AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Jean Bourdier (Traducteur)
ISBN : 2253109649
Éditeur : Le Livre de Poche (08/09/2004)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 75 notes)
Résumé :
Peu de choses sont plus révélatrices des hommes et des systèmes politiques que les circonstances de leur chute"... C'est à partir de ce postulat que l'historien britannique Antony Beevor a construit un récit plein de bruit et de fureur sur l'une des plus grandes tragédies humaines et militaires de la Deuxième Guerre mondiale : la chute de Berlin le 30 avril 1945.

Pour Antony Beevor - déjà auteur d'une impressionnante somme sur la bataille de Stalingr... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
argali
  12 février 2013
Auteur d'un précédent ouvrage sur Stalingrad, Antony Beevor, historien anglais après avoir été officier de carrière, nous propose ici la relation en détails des cinq derniers mois de la Seconde Guerre mondiale. le but de cet ouvrage est de nous présenter les circonstances de la chute des hommes et des systèmes politiques, circonstances révélatrices de ce qu'ils ont été.
S'appuyant sur un nombre impressionnant de documents d'archives russes, allemands, anglais… et sur le courrier échangé par les soldats de tous les camps avec leurs familles, il s'efforce de raconter les circonstances de cette effroyable tragédie que furent les derniers jours de Berlin en 45. Donnant tour à tour le point de vue allemand et russe puis celui des alliés occidentaux, il nous fait revivre jour après jour, presque heure par heure, la progression des uns et des autres et les sentiments multiples vécus par la population civile et les soldats de chaque camp.

Fruit de recherches minutieuses, cet ouvrage fait preuve d'un formidable esprit de synthèse et d'une écriture pertinente rendant le moindre détail intéressant. Emportée par ma lecture, j'ai dévoré ces près de 500 pages en trois jours, sans jamais trouver le récit pesant. (Il n'en va pas de même des faits)

Ce livre fascinant nous permet de comprendre un peu mieux les circonstances de la chute de Berlin. On côtoie le fanatisme des uns et des autres, l'effroyable impuissance des civils, le conditionnement infernal des militaires et la manipulation de tous par les chefs d'Etats. On se rend compte aussi de l'incroyable incapacité d'Hitler et de son état-major à proposer et gérer la moindre stratégie militaire.

On y apprend aussi, par exemple, que Berlin comptait en 45 près de trois millions et demi d'habitants (dont 120 000 enfants en bas âge) bien plus que ne pouvaient en accepter les abris anti-aériens et les couloirs de métro. Les étrangers avaient donc obligation de porter sur leurs vêtements l'initiale de leur pays d'origine et interdiction de pénétrer dans ces abris. Ou encore que cette population affamée, ne disposait quasiment d'aucune nourriture alors qu'en périphérie, les dépôts de vivres, vulnérables à la moindre attaques, regorgeaient de nourriture. On y voit comment Staline lança dans l'offensive six millions sept cent mille soldats dont trois cent mille furent atrocement mutilés. Après avoir reçu, à leur retour des prothèses en bois datant de 1812, ils furent désignés « persona non grata » dans les rues des villes russes, raflés et déportés dans l'extrême nord, comme s'ils étaient des criminels. Et que dire de l'atroce situation des femmes…

Un livre fascinant et surtout indispensable pour ceux qui s'intéressent à cette période de notre histoire ou cherchent à comprendre l'histoire contemporaine de l'Europe. Car sans comprendre la Seconde Guerre mondiale, on ne peut rien comprendre des problèmes d'aujourd'hui.

