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EAN : 9782253005377
508 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (30/06/2002)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 487 notes)
Résumé :
Dans le Pacifique, un yacht, le Sloughi, est en perdition. A bord, quinze enfants de huit à quatorze ans.
Pas un adulte avec eux; le bateau a rompu mystérieusement ses amarres dans un port de la Nouvelle Zélande alors que les enfants s'apprêtaient à entreprendre une croisière, et que tout l'équipage se trouvait à terre. La tempête précipite le Sloughi sur des écueils et les enfants, non sans peine, arrivent sur une île déserte. Les longues "vacances" commence... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
trust_me
  15 juin 2013
Quinze enfants se retrouvent seuls à bord d'un navire en perdition. A la suite d'une imprudence de l'un deux, le bateau a gagné la haute mer alors que l'équipage était à terre. Pris dans une tempête, le bâtiment s'échoue sur une île déserte le long des côtes de l'Amérique du sud. Les naufragés s'organisent au mieux, et même si quelques moments de tension viennent troubler la cohésion du groupe, tout est mis en oeuvre pour que les choses se déroulent sans anicroche. Les semaines et les mois passent et personne, semble-t-il, ne peut leur venir en aide. Jusqu'au jour où des brigands s'échouent à leur tour sur l'île. Une arrivée synonyme de grand danger pour les enfants mais paradoxalement, c'est grâce à cette intrusion sur leur « territoire » qu'ils vont pouvoir rentrer chez eux sains et saufs.
Deux ans de vacances, c'est la reproduction d'une société en miniature assaisonnée d'une grosse pincée de robinsonnade. L'intention pédagogique et morale est évidente : de jeunes garçons bien éduqués, en proie à des circonstances particulières et extrêmes, montrent un courage et une abnégation qui forcent l'admiration du petit lecteur.
Le roman respecte par ailleurs quelques codes propres au feuilleton, comme une bonne dose de suspense et l'enchaînement d'épisodes spectaculaires. Surtout, on constate que l'écrivain ne cherche jamais à angoisser ses lecteurs. Malgré, une situation particulièrement difficile, les signaux rassurants se multiplient dès que les choses prennent une tournure quelque peu dramatique : des aventuriers se perdent dans le brouillard ? Ils s'en sortiront sans dommages. Ils partent explorer une partie de l'île ? Tout se déroule sans encombre. Deux d'entre eux s'affrontent pour prendre la tête de la communauté ? C'est la raison qui finira par l'emporter. Leur chef est blessé à l'épaule ? Pas de panique, on nous explique que « la cicatrisation fut bientôt complète. Il ne lui resta plus qu'une certaine gêne dans le bras – gêne qui ne tarda pas à disparaître. » Comme s'il ne fallait jamais s'inquiéter pour ces quinze enfants.

En fait, une sorte de conformisme moral traverse cette aventure où les rôles sont parfaitement distribués. Ordre, courage, respect de la hiérarchie sociale, toutes les préoccupations de la bourgeoisie d'alors se retrouvent dans le récit. L'enfant avec les meilleures dispositions commande à une communauté disciplinée et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Tout cela n'est absolument pas choquant si on remet les choses dans le contexte de l'époque, mais il est également normal de constater que les lecteurs d'aujourd'hui on du mal avec ce type de roman. de mon coté j'ai retrouvé avec un certain plaisir l'auteur de Vingt mille lieues sous les mers car si son écriture et les valeurs qu'il dispense sont assurément datées, il cultive un art du dépaysement qui fait toujours mouche.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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BrunoA
  04 mai 2013
Encore un roman de Jules Verne qui débute avec un bateau en perdition et un échouage sur une île déserte. Les naufragés organisent leur survie et leur existence dans ce nouveau milieu jusqu'à se rendre compte qu'ils ne sont pas seuls.
De redoutables bandits ont débarqué sur l'île et mettent en danger les 14 enfants naufragés.
