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ISBN : 2956766201
Éditeur : l'apprentie (07/06/2019)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 28 notes)
Résumé :
[EDITION BILINGUE ET RÉVERSIBLE]

Dans le cadre de leur club très fermé, des femmes de la meilleure société américaine ont invité la romancière en vogue Osric Dane, celle qu'il faut absolument avoir lue.
Précieuses et ridicules, elles y vont de leurs commentaires insipides, et ne manquent pas de s'attirer eu retour les foudres de l'écrivain. Contre toute attente, l'une d'elles renverse la situation et met à mal l'écrivain en lui demandant ce qu'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Musardise
  08 octobre 2019
C'est bien dans les romans que Edith Wharton donne le meilleur d'elle-même, son écriture nécessitant force détails et subtilités, qui ne se déclinent pleinement que lorsqu'elle prend son temps. Les nouvelles exigent en revanche une concentration qui lui convient moins. J'ai lu quelques dizaines de nouvelles d'elle, et jusqu'à présent aucune ne m'a paru arriver à la cheville de Chez les heureux du monde, du Temps de l'innocence, etc. Certains sortent un peu du lot, et dans le cas de Xingu... on peut dire qu'elle sort carrément du lot.

Ce n'est pas la seule nouvelle où Edith Wharton, qui nous fait rarement rire mais plutôt verser d'amères larmes, révèle une veine humoristique. Mais enfin ce type de nouvelles ne foisonne pas dans son oeuvre, et Xingu est bien plus drôle que celles que j'ai déjà pu lire auparavant.

Sept femmes, toutes appartenant à la meilleure société américaine, dans la ville (imaginaire) de Hilbridge, ont fondé le Lunch Club pour... eh bien pour pas grand-chose, si ce n'est donner l'impression que ses membres représentent l'élite culturelle (Alfaric utiliserait l'expression "élite autoproclamée, j'en suis sûre ^^) de la ville. Elles sont sept, toutes différentes, plus ou moins - plus que moins - imbues d'elles-mêmes, et elles ont l'air stupides. Ce n'est pas tant qu'elle soient réellement stupides (car on les connaît peu) que le fait qu'elles se se complaisent dans un carcan pseudo-intellectuel qui leur donne l'air stupide. L'espèce d'obligation qu'elles se sont imposées les oblige à se contraindre à des tas de règles idiotes, qui ont peu à faire avec l'érudition ou la culture, mais beaucoup avec l'ostentation. Bon, les règles sociales contraignantes, c'est évidemment le grand sujet d'Edith Wharton, sauf que ses personnages ne sont pas d'habitude aussi caricaturaux, et que ses autres oeuvres n'ont pas la portée satirique de Xingu.

Wharton a concocté des passages véritablement savoureux sur ses personnages, leur façon de penser, leurs attitudes en société. Personnages qui, précisons-le, n'ont pas beaucoup de respect les unes pour les autres - chacune trouvant l'autre stupide à cause de telle ou telle répartie -, et six d'entre elles n'en ayant aucun pour Mrs Roby, qui détonne à leur avis dans leur petit cercle, à ne jamais lire les livres qu'il faudrait lire, et à toujours être à côté de la plaque. Mais l'arrivée de Osric Dane, invitée au Lunch Club et célèbre auteure des Ailes de la mort (allusion aux Ailes de la colombe, roman de Henry James qui fut l'ami de Wharton, mais roman dont elle avait détesté l'écriture au point de ne pas en terminer la lecture), va changer la donne. le Lunch Club sera être mis sur la sellette par leur idole, aucune n'étant capable de répondre à des question comme "Qu'est-ce que vous appelez éthique ?" (mince, mais oui, au fait, c'est quoi l'éthique ???) et autres interventions de ce genre. Jusqu'à ce que le mot "Xingu" soit prononcé par Mrs Roby. C'est merveilleux, parlons-donc de Xingu !!!

Là, la nouvelle prend une tournure parfaitement absurde, où la discussion n'a plus aucun sens, et pour cause : il est impossible qu'elle en ait un. C'est le moment le plus drôle du texte, où chacune se perd dans des élucubrations, des divagations, et ainsi de suite. Ce qu'est Xingu, vous le savez peut-être déjà, ou vous le saurez bien assez tôt. Xingu, c'est ici avant tout la manière dont a fait usage Edith Wharton pour se gausser des femmes de la haute société américaine, imbues d'une culture factice, dépourvues d'humour comme de largesse d'esprit.

