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EAN : 9782081398184
Éditeur : Flammarion (11/10/2017)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 56 notes)
Résumé :
Thomas Ferrer n'est pas un truand. Pas vraiment. Les petits trafics lui permettent de sortir la tête de l'eau, même si la vie n'a pas été tendre avec lui. De petits larcins en détournements de ferraille, le voilà face à face avec un truand, un vrai cette fois. Celui-ci, laissé pour mort par Ferrer, embarque deux frères assoiffés de vengeance à la poursuite de son agresseur. La traque sera sans pitié, alors qu'une puissante tempête s'abat sur la région.
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
visages
  18 avril 2019
Ici nous ne sommes pas dans l'univers de Star War. Il n'y a pas les bons d'un côté et les mauvais de l'autre mais simplement des hommes rongés par la colère, étouffés par des désirs irréalisables et pourtant si facilement accessibles pour d'autres ! Un soir,cette rage submerge Thomas Ferrer avant même qu'il n'ait le temps d'y penser. Elle déborde et se déchaîne. Il tabasse et laisse pour mort Baxter, qui, dans son refus de lui payer ce qu'il lui doit a ouvert les vannes. Une traque sans merci s'engage alors sur 24 heures. Baxter, lui même dépendant de deux autres malfrats se lance avec ses compères à la poursuite de Ferrer dans la forêt des Landes. La méteo semble n'être que le reflet de leur tempête intérieure et ça explose de toute part. C'est une véritable tornade qui détruit tout sur son passage. Tout ce petit monde se retrouve dans et autour de la ferme d'Alezan, ancien combattant d'Algérie lui aussi blessé en son coeur de ce qu'il a vu, vécu et agit. Ces hommes ont un double objectif: se venger et sauver leur peau. Dans cet univers saturé de testostérone, on entrevoit furtivement la sensibilité, la fragilité, l'amour aussi; Mais la carapace ne doit pas être retirée trop longtemps, le danger d'anéantissement est trop prégnant.J'ai retrouvé un peu de F.Bouysse "Grossir le ciel" dans ce polar, de par sa noirceur et l'ancrage dans le terroir. La psychologie des personnages est cependant moins fine...
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NicolasElie
  17 décembre 2017
Tu le sais pas forcément, mais avant de dire des trucs sur un roman je regarde ce que je peux trouver sur l'auteur. Parce que souvent, les interviews, les mots dits, permettent d'y voir plus clair sur les pas dans la neige (je dis ça parce que c'est de saison, dès avril, je change de discours).
Donc je suis tombé, pas par hasard, sur une interview de Marin Ledun. Une radio, pour être précis. Les premiers mots qu'il prononce, pour dire qui est le protagoniste de ce roman, c'est « perdant magnifique ». C'est beau, et en plus c'est exactement ce que j'ai ressenti à la lecture de cette histoire.
Parce qu'il y a des gens dedans. Il y a des gens, et il y a Klaus.
Klaus, c'est le vent. le vent quand il pète un câble et qu'il décide de foutre en l'air ce que les hommes ont construit, les arbres qu'ils ont plantés, alignés, comme les barreaux d'une prison dans laquelle ils se sont enfermés. Et Klaus, dans ce roman, t'as l'impression qu'il est devenu aussi fou que les hommes qu'il bouscule. Aussi meurtrier quand il arrache les pins que les mecs qui ont décidé de chopper Thomas.
Thomas, il a fait une connerie, mais pas vraiment exprès, c'est plutôt la connerie qui lui a sauté dessus. Il doit se planquer, et comme Klaus est pas commode, il se planque pas trop loin. Il n'a pas le choix. Il se planque chez un type qui est aussi en colère que Klaus. Ce type, c'est Alezan. Alezan, c'est son surnom.
