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ISBN : 2226314857
Éditeur : Albin Michel (01/04/2015)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 75 notes)
Résumé :
Comme tous les étés, des milliers de touristes débarquent sur l’île d’Öland pour fêter la Saint-Jean. Parmi eux, cette année-là, un vieil homme à l’allure inquiétante qui rôde autour du domaine de la famille Kloss, propriétaire d’un vaste complexe touristique. Un « Revenant » venu régler ses comptes…
Initiée avec L’Heure trouble, prix du meilleur polar suédois, la série d’Öland s’achève avec Fin d’été, une histoire hantée par les fantômes du passé. Romancier ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
cannibalector
  11 mai 2016
Au début des années 1930, deux adolescents, gerlof et aron, travaillent pour le fossoyeur d'un village situé dans l'Île suédoise d'Oland, dans le golfe de Botnie. Ils sont en train de descendre dans une fosse le patriarche Kerloff, mort suite à un accident quand ils entendent des bruits dans le cercueil.Ils ré ouvrent le cercueil mais le médecin confirme la mort du défunt. Suite à cette épisode traumatisant, Aron et son beau père émigrent vers le "pays neuf" tandis que Gerlof
s'engage comme marin.
70 ans plus tard, Gerlof quitte sa maison de retraite pour passer l'été dans sa maison natale auprès de ses petits enfants, à proximité d'un complexe touristique dirigés par les descendants de kerloff, un vigile est retrouvé assassiné et un bateau explose au large de l'île.
Thriller psychologique et historique, roman où l'identité suédoise est fort présente, opposition entre la brièveté de l'été suédois et le rythme lent de l'intrigue qui suit les pas valétudinaires d'un vieillard ayant pourtant conservé toute son intégrité intellectuelle, ce quatrième opus des aventures du vieux Gerlof est une grande réussite.
Dense, complexe, attachant , chaque protagoniste est finement ciselé. le poids de l'Histoire, le poids de leurs propre histoires , leurs capacités à rester honnête et généreux est très bien analysé par l'auteur et la toute fin du livre , poétique, est émouvante.
Un bon roman, intelligent et instructif.
Mais ce n'est que mon humble avis.
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Commenter  J’apprécie          465
lyoko
  14 novembre 2015
Un roman prenant avec une certaine violence.
Inutile de raconter l'histoire cela mettrait en péril la découverte de ce livre pour d'éventuel nouveau lecteur.
Une certaine lenteur dans l'écriture.. mais c'est pour mieux vous piéger mes enfants. En effet, une fois passé un certain cap, on ne peut plus poser ce livre. On veut savoir.
A côté de l'intrigue, l'auteur met bien en évidence les purges sovétiques du temps passé et la terreur installée par Staline.. et bien sur les conséquences qui en découlent.
J'ai toujours beaucoup de mal avec les noms d'origine Slaves, ainsi qu'avec la géographie et il me faut toujours un temps d'adaptation pus ou moins long. Mais cette histoire est prenante et intriguante. Une belle immersion en Suède ou l'auteur n'oublie pas de nous décrire avec brio ce magnifique pays à la nature riche et sauvage.
Commenter  J’apprécie          373
pierrette73
  20 décembre 2017

Tout a commencé avec le fermier Gillis qui a acheté bon marché plein de terres sur la côte, au dix-neuvième siècle. Tout le monde considérait que la terre en bord de mer ne valait rien, on ne pouvait pas la cultivée... mais il a continué à en acheter toute sa vie. Puis il les a transmises à ses trois fils, Edvard, Gilbert, et mon grand-père Sigfrid. Après la mort de ses frères, Sigfrid a enclos une partie de ces terres pour former ce qui est aujourd'hui devenu Olandic Resort…
L'été s'ouvre avec la fête très populaire de la Saint-Jean sur la petite île d'Oland en Suède. Les saisonniers, et les vacanciers se ruent sur la petite balnéaire où la famille Kloss détient l'hégémonie touristique sur l'île en fondant Olandic Resort. La famille a su développer l'activité économique et leur fortune en convertissant les terres héritées de leur ancêtre en complexe hôtelier, et en camping. Leur réussite tient surtout à Kent, inflexible homme d'affaires et sa soeur Veronika qui l'assiste tout au long de l'année. Cet été, comme chaque année, les rejoignent leur frère Nicolas pour les aider dans leur restaurant avec ses enfants Mats et son jeune fils Jonas.
