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ISBN : 2354881711
Éditeur : Gulf Stream Editeur (06/09/2012)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 114 notes)
Résumé :
Envoyée à l’orphelinat de Karakievo parce que ses parents sont considérés comme des « ennemis du peuple », Nina Volkovitch a fait le serment de s’enfuir et de retrouver sa mère, emprisonnée dans un goulag de Sibérie. Mais comment s’enfuir d’un tel lieu quand on a quinze ans, et qu’on en paraît douze ? Ce qu’elle ne sait pas, c’est que sa mère a pris soin de dissimuler de précieux indices pour l’aider à s’échapper, mais aussi pour lui révéler les dons particuliers qu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
LoupAlunettes
  26 février 2013
Moscou, automne 1941.
A quinze ans, Nina se découvre ennemie du peuple.
A quinze ans, par on ne sait quelle mystère, Nina ressemble toujours à une enfant de dix ans.
Mais ne vous y laissez pas prendre, les orphelinats de sa Russie vous forge un caractère de survivant.
Bravant les punitions pour son « insolence » manifeste contre le grand dirigeant Staline et sa doctrine anti-occidentale, caricaturant son portrait à son cours d'Arts plastiques, Nina la « petite » survit à la chambre d'exclusion et les rats.
Elle se montre la digne fille de sa mère, conservatrice envoyée au Goulag déclarée traître à la nation pour son combat contre la censure des oeuvres d'Arts Occidentale en Russie.
Son père, parti mystérieusement de Russie quelques années auparavant, lui laissera dissimulée dans sa poupée un couteau d'ivoire, une boussole et un drôle d'héritage. Un pouvoir qui chauffe la lame et brûle comme la colère qui monte en elle. Luttant contre l'absence de chaleur familiale, Nina Volovitch apprendra que parfois le ver est dans le fruit. Un secret familial qui pèse sur le monde.
Elle devra faire avec un oncle inconnu, sans doute à l'origine de l'injustice de ce gouvernement redoutable et totalitaire qui semble en savoir plus sur sa nature et son étrange petite taille.
Une seule solution pour l'heure! Fuir!
Les études de Carole Trébor sur les échanges artistiques entre la France et la Russie entre 1945 et 1985 lui auront inspiré ce fond historique très précis. Apparaît entre autres la police secrète précédant le fameux KGB, La MGB. Nous y retrouvons la censure des oeuvres qu'elle découvrira par ses recherches et installe delà un fond dramatique fort. L'auteure met en évidence le problème de l'accès à la culture, l'instruction, l'ouverture d'esprit et l'épanouissement personnel.
Ce contexte offre un univers dur et froid, les personnages sont endoctrinés comme des robots « pensant » bien penser et bien faire. le mauvais traitement de la meilleure amie de Nina et l'exil de ses parents la feront se révolter contre l'hypocrisie et la tyrannie de l'autorité en présence. Cette dureté des rapports humains et des décors rappellent la série « Meto » de Yves Grevet, beaucoup plus brute cependant.
L'aspect fantastique peine à venir mais une fois qu'arrive l'accroche, elle titille notre curiosité et nous souhaitons évidement au terme du volume en savoir plus.
Aussi le volume 2 est déjà disponible, fort heureusement et le 3 arrive bientôt !
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canel
  10 octobre 2013
Union soviétique, 1948. Ses parents, "ennemis du peuple" ayant disparu, Nina atterrit dans un orphelinat à quinze ans. Endoctrinement staliniste : on efface tout chez ces "filles de traître", et on leur inculque les vraies valeurs. Alors que certaines se laissent convaincre, Nina ne renie pas les convictions maternelles et prépare sa fuite pour retrouver ses proches.