Un mot sur la nouvelle publication du texte chez la toute jeune maison d'édition L'Apprentie. Pour une raison qui m'échappe complètement, le texte bilingue n'est pas présenté avec le texte original et la traduction en face-à-face. Ça a pu sembler original aux éditrices, mais je me demande comment, à sept, elles ne sont sont pas rendu compte que ça rendait la lecture bilingue extrêmement pénible. En effet, l'ouvrage est réversible, la version originale se trouvant d'un coté, et la traduction de l'autre. Ce qui vous oblige, au cas où, lisant en français, vous voudriez vous reporter au texte en anglais, ou bien au contraire, lisant en anglais, vous voudriez faire un saut du côté de la traduction, à retourner systématiquement le livre. Et comme la pagination en français ne correspond pas à la pagination en anglais, bon courage pour retrouver ne serait-ce qu'une seule phrase ! Je ne sais pas d'où est venue cette idée tout à fait saugrenue, mais voilà qui stoppe toute velléité de lire le texte en comparant les deux versions, ce qui est l'intérêt premier des livres bilingues (sinon, vous vous contentez de la traduction, ou bien vous lisez armé d'un dictionnaire). le seul avantage, c'est le petit format. Mais 7, 50 euros pour une édition bilingue qui se révèle inutile, c'est finalement pas si donné que ça. C'est quand même bête...

Masse critique Littératures
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ElGatoMalo
  01 août 2014
Quel étrange choix des éditeurs aujourd'hui que celui de publier une seule et unique nouvelle sous la forme d'un opuscule d'à peine une soixantaine de page. Je ne connaissais l'oeuvre d'Edith Wharton qu'au travers d'un unique essai, le vice de la lecture, qui m'avait laissé un tel arrière-gout de snobisme mal placé, hautain et méprisant pour certaines formes d'expressions artistiques que je m'étais promis d'éviter tout le reste. Pourtant, cette dame a su si bien piquer ma curiosité au travers d'un simple titre - et de quelques critiques vues ici-même - que je me suis laissé tenter par la lecture de ce texte qui éclaire, ou complète, l'idée d'écriture mécanique ou de lecture mécanique développée dans le premier (la notion d'écriture mécanique sonnait bizarrement à mes oreilles tant elle se rapproche - au moins phonétiquement - de l'écriture automatique, élément fondamental du surréalisme).
Évidemment l'analyse des personnages qui constituent le Lunch Club et de l'univers féminin dans lequel il est plongé n'engage que l'auteur. de telles péronnelles n'existent pas. Quelques passages décrivant leurs pensées, intentions et motivations sont écrits avec une plume plongée dans le vitriol, particulièrement corrosifs et décapants. Mais ils sont amenés avec une telle grâce et une telle finesse que, finalement, leur véritable violence passe un peu inaperçue. Au-delà des portraits comiques de ces ridicules petites dames qui n'ont rien de précieux, on découvre, au fil de l'histoire, un thème assez banal, celui de la tête bien faite opposée à la tête bien pleine (quoi qu'ici, on comprend assez rapidement que la tête est bien plutôt farcie que pleine). Enfin, et surtout, ce qui donne une autre dimension à cette nouvelle, c'est l'exercice de style sur la conversation et, quelque part aussi, un peu, sur le jeu de la séduction amicale. On referme l'ouvrage en se disant : ai-je bien tout compris ? On sent alors monter l'envie de relire le passage de cette conversation pour apprécier pleinement les mécanismes de cette mystification à laquelle, nous aussi, nous nous sommes doucement fait prendre.
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PinkCatReading
  09 septembre 2016
Dans les milieux snob des classes moyennes et supérieures, ces dames tiennent salon et parlent (surtout pour ne rien dire) de Culture. Oui, la culture, c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale.
Et tandis que ces dames à la poitrine aussi enserrée dans leur corset que leur cerveau dans leur petite tête débitent des discours insipides et creux, nous rions d'elles et de leurs prétentions littéraires et culturelles mal placées.

