AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2010139801
Éditeur : Hachette Jeunesse (01/04/1988)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 1030 notes)
Résumé :
Quand il sera grand, Zézé veut être "poète avec un noeud papillon..." Pour l'instant, c'est un petit brésilien de cinq ans qui découvre la vie. À la maison, c'est un vrai diablotin qui fait bêtises sur bêtises et reçoit de terribles fessées. À l'école au contraire, José est un "ange" au coeur d'or et à l'imagination débordante qui fait le bonheur de sa maîtresse tant il est doué... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (116) Voir plus Ajouter une critique
DanD
  25 août 2018
Mes petits-enfants adorent ma bibliotheque. Les plus petits se mettent a plusieurs pour dechiffrer le temps des cathedrales de Georges Duby, et j'en suis quitte pour recoller la plupart des pages ou commander un nouvel exemplaire. Mais les plus grands acceptent - pas toujours de bonne grace - mes recommendations. Cette annee je leur ai mis entre les mains Mon bel oranger.
Ils ne me disent jamais s'ils ont aime ou pas (ils en pondent peut-etre un billet dans Babelio a mon insu). Mais souvent - pas toujours - je sens...
Ils etaient tres pris. Une mine tres serieuse la plupart du temps, de temps en temps un sourire, de temps en temps un oeil humide chez ma petite fille (Les garcons s'efforcent de faire les durs).
Oui, c'est un bon choix pour les dix ans et plus. Un petit garcon tres doue et tres espiegle (ca va souvent ensemble, n'est-ce pas?), Zeze de son petit nom, y raconte son enfance dans un quartier defavorise d'une petite ville bresilienne. Un pere au chomage qui, dans son desespoir existenciel, le bat pour un oui pour un non. Une mere qui, malgre l'hernie qui l'accable, persevere dans un travail dur pour pouvoir nourrir sa famille. La misere.
Mais Zeze est debrouillard. Les dimanches il traine sa boite de cireur pour pouvoir s'acheter quelques billes, et des fois il manque l'ecole pour accompagner un chanteur ambulant. C'est qu'il a une ame d'artiste. Et il sait rever... Il raconte ses reves et ses projets d'avenir a un pied d'oranger, SON arbre, son arbre d'oranges douces, et celui-ci lui repond... et puis il a la chance que Portuga, le portugais a l'accent bizarre et a la belle voiture, tombe sous son charme et lui accorde de la chaleur humaine et quelques moments heureux. Mais Portuga fait un accident...
C'est un livre triste et rieur a la fois. Tres tres poetique surtout. La fin, inesperee pour un lecteur adulte mais tellement esperee par des enfants, est heureuse. Elle permet tous les espoirs, tous les avenirs.
Je crois que, comme moi, ma petite famille a ete emue et a apprecie cette lecture. Si vous avez vous aussi des enfants qui trainent entre vos jambes, donnez-leur ce livre.






+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          717
aaahhh
  05 août 2012
Magnifique !!! Je dois avouer tout de suite qu'ayant lu ce roman et sa très jolie suite "Allons réveiller le soleil" il y a plus de quinze ans, je n'ai pas un très bon souvenir de tout son contenu, mais ce que je garde très bien en mémoire et qui je pense ne se tarira jamais, c'est le souvenir de l'émotion que m'a procuré cette lecture ! J'ai pleuré, pleuré, pleuré et encore pleuré... J'ai fondu comme jamais et j'ai senti mon coeur brûler! Je crois, à vrai dire que jamais un livre ne m'a tant émue que "Mon bel oranger" et si je ne me souviens pas de toute l'histoire, je garde au fond de moi la trace de la poésie, de la finesse et de la profondeur des mots de Jose Mauro de Vasconcelos, à qui je voue depuis une reconnaissance et une amitié éternelle! Il a, avec son livre d'une bouleversante justesse, trouvé le chemin vers mon âme, à une époque où elle s'était un peu perdue, et avec toute la tendresse et la bonté du petit Zeze, il m'a aidé à me retrouver moi-même! C'est un roman qu'on classe souvent dans la littérature jeunesse, mais si je le conseille en effet à tous les enfants du monde, je crois qu'il touchera aussi plus d'un adulte et je vous en recommande donc la lecture à tous!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          7411
gouelan
  09 septembre 2016
Comment faire une critique d'un livre qui vous a troublé à ce point.
