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ISBN : 2203121920
Éditeur : Casterman (06/09/2017)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 23 notes)
Résumé :
- LIVRE RÉSERVÉ A UN PUBLIC AVERTI -

Le dessinateur livre sa vie intime et sexuelle, évoquant ses relations amoureuses et ses pratiques avec ses partenaires ainsi que ses émotions et ses sensations. Il explore toutes les facettes de la sexualité.
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
canel
  03 janvier 2018
Extases. Ou secousse sismique, orgasme, frénésie masturbatoire et copulatoire, émerveillement face à ce miracle de la nature, etc.
Tout est BON dans ce volumineux album ! 😍
JL Tripp y retrace sa sexualité sans fard mais sans vulgarité, du zizi de petit garçon coincé dans la fermeture de pantalon à l'orgie romaine entre vieux potes, via le premier french kiss avec une petite Anglaise - tiens, comme mes camarades de 4e !
Moins gratuit/impudique que 'Fraise et chocolat' (A. Aurita), quelque part entre Pennac ('Journal d'un corps'), le JC Tergal de Tronchet (en plus subtil et plus travaillé), et Hugo de Bbl (en plus illustré), les confidences de l'auteur, franches, touchantes et émoustillantes, montrent bien les questionnements, tâtonnements, délices & déconvenues liés à la sexualité et à l'amour (avec, en filigrane, l'influence de l'éducation). Beaucoup d'humour dans le ton, grâce au sens d'autodérision de l'auteur
et à son talent pour les métaphores.
Deux mini-bémols : la couverture, et le fait qu'il y ait une suite, alors que la fin de ce premier opus s'essouffle un peu. Cela dit, comme l'auteur est né en 1958, je suis curieuse de découvrir sa sexualité de sexa-, s'il continue à ne pas tricher (honnêteté dans le propos, et pas de Viagra dans la mécanique - j'aime pas les vieux libidineux genre DSK)...
A faire lire à ses grands enfants ? Pour décomplexer les garçons, si besoin, et rassurer les filles sur les obsessions masculines qui peuvent sembler malsaines quand on 'débute'. A vous de voir où ils en sont avec 'tout ça', car l'album est très explicite.
• 4.5/5
___
♪♫ https://www.youtube.com/watch?v=XBM6wdMq8CI
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Davalian
  18 décembre 2017
Jean-Louis Tripp, qui a notamment cosigné avec Régis Loisel la série Magasin général, nous propose ici Extases, un roman graphique suggestif. Vu le thème et l'auteur, autant le reconnaître d'emblée, ce titre n'aurait pas retenu mon attention en librairie. La description faite par Babelio a en revanche fait mouche. Et c'est donc grâce à l'opération Masse critique que j'ai pu découvrir cette bande dessinée. Merci !

Assurément, sans cette opération, j'aurai fait l'impasse sur ce volume. Pourquoi ? le prix, les dessins en noir et blanc, le thème et surtout les très nombreuses planches suggestives qui m'auraient rebuté après (dans le meilleur des cas) un vague survol. Car oui, cette lecture est à réserver à un public averti mais pas forcément aux plus de dix huit ans, quoique…
Bon d'accord, je sens que là je vais choquer… mais tant pis ! Précisons toutefois les choses. La première partie de ce roman, sans doute la plus intéressante d'ailleurs, évoque les premiers émois du jeune Jean-Louis, les premières expériences. Cette plongée dans le passé est agréable, permettant de mettre en mémoire notre propre passé. Mais le propos va plus loin. Il s'agirait presque d'une sorte d'initiation à la sexualité. Tout cela est présenté de manière habile, touchante et plutôt réussite.
Une petite mise en garde aurait toutefois été la bienvenue. Il s'agit là de souvenirs et d'expériences qui remontent à une époque où les risques et les maladies n'étaient pas les mêmes qu'aujourd'hui. Aussi, les précautions qui sont d'usage n'étaient par forcément rentrées dans les moeurs à l'époque…
Les choses se gâtent après cette première partie. C'est à partir de ce moment-là que le livre doit être urgemment retiré des mains de vos adolescents.