Mais lorsqu'elles invitent une auteure très connue, Osric Dane, et ne savent pas de quoi lui parler, vu que la sus nommée ne tient pas à évoquer son oeuvre, c'est Mme Rory, membre et honte du Lunch club car elle lit du Trollope et semble penser par elle-même, qui les sauve en parlant de « Xingu ». Panique à bord, ces dames, Osric Dane comprise, ne savent pas de quoi il retourne, quoi qu'où qu'est-ce ce Xingu ? Et les voilà qui s'empêtrent dans des « mais oui bien sur Xingu, tout à fait, hu hu hu, hahaha, que c'est passionnant » car jamais, ô grand jamais elles n'avoueront qu'elles ne savent absolument pas de quoi il retourne !
Mme Rory en fausse naïve qui se paye la tête de ses « amies » et d'Osric Dane est exquise. Même après le départ de ces dernières, les membres du club continuent de débattre sur Xingu. Il ne faudrait surtout pas aller à l'encontre des opinions en vogue dans ce milieu distingué mais continuer à apprécier et imiter servilement ce qui semble à la mode ! Si elles avaient mieux écouté Mme Rory, elles auraient peut être fait le rapprochement avec son dernier voyage en Amazonie…
Satire amusante qui met à mal le snobisme de certains clubs, un sujet toujours d'actualité ! Je ne connaissais que "The custom of the country" d'Édith Wharton, lecture universitaire obligatoire, et je n'avais pas du tout aimé car je m'étais arrêtée à l'ambiance snob de la classe supérieure, des salons et des caprices. Ici, c'est toujours le cas mais avec ce côté très drôle qui m'a bien plu finalement!
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kadeline
  16 octobre 2019
Xingu ou l'art subtil de l'ignorance publié chez l'apprentie est un objet livre très bien pensé et travaillé avec au recto la version anglaise et au verso la traduction française. C'est un tout petit format, tout mignon.
Xingu est une novella où l'on suit un groupe de femmes dans une petite ville américaine. Elles forment le club de la bourgade d'Hillbridge, un salon littéraire ultra sélect, dans tout ce qu'il y a de plus pédant dans l'intitulé. Elles font clairement ça pour paraitre intéressantes et intelligentes. Tout bascule quand on convie une autrice dont elles sont censées avoir lu et compris le livre et c'est là que ça devient excellent.
On se retrouve avec une succession de scènes où les dames tentent de faire illusion, d'arriver à se montrer intelligentes voire plus que l'autrice alors qu'elles ne le sont peut-être pas. C'est rempli de faux semblants, plein de piques. On a tous les mécanismes pour paraitre plus que ce qu'on est en réalité. C'était génial cet aspect satyre de la société mondaine, ce côté je me moque de manière subtile. Et j'en profite pour rebondir sur le soucis lié à la subtilité. Tout l'intérêt de cette version bilingue est liée aux subtilités de langages. le niveau d'anglais est élevé et l'on passe très facilement à côté d'une grande partie des nuances, il est facile de râter ce qui rend la lecture drôle. Cette version bilingue permet de ne rien perdre ni le texte original ni les subtilité de vocabulaire grâce à la traduction.
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Clelie22
  29 avril 2019
Le Lunch Club se vante de réunir l'élite sociale et culturelle de la petite ville de Hillbridge. Aussi, lorsque la célèbre romancière Osric Dane y fait escale, ces dames s'empressent de l'inviter à l'une de leurs réunions. Mais l'écrivain, au lieu de leur parler de son dernier roman, “Les ailes de la mort”, ne rate pas une occasion de les rabaisser par son attitude et ses questions hautaines. Heureusement, l'une des membres du club, celle que, précisément, les autres considèrent comme une intruse, sauve la situation en jetant dans la conversation le nom de “Xingu” qui, dit-elle, les a occupées une année entière. Trop heureuse de ce salut inespéré, les autres lui emboîtent le pas. C'est au tour de la romancière de paraître embarrassée. Ignorerait-elle donc ce que c'est que Xingu ?