Alezan, il a peur aussi. Il a peur de tout, et surtout des autres. de tous les autres. Alors il se protège, avec ses haches et ses tronçonneuses de bûcheron, son pistolet qui lui vient de la guerre d'Algérie, et son fusil de chasse. Alezan, il a des comptes à régler avec le monde, et le monde, il a une ardoise grosse comme ça. Il n'a jamais pu devenir celui qu'il aurait voulu être. Celui qui aurait vécu avec Bahia, tranquille, avec ses gosses et sa femme, avec de l'amour tout autour de ça. Parce que Bahia, elle est morte au début de la guerre. Tu sais cette guerre dont on ne parle pas. Ou tellement peu. Là encore, Marin Ledun emploie un terme très précis. Il parle de « non-mémoire », et précise que pour lui, depuis le départ, le roman noir a une fonction sociale, qu'il doit être de la « sociologie critique ». Finalement, comme le précisait Bourdieu, « un sport de combat ».
Ça parle de destins, qui restent collés par terre, d'amitiés, qui n'en sont pas réellement, ça parle de remords et de haine. Ça parle de nous.
De cette injustice qui blesse, qui tue parfois. de celle qui a tué Bahia, un matin en Kabylie.
Roman social, alors ? Parce que Marin Ledun, il écrit des romans sociaux… des romans qui causent de toi, de moi, des ouvriers dans les usines.
Du pouvoir.
Le pouvoir. Celui de ces hommes qui ont envoyé des gosses se faire hacher menu pour un morceau de caillou, pour quelques grains de sable… le pouvoir de ces hommes qu'on ne condamne jamais, parce qu'ils sont cachés derrière leur bureau. Tu comprends pourquoi Alezan est en colère ?
Alezan et les autres mecs qui sont dans ce bouquin. Tous. Comme toi et moi certains matins où ce que t'entends à la radio, ce que tu lis sur le ouaibe, te fout les glandes jusque par terre.
C'est donc l'histoire d'une traque. Ça s'appelle comme ça. Trois mecs qui veulent en chopper deux autres parque Thomas leur a piqué un truc qu'ils voulaient garder que pour eux.
La colère, tu la sens monter au fur et à mesure que tu tournes les pages. Elle existe en parallèle de celle de Klaus (tu te souviens qui est Klaus ?) et elle devient si violente que plus rien ne peut la contenir. C'est souvent comme ça, la colère. Un truc qui prend tellement de place que plus rien n'existe à part ça, dans ta tête et dans tes tripes.
Marin Ledun a dit aussi, quelque part, que la documentation, c'était un piège. Que quand t'écris un bouquin, il faut étudier « en creux ». Quand t'étudies en creux, c'est là que ça fabrique des émotions. C'est là que tu deviens le vent qui souffle, les arbres qui tombent, les hommes qui hurlent et qui se tuent, souvent sans raison. Parce qu'un morceau de papier, même s'il y a la gueule d'un type dessus, ou un immeuble ou un pont, c'est pas une raison suffisante pour regarder un mec dans les yeux et lui mettre une balle dans la tête.
Je crois.
Et quand tu deviens ce que t'écris, tu touches ce dont parle Franck Bouysse, une espèce de quintessence. C'est rare.
Parler de la société du tourisme et de ce qu'elle implique en terme de vies hachées dans ces régions de bord de mers, d'océans, de montagnes, c'est pas simple sans devenir donneur de leçons. Il faut être sacrément couillu pour nous expliquer que la société se casse la gueule parce qu'on a décidé, un matin, de ne plus donner sa vraie place à l'humain. Faut être couillu, et surtout, faut avoir des arguments.
Marin, il en a, des arguments. Plein.
Et il te les donne en te racontant une histoire.
Une histoire d'hommes, de types qui finalement n'ont trouvé pour s'en sortir que ces moyens détournés, un peu à l'écart de cette société dans laquelle ils ont quand même décidé de vivre, et de prendre, au passage, ce qu'ils estiment leur revenir.