Le début est prometteur : le destin d'une jeune fille, un contexte historique intéressant et plutôt méconnu du public adolescent visé par cette trilogie. Hélas, les couteaux et les boussoles deviennent magiques, la narratrice se métamorphose en mix de Fantômette, Harry Potter et Robert Langdon (Da Vinci Code). J'ai beau apprécier ces trois aventuriers, je ne les aurais pas vus en Russie en 1948 (marrant comme on peut avoir des a priori réducteurs). le plus regrettable, dans tout cela, c'est que le cadre historique s'estompe et laisse place à une intrigue fantastique, trépidante, avec quelques termes incontournables "initié, maléfique, monastère" et qu'on sent venir de très loin les événements des deux prochains opus, dont une histoire d'amour.
Bref, j'ai l'impression désagréable que l'auteur reprend et renoue tant bien que mal des ficelles usées, sur une trame historique de moins en moins présente.
Un mélange des genres qui ne me convient pas du tout.
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docidf
  12 novembre 2013


Nina Volkovitch – Tome 1 : La lignée /TREBOR Carole
Gulf Stream – Juillet 2012 – 212 pages
ISBN : 978-2-35488-171-9 - Prix : 14,90 €

Résumé : Moscou, hiver 1948 : récit à la première personne d'une héroïne de 15 ans qui a arrêté de grandir à 12 ans. Elle est envoyée à l'orphelinat car son père a fui la Russie pour la France depuis de nombreuses années et que sa mère, considérée comme ennemie du peuple, a été déportée en Sibérie. Avant de partir, elle a seulement le temps de prendre sa poupée et quelques affaires préparées par sa mère qui y a dissimulé des objets qui lui seront très utiles par la suite. Heureusement, dans son orphelinat, elle va se faire aider pour fuir et tenter de retrouver sa grand-mère. C'est dans cette épreuve qu'elle découvrira, sans pouvoir les expliquer, certains dons qu'elle possède et qui l'aideront à s'en sortir
Mots clés: URSS / COMMUNISME/ GUERRE 1940-1945/ GOULAGS/ ART/POUVOIRS MAGIQUES/
Commentaires : Livre très soigné, avec belle couverture et tranche dorée, qui hésite entre deux tendances .Dans la première partie l'auteur décrit de façon assez réaliste, à la manière d'un livre historique, la situation en Russie pendant la guerre et à la fin des années 40 et la chasse aux sorcières exercée contre ceux qui étaient considérés comme des ennemis du peuple. Dans une deuxième partie, au milieu du livre, on découvre certains pouvoirs particuliers de l'héroïne et on comprend qu'elle appartient à une famille très ancienne détentrice de ces pouvoirs de génération en génération. Cette arrivée brutale de la « magie » est assez désarçonnant car on n'est pas préparé à ce type d'histoire dans la mesure où la première partie ressemble à un récit historique. Il y a des idées intéressantes, en particulier la manière dont la mère aide indirectement sa fille (message codé grâce à des reproductions de tableaux). On trouve dans le récit une ou deux scènes un peu violentes, un viol en particulier, mais le fait qu'il soit rapporté d'une manière indirecte en rend le récit moins explicite.
Ce livre nous laisse malgré tout dans l'incertitude. Comme il s'agit d'une trilogie, on devine que de nombreux rebondissements vont se produire avant que Nina ne retrouve ses parents et connaisse son histoire familiale. On ne sait pas ce qui va l'emporter dans les prochains tomes : réalisme ou magie.
Pistes de discussion :
• Que savez-vous de l'histoire de la Russie au moment où se déroule ce récit ? En particulier saviez-vous qu'il y avait des déportations en Sibérie ?
• Que pensez-vous de l'attitude de Vera ? Pourquoi s'est elle finalement décidée à aider Vera ?
• Avez-vous été gêné par l'introduction de pouvoirs magiques au milieu du livre ?

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orbe
  28 janvier 2013
1948. Nina est Russe. Son corps ne veut plus grandir depuis le début de la guerre. Son père, dissident s'est enfui, sa mère vient d'être arrêtée. Envoyée dans un orphelinat, elle cherche à s'échapper afin d'obéir aux dernières paroles de sa mère.