Cette nouvelle d'Edith Wharton brocarde allègement le pédantisme d'un certain monde qui se pique de littérature. L'auteur y pointe aussi bien la superficialité des dames du Lunch Club que la vanité de la romancière. C'est une lecture qui m'a beaucoup amusée mais aussi laissée parfois perplexe. La réaction des dames du Lunch Club sur Xingu est très surprenante. On a envie de leur dire : “vous êtes pas sérieuses ?” de plus, le départ de deux des protagonistes nous laisse sur notre faim. On se demande ce qu'elles ont pu se dire une fois dehors. C'est le propre de cette nouvelle de suggérer seulement et de laisser l'imagination du lecteur faire le reste du chemin.
Une nouvelle amusante et (im)pertinente sur laquelle il vaut mieux ne pas trop en dire pour ne pas gâter le plaisir de la lecture...
Challenge solidaire 2019 "Des classiques contre l'illettrisme"
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
MusardiseMusardise   10 octobre 2019
Mrs Van Vluyck rajusta ses lunettes, comme le bourreau sa cagoule. "Je ne vois vraiment pas, trancha-t-elle, comment on peut dire d'un livre, à ce point imprégné du pessimisme le plus noir, qu'il élève... Qu'il instruise, je veux bien, et au plus haut degré...
- Je voulais dire instruire, bien sûr", dit Mrs Leveret, inquiète d'une distinction entre deux termes qu'elle avait cru synonymes et à laquelle elle ne s'attendait pas. Le plaisir que prenait Mrs Leveret à participer au Lunch Club était souvent gâché par des surprises de ce genre. Comme elle ignorait que sa seule valeur, aux yeux de ces dames, se bornait à celle d'un miroir leur renvoyant l'image de leur fatuité intellectuelle, elle s'inquiétait parfois jusqu'à se demander si elle était vraiment à la hauteur de leurs débats. Seule une sœur qui la croyait intelligente la gardait contre le sentiment de son irrémédiable infériorité.
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MusardiseMusardise   07 octobre 2019
Un sens du devoir un peu flou et parfois dicté par les circonstances, voilà, selon elle, tout ce que la Providence exigeait des gens ordinaires ; alors que les forces qui avaient prédestiné Mrs Plinth à entretenir un valet de pied s'attendaient visiblement à ce qu'elle maintint ses responsabilités au même niveau et elle regrettait d'autant plus l'entêtement de Mrs Ballinger - dont les obligations envers la société se limitaient aux étroits critères de deux femmes de chambre.
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BMRBMR   27 janvier 2008
[...] Accepter une femme recommandée par un homme ... c'était à prévoir. [...] Elle avait été recommandée par l'éminent bilogiste, le professeur Foreland, qui l'avait décrite comme la femme la plus agréable qu'il eût jamais rencontrée. Les membres du Lunch Club, impressionnées par un compliment qui valait bien un diplôme, avaient inconsidérément pensé que les affinités sociales du professeur étaient du niveau de ses aptitudes professionnelles. [...] La déception fut complète. [...] « Elle l'a flatté sans doute. Ou bien c'est la façon dont elle se coiffe ».
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BMRBMR   27 janvier 2008
[...] - Cela m'a fait tellement de bien, intervint Mrs. Leveret, et il lui sembla se rappeler que, soit elle en avait pris l'hiver dernier, soit elle l'avait lu.
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BMRBMR   27 janvier 2008
[...] C'est faire montre de mauvais goût que de ne pas porter du noir pour une visite de condoléances ou une robe de l'année précédente quand le bruit court à la Bourse que votre mari est sur la mauvaise pente.
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Videos de Edith Wharton (32) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Edith Wharton
[EMISSION] LES COUPS DE COEUR DES LIBRAIRES 21-06-19
Chaque vendredi matin, Valérie Expert vous donne rendez-vous avec Gérard Collard pour leurs coups de c?ur... Voici les références des livres présentés dans l'émission du 21 juin 2019 :
Journal d'un écrivain de Virginia Woolf aux éditions 10-18 9782264030504
Le cahier de recettes de Jacky Durand aux éditions Stock https://www.lagriffenoire.com/146941-divers-litterature-le-cahier-de-recettes.html
Ne fais confiance à personne de Paul Cleave aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/116455-polar-livres-de-poche-ne-fais-confiance-a-personne.html
Un employé modèle de Paul Cleave aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/15128-romans-un-employe-modele.html
Chez les heureux du monde de Edith Wharton, Frédéric Vitoux aux éditions Gallimard https://www.lagriffenoire.com/?fond=produit&id_produit=1007314&id_rubrique=1
Je suis le carnet de Dora Maar de Brigitte Benkemoun aux éditions Stock https://www.lagriffenoire.com/1001840-divers-litterature-je-suis-le-carnet-de-dora-maar.html
Mildred Pierce James M. Cain (Auteur) Livre avec un DVD aux éditions Gallimard https://www.lagriffenoire.com/?fond=produit&id_produit=1007315&id_rubrique=1
Un bref désir d'éternité de Didier le Pêcheur aux éditions JC Lattès https://www.lagriffenoire.com/136546-divers-litterature-un-bref-desir-d-eternite.html
Bad Man de Dathan Auerbach et Nathalie Peronny aux éditions Belfond https://www.lagriffenoire.com/142091-nouveautes-polar-bad-man.html
Les fantômes du vieux pays de Nathan Hill et Mathilde Bach aux éditions Folio https://www.lagriffenoire.com/122638-essai-les-fantomes-du-vieux-pays.html
La culture décontractée !!!!! ABONNEZ-VOUS A NOTRE CHAINE YOUTUBE ! http://www.youtube.com/user/griffenoiretv/featured (merci) La boutique officielle : http://www.lagriffenoire.com
#soutenezpartagezcommentezlgn Merci pour votre soutien et votre amitié qui nous sont inestimables. @Gérard Collard @Jean-Edgar Casel
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