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ISBN : 2203100192
Éditeur : Casterman (05/10/2016)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Mathurin Broutille, brancardier de son état égaré entre les lignes de front, enchaînent les rencontres toutes plus désagréables les unes que les autres... Du capitaine raciste de La Coloniale aux soldats "nains" du roi d'Angleterre, en passant par les effroyables trouvailles technologiques des Huns... tout le monde en prend pour son grade ! Ca ne serait pas aussi effroyable, on en rirait presque. Mais Tardi, passionné depuis plus de 30 ans par ce qui est devenu son ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
RChris
  20 décembre 2016
Tardi l'a annoncé, c'est la dernière fois, la der des der, qu'il racontera le récit de son grand-père, commencé depuis plus de quarante ans. Il était temps, le filon commençait à s'essouffler.
Pourtant, chaque fois le dessin fait mouche, l'argot et les descriptions des tranchées, qui s'appuient sur la documentation de Jean Pierre Verney, contribuent à rendre encore plus réaliste l'itinérance du brancardier Augustin. Il traverse les champs des batailles et rencontre même le caporal Hitler. Sorte d'avatar de l'auteur, il erre sur les lieux de guerre, accrochant au passage des pans de l'histoire des peuples comme une sorte de tour de piste final saisissant de cette putain de guerre.
S'intéressant plus à l'homme et à ses souffrances qu'aux commémorations, Tardi a boycotté les événements du centenaire et l'on se plait à imaginer les fresques qu'il aurait pu faire...
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BrunoA
  20 novembre 2016
Dernier volume de Tardi sur l'effroyable massacre que fut la première guerre mondiale, on y visite le front en 1917, à travers les yeux d'Augustin, brancardier traumatisé autant qu'il est désabusé par les horreurs dont il a été témoin.
On retrouve dans ce livre l'approche originale de Tardi sur le premier conflit mondial vu à hauteur d'homme.
On y vit la souffrance humaine la plus terrible confrontée aux enjeux industriel, économiques et politiques qui dépassaient de très loin ceux qui ont été massacrés.
Français, Allemands, corps expéditionnaire britannique, troupes coloniales, tous reposent en terre de Meuse ou d'Artois avec comme seul dénominateur commun la mort qui les a unis en ces lieux.
Un ouvrage qui s'ajoute aux précédents que sont Putain de guerre, et c'était la guerre des tranchées du même auteur.
Néanmoins, il n'y a guère ici de fil conducteur, sinon l'errance d'un poilu à travers le front qui nous livre ses pensées dans le désordre, sur un ton très engagé, sans toujours traduire la souffrance qui fut celle des soldats de cette effroyable guerre.
Peut-être est-ce l'album de trop ?
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Lagagne
  13 septembre 2017
Seconde bd de Tardi sur la première guerre pour moi. Autant "Putain de guerre" m'avait totalement convaincue, autant celle-ci me laisse une drôle d'impression.
Le dessin est toujours aussi fort et tragique. Mais le scénario m'a semblé quelque peu décousu, j'ai eu du mal à suivre, à m'intéresser vraiment au poilu Augustin. En plus, j'ai eu l'impression qu'il y avait un vrai jugement : les pauvres animaux/les vilains humains, les méchants allemands aimant la guerre, bien équipés, cruels/les pauvres français démunis, mal équipés. le seul allemand dont nous avons le portrait, est loin d'être humaniste. Et l'auteur imagine même un futur bien nazi à cet homme tué au front. Pas d'humanité qui pointe son nez. Je n'attendais pas d'angélisme mais de l'humanisme, oui. En plus, Augustin hésite et finalement épargne un soldat allemand. Comme par hasard, ce soldat est Adolf Hitler. Mouais, ce passage m'a moyennement plu. Pour un album clairement anti militariste, ce passage m'est apparu comme accusant Augustin de n'avoir pas éviter la seconde guerre en épargnant un soldat pour lequel il a éprouvé de la compassion. Bizarre comme impression.
J'ai été nettement plus convaincue par le cd accompagnant la bd. Il est l'oeuvre de Dominique Grange, compagne de Tardi, et de Accordzéâm. Les textes sont sensibles, la voix de Dominique Grange est particulière mais pleine d'émotion, et les arrangements musicaux sont au top. Ma préféré reste la toute première du cd : Petits morts du mois d'août. A voir les photos présentes dans l'album, il y a un au moins un concert avec projection des images de Tardi en arrière plan. Cela m'aurait plu d'en voir un bout !