On retrouve ici un roman similaire à de nombreux autres voyages extraordinaires : l'île mystérieuse, un capitaine de quinze ans, l'oncle Robinson..
Mais même si les ficelles sont connues et l'intrigue éprouvée, on lit ce roman avec plaisir tant on aime le monde de Jules Verne et tant la vie de naufragé semble plaisante vue sous cet angle..
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Crazynath
  08 février 2019
En rangeant un peu ma bibliothèque, je suis tombée il y a quelques jours sur un vieux livre de poche qui ma foi est presque en lambeaux. Ce livre, dont vous devinez le titre, porte de manière fort glorieuse les marques de mon intérêt inépuisé et sans cesse renouvelé pour son contenu. Je l'avoue, dans mon adolescence, j'adorais Jules Verne et Deux ans de vacances est certainement le livre que j'ai le plus lu de cet auteur mais ex-aequo avec L'ile mystérieuse.
Le postulat qu'un pensionnat de jeune garçons puisse se retrouver à la suite d'un naufrage sur une ile déserte me plaisait beaucoup et j'adorais suivre leurs démêlés et leurs aventures.
Oui, comme tout le monde j'avais un petit faible pour Briant, le jeune français dynamique et charismatique. Il faut reconnaitre que notre ami Jules l'avait bien vendu et qu'on ne pouvait pas ne pas l'aimer. C'est exactement pareil pour Doniphan, le jeune anglais un zeste prétentieux, même si on ne l'aimait pas plus que cela, son coté gentlemen faisait qu'on le respectait quand même ( enfin, peut-être pas trop au début, car Doniphan a quand même bien semé la zizanie dans le groupe dont il voulait être le leader incontesté ).
Je me rappelle aussi qu'à l'issue de chaque lecture, je ne pouvais m'empêcher de déplorer que Jules Verne n'avait pas rajouté un peu plus de présence féminine. Certes, au bout d'un moment apparait Kate, mais cette dernière est surtout là en tant que figure maternelle .
Je trouvais cela un peu dommage, car j'aurais voulu en être aussi, des collégiens naufragés sur l'ile Chairman. Explorer cette ile, se lancer dans l'élevage de vigognes, lutter contre les méchants pirates de la mer, enfin bref, tout cela fleurait bon l'aventure avec un grand A.
En feuilletant ce livre, je me rends compte que je n'ai pas oublié grand-chose de cette lecture et c'est vrai que les dessins de Bennet rajoutent encore un plus à ce très beau voyage au pays de mon enfance.
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gill
  07 juin 2012
Les élèves du pensionnat Chairman en excursion sur le schooner "le Sloughi" font naufrage en compagnie du mousse du bâtiment sur une île inconnue et déserte.
La vie s'organise pour cette quinzaine d'adolescents, âgés de 8 à 15 ans.
Des dissensions se font bientôt sentir dans le groupe, mais l'union est refaite pour combattre une bande de bandits débarquée sur l'île....
Cet extraordinaire roman d'aventures dans la lignée d'"un capitaine de quinze ans", de"l'oncle Robinson" et même de "l'île mystérieuse" est devenu au fil des ans un livre mythique dans l'oeuvre de Jules Verne, il a fait l'objet d'une adaptation télé en 1974, qui même en ayant un peu vieillie, reste un grand moment de l'ORTF.
Ce roman superbe et vivifiant devient, sous la plume talentueuse de Jules Verne, un de ses plus passionnants voyages extraordinaires .
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lokipg
  01 octobre 2019
Quatorze garçons de 8 à 14 ans, élèves de la pension Chairman d'Auckland, Nouvelle-Zélande, ainsi qu'un mousse de leur âge, se retrouvent sur un navire à la dérive en pleine tempête sur l'océan Pacifique. Échoués sur une île déserte, ils vont devoir s'organiser pour survivre...
