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EAN : 9782253122166
187 pages
Le Livre de Poche (14/03/2008)
2.88/5   36 notes
Résumé :
Enfant du XXIe siècle, l'héroïne d'Une fille dans la ville veut la passion sans attache, la liberté sans devoir, le travail sans contrainte. Paris est trop petit. A New York, en pleine bulle Internet, elle crée son entreprise, travaille et sort beaucoup. Après les attentats du 11 septembre, elle juge ses rêves obscènes. Elle cherche l'amour. De New York à Kaboul, via Paris, Séoul et Mexico, Une fille dans la ville est un road-movie passionnant autour de la folie éco... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Pour commencer, je donne la définition de "chick lit" sur Wikipedia : "Le ton est très spécifique : désinvolte, désabusé, marqué par un recul humoristique et l'auto-dérision.
Le point de vue narratif, marqué sans doute par les premières oeuvres à succès du genre (Bridget Jones), est le plus souvent en focalisation interne et à la première personne. Il en résulte un effet comique un peu répétitif mais efficace dû au décalage entre des situations sérieuses ou même critiques et la représentation naïve que s'en fait l'héroïne.
Bien que des éléments romanesques et sentimentaux soient souvent présents dans la chick lit, ils ne sont généralement pas caractéristiques du genre, car les relations de l'héroïne avec sa famille, ses amis sont peut-être aussi importantes voire davantage que ses relations avec les hommes. Aujourd'hui, la chick lit semble évoluer peu à peu vers des thèmes plus « sociétaux », plus en lien avec les problématiques du quotidien." Une fille dans la ville coche toutes les cases, y compris la dernière. Inutile de résumer l'intrigue, si c'en est une, du genre ascension sociale et échec amoureux fulgurant : d'autres critiques figurent sur Babelio. J'aurais été plus indulgent si, comme je l'avais cru au début, ce premier roman avait été écrit par une fille tout juste sortie d'HEC. Mais elle avait tout de même plus de trente ans quand il est sorti. Tard pour continuer à jouer avec les fascinations du système, même sur un mode distancié,. On apprécie l'énergie efficace du style faux rebelle, tout en clichés, contre-clichés quasi-journalistiques. Mais on préfèrera habiter New York avec Svetlana Alpers (voir critique ici) qui témoigne au moins d'un peu de sensibilité dans la vision. Une fille dans la ville sacrifie à la prohibition anglo-saxonne de l'émotion, toujours suspecte d'apitoiement aux yeux d'un public attentif aux seules intérêts financiers. Ce livre est le fruit d'une éducation à la réussite à tout prix et d'une conception de la société comme compétition constante ; cela porte à la fois son intérêt et ses limites. Comme virtuose du grand oral, Flore Vasseur s'impose aisément. Comme "écrivaine", ou "écrivain française" ainsi que la présente Le Figaro (lien ci-dessous), c'est plus douteux. Ce coquetèle de Houellebecq et de Bûcher des Vanités sent son école. A lire vite.
Lien : http://www.babelio.com/livre..
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De New-York à Kaboul en passant par Séoul, Paris, Moscou, une jeune femme se bat pour monter son entreprise et « s'installer » dans sa vie, car, comme elle le dit à la fin de ce récit,
« S'arrêter, c'est commencer à vivre. »
Le problème c'est qu'elle aura mis plus de 200 pages pour comprendre cette évidence. Elle aura essayé de s'insérer dans « la bulle internet » du début des années 2000, aura voyagé de par le monde pour discuter affaires et business jusqu'à Kaboul où cet amant improbable « monte aussi » « quelque chose » car il y a du fric à se faire quand tout est à reconstruire. A l'instar de cette ville en ruine, la jeune femme est en constante reconstruction. Elle fuira pour mieux se retrouver mais que d'hésitations, d'incapacités à décider, que de décisions prises à défaut, avec toujours ce doute ? Cette lucidité qui va croissant. Flore Vasseur appuie sur les symboles : septembre 2001 devient celui de la fin du rêve américain revisited via internet et Kaboul ce nouveau capitalisme naissant où l'on s'aperçoit non sans cynisme que même l'humanitaire est à vendre.
Le style suit assez la course effrénée de la narratrice : sujet –verbe –complément. Soyons pragmatique comme les Américains ! La phrase est même parfois nominale (je croyais que cela ne se faisait plus…) L'avantage de ce genre d'ouvrage c'est qu'il se lit très vite, malgré les longueurs (et langueurs) sur la vie amoureuse houleuse et surtout hésitante de la narratrice. Mais enfin, si les étudiants d'HEC commencent à écrire, où va-t-on ? Qui s'occupera de faire bouillir la marmite ? Au boulot ! On a tout de même un déficit budgétaire à combler !
Soyons néanmoins indulgent : il s'agit d'un premier livre qui a même sa petite histoire. C'est chez ma soeur que je l'ai aperçu pour la première fois…calant le pied d'une table. A mon sarcasme sur le peu de cas que l'on faisait des livres dans sa maison, on me pria de l'emporter et de le lire. Pragmatisme quand tu nous tiens !
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De 1999 à 2005, une chronique des premières années du vingt-et-unième siècle, vues par une jeune femme "bien de son temps". Engluée dans le désir de réussir à tout prix tant sa vie professionnelle que sa vie privée, le credo des trente "désastreuses" (80 à...), l'héroïne va se heurter aux innombrables difficultés de la vie "post-moderne" : pétards mouillés des "start-up", aventures amoureuses déjà finies avant d'avoir commencé, envies jamais assouvies, tout y passe, mais la vie est là malgré tout, et vaut bien le déplacement. Question déplacement, on est servi, tout est dit dans le titre. Un premier roman bien plaisant, écrit dans un style "djeunn" bourré de notations, sigles et acronymes déjà illisibles six ans après. le plus intéressant est le regard porté par l'auteure sur ces années qui sont celles de sa propre jeunesse : derrière l'humour, féroce, un regard amer, désenchanté, sur un aujourd'hui qui est déjà hier...
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J'ai du mal à me décider pour une critique de ce livre. Un peu comme cette auteure, qui on peut le penser puisque son livre est écrit à la première personne, n'arrive pas à se fixer quelque part et à construire sa vie de façon positive. En effet, sortant de H.E.C. après une expérience dans une boîte du CAC 40, où elle dit étouffer, elle se retrouve sans plan de carrière, à faire comme les papillons, à butiner les pays, les hommes, les boulots, au gré des rencontres, et du "carnet d'adresse" payé très chèr avec le droit de passage à HEC !
Il est vrai que la vie d'Expat, c'est une expérience, qui peut être racontée, mais il faudrait approfondir un peu plus. Ces gens semblent si superficiels dans le récit de Flore Vasseur !
Finalement je dirais que je ne me battrais pas pour garder absolument ce livre dans ma bibliothèque.
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Flore Vasseur nous raconte ici son parcours professionnel, sa vie privée, les personnes qu'elles rencontrent, ses choix et son observation du monde extérieur. Elle voyage beaucoup, le lecteur part avec elle à New York, Paris, Moscou, Séoul, Mexico et Kaboul... Il y a de quoi rêver... et bien pas forcément ! Ce n'est pas un livre drôle, mais le sens critique et le ton blasé de l'auteur y est !
L'objet Livre nous fait penser à un journal intime et à un carnet de voyage, notamment avec l'existence d'un lexique dans la marge. Lexique qui ne sert pas de définition stricte que l'on retrouve dans n'importe quel dictionnaire, mais au contraire avec une pointe d'humour et du style de l'auteure !
Les chapitres sont courts, tout comme le livre (192 pages) et suit la chronologie de la vie de l'auteur !