Il est convenu que pendant ses vacances, Jonas effectuera des petits travaux extérieurs dans la demeure de son oncle Kent, et ensuite celle de sa tante Veronika. Son temps libre est un peu désoeuvré car Jonas est délaissé par son frère et ses cousins plus âgés.
Cependant, son été sera bouleversé en étant témoin de vision d'horreurs commises par un fantôme, un revenant et des morts sur un cargo en perdition, le Elie. En désarroi, l'adolescent livre ces démons à Gerloff Davidsson, un vétéran de l'île qui conserve en mémoire ces secrets les plus enfouis. Ancien fossoyeur, il est lui-même hanté par des bruits d'un cercueil lors d'un enterrement en 1931. Il va se charger d'éclaircir les mystères fantomatiques pour soulager Jonas et ainsi faire surgir du passé Aron, l'enfant de douze ans en 1931 parti pour le Pays neuf…
Pourquoi, comment le passé impacte-t-il à ce point, sur les crimes commis aujourd'hui sur cette petite île paisible ?
MON AVIS
L'invitation à pénétrer dans ce huis clos sur une île suédoise nous projette dans un lieu où les courtes nuits agitent vacanciers et échauffent les esprits. On découvre une coutume de la Suède, l'importance de la fête de la Saint Jean (dite la Midsommer, au solstice d'été), deuxième festivité après Noël dans le pays où des concerts et réjouissances sont organisées sur tout le territoire. L'auteur décrit bien son paysage marqué de moulins, les plages de roches, les cairns, les bateaux… Cependant, un français peinera à retenir les noms des nombreux lieux géographiques cités, leurs consonances se ressemblent beaucoup mais le cadre de ces 500 pages de suspens, le motiveront pour mieux les connaître.
Avec des morts réveillés dans leur cercueil, des fantômes qui ressurgissent du passé trouble d'une famille, des revenants armés, on friserait presque l'ambiance d'Halloween si on fait abstraction de la saison. le tout, avec les personnages et le scénario contribue cependant à produire une splendide intrigue policière sans policier. L'enquête, qui n'en est pas une - chercher l'erreur - repose sur la curiosité constructive du vétéran : Gerlof. Sa compassion pour la souffrance morale de Jonas, nous procurent un beau suspens à comprendre et résoudre. Belle idée de l'auteur de faire abstraction des pouvoirs et des moyens de la police et de leurs classiques inspecteurs.
Le début du roman brouille notre vision d'ensemble avec un passé qui ressurgit et une famille disloquée mais dont les pièces du puzzle se mettront en place avec le fils de la lecture. le début un peu poussif, me semble-t-il ne doit quand même pas être négligé car il est la clé de toute l'intrigue. L'alternance des personnages en jeu se décline avec les chapitres pour rythmer la trame grâce à l'interférence des quatre personnages principaux avec : Jonas, Gerlof, Lisa et le revenant. En plus, des chapitres "flashback" dévoilent les énigmes du passé responsable indirect des morts d'aujourd'hui.
Lisa et d'Aron semble représenter la symbolique du livre avec cette espèce de schizophrénie forcée par l'autorité paternelle. Chacun des deux antagonistes se sent investi d'une mission de réparation des souffrances subies dans l'histoire familiale et assument les choix de leur père. Au risque d'en dire trop, Lisa la guitariste laisse place à Lady Summertime la Dj pickpocket du Maylai Bar pour répondre aux besoins de Silas ; Aron a dû affronter les conséquences de l'orientation politiques de Sven. Aron et Lisa devront s'affranchir de la pression autoritaire à faire le mal pour ne pas perdre leur âme.
Au contraire d'eux, Jonas subit plus l'autorité de son oncle que son père entiché d'une personnalité plus effacée. Adolescent réservé, et esseulé mais volontaire, ses vacances gâchées par les multiples frayeurs à affronter tendent à émouvoir le lecteur ; de surcroît son honnêteté et sa candeur en font une proie facile pour qui veut en profiter. Un été pourri pourrait-il dire. La fin de l'été clôt la Saint Jean marque des premiers crimes de l'île.
Gerlof, incarne le « bon grand-père » ce confident bienveillant pour les enfants qui se trouve être l'oreille attentive et providentielle pour les malheurs de Jonas. Outillé pour déjouer la défaillance de son ouïe, il se révèle un enquêteur infaillible dans ce thriller bien mené.
L'auteur a trouvé un prétexte judicieux pour aborder dans le roman la cruelle histoire de la Grande terreur Russie soviétique. Avec son personnage Vlad il redonne des fragments humains à des politiques totalitaires ancrées dans des pratiques inhumaines invivables et insupportables.
Lien : http://lesparolesenvolent.bl..
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christinebeausson
  03 janvier 2018
Quel dommage que cette série s'arrête.
Je m'étais attachée à Gerlof, ce vieux marin qui m'a accompagnée pendant de longues heures de lecture .... Nostalgie pour ce personnage avec lequel je suis partie pour des voyages sur la mer de la baltique, nostalgie des paysages de Öland, cette île dont la description nous donne envie d'aller y faire un tour, en évitant la période de folie de l'été ( pour eux il s'agit du mois de juillet exclusivement !). Cela nous laisse de la marge pour aller jouer aux touristes esseulés.
Les découvertes, on commence avec le pont d'Öland ou Ölandsbron, le 2 ième pont de Suède par la longueur, il relie l'île d'Ôland au continent. ( le plus grand relie les villes de Malmö en Suède et de Copenhague au Danemark).
Puis on en apprend sur les morts,
"Si on habille le mort aussi bien qu'on parle de lui, alors il sourit dans son cercueil."
"Autrefois, on leur attachait les mains. Aux morts, je veux dire, pour qu'ils restent tranquilles dans leur cercueil."
On se rappelle que la Suède était un pays pauvre jusqu'aux années 20, un cinquième de la population est alors parti à l'étranger principalement dans ce qu'on appelait avant le pays neuf ! le paradis pour ceux qui voulaient vivre autrement.
"on va vers un monde nouveau, on ne parle pas de rentrer."
Parce que tout le monde ne rentre pas !
Merci Johan de nous avoir permis de découvrir ce petit coin de Suède et son histoire !
Et aussi ce qu'était ce "pays neuf" !
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Cece44
  24 mai 2016
Sur l'île d'Öland, avec l'atmosphère d'un huis clos, on retrouve dans cette histoire des nons-dits, les rumeurs et les fantômes du passé. L'été s'annonce calme pour Kent et Veronica, propriétaires du Ölendic Resort, un complexe touristique. Mais c'était sans compter de l'apparition d'un viel homme appelé "le revenant".
Très bonne surprise, cette histoire a été une très bonne lecture, très prenante.
L'histoire avance doucement mais j'ai tellement été prise par l'ambiance, le lieu, les personnages attachants de l'histoire.
Il y a un mélange du passé et présent et à chaque chapitre on passe d'un personnage à un autre, et tout cela j'ai beaucoup aimé.
En plus, c'est une histoire instructif car il y a des passages de la Grande Terreur.
Ce livre m'a fait penser à l'île des chasseurs d'oiseaux de Peter May, on ne le lit pas tant pour l'enquête qui reste secondaire, mais pour l'ambiance du lieu, en lisant j'avais envie de partir là-bas.