Lien : http://argali.eklablog.fr/la..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          181
patrick75
  23 mars 2013
Après "Stalingrad" me voici en train de récidiver avec un autre ouvrage d'antony Beevor. Cette fois ci, le sujet en est " la chute de Berlin".
L'auteur commence son récit assez loin en amont, en l'occurrence la "libération" de la Pologne, pour en arriver progressivement à la chute du "Reich". Des descriptions assez précises, sans tomber dans l'ouvrage purement militaire, quelques anecdotes qui permettent de sortir du vacarme des armes, de la fumée et de la poussière qui saturent la lecture.
Beevor se place dans une position neutre, ne cachant rien des exactions des troupes soviétiques, ni des horreurs commises par les nazis.
Comme il a été dit dans d'autres critiques, l'auteur possède un véritable talent de conteur, jamais il n'ennui son lecteur.
Commenter  J’apprécie          190
jsgandalf
  03 septembre 2012
« La chute de Berlin » comme si vous y étiez, on pourrait résumer ce livre avec cette seule phrase. Anthony Beevor raconte avec maestria un des moments clé de la seconde guerre mondiale : les derniers jours du IIIième Riech. On y côtoie la folie des dirigeants nazis et de leurs dernières troupes luttant pour lutter, sans but, sans espoir. Combattant des soldats soviétiques tout autant fanatisés, épuisé et poussés a bout par des généraux voulant être le premier à rentrer dans Berlin et à arriver au bunker. Mais tout cela n'est rien comparé à la souffrance des habitants, piégés dans les combats, sans eau, sans nourriture, risquant la mort, le viol.
Cela pourrait être un roman, mais ce ne l'est pas.
Un livre fascinant ou l'histoire devient vivante.
Commenter  J’apprécie          180
Bigmammy
  25 janvier 2015
C'est un récit tragique de la bataille de Berlin, en 490 pages serrées (en édition anglaise Penguin) par Antony Beevor, l'un des spécialistes mondiaux de l'histoire militaire contemporaine.
Il commence à Noel 1944, par un recensement des forces en présence : les 3 millions de Berlinois, dont beaucoup sont là contre leur gré (prisonniers de guerre, travailleurs forcés), vivent dans les ruines laissées depuis 3 ans par les bombardements anglo-américains. Au milieu d'eux, enseveli dans le bunker profond de la Chancellerie du Reich, se tient leur Fuhrer, décidé à tenir quoi qu'il en coûte. Dans les rues, les immeubles, le métro, les caves, tout ce qui peut être transformé en piège pour l'ennemi l'a été.
Encore les effectifs allemands sont-ils en partie composés de la Volkssturm, (la « levée du peuple ») qui recrute des garçons de 16 et même 13-14 ans, et des vétérans de la Première guerre mondiale. Quant aux unités de l'Armée ou de la SS, elles restent redoutables compte tenu de leur expérience du combat, et la plupart de leurs soldats vont se battre jusqu'au bout, parce qu'ils craignent la captivité à vie ou l'exécution.
De l'autre coté de l'Oder, à 80 km à l'est de Berlin, l'URSS a massé 11 fois plus de soldats, 7 fois plus de chars, et 20 fois plus de canons qu'il n'en reste au Reich nazi après 3 ans et demi de guerre en Russie. du côté soviétique, la densité de combattants marchant vers l'ouest est telle que l'artillerie russe fera souvent feu sur ses propres troupes, notamment sur l'axe principal de l'offensive, les hauteurs de Seelow. Ces soldats ont souvent vu leur famille détruite par les nazis, quand ils n'ont pas, comme leurs camarades américains ou anglais, vu de leurs yeux les indicibles horreurs des camps.
Le courage des soldats, la pression formidable exercée par les chefs, leur absence évidente d'humanité, les vengeances inévitables à la fin du conflit, tout se ligue pour produire la tragédie la plus cruelle.
Terrible est la situation des populations civiles, et d'abord des femmes qui subissent, à Berlin comme en Prusse orientale, en Silésie et en Poméranie, des viols systématiques, qui n'épargnent pas les Polonaises ou les ouvrières étrangères.
Staline, en tout cas, atteindra tous ses objectifs : se tailler un glacis soviétique de la Pologne à la Roumanie, et mettre la main sur les scientifiques qui, sans grand succès heureusement, travaillaient à l'arme atomique allemande dans un immeuble tranquille (c'est à dire jamais bombardé) de Berlin Dalhem. Ils seront efficaces (quoique lents) au service de leur nouvel employeur, permettant la première explosion soviétique en 1949.
Les Alliés occidentaux, eux, accompliront leur plus noble dessein, gagner la guerre en limitant autant que possible leurs pertes humaines. Au fil des semaines, ils seront soumis à la tentation d'avancer vers Berlin, certains Allemands pensant qu'il vaudrait mieux être prisonnier des Américains que des Soviétiques. le sage Eisenhower ne cèdera pas et maintiendra la solidarité entre les Alliés, en s'arrêtant sur l'Elbe.
Beevor raconte tout cela en s'appuyant sur les archives ouvertes depuis la Perestroïka (mais pour combien de temps encore ?) et sur des témoignages directs de gens qui étaient dans le chaudron des fronts, dans les caves surpeuplées, sans eau ni nourriture, ou dans les rues battues par l'artillerie.
Il offre donc une riche contribution à l'histoire de cette période où l'humanité a découvert qu'elle n'a pas de limite dans le crime.
Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
Drych
  10 avril 2013
Une récit très documenté des derniers moments de l'Allemagne nazi et de la chute de Berlin, avec non seulement le détail des mouvements militaires, mais aussi la restitution du fanatisme, du conditionnement des hommes, des exactions qui ont accompagné l'avancée des troupes, et de l'impuissance des victimes face à ces atrocités. L'ensemble est très bien écrit avec un certain souci de neutralité. Une page d'histoire pas toujours reluisante, qu'il est indispensable de connaître.
Commenter  J’apprécie          140
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
patrick75patrick75   23 mars 2013
Devant la cage d'une femelle gorille morte, l'écrivain s'entretint un moment avec le vieux gardien qui avait passé les trente sept dernières années à s'occuper des singes.
-" Etait-elle féroce ?" demanda Grossman.
-" Non, répondit le gardien. Elle se contentait de rugir très fort. Les humains sont beaucoup plus féroces."
Commenter  J’apprécie          180
patrick75patrick75   22 mars 2013
-" A chaque toast, racontèrent les deux journalistes américains, les officiers russes se levaient, claquaient des talons, s'inclinaient profondément et relevaient la tête en avalant de grands verres de vodka. En dehors de la vodka, il y avait du cognac et un breuvage ayant la force explosive de la dynamite mais auquel on ne donnait pas de nom précis."
Après chaque plat, on portait des toasts " au grand et défunt président Roosevelt, à Staline, au président Truman, à Churchill, à l'Armée rouge et à la jeep américaine."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
patrick75patrick75   21 mars 2013
L'un de ces déserteurs répéta à ses interrogateurs une amère plaisanterie circulant à Berlin : " La seule promesse que Hitler ait tenue, c'est celle qu'il a faite avant son arrivé au pouvoir en disant : Donnez-moi dix ans et vous ne reconnaîtrez plus l'Allemagne."
Commenter  J’apprécie          170
PilingPiling   18 octobre 2008
Amaigris par la modicité de leurs rations alimentaires et la tension nerveuse, les Berlinois avaient peu de motifs et de réjouissance en ce Noël 1944. Une bonne partie de la capitale du Reich avait été réduite à l'état de décombres par les bombardements aériens. L'humour noir traditionnellement propre à Berlin avait carrément tourné au macabre. La grande plaisanterie à l'ordre du jour à l'occasion de cette sombre période de fête était : "Faites un cadeau utile : offrez un cercueil !"
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
patrick75patrick75   21 mars 2013
Vassili Grossman, qui revenait de Moscou pour rejoindre le 1er front biélorusse, arriva d'abord au quartier général de Joukov, à Landsberg, et constata :" Des enfants jouent aux soldats sur un toit plat. Au moment même où l'impérialisme allemand agonise à Berlin, ces garçons aux franges blondes et aux longues jambes maigres, armés de sabres de bois et de gourdins, bondissent et s'attaquent les uns les autres en criant...C'est éternel. Cela ne pourra jamais être extirpé de la nature humaine."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Videos de Antony Beevor (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antony Beevor

