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ISBN : 2742728236
Éditeur : Actes Sud (23/03/2000)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 180 notes)
Résumé :
Un réparateur de chaudières dans une petite ville du New Hampshire abandonne son quotidien misérable et part en Floride avec sa famille, attiré par un nouvel avatar du rêve américain.

A plusieurs milliers de kilomètres de là, une jeune Haïtienne fuit la violence et la pauvreté de son pays natal pour rejoindre l’Amérique... de ses rêves.

Les deux destins finiront par se croiser dans cet ample roman sur l’errance et l’injustice dont Marc ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Peteplume
  13 juin 2018
Quand je commence un roman de Russell Banks, il m'arrive de me demander ce qu'il faut attendre des quatre ou cinq cents pages à venir tant, j'ai l'impression d'avoir compris dès l'abord l'essentiel du discours qui tient du documentaire en lui empruntant sa voix un petit peu en « dehors ». Il me faut un peu d'énergie pour me convaincre de continuer à m'intéresser à la vie banale de personnes ordinaires. L'anticipation que je ne peux m'empêcher de faire sur le mode : « Tout ça ne peut pas bien finir » et les digressions fréquentes me demandent aussi un surcroît d'efforts. Et puis, par je ne sais quel miracle, je m'attache au roman et je deviens dépendante de la lecture jusqu'à me précipiter plus avant vers la catastrophe.
Ici, on a deux romans dans un: deux histoires, deux « héros » a priori complètement indépendants et l'avidité avec laquelle j'avançais dans ma lecture venait en grande partie de l'attente du croisement de leurs chemins qui, bien sûr, n'arrive qu'à la toute fin du roman. Encore devrais-je dire, pour être plus juste, que leurs chemins ne se croisent pas vraiment. C'est plus un évitement qu'un croisement. Bon, je ne vais pas vous raconter l'histoire de ces esquintés de la vie vers lesquels Russell Banks attire notre attention; je ne vais pas vous dire non plus comment il arrive à donner une dimension hyper-réaliste à ses personnages tout en nous montrant qu'il s'agit d'une fiction (un autre trait caractéristique de son écriture), je ne vais rien vous dire de plus que : Allez lire par vous-mêmes pour en faire l'expérience!
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evascardapelle
  01 novembre 2017
Un soir d'hiver, Robert Dubois, trentenaire, réparateur de chaudières dans le New Hampshire, perd le contrôle d'une vie bien orchestrée.
Auprès de sa femme, il en dresse un bilan amer : un boulot harassant pour un salaire minimum, une petite maison, des meubles d'occasion, une voiture en fin de vie, deux fillettes qu'il ne peut gâter, le tout dans un climat froid et brumeux. A côté de son frère ainé, Eddy, entrepreneur en Floride, il se sent minable et trop frileux. Sa femme Elaine, lui propose, par amour, de tout vendre et de rejoindre ce dernier pour y construire une nouvelle vie au soleil.
Parallèlement, sur l'île d'Haïti, Vanise et sa famille sont confrontés à un énième ouragan. Regroupés dans une cabane qui menace de s'envoler à tout moment, les uns et les autres, affamés depuis plusieurs jours,
dégustent un jambon, volé puis ramené par Claude, neveu de Vanise après la tempête. Face au courroux des Dieux, aussi menaçants que la police corrompue de l'île, Vanise, Charles et Claude décident de fuir en Floride.
Le destin de ces protagonistes, qui perçoivent dans la Floride, et L'Amérique plus largement, un Eldorado et placent en elle tous leurs espoirs respectifs, se croise dans des conditions terribles pour se lier au final dans le drame.
Après "Lointain souvenir de la peau" et "un membre permanent de la famille", j'ai continué la découverte de l'oeuvre de Russell Banks par ce roman dense et noir que je pensais être le dernier publié. En fait, "Continents à la dérive" a été publié en 1985, en 1987 en France, sous le titre "Terminus Floride" et a été réédité par Actes Sud en 2016. Il s'inscrit, par cette deuxième édition, dans une actualité brûlante. En effet, ce roman, c'est une histoire de migrations. Comment ne pas penser à l'immigration mexicaine qui soulève bien des débats aux Etats-Unis, et, à ce que la presse a nommé, au plus près de nous, en Europe, "la crise des migrants"?