Jules Verne était friand des récits de naufragés, sur le modèle du Robinson Crusoè de Daniel Defoe. Avant ce roman, il était déjà l'auteur de L'École des robinsons, en 1882, et surtout de L'Île mystérieuse, en 1875. Deux ans de vacances respecte tous les codes du genre : recherche d'un habitat, exploration de l'île, chasse... On retrouve tous les passages obligés d'une robinsonnade et tous les ingrédients d'un bon roman d'aventure.
Si l'histoire est classique dans son déroulement, elle tire son originalité de son casting, intégralement composé d'enfants. Les héros sont très attachants et la dynamique du groupe fonctionne bien. Très vite, deux camps se forment. D'un côté l'anglais Doniphan et ses supporters, qui contestent l'autorité naturelle du français Briant, avec l'américain Gordon qui sert d'arbitre entre les deux. Autour d'eux, les autres enfants ajoutent une note comique, avec leurs réparties amusantes. Mais surtout, leur présence force les plus grands à devenir rapidement les adultes qu'ils ne sont pas encore, pour veiller sur eux.
J'ai pris beaucoup de plaisir à redécouvrir cette histoire que je n'avais pas relue depuis au moins quinze ans. C'est un excellent roman que je recommande à celles et ceux qui ne connaitraient pas encore Jules Verne. Il est parfait pour découvrir l'auteur.
Lien : http://lenainloki2.canalblog..
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critiques presse (1)
BDGest   23 avril 2019
Une conclusion précipitée et beaucoup trop centrée sur l’action.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
gillgill   20 décembre 2012
En effet, la tempête redoublait de violence. Le vent soufflait en foudre, comme disent les marins, et cette expression n'est que très juste, puisque le Sloughi risquait d'être foudroyé par les coups de rafale.
D'ailleurs, depuis quarante huit heures, à demi désemparé, son grand mât rompu à quatre pieds au-dessus de l'étambrai, on n'avait pu installer une voile de cape, qui eût permis de gouverner plus sûrement.
Le mât de misaine, décapité de son mât de flèche, tenait bon encore, mais il fallait prévoir le moment où, largué de ses haubans, il s'abattrait sur le pont.
A l'avant, les lambeaux du petit foc battaient avec des détonations comparables à celles d'une arme à feu.
Pour toute voilure, il ne restait plus que la misaine qui menaçait de se déchirer, car ces jeunes garçons n'avaient pas eu la force d'en prendre le dernier ris pour diminuer sa surface.
Si cela arrivait, le schooner ne pourrait plus être maintenu dans le lit du vent, les lames l'aborderaient par le travers, il chavirerait, il coulerait à pic, et ses passagers disparaîtraient avec lui dans l'abîme....
(extrait de "La tempête - Un schooner désemparé - quatre jeunes garçons sur le pont du Sloughi..." premier chapitre du volume de poche paru en 1981)
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   08 avril 2013
La tempête. – Un schooner désemparé. – Quatre
jeunes garçons sur le pont du Sloughi. – La misaine en
lambeaux. – Visite à l’intérieur du yacht. – Le mousse à
demi étranglé. – Une lame par l’arrière. – La terre à
travers les brumes du matin. – Le banc de récifs.
Pendant la nuit du 9 mars 1860, les nuages, se
confondant avec la mer, limitaient à quelques brasses la
portée de la vue.
Sur cette mer démontée, dont les lames déferlaient
en projetant des lueurs livides, un léger bâtiment fuyait
presque à sec de toile.
C’était un yacht de cent tonneaux – un schooner –,
nom que portent les goélettes en Angleterre et en
Amérique.
Ce schooner se nommait le Sloughi, et vainement
eût-on cherché à lire ce nom sur son tableau d’arrière,
qu’un accident – coup de mer ou collision – avait en
partie arraché au-dessous du couronnement.
+ Lire la suite
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   08 avril 2013
Le jour du départ avait été fixé au 15 février. En
attendant, le Sloughi restait amarré par l’arrière à
l’extrémité du Commercial-pier et, conséquemment,
assez au large dans le port.