L'histoire se situe après la seconde guerre mondiale alors que le régime de Staline cherche à tout prix à étouffer toute opposition. Nina va dans un premier temps enquêter, notamment à partir d'images de tableaux, afin de comprendre où poursuivre sa route. Elle découvrira des traces et des indices laissés à son intention ainsi que des objets qui vont lui révéler des pouvoirs surprenants.
Récit d'aventure, il nous amène à suivre les péripéties de la jeune héroïne. Récit historique, il nous donne à voir l'URSS au temps de la guerre froide. Récit fantastique dans la seconde partie du livre, il introduit le rêve et la magie. La combinaison de ces trois dimensions fonde un récit original et intéressant. A suivre.


Lien : http://0z.fr/9o5O9
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nightsreadings
  17 février 2017
L'une de mes amies ne faisait que me vanter cette série et j'ai donc décidée de la lire. Je dois dire que même si rien n'est exceptionnellement original, on adhère de manière irrémédiable à cette série. Carole TREBOR sait nous amener aux côtés de Nina et nous faire vivre ses tourments. Et quels tourments !

1948. Nina a 15 ans mais elle en parait 8 à cause des carences subies pendant la guerre. Si seulement ce n'était que des formes qu'il lui manquait, elle s'en remettrait. Malheureusement, il y a eu pire que la IIe Guerre Mondiale en URSS : le régime de Staline a été aussi répressif et meurtrier que celui d'Hitler. La pauvre Nina voit sa mère enfermée au goulag car celle-ci a refusé de procéder à la table rase culturelle ordonnée par « le Petit Père des Peuples ». Nina se retrouve donc enfermée dans un orphelinat mais sa mère ne l'a pas oubliée et lui laisse des indices pour la retrouver mais aussi pour éclairer le passé de sa lignée.

A la croisée des genres, ce tome 1 introduit avec brio une quête à la fois tragique et fantastique tout en restant réaliste. Histoire tragique d'abord parce que TREBOR sait très bien nous dépeindre les drames de la guerre : les deuils successifs, les privations, la souffrance d'un peuple… Nina incarne ce peuple russe qui a subi la guerre et ses ravages que ce soit physiquement ou mentalement. Je ne vous cache pas que l'on voit dans le début un parallèle avec Jane Eyre dans le stéréotype de l'orpheline mais la ressemblance s'arrête là. TREBOR sait prendre exemple des classiques mais aussi s'en affranchir et c'est à ça que l'on reconnait la plume d'un bon romancier. Quête fantastique ensuite parce qu'au travers de sa volonté de retrouver sa mère, Nina va découvrir l'histoire de sa famille qu'elle était loin de pouvoir imaginer. Ses errances vont la mener au centre du système soviétique qui est loin d'être aussi exemplaire qu'il le dit. le récit des aventures de Nina reste malgré tout réaliste et profondément touchant. Il faut dire aussi que l'auteure est historienne, donc le récit sait sonner vrai et redonner vie à cette URSS post-guerre. Et, cerise sur le gâteau dans Nina Volkovitch, il n'y a pas que des drames : des histoires d'amour et d'amitié se développent tout au long du récit et nous redonnent confiance dans le devenir de ce peuple russe. Les personnages secondaires se succèdent tout au long de l'oeuvre mais nous gardons les yeux rivés sur la protagoniste qui grandit à vue d'oeil. Franchement, Nina est un personnage que l'on ne peut qu'aimer : elle est lucide sur le système dont elle est victime, maligne, courageuse mais aussi terriblement humaine. Oui, elle a peur et n'a pas honte de la dire. Mais rien d'étonnant à ce que l'héroïne soit aussi réussie dans un livre où l'ambiance est si savamment étudiée. On ne peut s'empêcher de penser au Sel de nos Larmes qui est tout aussi bouleversant.