En bref ce livre à été une agréable découverte.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
christinebeaussonchristinebeausson   01 janvier 2018
(Joseph Staline ) Il y a vingt ans, c'est lui qui a dirigé le combat contre les précédents dirigeants, le tsar et sa clique. Un jour, la police l'a arrêté et il a été condamné au fouet. Il fallait qu'il courre entre deux rangées de policiers prêts à le frapper avec leurs fouets cloutés. Et tu sais ce qu'a fait Staline ?
Aron secoué la tête.
Avant d'aller se faire fouetter, il a cueilli un brin d'herbe qu'il s'est mis entre les dents. Puis il a marché. Staline n'a pas couru devant les fouets ... il a marché. Tranquillement, comme s'il se promenait dans un pré. Arrivé au dernier policier, le dos en sang, il a ouvert la bouche pour montrer le brin d'herbe. Pas une marque de dents dessus. Ce jour là, Staline a été fouetté, mais c'est quand même lui qui a gagné.
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meknes56meknes56   12 août 2019
Edvard Kloss était mort à soixante-deux ans, la semaine précédente : un gros paysan, considéré comme aisé au nord d’Öland. Sans grande fortune, mais propriétaire de nombreuses terres le long de la côte, au sud de Stenvik, le village de Gerlof.
Trop tôt disparu, pleuré et regretté de tous, avait lu Gerlof sur le faire-part de décès d’Edvard Kloss. Il était mort lors de la construction d’une grande grange en bois. Un soir, un mur qui venait d’être dressé s’était effondré sur lui.
Mais était-il pleuré et regretté de tous ? On racontait pas mal de choses sur Kloss, et sa mort accidentelle n’était pas encore complètement éclaircie. Ses plus jeunes frères, Sigfrid et Gilbert, étaient les seuls présents sur le chantier ce soir-là, et ils s’accusaient mutuellement. Sigfrid se trouvait hors de vue quand le mur était tombé, près des tas de planches, mais prétendait que Gilbert était près de la grange lorsque son frère était mort. Gilbert affirmait que c’était le contraire. De plus, un voisin racontait avoir entendu des éclats de voix autres que celles des frères Kloss ce soir-là, sur le chantier.
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christinebeaussonchristinebeausson   31 décembre 2017
( La fête de la Saint Jean, à l'origine une fête allemande )...
Le mât de mai servait de cible aux archers allemands, avant d'être décoré avec des fleurs printanières. Puis les marchands allemands ont implanté l'idée en Suède... mais comme ici la plupart des fleurs n'éclosent pas avant juin, on a du décaler la fête d'un mois.
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fannyvincentfannyvincent   07 mai 2015
Le cercueil racla contre le sol de pierre.
Le silence se fit. Edvard Kloss était mort.
Et pourtant il avait frappé.
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meknes56meknes56   12 août 2019
Tous se rassemblèrent autour de la tombe. Même le docteur Blom était là, agrippé à sa sacoche en cuir.
La terre rebondissait sur le cercueil.
Alors, on entendit à nouveau le bruit : trois coups brefs sortis de terre. Faibles, mais distincts.
Gerlof se figea, le cœur battant. Soudain dessaoulé, effrayé. Il regarda Bengtsson de l’autre côté du tas de terre. Il avait lui aussi immobilisé sa pelle.
Sigfrid Kloss était un peu à l’écart, tendu – mais près de lui, son frère Gilbert paraissait terrorisé. Il fixait le cercueil, hypnotisé.
Le docteur Blom s’était lui aussi figé. Gerlof vit qu’il était retourné. Mais il se contenta de secouer la tête.
« Rebouchez cette tombe », dit-il à voix basse.
Le pasteur se tut, puis hocha la tête.
« Nous ne pouvons rien faire d’autre. »
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Videos de Johan Theorin (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Johan Theorin
Bande annonce de ECHOES FROM THE DEAD, adaptation du roman Skumtimmen (L'Heure trouble)
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