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Jean-Patrick Manchette (Traducteur)
ISBN : 2743602473
Éditeur : Payot et Rivages (01/09/1997)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 36 notes)
Résumé :
Voler six millions de dollars sous forme de grains de café, qui dit mieux ? c'est ce que se proposent de faire Lew Brady et Frank Lanigan. ils vont monter le hold-up du siècle : s'attaquer à un train de marchandises transportant une récolte de café. Nous sommes en Afrique Orientale, en 1977. Idi Amin Dada règne sur l'Ouganda et nombreux sont ceux qui voudraient le voir tomber...

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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Bigalow
  20 octobre 2018
Roman d'aventures qui détonne un peu dans la bibliographie de Donald Westlake, car dépourvu (ou presque) d'humour, Kahawa m'a fait penser dans son style à l'alter ego de l'auteur, Richard Stark.
On y suit une petite galerie d'hommes et de femmes qui préparent le détournement lucratif d'un train transportant du café en Ouganda. Ça commence comme une mauvaise blague, mais c'est un bon livre, promis.
L'écriture de Westlake est quand même le gage de passer un bon moment, et je n'ai pas été ennuyé outre mesure pendant ma lecture.
Petit bémol sur les personnages, que je n'ai pas trouvé suffisamment développés pour m'attacher à eux. de plus, pour un roman avec un résumé si accrocheur, ça parle beaucoup et l'action est un peu délaissée.
Et pourtant, j'ai fini ce roman sur une bonne impression. Cela est dû à la peinture réaliste que l'auteur fait du régime de Idi Amin Dada. Dictateur sanguinaire dont, à mon avis, le caractère a très bien été restitué par Donald Westlake. On voit bien qu'il ne fait pas bon vivre en Ouganda à cette période, si on est opposant au régime ou simple gêneur dans les magouilles impliquant à la fois les pouvoirs locaux et les multinationales occidentales.
En bref, une bonne petite lecture qui m'a fait reprendre le contact avec Westlake.
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Scara
  24 février 2013
C'est un monde cynique que dépeint Westlake dans cette aventure unique au coeur de l'Afrique. Les affreux jojos qui ont sa préférence sont bien là : un dictateur veut transférer des tonnes de café, l'or noir local, pour se refaire une petite fortune, alors si voler ce café doit en plus passer pour un acte de lutte pour la démocratie, pourquoi se gêner?
L'amour essaie bien de se faire une petite place dans cette aventure, mais il n'est pas le bienvenu, comme ce gamin binoclard plein de bonne volonté dont personne ne veut dans la cour de récré. Pas de nunuche dans ce monde cynique, Sir Denis n'a pas sa place dans ce monde intraitable.
Quant à l'affaire elle-même bien sûr, l'idée est ingénieuse mais il ne s'agirait pas d'un récit de Westlake si tout devait se passer comme prévu ...
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DanielGauthier
  10 mars 2010
Westlake l'éclectique nous régale dans ce livre qui, sur une base de polar (suspense, rebondissements, etc.), ajoute une dimension politique et sociologique étonnement documentée : l'Afrique noire, Idi Amin Dada, les Indiens expulsés d'Ouganda... Ajoutons quelques scènes de sexe particulièrement réussies, l'humour coutumier de Westlake et on comprendra qu'on a affaire à un vrai chef d'oeuvre.
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pdupaty
  29 mai 2014
Dans l'Ouganda des années 70, sous la dictature d'Idi Amin Dada, un complot est ourdi pour voler une énorme cargaison de café devant être livrée au Brésil contre une très grosse somme. Des mercenaires américains hauts en couleur sont engagés, aidés par des Indiens l'Ouganda expulsés par la dictature et réfugiés au Kenya.
C'est un bon bouquin, un roman d'aventures bien écrit avec une bonne dose d'humour et un portrait de l'Afrique sans complaisance et bien renseigné sur le fonctionnement du régime d'Idi Amin Dada. C'est en tout cas une histoire que j'imagine parfaitement portée à l'écran.
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RaphaelK
  01 octobre 2011
Excellent livre, comme toujours avec Westlake, même si le ton de celui-ci est différent des habituels Dortmunder. On est impressionné par la quantité d'informations sur l'Ouganda sous Amin Dada, et horrifié par ce qu'elles recouvrent. Une fin un peu bâclée à mon goût...
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   04 octobre 2014
Le swahili n’était même pas un vrai langage, si on y réfléchissait. Même le mot swahili venait du mot arabe sawahil, qui veut dire « côte ». Quand les Arabes fondèrent leurs villes commerçantes à Zanzibar et Mombasa et ailleurs sur la côte d’Afrique orientale au XVIIe siècle, et se marièrent avec les diverses tribus bantoues qui vivaient là, cette langue bâtarde s’était formée, avec une syntaxe bantoue et un mélange de vocabulaire tribal et arabe. Ce yiddish africain avait été transporté vers l’ouest, sur quinze cents kilomètres de continent, par les caravanes esclavagistes arabes pendant leurs sanglantes récoltes d’hommes, de sorte que, même à présent, si par exemple un Nandi voulait converser avec un Acholi, c’était toujours ce satané swahili qu’ils utilisaient.
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rkhettaouirkhettaoui   04 octobre 2014
Frank était agacé que les indigènes tiennent encore à parler swahili, après avoir passé un siècle avec les Anglais. Si encore le swahili avait été leur langue maternelle ! Mais ils avaient tous des dialectes tribaux, des centaines de dialectes à travers l’Afrique centrale
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rkhettaouirkhettaoui   04 octobre 2014
Quand on entre là, la question n’est pas de savoir quand on sortira, ni si on sortira. La seule question qui reste, c’est de savoir quand la souffrance cessera.
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rkhettaouirkhettaoui   04 octobre 2014
Je suis un homme d’affaires, monsieur Chase, c’est-à-dire un genre de voleur minime et très prudent. Je suis disposé à demeurer minime et prudent toute ma vie.
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rkhettaouirkhettaoui   04 octobre 2014
Chaque sac de café qu’on vole à Amin abrège son sursis. Plus on lui volera de café, plus il en sortira en contrebande, et plus vite Amin sera à court d’argent pour soûler ses Nubiens et se couvrir de médailles neuves. J’espère que ce train transporte toute la récolte, jusqu’au dernier grain.
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Videos de Donald E. Westlake (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Donald E. Westlake
Maxim Jakubowski on Donald Westlake - Part 2 of 2
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