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EAN : 9782266251716
224 pages
Pocket (11/06/2015)
4.03/5   54 notes
Résumé :
Marseille, aujourd hui. Une mère est confrontée au drame que chaque parent redoute. Sa fille, à peine adolescente, a été enlevée sur le chemin de retour du collège et violée. Le couple parental n'y a pas survécu. Son mari a pris la fuite.
Mère et filles vivent ensemble. Lorsque le suspect de l'agression est libéré sur vice de procédure, la mère renonce à la justice des hommes.

** spoil **
Elle décide de se venger, simplement et brutale... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
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Livresque78
  17 juin 2015
Petit Louve n'est pas un roman que l'on peut faire entrer dans une case.
Marie Van Moere amène dans ce livre une sujet délicat, d'un bout à l'autre, où l'on touche à l'enfance, à l’innocence. Mais l'auteure ne s'arrête pas là, elle nous propose de réfléchir sur un sujet important, la justice, celle de la société et celle des hommes, la vengeance est-elle une fin en soi? Permet elle d'effacer la souffrance? De se sentir allégé d'un poids?
Un livre qui parle d'amour maternel mais pas de celui qui vous entoure de roses, de dentelles et de bisous. Non! L'amour qui vient du fond des tripes, imparfait mais tellement intense et profond.
Une histoire qui se déroule en Corse, dont les paysages font encore monter l'intensité du récit. Des personnages entiers et vrais qui ont tant de choses à dire.
Les bourreaux deviennent proies puis de nouveau chasseurs. Un roman noir dans lequel les deux protagonistes féminines font preuve d'un courage et d'une détermination que l'on ne peut qu'admirer.
Elles fuient le danger mais pourtant savent y faire face lorsque tout semble perdu. La mère est le genre de femme à laquelle nous souhaiterions toute ressembler, une mère courageuse et prête à tout pour son enfant.
Un très beau livre et des personnages pour lesquels je garderai une affection toute particulière.
Lien : https://livresque78.wordpres..
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RomansNoirsEtPlus
  28 février 2022
La vengeance est un plat qui se mange froid. Agathe en sait quelque chose qui s'est débarrassé du violeur de sa fille de manière définitive, à peine celui-ci sorti de prison.
Elle a alors décidé de mettre de la distance avec le continent et de mettre les voiles pour la Corse , accompagnée de sa fille, âgée de 12 ans. La petite est une adolescente précoce qui se réfugie dans les livres, son agression a accéléré sa mue de manière forcée même si son corps subit encore les conséquences de cet acte criminel. Elle sait sa mère prête à tout pour la protéger sans pour autant connaître jusqu'à quelles extrémités elle pourra aller.
Le Cap Corse est un refuge momentané pour Agathe car deux hommes semblent déjà être sur leur piste. Celui qu'elle a abattu faisait en effet partie d'une fratrie gitane et il est possible que ses frères soient après elle. Et s'ils l'a retrouvent elle sait qu'ils ne feront preuve d'aucune pitié.
Un roman d'une intensité rare . Une course poursuite à travers la Corse. Des vengeances de famille qui se répondent. Et qui ne feront pas de quartier. À la vie à la mort.
La violence brute des frères Vorstein face à deux femmes aux abois mais qui ne manquent pas de ressources. Agathe est habituée à réparer les vivants mais elle sait aussi les précipiter dans l'au-delà quand il s'agit de protéger sa fille. Et pourtant ces deux-là ont une relation compliquée.
L'auteure joue avec les codes dans ce récit sous haute tension. On s'attache sans mal à Agathe , cette mère prête à tous les combats et les sacrifices pour sauver sa progéniture. Que dire d'Orsanto, ce berger corse célibataire dont l'existence va être chamboulée par l'arrivée de la mère et de sa fille ? La fille, la petite qui va devenir cette petite louve au côté d'Orsoni .
Après la violence des actes, l'émotion nous étreint malgré nous. Un texte brut, très noir qui nous questionne sur la justice. La justice des hommes, primaire et brutale ou celle des institutions, pivot de toute société civilisée.
Un premier roman qui marque les corps et les esprits et qui donne envie de suivre cette auteure dans ses prochains ouvrages.

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gruz
  21 février 2014
Une scène d'introduction qui donne le ton, une écriture âpre, un récit qui vous prend aux tripes, une plume viscérale. Dès les tous premiers mots, on sait qu'on va être marqué au fer rouge.
Une histoire afflictive, qui heurte, un propos qui fait réfléchir jusqu'à chambouler nos fondements, une écriture organique, qui nous plonge dans l'intime de cette relation mère-fille.
Pour un premier roman, Marie van Moere cogne fort, genre uppercut. Ce qui frappe au premier abord, c'est cette écriture résolument moderne, toute à la fois sèche, lyrique et enragée.
Ce qui ébranle, c'est le thème bien sûr, mais également la façon de le traiter. Avec cette petite louve, complètement meurtrie par ce qui lui est arrivé et cette mère qui par moment semble encore plus perdue que sa fille. Relations difficiles entre deux êtres d'un même sang. Émouvante jeune fille (la couverture, c'est exactement elle).
Le tandem va louvoyer à travers la Corse, qui devient un cul-de-sac, dans une course poursuite qui sèmera la mort sur son passage. Opération terre brûlée. Parce qu'on ne fait pas de tels choix sans conséquences.
Un récit sauvage qui met en avant les instincts des différents protagonistes, instinct animal, instinct familial, instinct grégaire.
Un véritable roman noir, très noir qui nous force à nous poser un flot de questions dérangeantes, la place du bien et du mal, le bien-fondé ou l'absurdité de la violence, la légitimité de se faire justice soi-même…
Et la fin… Si le reste du récit vous a assommé, cette fin vous mettra totalement à terre. Une p… de fin (passez-moi l'expression) dont il est difficile de se remettre, tout en violence (psychologique et physique), émotions et remise en question. Une fin qui reste présente tel un fantôme.
Un court et abrupt premier roman d'une auteure à suivre de très près à l'avenir.
Lien : http://gruznamur.wordpress.c..
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encoredunoir
  22 janvier 2014
Quelque part au-dessus des calanques, une femme abat un homme ; celui-là même qui a violé sa fille. En assouvissant cette vengeance, elle met en branle toute une série d'événements et devient avec sa fille la proie des frères du violeur, gitans sédentarisés et criminels endurcis, qui vont la poursuivre sur les routes de Corse où elle pensait se faire oublier.
Pour ce premier roman Marie van Moere choisit de traiter un thème vieux comme l'Homme et donc la tragédie ; celui du cycle de la violence et de la vengeance. Appliquant la loi du talion, prenant la vie de celui qui a brisé celle de son enfant, cette mère enclenche un engrenage qu'elle ne maîtrise pas et que, d'évidence, aveuglée par l'obsession de faire payer le coupable, elle n'a jamais réellement envisagé de maîtriser.
À partir de là, tout en menant une course-poursuite sans temps mort et en ménageant un suspense bien maîtrisé révélant au lecteur attentif des événements à venir pour mieux dissimuler d'autres surprises plus inattendues, Marie van Moere peut jouer sur les contrastes et les oppositions.
Entre la mère et sa fille d'abord ; la première se révélant vite avoir plus besoin d'aide que la seconde. Entre deux aspects de la Corse ensuite dont le caractère insulaire en fait à la fois un refuge et un piège. Entre deux familles enfin. Celle brisée, délitée, de la mère et de la fille, celle soudée et extrêmement hiérarchisée de leurs poursuivants. On peut d'ailleurs saluer là le souci de l'auteur de donner à chacun de ses personnages, autant chez les poursuivies que chez les poursuivants, une véritable histoire et donc une chair palpable pour le lecteur même si, toujours, et Marie van Moere le montre bien, c'est l'instinct animal qui prend le dessus. Instinct de protection de la louve pour sa petite, instinct de chasse en meute pour les Gitans à leurs trousses. Et un autre contraste de se faire jour avec Orsanto, le berger au nom d'ours qui apparaît sans nul doute comme celui qui sait le mieux dominer ses instincts et incarne à lui seul le refuge que représentent l'île et ses montagnes.
Cela donne au final un roman trépidant, marqué du sceau d'une violence sauvage, parfois gratuite dans les faits mais jamais dans le propos de l'auteur mais aussi porteur d'une véritable réflexion sur la porosité des frontières entre le bien et le mal qu'une révélation finale, au détour seulement d'une phrase, met plus encore en lumière. C'est également, entre autre, un livre qui s'interroge sur la manière dont la violence apparaît comme corollaire de l'amour – maternel, fraternel, filial – lorsque celui est blessé, et enfin, à sa manière rude un beau roman sur le passage à l'âge adulte.
La Manufacture de livres révèle avec Marie van Moere une plume âpre et sensible que l'on se plaira sans nul doute à suivre dans l'avenir.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Sourisetdeslivres
  17 mars 2021
Enterrer
Une nuit comme la dernière, sinon la première.
Une existence agrippée à un manche de pioche.
Nuit hors du monde conscient, mais réalité de la peau à vif entre le pouce et l'index.
Juillet, 2 h du matin. 26 degrés.
Quelque part à proximité de Marseille.
Inspirer. Piocher. Expirer.
Une détermination qui ne tolère pas le dégoût.
Une mère et sa fille de 12 ans.
Échouer
En Corse.
Des stigmates sur les mains.
Sa fille ravagée, mordue, rompue, tuméfiée comme son coeur de mère.
Ne rien donner. Tout garder, caresser sa douleur, la faire luire et reluire, l'observer et s'observer au reflet.
Une course contre la peur. Une course contre la mort.
Une berline avec 2 hommes à bord qui s'arrêtent au même hôtel reculé qu'elles, ce n'est pas une coïncidence.
Fuite en avant. Fuite désespérée.
Roman choral ; chaque intervenant nous livre sa version des faits.
Froide. Calculée. Meurtrie. Abattu. En colère.
La mère, la petite, le père. Ari et Ivo.
Chacun son instinct.
Primal. Brutal. Maternel, familial ou docile.
2 familles en colère.
Celle brisée de la petite louve.
Un foyer éclaté, des parents séparés.
Celle soudée qui a décidé de se venger.
Des points de rupture.
Les souvenirs impossibles à oublier ni à enterrer.
« Même les mers ont des rivages
Même les prisons ont des murs,
Seule notre peine n'a pas de fin. »
Ari et Ivo, gitans sédentarisé des cités de Marseille.
« La douleur d'une mère, peu importe laquelle c'est, imprévisible »
L'instinct bestial, animal.
Sa survie ou la survie des siens impose des actions.
Inspirer — expirer
Une traque.
Ari et Ivo des tigres prêt à ferrer leurs proies.
Petite louve.
Retour au calme.
Être à la terre, absorber le ciel, trouées dans l'olivine, olives esseulées, brise légère et feuillage liquéfié par le soleil.
Kaléidoscope naturel.
Chaleur minérale diffusée dans le squelette.
Se laisser aller à une danse archaïque autour d'un brasier de vie alimenté par les femmes se cambrant, pilons en mains et enfants dans les jambes.
La fertilité sereine, la maternité douce, le retour à l'origine, la terre et du ciel.
Un roman noir, âpre et rugueux comme ces montagnes corses que tu vas arpenter.
Un roman violent aucun des protagonistes n'est prêt à se laisser abattre, même blessé, tout comme la nature qui prend le pas sur l'homme.
La haute montagne qui rend la région instable tout comme les caractères des frères.
Des filles. Des mères. Des soeurs.
Outre les thèmes abordés, l'auteure met l'accès sur la beauté de la nature qui tranche avec la laideur de ses personnages.
Elle te rappelle de vivre avec la nature et non contre, ne pas lui faire injure
Expiration — inspiration – sidération
Est-ce que la vengeance est curative ? Est-ce que la vengeance atténue le traumatisme ou redéchire les plaies à peine soudées ?
Des mots jamais échangés.
Des phrases jamais prononcées comme si une fois entendues elles scelleraient leur sort.
Repousser la vérité le plus loin possible.
Y faire face, mais pas totalement.
Chacun des personnages, comme toi lecteur, portent un regard sur le même paysage, mais ce qu'ils y voient diffère.
Chacun se regarde, mais pourtant aucun ne se connaît entièrement.
Ils ne voient pas ou ne veulent pas voir les failles et les aspérités.
Tu ne trouveras rien de doux dans ce livre qui suinte la douleur.
Un vrai roman noir aux sujets lourds.
Des passages sont difficiles à digérer.
Le maquis et les aiguilles de Popolasca sont les témoins des scènes terribles qui se jouent sur ces terres corses.
Des âmes noires. Des êtres qui oublient trop souvent de respirer.
Un livre sombre et animal.
Une fin peut-être un peu rapide et en même temps non, elle reste dans le tempo du roman.
Je ne le fais pas exprès, j'ai enchainé les romans où il est question de justice. Marie van Moere dans ce roman aborde un sujet délicat, d'un bout à l'autre, où l'on touche à l'enfance, à l'innocence.