EXTRAIT : http://lecturesdunenuit.blogspot.fr/2017/02/nina-volkovitch-t1-la-lignee.html
Lien : http://lecturesdunenuit.blog..
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critiques presse (2)
Ricochet   19 octobre 2012
Savant mélange de rigueur et de fiction, Nina Volkovitch augure d’une série maîtrisée et originale.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Ricochet   19 octobre 2012
Savant mélange de rigueur et de fiction, Nina Volkovitch augure d’une série maîtrisée et originale.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel   08 octobre 2013
[ Moscou, 1948 ]
- Nina, ta mère savait qu'ils allaient l'arrêter.
- Elle ne m'a rien dit !
- C'est pour te protéger qu'elle n'a rien dit. Le musée d'art qu'elle dirigeait a été liquidé. Elle a refusé d'obéir aux ordres du dirigeant de la Culture soviétique, elle a défendu les oeuvres et les artistes français. Elle a été accusée de propagande anti-soviétique, pro-occidentale.
- Qui l'a accusée ?
- Elle a été dénoncée par une collègue qui voulait récupérer les bâtiments du musée pour y mettre une Académie des Beaux-Arts.
- Une Académie pour des étudiants d'art ?
- Ils veulent nier l'existence des courants d'art étrangers, effacer des pans entiers d'histoire. (...) Ta mère a refusé de calomnier les impressionnistes et les autres artistes occidentaux.
(p. 24)
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orbeorbe   28 janvier 2013
Mon couteau ne vibre pas malgré ma peur. C'est bon signe, ça m'apaise. C'est dingue, j'ai l'impression parfois qu'il est vivant et qu'il me transmet ses impressions : s'il vibre et chauffe, je suis en danger. S'il reste tiède, tout va bien. Il faut que j'arrête de délirer. Je vais devenir folle, je me comporte comme une sorcière du Moyen Age avec ses bibelots magiques.
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canelcanel   10 octobre 2013
[1948. Nina, 15 ans]
Je me focalise sur le slogan inscrit en lettres d'or en dessous d'un immense portrait de notre chef bien-aimé, le petit père des peuples, Joseph Staline : 'On ne vainc pas l'ennemi si l'on n'a pas appris à le haïr'. C'est une des phrases que se répétaient les soldats de l'armée rouge pour rester vaillants au combat pendant la guerre.
(...)
- Ils ont mis [ce slogan] au réfectoire pour que nous autres, filles de traîtres, on comprenne qu'il vaut mieux être du côté des vainqueurs et ne pas exciter leur haine.
(p. 29-31)
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Pays_des_contesPays_des_contes   10 août 2012
Il est cinq heures du matin, le jour se lève, j’ai vu la lumière verte à travers les fenêtres du réfectoire. Je me glisse sous ma couverture qui pique. Je suis engourdie de sommeil mais j’ai la tête trop remplie pour m’endormir. Mon cerveau est en ébullition. Une boussole, un couteau. Une dissection. La petite fille, et sa poupée. La petite fille, c’est moi. Et ma poupée. Je n’ai pas de couteau ni de boussole. Une dissection. Qui dissèque ? Le collectionneur d’œuvres ! L’équivalent de maman. Ou de mon père ! Puisque lui aussi était conservateur au musée d’art russe ancien, là où se trouvaient toutes les icônes, les peintures religieuses et les objets de culte (bibles, coupes…) réquisitionnés par l’Etat peu de temps après la révolution. « Les icônes sont désormais propriété nationale. » Dans les années vingt, mon père a parcouru le pays pour éviter les pillages, les destructions, et récupéré un maximum d’objets religieux pour les collections nationales. Qu’a-t-il disséqué ?
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orbeorbe   28 janvier 2013
Attention aux hommes en noir, attention aux corbeaux qui dénoncent, attention aux murs qui ont des oreilles" chuchote-t-il avant de me mettre à la porte. Dès que je suis dans la rue, j'ai l'impression étrange que la guerre n'est pas finie !
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