La chronique de Gérard Collard - La Seconde guerre mondiale
La présentation du livre "La Seconde guerre mondiale" de Antony Beevor par l'éditeur : de par sa dimension véritablement planétaire, La Seconde guerre mondiale, le plus grand confl it de l'histoire par ses destructions, le nombre de ses victimes et les bouleversements provoqués dans l'ordonnancement du monde, a dominé le paysage mental de plusieurs générations d'êtres humains. Malgré l'extraordinaire profusion de livres, de films et de documentaires sur le sujet depuis presque soixante-dix ans, notre connaissance du conflit reste fragmentaire et souvent déformée par le prisme de l'« histoire officielle » propre à chaque nation. Antony Beevor, en déployant l'exceptionnel talent de conteur qui a fait de Stalingrad, de La chute de Berlin et de D-Day des best-sellers internationaux, réunit ici les éléments disparates de la petite histoire pour composer la mosaïque de la Grande Histoire telle qu'elle ne nous est jamais apparue, chaque élément prenant la place qui lui revient réellement. Sur la base de documents anciens comme d'archives inédites, avec le style limpide et la compassion qui le caractérisent, Antony Beevor nous emmène de l'Atlantique Nord au Pacifique Sud, de la steppe sibérienne au désert de Lybie, de la jungle birmane à Berlin sous les bombes, des lambris dorés des chancelleries à Leningrad assiégé, sans rien nous épargner des horreurs de la guerre, qu'il s'agisse des Einsatzgruppen à l'arrière du front de l'Est, des prisonniers du goulag enrôlés de force dans ...
+ Lire la suite
Dans la catégorie : Campagnes et bataillesVoir plus
>Histoire de l'Europe depuis 1918>Histoire militaire 2de guerre>Campagnes et batailles (59)
autres livres classés : berlinVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1085 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre