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EAN : 9782823617054
192 pages
Éditeur : Editions de l'Olivier (26/08/2021)
4.1/5   88 notes
Résumé :
Le blizzard fait rage en Alaska.

Au coeur de la tempête, un jeune garçon disparaît. Il n'aura fallu que quelques secondes, le temps de refaire ses lacets, pour que Bess lâche la main de l'enfant et le perde de vue. Elle se lance à sa recherche, suivie de près par les rares habitants de ce bout du monde. Une course effrénée contre la mort s'engage alors, où la destinée de chacun, face aux éléments, se dévoile.

Avec ce huis clos en pleine... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
4,1

sur 88 notes

Yvan_T
  08 septembre 2021
Parmi l'avalanche de livres publiés lors de cette rentrée littéraire d'automne, ce premier roman de Marie Vingtras ne terminera pas enseveli parmi tant d'autres car il s'avère excellent !
Le « Blizzard » dont il est question est celui qui souffle sur les terres hostiles de l'Alaska. le genre de tempête qui vous invite à rester cloîtré chez vous, en espérant avoir assez de bois pour survivre et une bonne pelle pour tout déblayer une fois terminé. Malheureusement, Bess a tout d'abord eu la mauvaise idée de sortir avec le « petit », puis de lui lâcher la main le temps de refaire ses lacets. Un bref instant d'inattention qui a conduit à la catastrophe : le « petit » vient de se faire avaler par le blizzard !
Pour son premier roman, Marie Vingtras propose non seulement une course contre la montre haletante avec le mince espoir de pouvoir retrouver ce gosse vivant, mais surtout un huis-clos à ciel ouvert où les personnages partis à sa recherche vont se trouver eux-mêmes. Proposant des phrases courtes et des chapitres de seulement quelques pages, l'auteure rythme son récit comme un thriller à l'américaine, faisant monter la tension crescendo et tenant le lecteur en haleine de la première à la dernière page.
Ce récit choral invite à suivre quatre personnages qui prennent tout à tour la parole au fil des chapitres. Si tout disparaît progressivement sous un immense tapis de neige, des terribles secrets profondément enfouis refont progressivement surface. Quand on vient se planquer dans le trou du cul du monde, on a forcément quelque chose à cacher ! Livrés à eux-mêmes au coeur de cet environnement hostile, ils doivent non seulement affronter la nature, mais également leur propre passé.
En isolant ses protagonistes dans cet endroit reculé du monde battu par des vents glacés, Marie Vingtras nous installe au plus proche de ses personnages. Les seules voix qu'elle partage sont les monologues d'individus en quête d'eux-mêmes, qui se dévoilent au fil de leurs pensées. le gosse demeure introuvable, mais la vérité refait indéniablement surface. Au coeur de la tempête, l'heure est à la confession !
La Grande Librairie n'a pas menti, « Blizzard » fait en effet partie des incontournables de cette rentrée d'automne !
Lien : https://brusselsboy.wordpres..
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Christophe_bj
  10 septembre 2021
En Alaska, alors qu'un violent blizzard souffle, une jeune femme, Bess, sort accompagnée d'un jeune garçon : c'est de l'inconscience, d'autant que, pour refaire son lacet, elle lâche un court instant la main du garçon, ce qui suffit à le lui faire perdre de vue. Son ami Benedict va tenter de les retrouver. ● C'est un roman choral dans lequel chaque personnage cache des secrets (dont l'accumulation est quelque peu excessive). ● Mais le récit est construit de mains de maître ; on apprend la vérité sur chacun par petites touches successives, ce dévoilement progressif est vraiment très habile, d'autant qu'il est comme enveloppé par la question originelle que pose le roman : va-t-on pouvoir retrouver – et sauver – Bess et le garçon ? ● On se croirait dans un roman de « nature writing » qu'affectionnent les Américains et les éditions Gallmeister ! Les chapitres, très brefs, se dévorent. Pour un premier roman, c'est étonnant de maîtrise. Une belle surprise.
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SamDLit
  05 septembre 2021
# Rentrée automne 2021 # Premier Roman # Premier flash
"Cré-moé, cré-moé pas - Quéqu' part en Alaska"
"C'est quelque chose qui ne s'invente pas savoir survivre"

Un enfant disparaît en pleine tempête de neige. Il a suffi d'un instant, un seul instant, qu'elle détourne les yeux un seul instant pour renouer ses lacets et il avait disparu

Bess, Benedict, Cole, Freeman, Clifford vont se mettre à la recherche du Petit.

Un premier roman qui m'a emportée ailleurs avec son écriture simple, directe, une histoire courte et goûteuse, une vraie gourmandise

Des phrases courtes, des chapitres succincts, un fait à la fois banal et terrifiant: un enfant de 10 ans échappe à la vigilance de l'adulte qui l'accompagne.
Le blizzard se lève. Nous sommes en Alaska. Il y a peu de chances de le retrouver vivant, une course contre la montre s'engage.

De chapitre en chapitre, de phrases courtes en phrases courtes, nous suivons d'une part l'évolution des recherches pour retrouver l'enfant en danger de mort et d'autre part le cheminement des pensées de ceux qui le recherchent.

Peu à peu, au détour des chapitres courts qui alternent tour à tour les voix des différents protagoniste, l'histoire individuelle de chacun se dévoile: leur histoire d'avant cette course contre la montre, leur passé personnel d'avant l'Alaska, les raisons profondes qui les ont poussés chacun à venir vivre dans un endroit aussi reculé .
"Ce pays perdu où vous oubliez jusqu'à ce que vous étiez avant"

S'y expliquent également leur différence d'évaluation de cette disparition qui les frappe pourtant au même moment, leur manière d'appréhender la nature et les interactions qui se sont mises en place depuis leur arrivée dans cette petite communauté où l'instinct de survie est primordial.

Sont-ils à la recherche d'un enfant, en quête d'eux-mêmes, ou
d'une certaine forme de rédemption pour des fautes passées ?

Qui gagnera cette course contre la montre pour retrouver l'Enfant? La nature (le blizzard), l'homme ? Et est-ce vraiment la question ici ?

Dans ce premier roman à l'allure de thriller et sous une forme chorale (à plusieurs voix), l'Auteure aborde différents thèmes:
- La culpabilité comme un fardeau qu'on traîne toute sa vie pour une faute commise ou pas, qui n'est pas nécessairement de notre entière responsabilité, parfois simple concours malheureux de circonstances
- la quête de l'identité et de ses origines
- les rapports à la paternité: celle découlant des liens du sang; celle qui s'acquiert par la transmission de valeurs, d'amour, de savoirs; celle qui est voulue et acceptée; celle qui est refusée, parfois pour des raisons qui expliquent sans excuser; celle où chacun adopte l'autre aussi bien l'adulte que l'enfant, celle qui coule de source naturellement comme l'eau claire d'un ruisseau, celle de celui qui fuit sans aucun mot d'explication.

"C'est bien une idée de môme ça,
s'inquiéter de briser le coeur de quelqu'un."

#Blizzard, #MarieVingtras, 26 août 2021, Editions de l'Olivier
Aux yeux de certains, cette écriture limpide, presque plus orale qu'écrite pourrait paraître simpliste. Fausse impression tant la frappe visuelle est forte et évocatrice.
C'est cette simplicité, la brièveté des phrases et des chapitres, du récit-même, combinée à la capacité de l'auteure à faire monter crescendo la tension comme dans un thriller, à évoquer aussi bien la nature géographique & météorologique, que la nature de chacun des 'héros' de Blizzard qui m'ont fait apprécier cette tempête au moment où la météo était exceptionnellement au beau fixe sur la Belgique.
Profitons-en pour le savourer ce roman et ce temps clément comme lorsqu'on se retrouve dans l'oeil du cyclone

"Le blizzard ne me laisse pas voir grand chose. Parfois le vent s'arrête d'un coup. Tout retombe au sol comme les plumes d'un oreiller et je distingue à peu près ce qui m'entoure, mais c'est toujours passager. Papa disait que c'était pire que la tempête en elle-même: ce moment où tout est suspendu comme lorsque vous êtes dans l'oeil d'un cyclone, et où vous commencez à espérer alors que le répit sera de courte durée et qu'il faudra lutter à nouveau."

Bonus: la complainte du phoque en Alaska
Cré-moé, cré-moé pas - Quéqu' part en Alaska
https://www.youtube.com/watch?v=6u2KPtJB9h8
Y a un phoque qui s'ennuie en maudit
Sa blonde est partie
Gagner sa vie
Dans un cirque aux États-Unis
Le phoque est tout seul
Y r'garde le soleil
Qui descend doucement sur le glacier
Y pense aux États
En pleurant tout bas
C'est comme ça quand ta blonde t'a lâché
Ça vaut pas la peine
De laisser ceux qu'on aime
Pour aller faire tourner
Des ballons sur son nez
Ça fait rire les enfants
Ça dure jamais longtemps
Ça fait plus rire personne
Quand les enfants sont grands
Quand le phoque s'ennuie
Y r'garde son poil qui brille
Comme les rues de New York après la pluie
C'est rien qu'une histoire
J' peux pas m'en faire accroire
Mais des fois j'ai l'impression qu' c'est moé
Qui est assis sur la glace
Les deux mains dans la face
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JustAWord
  13 septembre 2021
Tout commence par une disparition, celle d'un gamin au coeur du blizzard quelque part dans un coin paumé de l'Alaska.
Une seconde d'inattention, un lacet défait, une main lâchée et Bess se retrouve seule, sans Thomas. Accablée par le poids de cette terrible erreur, elle décide de poursuivre et de le retrouver malgré le blizzard qui fait rage au dehors.
Benedict, lui, se rend compte qu'il manque les vestes de Bess et du petit.
La porte grande ouverte, la neige qui s'y engouffre déjà et Benedict a compris, une chose terrible vient de se produire et la femme qui partage sa vie dans cet enfer blanc loin de tout a commis l'irréparable : se perdre dans le blizzard.
Contre toute raison, Benedict demande l'aide de Cole, un « oncle » qu'il connaît depuis tout petit dans ce coin perdu de l'Alaska pour partir à la recherche des deux pauvres diables.
Une traque s'engage…mais elle ne sera pas celle que l'on pense.
Avec Blizzard, Marie Vingtras livre un premier roman glacial et hanté.
Alors que le lecteur s'engage entre les rafales de neige, l'histoire se sépare entre quatre fils directeurs, reliés chacun à l'un des personnages-clé du récit.
Bess, une jeune fille meurtrie par une mort qui ne lui a laissé que remords et culpabilité, Benedict, un frère et un fils sans repère qui n'a jamais trouvé ce qu'il cherchait, Freeman, un vieux Noir américain coupable du pire et broyé par l'histoire de son propre pays et Cole, l'intrus, le paria qui trouve dans l'exil une façon de cacher ses vices aux autres.
Blizzard pourrait être un roman de survie, un roman de traque où les personnages luttent contre les éléments pour se retrouver. Mais ce n'est pas ce qui intéresse Marie Vingtras.
Dans cette tempête, les émotions et les souvenirs jaillissent, incontrôlables, comme éparpillés par le vent et la neige. À travers le blizzard, des silhouettes, des fantômes. Car c'est bien un récit de fantômes qui se fait jour au fur et à mesure des pages, à travers des histoires de vies hantées par les disparus.
Ici, un frère qui a fuit sans raison sa famille, là une femme qui ne supportait plus la rancoeur de sa mère, ailleurs un homme qui se souvient de l'effacement brutal de son fils par la guerre.
Si Bess recherche le petit Thomas et si Benedict recherche Bess, ce sont eux-mêmes que les personnages vont finir par poursuivre, par traquer dans le blizzard du passé.
Roman de douleurs refoulées et d'exil pour expier, Blizzard raconte les traumatismes de ses personnages avec la plume fine et précise de Marie Vingtras. Les douleurs d'antan resurgissent par petits morceaux, découpées en chapitres courts et incisifs. Et peu à peu, le livre-fantôme devient un espoir de rédemption, une façon de remettre les choses en ordre en trouvant le mal qui rôde parmi les hommes, le mal insidieux que l'on a pas vu ou pas voulu voir.
Marie Vingtras explore de façon méticuleuse les drames personnels des uns et des autres, croise parfois le tragique de l'Histoire américaine et surprend les survivants en plein désarroi. L'important change au fur et à mesure que Bess, Benedict et Freeman cheminent dans leurs pensées et dans leur passé.
C'est finalement la rédemption qui prend le dessus, autour de Thomas, l'enfant qui partage le nom du frère disparu de Benedict, l'enfant perdu par Bess comme un écho à une soeur aujourd'hui rendue à l'ombre, l'enfant qui incarne à la fois ce petit-fils que Freeman n'a jamais eu et ce fils qu'il n'a jamais retrouvé. Autour de cette quête, l'existence offre une deuxième chance à ceux qui ont failli, à ceux qui n'ont pas vu, à ceux qui ont fait fausse route.