Tout comme les plaques terrestres, les populations et les cultures se frottent et s'entrechoquent, pour le meilleur et pour le pire et cela semble inévitable. A travers deux personnalités et deux vies diamétralement opposées, Banks laisse entrevoir une motivation commune à la migration, celle du vivre mieux, celle d'espérer un meilleur pour soi et sa famille. Une quête des plus humaines, quel que soit l'endroit où on vit, quelle que soit l'origine sociale.
La motivation de Bob Dubois, qui est de fuir un endroit froid pour un endroit ensoleillé où la vie semble plus facile et plus reconnaissante, est-elle plus acceptable, plus compréhensible de celle de Vanise qui quitte son île au climat tourmenté pour un état au climat plus stable où tout semble être possible ? Les deux personnages sont malheureux de leur sort et appréhendent leur migration respective comme une délivrance. Si leur motivation est parfaitement légitime et rationnelle, leurs choix, pour parvenir à ce qu'ils aspirent, semblent être brimés par leur éducation
et leurs croyances. Même s'ils se fixent des objectifs et des buts précis, ils sont entravés par ces dernières. Voilà surtout l'objet de leur chute.
Sans nous ménager, Banks nous raconte l'immigration haïtienne, un mouvement qui s'est amplifié dans les années 60 avec le régime de François Duvalier et qui a connu une croissance exponentielle avec les politiques de son fils jusque dans le milieu des années 80. Avec ces choix politiques et économiques, la paysannerie haïtienne, représentant la part la plus importante de la population, est laissée à l'abandon, le plus souvent expropriée, se voit privée d'éducation, et est surtaxée sur les biens de consommation courants. L'immense pauvreté qui en résulte, dans laquelle nous plonge Banks, justifie les grandes migrations vers La Floride et les Bahamas.
Du glauque des traversées vécu par les "boat people" à celui du quotidien de milliers d'américains, privés d'emplois, de couverture sociale, de lieux d'habitations décents, ce roman de Russell Banks nous entraîne
dans des aventures humaines effroyables, universelles et terriblement contemporaines.
J'ai beaucoup aimé.
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Chaplum
  12 février 2012
En cette veille de Noël, Bob Dubois a comme une révélation : il en a marre de cette vie dans la petite ville de Catamount dans le New Hampshire. Réparateur de chaudière, marié à une femme qu'il aime, père de deux filles et amant occasionnel d'une chouette nana, il sait que sa situation n'évoluera jamais. Il sera toujours pauvre, propriétaire d'une maison mal meublée, rafistolée et sans les moyens d'offrir une paire de patins à glace rutilantes pour sa fille aînée. Pris de rage, il s'aperçoit qu'il ressemble de plus en plus à son père, dont il se moquait et dont il pensait, sûr de lui, qu'il s'en sortirait mieux. Surtout que son frère est parti en Floride et réussit dans les affaires et son meilleur ami profite de la vie sur un bateau. Il décide de tout plaquer et d'emmener sa famille en Floride, pour profiter à son tour du rêve américain.
En Haïti, Vanise et son neveu Claude rêvent eux aussi d'une vie meilleure. Et les Etats-Unis leur semblent à cet égard plein de promesses.
Russell Banks est un écrivain américain prolifique qui dénonce bien souvent les travers de cette Amérique qui fait tant rêver. Ses romans sont rarement joyeux et décrivent une réalité brute. J'avais éprouvé un véritable coup de coeur pour Américan Darling qui traitait du Libéria et de la participation américaine dans ce pays. Sous le règne De Bone avait aussi été une magnifique rencontre alors que de beaux lendemains m'avait laissée plus mitigée.
Malheureusement, ce titre se classe parmi les déceptions. Non que la qualité ne soit pas au rendez-vous. L'écriture de Russell Banks est encore une fois d'un niveau exceptionnel et les réflexions qu'il développe m'ont profondément intéressée et plu. le thème du roman justement m'interpellait beaucoup et c'est la façon dont il a été traité par l'auteur qui m'a déçu.
J'aimais l'idée de montrer la réalité, ce qui se cache réellement derrière ce fameux « rêve américain ». La trajectoire de Bob Dubois est claire à cet égard et au travers de ce personnage, Russel Banks prouve que ce n'est plus qu'un mythe, qu'on est loin de l'époque des pionniers. C'est d'ailleurs une des explications du titre, le romancier démontre ses thèses par des comparaisons à la Grande Histoire et à la géologie. Les hommes ne se soucient pas de la Terre, des continents qui bougent mais uniquement de leur propre petite personne. Tout comme ils ne se rendent pas compte que l'Amérique d'aujourd'hui n'est plus celle de Christophe Colomb.