L’équipage n’était pas à bord, lorsque, le 14 au soir,
les jeunes passagers vinrent s’embarquer. Le capitaine
Garnett ne devait arriver qu’au moment de
l’appareillage. Seuls, le maître et le mousse reçurent
Gordon et ses camarades, – les hommes étant allés
vider un dernier verre de wisky. Et même, après que
tous furent installés et couchés, le maître crut pouvoir
rejoindre son équipage dans un des cabarets du port, où
il eut le tort impardonnable de s’attarder jusqu’à une
heure avancée de la nuit. Quant au mousse, il s’était
affalé dans le poste pour dormir
+ Lire la suite
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lokipglokipg   29 septembre 2019
« Qu'est-ce que c'est, cette grosse bête-là ? demanda Dole, assez inquiet rien que pour l'avoir entrevue.
— C'est un hippopotame, lui répondit Gordon.
— Un hippopotame !... Quel drôle de nom !
— C'est comme qui dirait un cheval de fleuve, répondit Briant.
— Mais ça ne ressemble pas à un cheval ! fit très à propos observer Costar.
— Non ! s'écria Service, et m'est avis qu'on eût mieux fait de l'appeler : cochonpotame ! »
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   08 avril 2013
La pension Chairman à Auckland. – Grands et
petits. – Vacances en mer. – Le schooner Sloughi. – La
nuit du 15 février. – En dérive. – Abordage. – Tempête.
– Enquête à Auckland. – Ce qui reste du schooner.
À cette époque, la pension Chairman était l’une des
plus estimées de la ville d’Auckland, capitale de la
Nouvelle-Zélande, importante colonie anglaise du
Pacifique. On y comptait une centaine d’élèves,
appartenant aux meilleures familles du pays. Les
Maoris, qui sont les indigènes de cet archipel,
n’auraient pu y faire admettre leurs enfants pour
lesquels, d’ailleurs, d’autres écoles étaient réservées. Il
n’y avait à la pension Chairman que de jeunes Anglais,
Français, Américains, Allemands, fils des propriétaires,
rentiers, négociants ou fonctionnaires du pays. Ils y
recevaient une éducation très complète, identique à
celle qui est donnée dans les établissements similaires
du Royaume-Uni.
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Dans cette interview, Benjamin Lesage nous parle de son premier roman : Les Etoiles qui meurent dans le ciel.
Les Étoiles qui meurent dans le ciel par Benjamin Lesage Collection Romans Ultraviolet Version papier •16,90 € • 15 x 22 cm • 224 pages • ISBN : 978-2-35290-237-9 Version numérique • 208 pages • 11,99 € • ISBN : 978-2-35290-241-6 Personne ne peut soutenir le regard de Jacques. Ses yeux sont comme deux étoiles brillantes comme celles qu'il admire dans le ciel tous les soirs... Et puis, une nuit, il voit un de ces astres s'éteindre. Pourquoi ? Que s'est-il passé ? C'est à cette unique question que Jacques voudra désormais répondre. Devenu étudiant, il comprend que les étoiles sont elles aussi soumises à l'action du temps. Alors, se dit-il, pour empêcher leur disparition, une seule solution : il faut arrêter le temps. Un philanthrope fantasque et un ingénieur génial et désabusé vont l'aider dans cette quête : ils construiront ensemble une machine à arrêter le temps. Un projet pharaonique que ses détracteurs ne manqueront pas de vouloir faire échouer...
Benjamin Lesage est un Jules Verne du XXIe siècle. Ses personnages poursuivent une quête à la limite de l'impossible, poussés par la volonté de comprendre. Son univers à la fois poétique et réaliste aborde des sujets brûlants d'actualité : écologie, découverte scientifique, éthique. Un roman qui donne matière à réfléchir sur notre façon d'appréhender le temps qui passe.
+ Lire la suite
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