Pas de héros, juste des types, pas vraiment recommandables, mais ils ont tous un sac à dos plein de peurs, parfois viscérales, et ce sac, il est lourd à porter. Il est d'autant plus lourd que quand les peurs sont anciennes, t'as oublié ce qu'il y a dans ton sac. T'as peur, mais tu sais pas pourquoi. T'as peur des autres, mais tu sais plus pourquoi.
Alors t'as peur de l'ombre, parce que tu sais pas ce qui s'y cache.
T'as peur de Klaus, parce que le jour où la nature va décider qu'on n'est plus très utiles, on va disparaitre, et personne ne se souviendra de nous.
T'as peur de Klaus parce que tu vas comprendre que finalement, la seule erreur de l'évolution, c'est nous, et ce qu'on a fait de notre conscience.
Celle qui aurait dû nous servir à aimer…
Un grand roman.

Lien : http://leslivresdelie.org
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encoredunoir
  19 octobre 2017
Après En douce, paru l'an dernier, Marin Ledun poursuit son exploration d'un lumpenprolétariat landais ou, plus généralement, de n'importe quelle périphérie rurale française ou européenne avec Ils ont voulu nous civiliser.
Nous sommes là en 2009, et plus précisément entre le 23 et le 24 janvier, c'est-à-dire au moment où la tempête Klaus va toucher la côte du sud-ouest de la France de plein fouet. Thomas Ferrer vit à Begaarts, petite ville imaginaire que nous avons un peu visitée dans le précédent roman de Marin Ledun, sise entre forêt de pins maritimes et dunes océaniques. Ferrer n'a pas de formation particulière et pas de travail régulier non plus. Il se débrouille entre travaux saisonniers et vols et trafics un peu foireux, récupération de ferraille, vol de canards ou d'oies… de quoi garder si ce n'est la tête, au moins le nez hors de l'eau. Il est un petit poisson dans une mare pas très grande que domine Baxter, archétype du surfeur un peu branleur, qui fabrique et répare des planches à l'occasion mais qui surtout gère plus ou moins, avec l'aide de deux associés pas très tendres les trafics dans lesquels Ferrer est impliqué. Et arrive le point de bascule. La frustration de Ferrer explose lorsqu'il estime que Baxter essaie de le flouer. le ton monte, les coups pleuvent et Ferrer étale Baxter pour le compte avant de partir avec une belle somme trouvée dans un tiroir.
À partir de là commence une course-poursuite dans les bois que commence à ravager Klaus, entre Ferrer et Baxter et ses acolytes. Et au milieu de ce chaos, un vieil homme coupé du monde qui ressasse sa guerre d'Algérie, l'époque où il était le meilleur bûcheron du coin, et sa haine du monde d'aujourd'hui avec ses arabes partout, ses jeunes fainéants qui ne respectent rien, ses vieux geignards, ses politiciens menteurs, ses trous du cul de gauchistes, ses flics mous du gland… tout, en fait, qui l'énerve et l'effraie. Et bien entendu, tout ce beau monde va finir par se rencontrer.
La réussite de Marin Ledun dans ce nouveau roman, c'est indéniablement sa capacité à écrire un roman sans temps mort, une poursuite épique à sa façon, avec son lot de confrontations dans une atmosphère apocalyptique particulièrement bien rendue (qui a vécu Klaus ou, dix ans auparavant, Martin en direct live au milieu des pins s'y retrouvera totalement), sans rien abandonner du roman noir social dont il est aujourd'hui un des meilleurs représentants français. Surtout, il le fait en évitant le didactisme lénifiant. Et si l'on ne trouvera pas dans ce huis-clos du pignadar de héros positif, chacun portant en bandoulière ses peurs, ses échecs et ses haines recuites, Marin Ledun ne porte pas de jugement définitif sur ses personnages et pousse insensiblement le lecteur à ne pas en chercher non plus. Il décrit ces hommes tels qu'ils sont et dresse un portrait finalement mesuré de ces gens qui se débrouillent comme ils peuvent à la marge d'une société qui est déjà géographiquement et économiquement marginale ; cette côte qui vit autant du tourisme qu'elle le subit, coincée entre une économie moderne à haute mais courte rentabilité menée par des groupes qui profitent de cette situation particulière et un fonctionnement social et économique traditionnel fondé sur la propriété agricole – sylvicole ici – et l'exploitation d'une main-d'oeuvre à bas coût. Difficile quand on n'est ni un investisseur épaulé par une grosse boîte, un fonctionnaire, un commerçant, un propriétaire ou un héritier, de tirer son épingle du jeu. Difficile aussi, isolé là mais toujours connecté malgré tout avec le vaste monde, de ne pas céder à la méfiance vis-à-vis de l'autre ou à la peur.