Si tous ces postulats m'ont convaincu dès le départ et me font adhérer sans équivoque à la vision pessimiste du monde dépeinte par Russell Banks, j'ai eu plus de mal avec sa façon de traiter le sujet dans le roman, au cours duquel je me suis souvent ennuyée. Et la lecture m'en a été parfois longue ou fastidieuse.
J'aurais aimé que les raisons pour lesquelles le rêve américain de Bob échoue, tout comme celui de son frère et de son ami Ave, soient davantage expliquées. Elles ne sont que vaguement évoquées. On parle d'emprunts à de mauvaises personnes, de prêts à des taux très élevés, de personnes peu fréquentables, de trafics en tout genres, … Mais rien de plus. On ne sait finalement pas vraiment pourquoi une affaire ne peut pas fonctionner honnêtement. le problème des soins de santé est lui aussi à peine effleuré. Dommage. Tout comme la violence. Au final, je n'ai eu l'impression que seuls les questionnements de Bob, et particulièrement ses questionnement sexuels et sur le bien et le mal sont développés en long et en large. Honnêtement, je me serais davantage intéressée à pourquoi ses entreprises ratent que de savoir avec qui il couche, combien de fois, pourquoi etc. J'ai trouvé que ça occupait bien trop de place dans l'histoire.
En ce qui concerne la deuxième intrigue, que l'on suit en parallèle, celle de Vanise et Claude, mes griefs sont semblables. Là aussi, les étapes principales de leur voyage jusqu'en Floride sont éclipsées au profit de leurs épreuves dans les pays qu'ils traversent. Ce qui donne lieu à une multitude de scènes de viols et de cultes vaudou. Bref, là aussi, j'ai eu la sensation que l'auteur passait à côté de son sujet.
Même si je ne suis pas satisfaite du traitement fait, je suis quand même contente d'avoir lu ce récit dont le sujet m'intéressait beaucoup. Bien qu'écrit dans les années 80, je suis persuadée qu'il reste brûlant d'actualité, tant au sujet du rêve américain, de moins en moins concret que de la réalité de l'émigration aux Etats-Unis.
Lien : http://www.chaplum.com/conti..
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Bouldegom
  28 janvier 2015
Le rêve américain raconté à travers l'histoire de deux personnages principaux: Bob Dubois, américain moyen du New Hampshire, et Vanise Dorsinville, haïtienne, pauvre parmi les pauvres.
Bob Dubois constate un jour que sa vie ne vaut rien, et décide sa famille à rejoindre son frère et son ami d'enfance en Floride ou eux ont réussi, résident dans de belles maisons et roulent dans de belles voitures, accompagnés de superbes jeunes femmes. Bob ne se croit pas plus bête que son frère et veut lui aussi faire fortune.
Vanise Dorsinville est contrainte à l'exil à cause de Claude, son jeune neveu qui a commis un vol de jambon.Pour échapper à la police et à l'injustice de cette vie de misère, ils décident de rejoindre l'Amérique, terre promise dont la légende dit que certains membres de leur famille s'y sont déjà installés.
Leurs chemins respectifs leur feront traverser l'enfer, et lorsque leurs destins se croiseront, la chute de l'un entraînera la chute de l'autre.
C'est un roman sur la désillusion, sur le risque qu'il y a à se persuader que l'herbe est plus verte ailleurs, sur le rêve américain qui semble ne plus être qu'un mythe.
Russel Banks, fidèle à lui-même, s'emploie à décrire les travers de la société américaine.
Un très bon livre, intéressant et instructif, avec cependant quelques longueurs.
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Anulipe
  16 avril 2013
Héritier de la tradition américaine des road novel, Continents à la dérive s'ouvre également à l'espace caribéen qui ceint la côte est des Etats Unis. En effet, le personnage de Bob Dubois représentant l'américain blanc moyen, dégoûté de sa vie casanière et laborieuse, décide de déménager en Floride accompagné de sa femme et ses trois enfants. Parallèlement Vanise une jeune haïtienne, son bébé et son neveu tentent d'immigrer au pays des hommes libres par tous les moyens. Cette réactualisation du rêve américain s'avère une véritable descente aux enfers. Russel Banks montre toute la dangerosité de l'illusion américaine avec un luxe de détails et sans aucune concession. Dans cette Amérique encore intimement raciste, les sodas et les frites de Mac Donald's ont un goût amer et les bikinis et les grosses bagnoles ne suffisent pas à cacher les montagnes de dettes.