Ce n'est pas qu'un livre jeunesse. Ce petit garçon brésilien, Zézé, remue en nous un morceau d'enfance.
On lui a raconté trop tôt des histoires d'adultes, trop tôt il s'est retrouvé confronté à la misère, à la violence. Et lui, avec sa précocité, et son émotivité, s'est réfugié dans un monde imaginaire.
Les adultes ne le comprennent pas, il est trop fort, trop intelligent pour eux. Ils ne peuvent pas comprendre la magie qui l'entoure, son lien étroit avec la nature, son besoin de tendresse.
Sauf Portugâ; son roi, sa sœur Gloria, et sa maîtresse d'école. Eux savent aimer le petit garçon espiègle qui découvre la vie avec avidité, celui qui ne comprend pas toujours pourquoi on le bat, lorsqu'il répète les mots grossiers qu'il a entendu. Il apprend vite, il retient tout. Ce n'est pas sa faute, c'est la faute des grandes personnes, qui déversent sur lui leur trop plein de misère, de colère.
Zézé, petit garçon qui a grandi trop vite, bien qu'il soir resté si petit par la taille, se débattant avec des histoires trop grandes pour lui, ne peut que nous bouleverser. Une écriture légère qui nous raconte une histoire, bien que triste, tellement merveilleuse.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          652
Sachenka
  05 juin 2017
Mon bel oranger, c'est le genre de livre que je regrette ne pas avoir lu quand j'étais tout petit. Il est évident qu'il aurait trouvé une résonnance en moi et que j'en aurais chéri longtemps le souvenir. Mais bon, même adulte il a réussi à me toucher. En effet, qui ne peut s'émouvoir du sort de Zézé, ce jeune garçon de cinq ans, intelligent mais livré à lui même dans un quartier pauvre du Brésil. Il peut trouver un certain réconfort auprès de sa soeur Gloria mais surtout auprès d'un petit pied d'oranger qui pousse rapidement. On trouve les amis qu'on peut quand on souffre de la solitude ! Et que confie-t-il au juste ? Les brimades répétées et injustifiées qu'il subit, la faim, le monde des adultes qu'il ne comprend pas, etc. Son grand frère Totoca lui apprend bien certaines choses de la vie mais ça ne saurait suffire.
Dans ce récit à saveur autobiographique, José Mauro de Vasconcelos livre les souvenirs, les secrets, les états d'âme, les espoirs et les craintes du petit garçon qu'il a été il y a plusieurs décennies. Son témoignage prend des airs de roman d'apprentissage qui peut convenir à tout un chacun. Parfois comique, parfois dramatique, toujours juste. Et la plume de l'auteur brésilien y est pour beaucoup car, si son écriture est légère (malgré les thèmes difficiles abordés), une poésie certaine s'en dégage. Elle réussit à atténuer la misère environnante et à transformer le quotidien en un jeu merveilleux.
On pourrait croire qu'il n'y a pas vraiment d'intrigue à cette oeuvre, qu'il ne s'agit que d'une suite de péripéties sans lien les unes avec les autres. Mais c'est faux ! C'est qu'il faut attendre à la toute fin pour les voir converger magistralement. L'oranger dont le jeune Zézé s'occupe (qu'il entretient et auquel il parle), son inscription à l'école, ses relations qu'on pourrait croire peu affectueuses avec les membres de sa famille, ses démêlés avec le Portugâ, son amitié avec lui qui s'est développée, etc., des fils les ramifient. Et si, malgré tout, certaines semblent péripéties semblent peu contribuer à l'intrigue, c'est qu'elles aident à mieux comprendre Zézé, ce garçon précoce confronté à des problèmes qui le dépassent… ou tout simplement parce que c'est de jolis passages. A-t-on vraiment besoin d'une raison supplémentaire ?
La finalel est un peu mieilleuse et larmoyante mais on pardonne aisément toute effusion de sentiments quand ils sont sincères. Que ne serait l'enfance sans les élans de tendresse et les manifestations d'amour ? Mon bel oranger est un roman classé en littérature jeunesse mais je le recommande à tous.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          552
diablotin0
  03 octobre 2016
Enfance, pauvreté, illusions, désillusions, chagrin sont les maitres mots de ce petit roman pour enfants et adultes.
Mon bel oranger est un petit trésor d'émotions. On ne peut pas rester indifférent devant Zézé, ce petit garçon de six ans, mal aimé, espiègle mais ô combien attachant. Son regard naïf tout en portant la misère de sa famille sur ses épaules nous bouleverse.