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trust_me
  16 novembre 2016
Tardi l'a promis, cet album sera son dernier sur la grande boucherie de 14. Tant mieux. Et j'espère qu'il tiendra parole. Putain de guerre était remarquable, C'était la guerre des tranchées restera comme son chef d'oeuvre. Ce dernier assaut sera (pour moi en tout cas) l'album de trop.
Trop bavard, trop didactique, trop lourd. L'engagement antimilitariste relaté de la sorte m'apparaît totalement contreproductif. On suit le brancardier Augustin à travers le no man's land des tranchées. Il a perdu son binôme, il a dû étouffer son dernier « client » qui gueulait trop fort les tripes à l'air et risquait d'attirer l'attention des boches. Abandonnant son brancard, il marche, tranquille, les mains dans les poches et la clope au bec. En chemin il rencontre des tirailleurs sénégalais, un bataillon de « bantam », ces soldats anglais qui avaient la particularité de mesurer moins d'un mètre soixante, des ANZAC (australiens et néo-zélandais), des Sammies américains et des canadiens. En remontant seul vers l'arrière au milieu des cadavres, de la boue et de la puanteur, Augustin marche dans des villages en ruines. Il croise des russes, des portugais et une voix off nous explique qui sont ces gens, pourquoi et comment ils ont atterri au milieu de l'enfer, pourquoi ils sont, comme tout le monde, en route vers l'abattoir.
Le témoignage à charge ne souffre d'aucune nuance, il est tellement rabâché qu'il en devient limite insupportable. Oui cette guerre était une boucherie. Oui elle a engraissé les banquiers, les commerçants, les marchands d'armes et les capitaines d'industrie. Les salauds de gradés sont tous des crevures, les cul-terreux vivant dans les patelins servant de cantonnement profitent de la situation pour gonfler le prix du pinard et des produits de base. Et quand on fait un saut chez les allemands, c'est pour tomber sur l'officier Ernst, un homme persuadé de faire partie d'un « peuple supérieur, viril et sain, avide de force et de domination », un gars qui serait forcément devenu un nazi s'il n'avait pas pris une balle dans le buffet pendant un assaut. Et la voix off de nous rassurer : « Il valait donc mieux qu'il crève dans la boue d'une tranchée française ». Lamentablement caricatural…
Un album comme un catalogue d'horreurs et d'indignations, bourré de récitatifs longs comme le bras. Un album comme une leçon d'histoire que le prof vous hurlerait dans les oreilles pour être bien certain que vous n'allez rien perdre de ce qu'il a à vous dire. Zéro plaisir de lecture, un moment pénible à passer dont la forme m'a empêché de retenir ne serait-ce que l'essentiel parmi la foultitude d'informations dont on a voulu me bourrer le crâne. Un ratage total, en ce qui me concerne du moins. le livre s'accompagne d'un CD de chansons de Dominique Grange, la compagne du dessinateur. On nous prévient au départ que l'un ne va pas sans l'autre. Mais vu l'effet que m'a fait l'un, pas de danger que j'écoute l'autre.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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pgremaud
  07 novembre 2018
J'ai eu la chance de découvrir la "matière" de cet album lors d'une représentation du spectacle "Le dernier assaut" en novembre 2017 au Mans. Ma critique est donc sur un champ plus large que la BD toute seule.
En effet, ce spectacle est composé d'extraits du texte de l'album, lus par Tardi lui-même, de projections de certaines planches et de l'interprétation des chants du CD (joint à la BD) en direct par Dominique Grange et Accordzeam - on trouve même les textes des chants à la fin du volume -. L'alliance des mots, des images et de la musique renforce la dénonciation de l'absurdité de la guerre, à travers quelques épisodes choisis.
Cette bêtise de la guerre est universelle et Tardi la représente dans tous les camps, que ce soit du côté français, allemand ou anglais : la même propagande, le même fossé entre les gradés et les soldats... Comme en écho, il y a les chansons antimilitaristes qui viennent aussi de différents pays.
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critiques presse (5)
LeDevoir   05 décembre 2016
La force du dessin contre l’histoire qui hoquette.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Auracan   09 novembre 2016
On regrettera que ce soit un dernier assaut tellement le couple GRANGE/TARDI perpétue de belle manière le devoir de mémoire qui n’a jamais été aussi important à rappeler dans cette période trouble actuelle.