De discrètes, les scènes osées deviennent omniprésentes. du débutant, Jean-Louis passe directement dans une catégorie de pratiquant sans complexe. L'objectif n'est pas ici de distinguer ce qui est vraiment biographique de ce qui l'est moins, ni de juger. Mais franchement : trop c'est trop ! L'auteur a la délicate attention de présenter son point de vue tel qu'il est, d'expliquer comment il en est arrivé à rejeter toute forme de carcan. Si ce cheminement est bien présent, il passe au second plan au profit de séquences franchement… courageuses.
Car, oui, il faudra également laisser de côté préjugés et limites propres à chacun pour poursuivre ici sa lecture sans être choqué. Et il a de quoi : entre des jeunes hommes qui vivent nus et finissent par… faire des découvertes ensemble, puis la vie de l'adulte, certains passages mettront mal à l'aise. Il faudra d'ailleurs faire plusieurs pauses avant de revenir ici.
L'âge adulte n'est pas forcément celui de l'âge de raison. Si la séquence du gadget peut, à première vue et surtout pour un spectateur, sembler drôle, elle cédera assez rapidement la place au point d'orgue du roman graphique : la fête romaine. Fête qui finira à son tour en orgie annoncée. Les séquences de l'orgie en question sont inénarrables. En revanche la montée en intensité jusqu'au moment fatidique reste plutôt bien amené.
Ce paroxysme marque presque la fin de l'ouvrage. Il aurait sans doute été plus opportun de s'arrêter ici. Deux anecdotes sont encore présentées. La seconde, sur laquelle s'achève le volume, semble tout droit issue du film Mary à tout prix, quoique… ouille ! La manière de les introduire (pardon, de les présenter) est assez originale mais laisse dubitatif. Serait-ce une manière de convaincre le lectorat de rester pour la suite ?
Compte tenu du nombre de page l'usage du noir et blanc s'explique assez facilement, même si la couleur aurait ici été la bienvenue. Elle aurait été partie prenante dans ce voyage vers ce contient que le volume est cessé offrir. Malgré ce handicap, les dessins restent sympathiques, maîtrisés dès le premier coup de crayon.

C'est un sujet qui a été ici sacrément travaillé et cela ne fait aucun doute. L'on pourra toutefois regretter que certains personnages soient plus travaillés que d'autres. Hormis le protagoniste, ceux-ci ne donnent pas l'impression de vieillir. Les séquences oniriques sont plutôt décevantes, tout comme les cases qui font l'objet d'un gribouillage. Ces effets artistiques tombent à plat mais sans vraiment desservir l'ensemble pour autant.
La mise en page est dynamique à souhait. Les planches comptent un nombre variable de cases et certaines d'entre-elles proposent des panoramas, des grandes caricatures, des épisodes particuliers. Tout cela évite l'ennui.
Une suite est déjà annoncée. D'ailleurs le volume comporte le chiffre « 1 » ce qui sous-entend qu'il va y en avoir d'autres. Soyez toutefois rassurés : vous pourrez arrêter votre lecture à la fin de ce premier volume. C'est d'ailleurs à cette décision à laquelle je suis parvenu, pour l'instant du moins…
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Apikrus
  04 janvier 2018
Connu pour sa participation à la série BD 'Magasin général' avec Régis Loisel, l'auteur JeanLouis Tripp raconte ici la manière dont il a vécu sa sexualité depuis sa pré-adolescence.
En introduction et en interview, il jure de dire toute la vérité, rien que la vérité, prenant malgré tout la précaution de changer les noms et les apparences de ses partenaires par égard pour elles/eux.
Si chacun conserve nécessairement un jardin secret en la matière, il apparaît néanmoins que l'auteur nous livre dans cet album une bonne partie de sa vie sexuelle, faisant part avec sincérité de pratiques et de réflexions que beaucoup n'oseraient probablement pas avouer publiquement (masturbation, infidélité, expériences homosexuelles, addiction à la prostitution en tant que client…).
Présenté ainsi, le propos de Tripp peut sembler cru voire vulgaire, mais il n'en en rien car il questionne systématiquement ses comportements, tentant d'en distinguer les pulsions physiques et les sentiments (nuances ô combien difficiles à établir tant les choses sont imbriquées…). Le graphisme mêle habilement réalisme et représentations abstraites, à l'image de la couverture - seule planche colorisée de l'ouvrage.