Un véritable chef d'oeuvre du mariage de la fiction et du documentaire. Même si la position surplombante et quelque peu paternaliste de l'auteur peut en agacer certains, je vous recommande de foncer en librairie ou dans votre bibliothèque préférée pour lire ce grand roman !
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
Alice_Alice_   01 octobre 2018
Systèmes et ensembles, sous-systèmes et sous-ensembles, modèles et agrégats d'eau, de terre, de feu et d'air - les nommer et en établir la carte, apprendre l'interdépendance complexe des forces qui les convertissent les uns dans les autres : ce processus nous donne petit à petit une image d'une planète comme celle d'une cellule organique, d'une créature sphérique dépourvue de pensée qui n'a d'autre but que de naître aussi vite qu'elle meurt et dont le principe général soutenant ce but comme s'il s'agissait d'un impératif moral consiste à ne pas cesser de se mouvoir. A tourner autour de point précis, à pivoter sur des axes, tourbillonner, tournoyer, décrire des boucles et des cercles, des ellipses, des spirales et de longues courbes qui s'élancent à travers l'univers et disparaissent à l'horizon le plus lointain de notre imagination d'êtres humains pour réapparaître ici, derrière nous, dans la vie quotidienne de notre corps, dans ce que nous mangeons, pissons et chions, dans nos bébés en train de naître et nos mourants en train de tomber. A simplement ne pas arrêter de bouger, de se reproduire, de pisser et de chier, à ne pas arrêter de dévorer la planète sur laquelle nous vivons, à ne pas arrêter de nous déplacer, seuls ou en famille, par tribus, par nations et même par espèces entières : c'est le seul argument que nous possédions contre l'entropie. Et ce n'est pas vraiment un argument, c'est une vision. C'est un déni en forme d'affirmation, une réfutation en forme d'anecdote, ce qui signifie qu'au lieu de raconter on rend compte, qu'au lieu de représenter on présente.
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carrecarre   08 mars 2015
L'immobilier et la drogue, c'est les deux secteurs dans lequel on peut faire un malheur. Tu peux devenir milliardaire du jour au lendemain, mais tu peux te retrouver mort du jour au lendemain tout pareil
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patrick75patrick75   16 février 2012
Pendant des années , Bob a été le genre de personne qui croit qu'il existe deux sorte de gens : les enfants et les adultes , et qu'ils constituent des espèces bien distinctes .
Ensuite , quand il a lui même atteint l'age adulte et découvert que l'enfant qui était en lui non seulement se refusait à mourir ou à disparaître mais , de plus , semblait ne pas vouloir céder le pas à l'adulte , et qu'il à vu que cela n'était pas vrai de lui seul mais aussi de tous ceux qu'il connaissait ( sa femme , son frère , ses amis , et même sa mère et son père ) , Bob , à regret , tristement , se sentant de plus en plus seul , en est arrivé à croire que , tout bien considéré , les adultes n'existaient pas , qu'il n'y avait que des enfants qui essayaient , généralement sans succès , d'imiter des adultes . Les gens ressemblent plus ou moins à des adultes , c'est tout .
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strummerstrummer   20 janvier 2016
Sauf que, comme Colomb et tous ces types qui étaient partis à la recherche de la source de jouvence, quand vous y arrivez en Amérique, c’est pour trouver quelque chose d’autre. C’est Disneyworld que vous trouvez, des combines foncières et des prêts bancaires à intérêts élevés transférés à la six-quatre-deux, et si vous ne vous magnez pas de dégager le chemin, vous vous faites foutre en l’air, découper au soc de charrue et enterrer vivant, pour qu’on puisse tranquillement faire construire sur votre macchabée un petit lotissement en copropriété ou un parking, installer une orangeraie.
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patrick75patrick75   17 février 2012
" Tu vas y arriver en Amérique, ça y a pas de doutes, gamin, et peut-être que comme moi tu y trouveras ce que tu cherchais. Je sais pas quoi. Mais il faudra que tu donnes quelque chose en échange, si ce n'est pas déjà fait. Et quand tu l'auras eu, ce que tu cherches, il se trouvera que c'est pas ce que tu voulais, tout compte fait, parce que ça vaudra toujours moins que ce que tu as donné pour l'avoir. Au pays des hommes libres, il y a rien de gratuit. "
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Russel Banks lors de la présentation de "Un membre permanent de la famille".
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