Lire la critique sur le site : Auracan
Sceneario   18 octobre 2016
Un nouveau chef d'oeuvre dans le monde de la bande dessinée. Une lecture accompagnée par douze chansons qui ne nous laisseront à aucun moment indifférents !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Culturebox   04 octobre 2016
Personne mieux que lui n'a su mettre en images l'"innommable boucherie" de la guerre 14-18 (...) un album comme une "dernière mise au point" sur l'horreur et l'absurdité de ce conflit.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LeMonde   21 juillet 2016
Riche en anecdotes, les détails sont puisés auprès d’une épaisse documentation.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
pgremaudpgremaud   09 novembre 2018
Ernst était fier de constater que la tranchée qu'il arpentait était particulièrement bien organisée, bien défendue et efficacement fortifiée. Elle comptait quantité d'abris en béton armé à l'épreuve des obus et de plus elle était propre !... Autant qu'un tel endroit, en première ligne et en temps de guerre, puisse l'être... C'était une tranchée allemande !
Ici ce n'était pas comme dans les positions françaises où Ernst avait pris pied à plusieurs reprises, lors d'offensives réussies. Il avait pu constater que ces porcs chiaient n'importe où en dehors des feuillées.
Selon Ernst, c'était bien là toute la différence entre un peuple supérieur viril et sain, avide de force et de domination, et les Français, décadents totalement dégénérés, complètement alcooliques et sales.
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RChrisRChris   18 décembre 2016
Gaz suffocants, asphyxiants, irritants, lacrymants, vésicants...Chlorobenzène, diphényl-cloro-arsine, monochlorhydrine du glucol... Toutes ces saloperies traversaient joyeusement nos masques dont il fallait en plus, humidifier les compresses "protectrices", au moment de l'attaque! Comme il n'y avait pas l'eau courante dans la tranchée...On pissait dans le masque!
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pgremaudpgremaud   27 octobre 2017
Nous avions en commun, Tardi et moi, comme des millions de femmes et d'hommes de notre génération, nos quatre grands-pères partis au front pour ce qu'ils croyaient devoir être une guerre joyeuse et rapide. Des hommes jeunes, pour la plupart, courageux ou trouillards, costauds ou malingres, fiancés, mariés, déjà pères de famille ou en attente de l'être, enfants de l'Assistance, fils de prolos, étudiants, petits fonctionnaires, ouvriers, mineurs de fond, sidérurgistes, paysans, commerçants, artisans... et même , pour certains, chômeurs.
(...)
Dans notre petite enfance, ce traumatisme familial nous a percutés, l'un comme l'autre, à travers les récits de nos grands-parents, laissant dans nos imaginations débordantes des traces indélébiles qu'il nous fallait, d'une certaine façon, exorciser, en donnant vie à certains de ces destins brutalement arrêtés, sacrifiés sur l'autel du crime de masse légalisé qu'est la guerre. C'est ce que nous avons eu envie de transmettre en public, en présentant, avec les musiciens du groupe "Accordzéâm", note spectacle "Putain de guerre !", textes, chansons et dessins entremêlés... Contre la guerre, contre TOUTES les guerres !

Dominique Grange, dans l'introduction qui présente le spectacle "Putain de guerre !" en fin de volume.
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pgremaudpgremaud   27 octobre 2017
Sauvegarder la domination du Royaume-Uni sur une grande partie du monde, c'est bien de ça qu'il s'agissait ! Les Huns, les Turcs et les Austro-Hongrois n'allaient quand même pas semer leur merde au point de menacer la prospérité de l'Empire britannique, ses richesses, son commerce, ses navires et ses banques !... et pour ça, on avait convoqué tout ce que l'Angleterre, les Dominions et les Indes comptaient d'hommes valides pouvant porter un fusil !
Australie, Bermudes, Honduras britannique, Canada et Terre-Neuve, Chypre, Afrique de l'est et du sud, Gambie, Indes, Irlande, Malte, Nouvelle-Zélande, Nigeria, Rhodésie, Ecosse, Sierra Leone, Pays de Galles, et même des Chinois ! Ça en faisait du monde ! Ça en faisait des cadavres... presqu'un million !
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pgremaudpgremaud   28 octobre 2017
Il était évident pour lui que les soldats, de quelque côté qu'ils soient, n'étaient rien d'autre que des représentants de commerce, n'ayant pour seule fonction que de remplir les fouilles d'industriels admirablement patriotes, trop contents de renouveler rapidement un coûteux matériel si vite cassé.
C'était donc pour engraisser des commerçants, des escrocs, des profiteurs et des embusqués de ministères qu'on se faisait tuer ! Marianne laissait faire...
Putain de guerre !
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