Tout cela, Marin Ledun le dit bien sans faire de long discours et, qui plus est, à travers un suspense particulièrement tendu. Un plaisir de lecture.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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lalyM
  25 octobre 2018
CIVILISER définition du dictionnaire : Rendre une personne plus polie, plus raffinée dans ses manières.
Peut on vraiment civiliser tout le monde ? Chaque individu est il civilisable ?
Marin Ledun y répond très bien dans ce polar social très captivant !
Une plume très vive mais très efficace ... j'ai adoré me plonger dans cette ambiance noire assez malsaine où caïd des bacs à sable rencontre des truands du grand banditisme ... ou pas ! à chacun son expérience, son vécu qui fait ce qu'il est ... Très bon roman noir !!! à recommander !
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cathe
  21 janvier 2018
Thomas n'est pas un tueur, juste un petit truand qui trafique à droite à gauche. Aussi, quand il laisse Baxter pour mort après une dispute, il s'affole, lui prend tout son argent (une grosse somme) et s'enfuit. Mais Baxter s'en sort et avec deux amis ils poursuivent Thomas en voiture. C'est la tempête, la nature est déchaînée, les branches et les arbres tombent. Thomas, affolé, court et arrive dans une maison isolée où l'accueille un drôle de gars, armé jusqu'au dents, et nostalgique de la guerre d'Algérie… Ce sera une traque sans pitié entre des truands dépassés par ce qui se passe…
J'avais beaucoup apprécié les premiers romans de Marin Ledun, « L'homme qui a vu l'homme » et «Les visages écrasés». Un peu moins « En douce » qui est, comme celui-ci, davantage dans la veine « thriller noir ». Cela reste du roman noir, les personnages sont paumés et médiocres, l'atmosphère est lourde, et l'issue tragique. C'est bien construit et efficace . Me manque un peu le côté politique ou sociétal des premiers romans...
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
lalyMlalyM   24 octobre 2018
- Avant de mourir, il y a deux ans, ma mère m'a raconté qu'on était deux dans son ventre, des jumeaux. J'ai pris toute la place, j'ai bouffé tout ce qu'il y avait à prendre, l'autre ne s'est jamais vraiment développé, et à ma naissance, j'étais seul.
- Et ton ... jumeau, il était devenu quoi ?
- Un petit amas de cellules mortes. Le médecin lui a dit qu'il avait dû vivre deux ou trois semaines, là-dedans, pas plus. Bref, j'étais seul et personne ne m'a jamais rien dit, mais tu vois, ça ne m'a pas étonné d'apprendre ça parce qu'au fond de moi, je le savais. Ce jumeau, je l'ai cherché toute ma vie, il me manquait, ça n'a peut-être pas duré longtemps entre lui et moi, mais il y a eu quelque chose, c'est sûr, quelque chose d'important et ça fait partie de moi.
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rkhettaouirkhettaoui   27 mars 2018
De la peur à la haine, il n’y avait qu’un pas : les Arabes, toujours les Arabes, ces fainéants d’Arabes !