L'auteure ne s'arrête pas là, elle nous propose de réfléchir sur un sujet important, la justice, celle de la société et celle des hommes, la vengeance est-elle une fin en soi ? Permet-elle d'effacer la souffrance ? Offre-t-elle une rédemption ? de se sentir allégé de ce poids terrible ? Ou au contraire le fardeau n'en sera que plus lourd ?
J'ai été ébranlée par le thème, comment rester indifférent ?
Petite louve, comme je t'ai admiré. Complètement meurtrie, tu n'as pas encore terminé de lécher toutes tes plaies, les invisibles et celles que seule toi tu connais. Tu m'as émue, fortement émue.
Une course poursuite où les proies deviennent chasseurs et inversement.
Tu lis ce récit en te demandant ce qui va arriver au prochain tournant dans cette montagne aride, malgré la violence et la brutalité des chapitres rien ne te permet de te préparer au final. Magistral.

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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   11 juin 2015
Elle n’était pas méditerranéenne de souche, elle l’était devenue par adoption. La plage était immense, long cordon lagunaire face à l’île d’Elbe et l’Italie. Sa mer originelle était l’Atlantique des plages landaises. Ici, ce n’était pas l’océan. C’était la Méditerranée et ses îles, les mythologiques Ulysse et Pénélope, l’hybris et les drames, le feu grégeois et le sang bouillonnant, mer de tourments contenus puis révélés. Dans ses souvenirs, elle s’était toujours découverte au bain d’acide, comme une plaque de cuivre. Quand cette plaque commençait à verdir, la mer aussi était capable de racler les souillures. Un baptême renouvelé. Se baigner, loin, dans le silence, flotter au-dessus d’une étendue d’algues, plonger en apnée et s’y blottir les yeux fermés en luttant contre la remontée, remonter, inspirer, flotter encore puis redescendre chercher une poignée de sable qui s’évanouira dans la main, émerger à la limite de la noyade, inspirer comme la première fois. Rentrer au rivage et sentir la pesanteur l’enserrer de nouveau, étourdie par cette légèreté fugace que ne connaissent ni les coureurs de fond, ni les chuteurs.
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Charybde2Charybde2   11 juin 2015
La balle s’était logée dans l’os pariétal. Imprévu. Jamais elle n’aurait imaginé qu’il fut si physique d’ouvrir un crâne à la pioche. Celui-ci brisé, elle s’agenouilla derrière et y plongea les mains. La détermination ne tolérait pas le dégoût. Elle s’arrangea pour éviter les yeux, cura les reliquats de cervelle et les déposa sur le côté. Sa main glissait, elle eut le plus grand mal à dégager la balle du crâne. Quand elle y parvint, elle leva les quelques grammes de métal vers le ciel et en vérifia l’intégrité. Il s’agissait de ne pas confondre avec un morceau d’os englué dans la matière. Dans l’obscurité, elle vit simplement que ses mains étaient assombries jusqu’aux poignets, et se nettoya longuement au bidon d’eau.
L’horizon oriental débordait les reliquats de ténèbres, prime lueur que nul n’aurait donnée victorieuse. Elle poussa le corps enroulé et sanglé dans la couverture au fond du trou, recouvrit le paquet par des paquets de cailloux et de terre et compacta l’ensemble en sautant dessus. Puis elle remit son jeans et enfila sa veste à même la peau, regarda ses mains, vérifia que rien ne traînait. Les bruits de la boîte de nuit s’étaient tus. Elle jeta un dernier coup d’oeil à l’endroit et monta dans le 4×4 qui surplombait la ville. L’aurore était là, il fallait partir. Elle but toute sa bouteille d’eau et s’arracha à l’endroit une cigarette à la bouche.
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   06 février 2022
Elle était persuadée que ce territoire intense et déchiqueté ne livrait qu’une interface de lui-même par le réseau de chemins ferrés, routiers ou pédestres, qu’il acceptait telles des saignées afin de préserver ses ombres. Il reprendrait en un instant furtif tout ce qu’il avait donné , d’une manière bien plus violente que les millénaires d’abnégation qu’il avait fallu à l’homme pour se faire accepter de lui.
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   06 février 2022
- La tête ne peut travailler sans le corps.
- Mais le corps peut blesser l’esprit.
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   05 février 2022
On ne devait pas se regarder mourir sous des tonnes de cendre.
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Petite louve - Marie Van Moere - LTL # 144
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