elle songeait avec angoisse à son altercation avec Andrew lorsque des bruits de voix lui parvinrent.

« Père c’est immoral ! Comment pouvez-vous cautionner une telle abomination ?

— Silence ! Vous ferez ce que je vous ordonne, Andrew, ou sinon… »

La fin de la phrase de William se perdit dans le fracas de la porte qui claquait et Violet sursauta. Le cœur lourd, elle ruminait la haine que lui vouait son cousin lorsque madame Hodges pénétra à nouveau dans la pièce, la même expression placide sur son visage.

« J’imagine que vous souhaitez dîner ici ce soir », commença-t-elle.

Agacée par son attitude, Violet rétorqua sans réfléchir :

« Au contraire, je me sens mieux et je serais heureuse de tenir compagnie à mon oncle, du moins si ma présence est la bienvenue. »

Les lèvres de la femme se pincèrent un peu plus.

« Soit, mademoiselle ».

Elle n’ajouta rien mais Violet crut l’entendre marmonner que c’était une pitié de voir des sauvages se remettre aussi rapidement alors que sa pauvre cousine était alitée.
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paraty62paraty6221 décembre 2014
Était-ce donc cela l'Angleterre ? Un bout de terre entouré de grisaille, battu par les éléments et humide ? Le cœur lourd, la jeune fille observa les falaises peu hospitalières qui s'étendaient à l'horizon.
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gabrielleviszsgabrielleviszs11 avril 2015
« — Lorsque nous étions en mer, vous m’appeliez Edward…

— Les choses ont changé… soupira Violet avec une pointe de regret.

— C’est ce que j’ai constaté, vous voilà presque devenue une de ces insipides roses anglaises qui ne savent parler que lorsqu’on les interroge », ironisa Edward.

Le sourire de la jeune fille mourut et il pressa doucement sa main.

« Pardonnez-moi, je ne peux qu’imaginer ce que vous expérimentez depuis votre arrivée. Cependant, j’avoue être surpris… »

Violet se tourna vers lui, dans l’attente de la suite, et il expliqua :

« Lorsque je me suis présenté à la porte de votre oncle, je m’imaginais tel un chevalier blanc venu vous tirer des griffes d’une maisonnée bourrée de préjugés à votre égard. Je réalise avec stupeur, plaisir et je l’avoue, une pointe d’égoïste déception, que la vérité est tout autre. Votre oncle semble avoir revu une grande partie de ses opinions les plus farouches. Et quant à votre cousine, elle est l’une des plus charmantes jeunes femmes qu’il m’a été donné de rencontrer. »

Le cœur de Violet se pinça douloureusement en entendant les derniers mots mais elle sourit.

« Constance est merveilleuse, elle m’a accueillie à bras ouverts dès le premier jour de mon arrivée. »

Les yeux bleus d’Edward la délaissèrent pour se poser sur sa cousine et le cœur de Violet se serra un peu plus. Sa main fine se détacha légèrement du bras de son compagnon et elle détourna le visage, faisant mine de contempler les fleurs. »
+ Lire la suite
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RevesetimaginesRevesetimagines27 janvier 2016
Les deux jeunes filles descendirent l’escalier aussi rapidement que le leur permettait leur robe et, arrivées devant la lourde porte du salon, Constance marqua une pause assortie d’une profonde inspiration.
« Comment suis-je ? murmura-t-elle avec angoisse.
- Magnifique », la rassura Violet sans réfléchir, surprise par l’anxiété de sa jeune cousine.
Constance lui adressa un sourire presque carnassier en guise de réponse et Violet cligna des yeux, surprise par l’expression quasi malfaisante de sa cousine. Le temps d’un battement de cils, Constance redevint la jeune fille fraîche qu’elle avait toujours connue et elle fronça les sourcils.
« Que se passe-t-il ? Vous paraissez troublée, est-ce à cause du vicomte ? » la taquina Constance.
Encore perturbée par son hallucination, Violet marmonna une réponse que sa cousine n’écouta pas. Un sourire avenant aux lèvres, elle ouvrit la grande porte qui menait au salon.
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gabrielleviszsgabrielleviszs11 avril 2015
« Une semaine se passa, et la vie reprit son cours normal. De temps à autre, les cris de rage d’Andrew, retenu contre son gré, qui semblaient venir d’une autre aile de la demeure, parvenaient aux oreilles de Violet. Mais William et Constance ne semblaient pas les entendre et Violet se résolut à calquer son attitude sur la leur. Elle se laissa alors bercer par le charme de l’été anglais et par les attentions subtiles mais répétées que sa famille avait à son égard. Néanmoins un événement marqua le terme de cette période bucolique : une invitation à un bal, provenant du vicomte Norrington et portée à l’intention des deux cousines. Constance s’en saisit avec ravissement.»
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