Cette lecture captivante est de nature à amener chaque lecteur (et lectrice ?) à s'interroger sur ses propres fantasmes et comportements, de manière décomplexée.
Je recommande donc vivement cet album, dès 14-15 ans pour les garçons, à condition que les jeunes puissent accéder à d'éventuelles explications complémentaires.
Une suite est annoncée. En deux volumes aussi épais ? Plus de 250 pages ? C'est surprenant, on aurait pu penser qu'avec l'âge, ce 'queutard' aussi joyeux que tourmenté avait à peu près fait le tour de la question...
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Bouvy
  11 septembre 2017
Jean-Louis, l'auteur, nous conte dans une étonnante autobiographie sa vie sexuelle. La découverte des filles, les premiers baisers, les premiers émois de l'adolescence, la perte de la virginité, les copiais, les copines et aussi l'amour. Sans pudeur, sans rien nous camoufler de ses expériences, l'auteur, par le biais de l'humour, d'un trait séducteur, partage alors toutes ses expériences, bonnes ou mauvaises, le combat contre certains préjugés. Il nous emmène dans sa jeunesse, au coeur des années 70 qui profitaient des de la libération sexuelle et aussi de l'absence du sida qui va franchement plomber l'ambiance pendant les années 80. Les dessins sont charmants, le scénario tient du roman graphique et l'auteur ,ne cherche aucunement nous faire la morale ou à nous influencer sur nos comportements. Je pense qu'à certains moment de cette lecture, nous nous retrouvons tous dans certaines situations, d'autres nous ont peut-être fait fantasmer sans jamais avoir eu la chance de concrétiser nos désirs les plus fous. Il nous parle aussi d'amour, de jalousie, de lassitude. Bref, il nous offre pratiquement trois cents pages savoureuses malgré que parfois, il y a peut-être quelques petites longueurs qui auraient pu être évitée. Donc, je donne quatre étoile à cette bande dessinée pour le moins originale et souvent drôle. Je suis curieux de découvrir la suite.


































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trust_me
  13 septembre 2017
Extases où l'itinéraire d'une vie sexuelle. Ce premier tome sous-titré « Où l'auteur découvre que le sexe des filles n'a pas la forme d'un x… » s'étire de l'enfance au début de l'âge adulte avec quelques détours dans un passé beaucoup plus récent. JeanLouis Tripp, co-auteur avec son complice Régis Loisel du fabuleux Magasin général, dit tout et annonce la couleur en introduction : « Tout ce que je raconte dans ce livre est vrai. […] le personnage principal, c'est moi, JeanLouis ».
On retrouve donc JeanLouis à l'école, dans les années 70. La vie en province, les parents communistes, les premiers questionnements autour de ce qui se cache sous les jupes des filles. le premier baiser pendant un voyage en Angleterre, la première branlette, les premiers touche-pipi au collège avec la peu farouche Véronique. Et puis le lycée. Caroline. LE grand amour. La première fois. Des mois, des années avec Caroline. Des envies d'infidélité, une sexualité de couple qui tombe dans la routine, des tentatives pour relancer la machine. le plan à trois, Caroline avec un autre homme, les partouzes. JeanLouis accro aux prostituées, JeanLouis et ses expériences homosexuelles. Tout est mis sur la table, sans fard ni faux semblant.
Rarement (voire jamais) un auteur aura autant dessiné sa bite. Et dans des proportions tout à fait raisonnables, il est important de le préciser. JeanLouis Tripp ne se met pas à nu pour fanfaronner ou pour la gaudriole. Sa biographie entièrement centrée autour d'une sexualité débordante n'a rien du grand déballage malgré les apparences. Loin d'une bête confession intime sans saveur, il allie franchise, modestie et pudeur (si, si, je vous jure !) avec une justesse des plus touchantes. Les trouvailles graphiques sont nombreuses pour analyser avec pertinence un ressenti brut et alimenter la réflexion. On ne cache rien mais on ne force pas le trait, on suggère autant que l'on montre. L'équilibre est fragile mais les fondations restent solides, en grande partie grâce à un sens du récit absolument bluffant.
