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EAN : 9782896942442
Éditeur : Alto Voce (03/09/2016)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 29 notes)
Résumé :
La romancière à succès Alice Livingston est morte.
Elle laisse derrière elle des lecteurs éplorés, un manuscrit inédit, un fils qui cherche à refaire sa vie le plus loin possible de son père, et son mari Antoine, incapable de pleurer sa mort et qui n’a jamais apprécié son œuvre. Pourtant, le roman posthume de sa femme va le bouleverser et le contraindre à faire face à ses souvenirs. Et inévitablement à ses démons enfouis. Car la fiction parfois tisse entre le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  09 janvier 2017
Un roman dans un roman : après la mort de sa femme, un homme découvrira sa dernière oeuvre, un livre impitoyable, mais largement inspiré de la vie de son époux.

Dans les chapitres qui alternent entre la vie actuelle et l'oeuvre, on découvre un adolescent dans un cégep québécois des années 70, un cynique qui ne croit pas à l'amour et veut prouver que la pureté des sentiments n'est qu'une illusion. Même s'il épousera celle qui s'inspirera plus tard de « Jonathan Livingston le goéland » et même si l'étudiant deviendra professeur de philo, sa façon de voir le monde n'évoluera peut-être pas autant qu'on pourrait l'espérer.

Comme il s'agit d'une histoire d'écrivain, il y a place pour la réflexion sur l'écriture et les mots, mais surtout sur le bien et le mal, sur cette tendance à vouloir détruire le « beau » ou souiller la pureté pour les personnes pour qui elle est inaccessible.

