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EAN : 9782221104415
480 pages
Robert Laffont (23/03/2005)
4.06/5   9 notes
Résumé :
Le 30 avril 1975, les troupes de la république démocratique du Viêt Nam entrent dans Saïgon, tandis que les hélicoptères évacuent dans la panique les derniers réfugiés du haut des toits de l’ambassade américaine. Ce jour-là s’achève la guerre de trente ans poursuivie par les communistes vietnamiens afin de chasser les Français, puis les Américains de la péninsule indochinoise. Riche en révélations, le livre d’Olivier Todd s’impose comme le récit le plus complet et l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
GeorgesSmiley
  08 août 2019
"Journaliste, j'ai couvert cette guerre de 1965 à 1973. Au départ, avec des réserves mollettes, j'adhérai à la cause nordiste. Je n'ai jamais été communiste. Compagnon de route tiédasse, j'étais la victime consentante, sous-informée, désinformée d'une quasi schizophrénie bien cernée par Edgar Morin...j'avais mené mes lecteurs en bateau...je m'étais laissé porter par le tiers mondisme ambiant. J'avais soutenu, dans mes articles, ce qui semblait être un mouvement de libération nationale (alors qu'il était) avant tout le fer de lance de la communisation. Je ne parlais plus du Vietnam au Nouvel Observateur, certains collègues me prenaient pour un traître...ou un agent de la CIA. la direction estimait qu'il n'était pas opportun de faire part de mes doutes et de mes découvertes...nos lecteurs, paraît-il, n'étaient pas prêts"
Cette confession distillée par l'auteur en préambule est, sans doute, trente ans après les faits rapportés et vingt après la rédaction de cette chronique des cent-vingt derniers jours du Sud Vietnam est l'élément le plus intéressant de l'ouvrage. Elle illustre parfaitement l'une des deux causes de l'effondrement du Sud Vietnam vilipendé par les médias faiseurs d'opinion occidentaux. La seconde cause est assez bien résumée par la lettre de Sirik Matak cambodgien répondant à la lettre de l'ambassadeur américain lui offrant la possibilité de fuir en même temps que les GI "je vous remercie très sincèrement pour votre offre de nous conduire vers la liberté. Hélas je ne peux partir d'une manière aussi lâche...Quant à vous et à votre grand pays...vous nous avez refusé votre protection, vous partez et je souhaite que vous et votre grand pays trouviez le bonheur sous le ciel. mais si je meurs ici, dans mon pays que j'aime tant,...je n'ai commis qu'une erreur, ce fut de vous croire et de croire les Américains. Veuillez accepter...mes sentiments loyaux et amicaux"...Comme d'innombrables compatriotes Sirik Matak disparaîtra dans l'enfer des Khmers Rouges.
Mais l'abandon des Américains n'a t'il pas lui aussi à voir avec la propagande déversée par le Nord et complaisamment relayée, à l'époque, par l'auteur et ses confrères ?
A la lecture de cette chronique, on redécouvre, derrière les politiciens corrompus, aussi des hommes d'honneur et on comprend que l'éviction de Nixon provoquée par l'affaire du Watergate aura signé l'arrêt de mort de beaucoup de Sud Vietnamiens.
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critiques presse (1)
LeFigaro   18 juin 2011
Un prodigieux reportage doublé de la chronique désenchantée d'une époque.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
GeorgesSmileyGeorgesSmiley   08 août 2019
Journaliste, j'ai couvert cette guerre de 1965 à 1973. Au départ, avec des réserves mollettes, j'adhérai à la cause nordiste. Je n'ai jamais été communiste. Compagnon de route tiédasse, j'étais la victime consentante, sous-informée, désinformée d'une quasi schizophrénie bien cernée par Edgar Morin...J'avais mené mes lecteurs en bateau...je m'étais laissé porter par le tiers-mondisme ambiant. J'avais soutenu, dans mes articles, ce qui semblait être un mouvement de libération nationale (alors qu'il était) avant tout le fer de lance de la communisation. Je ne parlais plus du Vietnam au Nouvel Observateur, certains collègues me prenaient pour un traître...ou un agent de la CIA. La direction estimait qu'il n'était pas opportun de faire part de mes doutes et de mes découvertes...nos lecteurs, paraît-il, n'étaient pas prêts.
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FLAORIFLAORI   28 mai 2015
Souvent au cours des derniers trente ans
nous avons connu aussi bien la gloire que les difficultés .
armés des enseignements du Parti,
nous avons lutté contre les agresseurs cruels
et répandu les sentiments humanitaires.
Beaucoup de temps à passé,
mais notre plume reste aussi jeune que le printemps.
Nos écrits demeurent aigus
et notre amour de la profession est encore fort.
la route de la vie demeure rude
mais, bravant les vagues et les tempêtes,
nous continuons à ramer et à pousser notre barque.
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FLAORIFLAORI   09 mai 2015
Se fâcher est vulgaire, disait confencius. Rire est le meilleur moyen de ne pas se laisser deviner. De saigon à Hanoï, les dirigeants vietnamiens pratiquent beaucoup ce rire protecteur souvent indéchiffrable.
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FLAORIFLAORI   28 mai 2015
Ordre et désordre dépendent de l'organisation; le courage ou la lâcheté, des circonstances; la force et la faiblesse, du caractère.
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Vidéo de Olivier Todd
Audrey Pulvar reçoit Olivier Todd, Ecrivain, journaliste, auteur de "J'ai vécu en ces temps" publié chez Grass Paru le 20 avril 2011.
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