Évidemment, ce n'est pas à mettre en toutes les mains. C'est cru, très cru. Jamais vulgaire pour autant, ni particulièrement excitant. Un album à découvrir pour sa sincérité, son autodérision, son mélange de sérieux et de légèreté et la limpidité de sa narration. 270 pages dans ce premier volume et il en reste deux à paraître. Autant dire que la vie sexuelle de JeanLouis Tripp est loin d'avoir livré tous ses secrets.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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critiques presse (7)
LeDevoir   09 novembre 2017
Avec «Extases», le bédéiste se met à nu pour parler plaisir, politique et émancipation.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Actualitte   12 octobre 2017
Le dessinateur du « Magasin général » prend un virage à 90 degrés et se lance dans le récit autobiographique, plus précisément dans l'exposé de sa propre éducation sexuelle, passant en ce premier volume du puceau qu'un rien excite à l'adulte que le sexe a blasé.
Lire la critique sur le site : Actualitte
BDZoom   12 septembre 2017
À l’aube de la soixantaine, le coauteur de « Magasin général » se livre intimement, sur pratiquement trois cents pages, racontant les expérimentations sexuelles de sa jeunesse un brin rock’n’roll (tout à fait dans l’air du temps, en ces années soixante-dix).
Lire la critique sur le site : BDZoom
BoDoi   07 septembre 2017
Tripp est au sommet de sa forme artistique, avec un trait d’une grande fluidité, duquel émane un évident plaisir de dessin. Bravo !
Lire la critique sur le site : BoDoi
Bedeo   06 septembre 2017
Dans cette autobiographie du sexe et de l’intime, Jean-Louis Tripp réussit avec beaucoup de précision et de minutie à nous replonger dans les premiers émois de la vie, ces frissons de l’intime qui alimentent plus ou moins notre existence par la suite.
Lire la critique sur le site : Bedeo
BDGest   05 septembre 2017
Extases a tout pour faire jaser : Jean-Louis Tripp raconte dans une série - et en quatre tomes s’il vous plait - sa vie sexuelle.
Lire la critique sur le site : BDGest
LaLibreBelgique   05 septembre 2017
Jean-Louis Tripp se livre comme jamais et presque comme personne dans "Extases". Un ouvrage qui traite de sexe, d’éducation, et peut-être aussi de spiritualité.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel   14 janvier 2018
Heureusement, j'avais un solide Surmoi, qui m'assurait un bon sens de l'éthique !
Voilà : le consentement ! Le consentement, quelle que soit l'intensité du désir, du besoin... Avec J., il y avait eu un échange sexuel consenti (et révolutionnaire) entre deux personnes jouissant de leurs pleines facultés de jugement...
Mais je me demandais si Caroline, elle, aurait consenti à mes échanges avec J.
Bien sûr, je ne mets pas la tromperie et le viol sur le même plan, mais dans les deux cas, quelqu'un n'a pas consenti, et a été abusé...
D'un côté, mon Surmoi contrôlait à la base toute pulsion suspecte, et jamais je n'aurais pu abuser d'une fille, mais d'un autre côté, la seule voie que je voyais pour ne pas abuser Caroline s'appelait : Monogamie.
Monogamie et branlettes. Ad vitam aeternam...
J'étais amoureux fou de Caroline, et je voulais vivre ma vie avec elle.
Mais j'avais 16 ans...
Et l'idée de ne baiser qu'avec une seule fille, toujours la même, pour le restant de mes jours... me semblait... comment dire ?... Enfin, vous voyez... Je ne pouvais m'empêcher de penser à toutes les filles qu'il y avait de par le vaste monde...
En aimer une interdisait donc d'en désirer d'autres...
Il y avait là un conflit majeur entre mon sens de l'éthique et ce que je devinais de mes désirs, envies (besoins ?)...
Eh bé, d'abord, quelle est la différence entre désir, envie et besoin ?!...
(p. 118-121)
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canelcanel   09 janvier 2018
Mon père (qui bien sûr n'était pas au courant de mes activités onanistes) m'avait, un jour, donné son avis sur le sujet : la masturbation était la conséquence de l'incapacité à se trouver une femme. Un aveu d'échec. Une déchéance.
Or, moi, j'avais 'une femme' ET j'avais envie de me branler tout le temps... Je ne comprenais donc pas quel rapport il y avait entre ceci et cela...