Il ne faut pas s'attendre à un roman comme « L'Orangeraie », l'effet-choc est ici bien différent. Mais ces histoires qui s'emboîtent, ces versions du passé révèleront de lourds secrets.
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Josephine2
  19 mars 2017
On est loin de l'Orangeraie avec ce nouveau roman de Larry TREMBLAY.
Ici Larry TREMBLAY aborde les rapports entre couple. Les sentiments sont-ils vrais ? Jusqu'à quel interdit un couple peut-il aller pour prouver l'impureté des sentiments ? Qu'en est-il lorsque l'un des deux ne croit pas à la pureté, à la sincérité des sentiments ? Et s'il transgresse les règles, en sortiront-ils indemne ?
Difficile de répondre à ces questions, mais beaucoup y laisseront des plumes.
Une histoire à poupées gigognes qu'il faut lire d'une traite, sans cela, on risque de ne pas s'y retrouver. Il y a deux histoires dans une, avec des retours en arrière avec la principale.
Un grand final pour ce petit livre qui ne laissera personne indifférent. Vous ne verrez plus votre conjoint(e) de la même façon après avoir posé ce livre. A vous de vous faire votre idée.
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Madame_lit
  28 septembre 2016
Chère lectrice, Cher lecteur,
Alors que ma lecture de L'orangeraie de Larry Tremblay avait été un véritable coup de coeur, je dois dire d'emblée que l'impureté a plutôt été une lecture coup de poing! Quel coup de poing! La lectrice que je suis est encore sonnée!
C'est un récit qui se construit sous le principe de la poupée russe. Sitôt nous ouvrons une poupée, sitôt une autre semble se profiler… Cette histoire est enivrante, déroutante et elle nous transporte dans un jeu textuel puissant…
Que raconte l'impureté?
Il s'avère difficile de résumer ce bouquin sans trop dévoiler l'intrigue… Ce dernier parle d'Antoine, un professeur de philosophie qui a un coeur aussi sombre, aussi froid que le Saguenay… Il vient de perdre sa femme Alice, une célèbre écrivaine, dans un tragique accident. Cette dernière avant de mourir a laissé un roman à son éditeur, Un coeur pur, qui sera publié posthume. Ce livre se retrouve entre les mains d'Antoine et il l'entraîne dans les profondeurs de son âme à travers diverses époques de sa vie car Antoine réalise rapidement que sa femme parle de lui au fil des pages, qu'elle couche sur le papier ses impressions et qu'elle décrit les relations qu'il entretenait avec ses amis, ses petites amies ou encore son fils. Qu'est-ce qui attend Antoine à la fin du récit?
Je ne veux pas vous décrire plus ce roman car je préfère que vous découvriez l'intrigue. Je dois toutefois admettre que la trame narrative de ce dernier est tout simplement sublime. L'auteur joue avec brio avec les retours en arrière, crée des mises en abîmes magnifiques et il nous parle à la fois de coeurs purs et impurs… Comme le mentionne Philippe un personnage d'Alice abordant le concept de la pureté :
Je te parle de la pureté du coeur. Une force qu'on ne peut pas expliquer, qui se retrouve en chacun de nous mais que très peu d'entre nous utilisent. Un amour détaché de tout désir : c'est ça, pour moi, la pureté du coeur. (p. 65)
Aussi, l'éditeur d'Alice soulève à propos du roman de la défunte :
Un roman sur la pureté de l'amour quand il est aussi jeune que l'aube. La mort d'Alice Livingston fait de cette oeuvre posthume un véritable testament. (p. 132)
Mais encore, Larry Tremblay révèle dans une entrevue accordée  à l'émission Plus on est de fous plus on lit qu'il aime explorer dans ses univers romanesques la définition de l'être humain.
« Ce n'est pas toujours drôle un être humain. J'aime bien gratter, creuser. le titre indique qu'on travaille dans les valeurs morales, entre le bien et le mal, et le plaisir qu'on a à faire du mal. La question du mal, elle traverse toute mon oeuvre. Ça me hante, parce que c'est une des plus grandes questions de la philosophie. »
Avec un personnage professeur de philosophie, l'auteur offre des réflexions sur l'existentialisme, sur les concepts de Platon, etc.  pour explorer la dualité pureté-impureté chez ses personnages.
Alors, entrer de ce court récit de 156 pages, c'est accompagner Antoine dans les méandres de son existence et découvrir avec lui que « mourir ce n'est pas disparaître, c'est apparaître ailleurs».  Il faut aller à la rencontre d'Antoine pour le détester l'espace de ce récit…
Je tiens à remercier les Éditions Alto pour cet envoi en service de presse. Je crois que ce roman va certainement marquer la rentrée littéraire québécoise!
Je ne peux que vous encourager à lire cette histoire pour vous laisser surprendre par la plume de Larry Tremblay, pour vous laisser piéger par elle car je dois admettre que j'ai été totalement fourvoyée… Un pur plaisir de lecture dans toute cette impureté!
https://madamelit.me/2016/09/27/madame-lit-limpurete-de-larry-tremblay/
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argali
  26 novembre 2017
Je découvre Larry Tremblay avec ce roman. Je n'ai pas encore lu « L'orangeraie » mais je sais qu'il y parle de guerre, de confrontation entre le bien et le mal et de choix cornélien. Ici aussi, les personnages sont confrontés à la violence (de la trahison cette fois) et Antoine au mal dans une guerre envers lui-même, intime, où la culpabilité le dispute à la négation.
Blessée, trahie, Alice, auteure à succès, met toutes ses forces dans un combat trouble afin de mettre son compagnon face à ses responsabilités et aux torts qu'il a causés pour que lui aussi connaisse la souffrance. Elle décide d'écrire un roman sur leur histoire, un roman règlement de compte.
J'ai découvert un auteur qui ne se laisse pas facilement apprivoiser. Derrière ce roman s'en cache un autre, intitulé aussi « l'impureté » et à l'intérieur, un autre encore nommé « Un coeur pur » (celui d'Alice). Les personnages sont les mêmes mais leurs noms changent et les histoires s'entremêlent. Cette mise en abîme est troublante. Il m'a fallu quelques pages pour entrer dans cette histoire multiple qui nous conte à la fois la vie d'Antoine à travers le récit d'Alice et les réactions de celui-ci, ses états d'âme à la lecture du roman où il apparaît en manipulateur cynique et sans scrupule.
J'ai aimé le style de Larry Tremblay, ses phrases vives au style impeccable qui décrivent en quelques traits précis une situation. J'ai aussi apprécié la subtilité de la mise en abîme et tout ce qui concerne la manipulation. Quelle fin brillante ! J'ai moins adhéré à la philosophie qui traverse le récit qui, même si elle nous offre quelques beaux passages, véhicule moultes clichés. de plus les nombreuses citations m'ont paru superfétatoires. Enfin, contrairement à beaucoup, j'ai trouvé les personnages peu profonds, parfois peu crédibles et je n'ai pas réussi à m'y attacher.
J'ai donc bien des difficultés à avoir un avis clair et tranché. On verra dans quelques temps ce qui me reste de cette lecture.
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taktic66
  30 novembre 2016
Bouleversé !!! L'impureté... c'est une expérience!!! Une nouveauté signée Tremblay, c'est toujours troublant. C'est une histoire dans une histoire, c'est comme regarder à la télé quelqu'un qui regarde la télé... c'est déroutant et à la fois captivant... sans chronologie les chapitres sont un dévoilement toujours plus enivrant nous entraînant dans l'abîme... une procédé d'écriture qui ne nous laisse pas indemne.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   06 janvier 2019
Platon. Il faut commencer par Platon : l'homme est un être raisonnable. Et qu'il termine par Sartre : l'homme est un projet. Il ne doit pas oublier Nietzsche. Ni Freud surtout. Parler de ça, des pulsions chaotiques dominées par le principe du plaisir. Aborder le sexe. Puis insister sur ce qui distingue l'homme de l'animal. Introduire ses étudiants au cogito de Descartes : je pense, donc je suis. Pour Sartre, c'est autre chose : je réagis, donc je suis. Parce que personne ne peut exister sans l'autre. Mentionner Kant. Pour la morale. Et revenir à Nietzsche : penser au-delà du bien et du mal. Dieu est mort. Alice est morte. Et Félix aussi. Et enfin énumérer les trois éléments qui composent l'âme selon Platon. Très important : l'élément concupiscible, parce qu'il faut manger, boire, copuler ; l'élément rationnel, parce qu'il faut penser sinon le corps prend le dessus ; et... et le troisième élément qui est...?
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ArtesiaArtesia   06 novembre 2016
Il commande un deuxième café et chasse de son esprit cette vague de nostalgie. Il préfère ne pas rouvrir cette page de sa vie. Il n'aime pas l'émotivité et ses soubresauts. Tout comme il ne supporte pas les films au scénario larmoyant et encore moins les émissions de télévision portant sur des retrouvailles familiales. Il a en horreur l'exhibitionnisme émotionnel. Pourquoi faut-il que des centaines de milliers de spectateurs, transformés en voyeurs gluants, assistent aux malheurs des autres, à leurs déchirements et à leurs étreintes impudiques ? On a retrouvé pour eux un fils, une mère, une soeur jumelle, perdus depuis dix, vingt, trente années, et voilà qu'ils se reniflent sur un plateau de télé, entourés de projecteurs, encouragés dans leurs débordements par une animatrice au sourire immaculé, preuve irréfutable de la profondeur de ses intentions. Pourquoi participer à un tel cirque médiatique pour régler ses problèmes de couple, pour avouer à la femme de sa vie qu'on la trompe depuis le début, pour informer ses parents qu'on se prostitue depuis l'âge de treize ans, pour annoncer à ses enfants qu'on va changer de sexe dans une semaine ?