On pleure, on rit, on sourit, on souffre, on vit avec Zézé.
A lire, a relire et à faire lire ...
Commenter  J’apprécie          6210
Citations et extraits (79) Voir plus Ajouter une citation
mikrobuchmikrobuch   20 décembre 2010
Confession finale :
Les années ont passé, mon cher Manuel Valadares. J'ai maintenant quarante-huit ans et parfois, dans ma nostalgie, j'ai l'impression que je suis toujours un enfant. Que tu vas apparaître à l'improviste et m'apporter des images de vedettes ou bien des billes. C'est toi qui m'as appris la tendresse de la vie, mon cher Portugâ. Maintenant, c'est à mon tour de distribuer des billes et des images, car sans tendresse la vie n'est pas grand-chose. Parfois je suis heureux de ma tendresse, parfois je me trompe et c'est le plus fréquent.
En ce temps-là. Au temps de notre temps, je ne savais pas que, bien des années avant, un Prince Fou, "L'Idiot" agenouillé devant un autel, demandait aux icônes les yeux pleins de larmes : "Pourquoi raconter les choses aux enfants ?"
La vérité, mon cher Portugâ, c'est qu'à moi, on les a racontées très tôt.
Adeus !
 
Ubatuba, 1967.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          490
TchippyTchippy   28 novembre 2010
Maintenant, je savais vraiment ce que c'était que le douleur. La douleur, ce n'était pas se faire battre à s'évanouir. Ce n'était pas se couper le pied avec un morceau de verre et se faire mettre des points à la pharmacie. la douleur, c'était cette chose qui vous brise le cœur et avec laquelle on devait mourir sans pouvoir raconter son secret à personne. une douleur qui vous laissait sans forces dans les bras, dans la tête, sans même le courage de tourner la tête sur le traversin.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          802
miladomilado   05 février 2013
Que c'était beau, cet endroit de la rivière. Je trempai mes pieds dans l'eau et je vis une quantité de petites grenouilles de tous les côtés? Je regardai le sable, les cailloux, les feuilles traînées par le courant. Je pensai à Gloria.

O source, laisse-moi, disait
La fleur en pleurant.
Je suis née sur les collines
Ne m'emporte pas vers la mer.
Las ! balancis des branchages
Doux balancis des branchages
Las ! claires gouttes de rosée
Tombées du bleu du ciel...
mais la source bruyante et froide
Avec un murmure moqueur
Courait sur le sable
Courait en emportant la fleur...

Gloria avait raison. C'était la plus belle chose du monde. Quel dommage que je ne puisse pas lui raconter que j'avais vu la poésie vivre. Ce n'était pas une fleur mais des petites feuilles qui tombaient des arbres et s'en allaient vers la mer? Est-ce que la rivière, cette rivière allait aussi vers la mer ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250
MargotmatouMargotmatou   28 avril 2012
-Oh ! Le joli pied d'oranges douces ! Regarde, il n'a pas une seule épine et il a tellement de personnalité que de loin on devine que c'est le Pied d'Oranges douces. Si j'avais ta taille, je ne voudrais pas autre chose.
-Mais je voulais un grand arbre.
-Réfléchis, Zézé. Il est encore très jeune. Il va devenir un oranger adulte. Il va grandir en même temps que toi. Tous les deux, vous vous entendrez comme si vous étiez deux frères. Tu as vu cette branche ? C'est vrai que c'est la seule qu'il ait, mais on dirait un petit cheval fait exprès pour que tu montes dessus.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          302
TchippyTchippy   28 novembre 2010
- Tu, c'est très difficile. je ne sais pas si j'y arriverai... et quand je raconte nos conversations avec Minguinho, avec tu, ça fera un drôle d'effet. Je vais essayer. Vous n'êtes pas fâché ?
- Allons, pourquoi ? C'est normal. mais qui est ce Minguinho dont je ne t'avais jamais entendu parler ?
- Minguinho, c'est Xururuca.
- Ah ? Xururuca c'est Minguinho et Minguinho c'est Xururuca ? Je ne suis guère avancé.
- Minguinho, c'est mon pied d'oranges douces. Quand je l'aime beuacoup je l'appelle Xururuca.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          290
Dans la catégorie : Littérature portugaiseVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Littérature portugaise (227)
autres livres classés : brésilVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
644 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre
.. ..