Baiser était une chose, se branler en était une autre, dans laquelle je ne voyais aucune déchéance...
Je me souviens d'avoir été sidéré - et déçu - que mon père, révolutionnaire patenté et chantre de l'émancipation des peuples, puisse être habité par des idées aussi rétrogrades...
Cependant, ce point de vue, parce qu'il était paternel, m'aura longtemps laissé une empreinte de culpabilité (rien de grave, mais une gêne, comme une mouche qui vous tourne autour et qu'on ne parvient pas à chasser)...
(p. 116)
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canelcanel   07 janvier 2018
« Putain ! Je te crois pas, con !!
- Je te jure, con ! Elles en veulent, les Anglaises !!
- Hé bé, alors... Si t'as baisé... t'y as vu la choune ?
- Heu... Bé... oui !
- Hé bé, à quoi ça ressemble, alors, une choune ?
- Heu...
- Tu vois ! T'as pas baisé ! Sinon, tu saurais que c'est en forme de X !!
- Hé bé si, je le sais, que c'est en forme de X... J'allais le dire, con... »
A quoi ressemblait le sexe d'une fille ? A vrai dire, c'était assez flou dans la tête du jeune JeanLouis... D'après les planches anatomiques, on pouvait hésiter entre une tête de papillon de nuit... et une sorte de mollusque... D'ailleurs, on disait 'la moule', dans la cour de récré... Mais on disait aussi 'la chatte'. Alors, quel était le point commun ? Où était le X ?...
[...]
Le jeune JeanLouis essayait de se représenter quelque chose en X, mais poils et mollusque mélangé, ça restait vague... et un peu effrayant...
[...]
Il avait envie de savoir... Plus qu'une envie, c'était un besoin, qui poussait en lui comme un bélier... Rien ne lui semblait plus urgent... Mais... Il était timide avec les filles... Et puis, les filles étaient timides, elles aussi...
(p. 30-32)
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canelcanel   05 janvier 2018
Ainsi, se serrer le bout de la quique en pensant qu'il embrassait Beth avec la langue devint son activité principale pour le reste de l'été.
Serrer... et bouger un peu, donc... et à force de bouger un peu, puis un peu... quelque chose de tout à fait inattendu arriva.
Vous dire la surprise que provoqua cette... chose... chez Petit JeanLouis... c'est impossible...
C'était...
Il n'était pas préparé à ça...
Se serrer la quique, il le faisait parce que c'était agréable... mais ça !!
Que s'était-il passé ?
On était loin des dessins en coupe de l'appareil reproducteur masculin et des cours d'éducation sexuelle de son père dans lesquels Maman pond un oeuf, et où Papa met son zizi dans celui de Maman et dépose une petite graine qu'on appelle un spermatozoïde, qui est contenu dans le sperme, bon d'accord... et il comprenait bien que ce liquide sur son ventre, c'était ça le sperme en question... Dans la cour de récré, on disait 'juter'... Il avait juté, donc...
Mais son père n'avait pas dit un mot sur la secousse !!
La porte d'un chaos grandiose et inconnu...
La clef des abysses...
Des abîmes et des galaxies...
Le plaisir radical...
L'ultime vibration...
Et le calme...
Son père ne lui avait pas parlé de ça... le plaisir... un plaisir d'une nature inouïe... qui apporte le repos, l'apaisement, le calme enfin...
La vie allait changer radicalement.
(p. 23-29)
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canelcanel   04 janvier 2018
[ JeanLouis, 12 ans, 1970 ]
Qu'y a-t-il sous les jupes des filles ?
A quoi ressemble-t-il, cet inaccessible Graal ?
Qu'y a-t-il aussi, derrière leurs yeux noirs ? Surtout ceux de Pili Martinez..
Les dessins anatomiques que lui a montrés son papa ne le disent pas...
Ces dessins-là sont clairs, nets et froids.
Ils ne lui disent rien de ce qui se passe en lui quand il pense à Pili Martinez.
(p. 11)
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Videos de Jean-Louis Tripp (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Louis Tripp
Jean-Louis Tripp était en direct de la librairie Equipe Torcatis pour présenter son dernier opus "L'extase " sorte de récit auto-biographique de jeunesse sur ses rencontres avec les corps, l'amour, le sexe (30/09/2017).
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