Quand son fils, encore adolescent, vivait à la maison, Antoine s'est querellé plus d'une fois avec lui à propos de ce genre d'émissions. Jonathan n'avait pas honte de laisser couler ses larmes quand une mère serrait dans ses bras sa fille retrouvée. Son père ne supportait pas ce relâchement. Il avait beau lui expliquer que ce n'était qu'une supercherie pour encaisser des profits, Jonathan refusait d'écouter ses arguments. Il ne voyait pas en quoi réunir des gens séparés par les vicissitudes de la vie constituait une entreprise maléfique parce qu'elle se produisait sous les projecteurs.

- Je pense juste le contraire de toi, papa. Les retrouvailles ou les confessions, lorsqu'elles sont médiatisées, deviennent exemplaires et ceux qui les vivent en sortent grandis.

- J'en doute.

- Pour une fois dans leur vie, ils émergent de l'ombre. Il sont enfin vus. Leurs peines et leurs joies sont légitimes.

- Tu sais ce que tu es ?

- J'ai l'impression que tu vas me l'apprendre.

-Un sentimental décadent. Tu es incapable d'analyser un phénomène à partir de ses causes, trop obnubilé par le chatoiement de ses effets.

-Le prof de philo vient de parler !

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ArtesiaArtesia   07 novembre 2016
En levant les yeux de son journal, Antoine aperçoit Claire Langlois. Elle porte des verres fumés, traverse d'un pas décidé l'avenue Bernard. Son allure exprime un dosage pimpant d'efficacité et de joie de vivre. Il se lève pour lui faire signe mais elle disparaît sans faire attention à lui. La pensée qu'il la retrouvera sur son chemin l'effleure. Il l'a vue hier, il la revoit aujourd'hui, que va-t-il se passer demain ? Il existe peut-être des ponts entre le monde des désirs souterrains et celui des apparitions baignées de soleil, espère-t-il. Il ne pousse pas plus loin sa réflexion et, après une gorgée de café, se replonge dans sa lecture.
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ErrantErrant   01 octobre 2016
Cette médiatisation outrancière de la mort révèle l'état pathologique dans laquelle la société maintient ses membres.Le vautour, dans cette histoire, c'est aussi lui, surtout lui, la main prolongée par une télécommande. Suant à grosses gouttes, fusionné au cuir de son fauteuil, il se délecte du malheur des autres.
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ErrantErrant   01 octobre 2016
Tu ne comprends rien. Je veux que toi et moi, nous nous engagions dans une expérimentation existentialiste. Il faut sortir des sentiers battus. Trouver de nouvelles façons de vivre les relations humaines. Nous sommes jeunes, nous n'allons pas reproduire bêtement ce que nos parents ont fait.
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