Flore Vasseur a eu le prix Amila Meckert, prix remis au Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale 2011 à Arras. Salon que je suis depuis 5 ans déjà (3 ans en tant que simple visiteuse, 2 ans en tant que professionnelle du livre et détentrice d'un stand !). L'année dernière c'était Florence Aubenas avec "Le quai de Ouistreham" qui avait gagné et j'avais beaucoup aimé ! Cette fois ci, j'ai encore fait confiance au choix du jury et je ne le regrette pas ! de plus, j'aime beaucoup les livres sur le monde du travail donc il s'agit pour moi d'une agréable lecture !

Et puis en plus, il existe au format poche donc pourquoi ne pas en profiter ? ;)

Lien : http://lespetitslivresdelizo..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
La vie new-yorkaise ressemble à une montagne russe. Dans les pics, on profite sans compter; dans les creux, on fait le dos rond en attendant que la tempête s'éloigne.
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Etre enfant, c'est attendre que cela passe : compter sur soi et batailler pour un peu de lumière ou d'attention.
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Je recherchais l'entreprise du futur. J'ai trouvé l'usine à misère.
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Videos de Flore Vasseur (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Flore Vasseur
A l'occasion des Tribunes de la Presse 2021, rencontre avec Flore Vasseur, écrivaine et documentariste, autour de " Pourquoi j'ai réalisé Bigger than us". Rencontre animée par Philippe Thureau.
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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