Les Arabes français, les Arabes d’Arabie, les Arabes maçons, carreleurs, manœuvres, intérimaires, avocats, fonctionnaires, journalistes, garagistes, caissières à Leclerc, les Arabes qui travaillaient, les Arabes au chômage, les Arabes et leurs chiées de gosses, toujours plus nombreux, les Arabes vieux qui glandaient sur les bancs publics, les jeunes qui gangrenaient les cités périurbaines, là-bas, loin de Begaarts, mais suffisamment proches tout de même pour que l’onde de choc des ravages de la drogue qu’ils dealaient parvienne jusque sur les bancs des lycées de la région, les Arabes féministes, les Arabes musulmans, les Arabes juifs, les Arabes athées, les Arabes catholiques, putain de merde, il y en avait aussi ! Les Arabes estivants qui se payaient des vacances sur les plages et qui déambulaient sur les chemins forestiers de Begaarts, les Arabes surfeurs, les Arabes pas tout à fait arabes, un peu gitans, un peu noirs, un peu blancs, un peu métissés, un peu tout, quoi ! Les Arabes qui votaient nationaliste comme Alezan, patriotes de mes couilles d’un pays amnésique qui n’aurait jamais dû les laisser entrer.
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rkhettaouirkhettaoui   27 mars 2018
La jeune femme portait une robe kabyle aux couleurs criardes et un simple fichu autour des hanches. Ses mains étaient celles d’une femme déjà rompue aux travaux des champs, mais son visage était le plus pur qu’Alezan ait jamais vu et son regard, aussi brûlant que la première fois qu’il l’avait croisé. Aucun foulard ne dissimulait sa chevelure.
Il réalisa que c’était la première fois qu’il se retrouvait seul avec elle, sans la présence de son père, Hassan.
Huit mois plus tôt, Alezan s’était porté volontaire pour un programme d’instruction aux techniques d’abattage industrielles. Il s’était retrouvé en équipe avec un Kabyle qui maîtrisait le maniement de la hache bien mieux que lui. Malgré la différence d’âge, les deux hommes avaient sympathisé et une amitié solide était née, faite de respect mutuel. Hassan possédait des rudiments de français, Alezan apprenait vite. Les semaines passèrent, le programme s’acheva, mais les liens perdurèrent. Ils continuèrent de se fréquenter. Le Kabyle le traita comme l’un des siens, comme un fils.
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Rosalia94Rosalia94   16 janvier 2018
p. 57 - Le miracle eut lieu. Ce fut elle qui ouvrit. La jeune femme portait une robe kabyle aux couleurs criardes et un simple fichu autour des hanches. Ses mains étaient celles d'une femme déjà rompue aux travaux des champs, mais son visage était le plus pur qu'Alezan ait jamais vu et son regard, aussi brûlant que le première fois qu'il l'avait croisé. Aucun foulard ne dissimulait sa chevelure......Bahia. La belle, la superbe - voilà ce que signifiait son prénom....Alezan lui sourit. -Assalam'alaykoum.
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rkhettaouirkhettaoui   27 mars 2018
Alezan travailla contre.
Contre la main-d’œuvre espagnole et portugaise qui afflua pendant les Trente Glorieuses et menaçait les ouvriers français.
Contre les rouges qui faisaient leur petite révolution.
Contre le péril jaune, depuis l’autre bout de la Terre.
Contre les gitans.
Contre les hordes d’Algériens, puis de Tunisiens et de Marocains, employées à moindre coût par les sociétés de débardage, contre ceux qui furent embauchés dans sa propre équipe et dont l’arrivée coïncida avec l’invention du chômage.
Contre les chômeurs eux-mêmes qui menaçaient les travailleurs comme lui, contre les patrons qui licenciaient, jetant davantage d’assistés dans l’arène, menaçant davantage les travailleurs comme lui.
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Vidéo de Marin Ledun
Marin Ledun vous présente son ouvrage "La vie en rose" de la collection "Série Noire" aux éditions Gallimard.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2330340/marin-ledun-la-vie-en-rose
Notes de Musique : Youtube Audio Library
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