Mais parfois, la faute est trop lourde, trop terrible et la rédemption se trouvera sous la neige, dans la crevasse, pour les vrais monstres qui rodent.
Marie Vingtras offre au lecteur un roman-choral où tout se rejoint, tout se résout autour d'un enfant, pour réparer les fautes du passé et ne pas commettre à nouveau les mêmes erreurs tragiques.
On en ressort épuisé, changé, chaviré mais de nouveau entier.
Lien : https://justaword.fr/blizzar..
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tynn
  06 septembre 2021
Je mise que ce petit roman (en épaisseur) va faire partie des incontournables de cette rentrée d'automne. Construit avec une alternance de voix en roman choral, il se dévore autant par sa plume simple et fluide que par sa concision maîtrisée jusqu'au final.
Quatre personnages affrontent une tempête, dans le ciel d'Alaska et dans leurs histoires personnelles. La disparition d'un enfant évanoui dans le blizzard met en action une chaîne d'événements et de décisions, où, par petites touches, chacun finit par trouver sa place sur l'échiquier.
Échec et mat pour certains !
Roman noir qui fait un clin d'oeil aux publications « nature writing », par son contexte et son aspect thriller, il s'inscrit aussi sur l'introspection des personnages, sur leurs fêlures et leurs pertes, sur la notion essentielle de paternité et de la quête d'un enfant, au propre comme au figuré.
Je souhaite le meilleur avenir littéraire à une jeune auteure prometteuse.
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critiques presse (1)
Culturebox   27 août 2021
Marie Vingtras signe un premier roman haletant, déjà repéré dans cette rentrée d'automne.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
JustAWordJustAWord   13 septembre 2021
Mais, quelle que soit la technologie utilisée, l'homme trouvera toujours un moyen inédit de blesser, de trancher, d'amputer ses frères à n'en plus finir, c'est dans sa nature. La guerre reste la guerre. Elle terrifie et galvanise en même temps. Elle banalise le fait que vous puissiez tuer d'autres êtres humains, juste parce qu'on vous a dit que vous aviez une bonne raison de le faire, que vous étiez le tenant du bien contre le mal. Il y a toujours une bonne raison de justifier que nos enfants se fassent sauter sur des mines, pour qu'ils reviennent écharpés, silencieux comme des ombres, incapables de mettre des mots sur ce qu'ils ont vu.
+ Lire la suite
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CamLGCamLG   12 septembre 2021
La guerre reste la guerre. Elle terrifie et galvanise en même temps. Elle banalise le fait que vous puissiez tuer d'autres êtres humains, juste parce qu'on vous a dit que vous aviez une bonne raison de le faire, que vous étiez le tenant du bien contre le mal.
Commenter  J’apprécie          30
CamLGCamLG   12 septembre 2021
Quelquefois le poids des secrets est si lourd qu'on ne sait plus comment s'en débarrasser sauf en disparaissant avec eux.
Commenter  J’apprécie          20
JustAWordJustAWord   10 septembre 2021
Personne n'a compris qu'à l'intérieur de moi il manquait bien un morceau, qu'un trou dans la chair laissait s'échapper mon souffle.
Commenter  J’apprécie          70
SamDLitSamDLit   06 septembre 2021
- - Benedict a appris de son père à écouter la nature. En étant suffisamment attentifs, elle donnait toutes les indications utiles rien qu'à la manière dont le vent avait tourné ou les oiseaux cessé de chanter.
A NY, Faye lui disait que certains payaient des fortunes pour être reconnectés avec leur moi. Par ici, en Alaska, le moi sauvage, il valait mieux le découvrir rapidement sinon ça devenait compliqué de tenir dehors.
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Videos de Marie Vingtras (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marie Vingtras
Marie Vingtras est la mère du meilleur premier roman de cette rentrée littéraire. "Blizzard" aux éditions de l'Olivier est un huis clos dans les grands espaces soutenu par un suspense infernal. Véritable réflexion sur la paternité car les héros et les salauds ne sont pas toujours ce que l'on croit. 
Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/
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