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ISBN : 2070141861
Éditeur : Gallimard (15/01/2015)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage en Europe, deux enfants sont envoyés en Australie, à l’abri des combats qui ont coûté la vie à plusieurs de leurs proches. Gilbert, jeune garçon réchappé du Blitz londonien, et Eirene, fille d’un résistant communiste grec, sont recueillis par une veuve qui habite une vaste demeure de la baie de Sidney. D’abord sur leurs gardes, les deux adolescents se rapprochent peu à peu et tentent d’affronter ensemble ce monde qui le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Sachenka
  25 juillet 2017
Pendant toute la première moitié de ma lecture du roman le jardin suspendu, je cherchais en vain le style précis et recherché de l'auteur Patrick White. J'y trouvais beaucoup de points positifs mais toujours ce je-ne-sais-quoi qui m'agaçait, qui détonnait des autres oeuvres du prix Nobel de Littérature. Et j'ai découvert pourquoi : il s'agit d'un livre inachevée et posthume, le premier tome d'une trilogie dont on ne lira jamais la suite.
Ce qu'il nous propose avec le jardin suspendu, c'est un roman d'apprentissage, en quelque sorte. La jeune Eirene est la fille d'une Australienne qui a convolé avec un Grec. Malheureusement, c'est la Seconde Guerre mondiale et il faut la mettre à l'abri, alors direction Sydney, Australie. Sa mère la place chez une amie de la famille où se trouve un jeune exilé anglais du même âge, Gilbert. Si ce n'est pas le grand amour dès le début, au moins ils apprennent éventuellement à s'apprécier et à devenir amis. Les deux enfants, loin de leurs repères, à l'aube de l'adolescence, sont à une période de leur vie où ils font de la découverte de soi-même et du monde qui les entoure, où ils partagent leurs rêves et leurs espérances.
Je ne peux qu'essayer d'imaginer à quoi aurait pu ressembler cette oeuvre si Patrick White avait pu la terminer. On y trouve tous les éléments d'une bonne série mais, vu les circonstances, je n'ai pas été captivé par ma lecture. C'était intéressant, mais sans plus. Puis… Je partage l'avis de @bdelhausse : il vient un moment dans le roman où, sans s'y attendre, on se sent tout d'un coup pris par cette histoire, à se sentir concerné par l'hisoire d'Eirene, à ressentir ses joies et ses peines. Il faut dire qu'elle est attachante. Et courageuse et fonçeuse et frondeuse. Je lui trouvais des airs à la Anne Shirley, cette héroïne de Lucy Maud Montgomery.
Le roman aborde plusieurs thèmes, comme le racisme, la méchanceté des enfants ainsi que la rigidité et l'étroitesse d'esprit des adultes, ceux de leur entourage et de la société en général, qui manque de compréhension ou sollicitude à l'endroit des exilés démunis. Ces Australiens, parce qu'ils accueillent des réfugiés, leur offre toit et nourriture, ils se croient dûs d'une gratitude sans fin. Tout au long de ma lecture, je ne pouvais m'empêcher de penser de faire des liens avec d'autres romans, comme la série Anne… la maison aux pignons verts, mentionnée plus haut. Mais, avec ces deux jeunes personnages et ce jardin, la comparaison devenait facile avec le roman le jardin secret, de Frances H. Burnett.
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bdelhausse
  28 février 2016
Difficile d'écrire une critique sur un livre inachevé, entamant une trilogie qui ne verra jamais le jour suite au décès de l'auteur.
Le livre raconte l'exil de deux adolescents, une Grecque et un Anglais, en Australie, chacun étant envoyé dans de la famille éloignée. le livre raconte alors l'éloignement, la guerre, le racisme, la bourgeoisie australienne, la découverte des corps et l'éveil à la sensualité, les amitiés, l'amour... Enfin, quand je dis que le livre "raconte", il est plus correct de dire que le livre évoque... entame une réflexion qui aurait dû se poursuivre dans les deux tomes suivants.
La langue de Patrick White est ciselée, poétique et empreinte d'une grande humanité. il travaille par touches, par impressions, par immersion aussi. On passe tour à tour d'une écriture avec un narrateur omniscient, qui parle aux adolescents en leur donnant du "tu", à un dialogue intérieur mené par Irene Sklavos (l'exilée grecque) principalement.
J'avoue, j'ai eu du mal à plonger dans le récit au début. Je ne me suis pas senti happé par le récit. Puis peu à peu, on est pris par la grande sensibilité de l'écriture et l'humanisme du propos. Patrick White est intransigeant avec la société.
Je suis donc très partagé. Vu que le livre était supposé être le premier tome d'une trilogie, suivant Gil et Irene au fil des ans, il manque clairement quelque chose à la fin du livre. Il ne se suffit pas à lui-même. C'est pourquoi j'aurais du mal à conseiller le livre. Pourtant, les émotions sont bien présentes. Et cela fait du bien.
Mention spéciale pour la postface éclairant le lecteur sur l'univers de Patrick White, Prix Nobel de Littérature, ses combats civils, son engagement, les partis pris, et la publication de ce livre à titre posthume (alors qu'il avait demandé à ce que soient brûlés tous ses manuscrits).
Cela m'a donné envie de lire autre chose de l'auteur. C'est bon signe.
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critiques presse (1)
Culturebox   31 mars 2015
Un magnifique roman initiatique écrit dans une langue étrange et poétique.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
jeronimusjeronimus   15 juin 2018
Viva ouvrit le couvercle de la boîte. Tu découvris un carré de satin blanc splendidement cousu de fil d'or. Elle le fit glisser et révéla un objet noir pas plus grand que le poing.
- On croirait pas, s'exclama Viva d'une voix affreuse, que c'était auparavant une tête humaine.
Irène ne prit pas le temps de s'arrêter pour penser, car elle ajouta immédiatement l'objet à son monde personnel. Quelques poils grossiers adhéraient encore au cuir chevelu de petite dimension, et ceux du menton ressemblaient plus à du fil de fer peu épais. Mais c'étaient les fentes où se trouvaient autrefois les yeux et la bouche qui donnaient vraiment le frisson.
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SachenkaSachenka   17 juillet 2017
Les Australiens ne naissent que pour vivre. Finir au ci fière ou au crématorium est une pensée insupportable. Alors on n'y pense pas.
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bdelhaussebdelhausse   12 février 2016
Madame Bulpit était une femme au teint pâle, seule sa bouche était maquillée. Ses avant-bras, ses mains et son visage auraient pu avoir été moulés dans du massepain nature. Ses lèvres brillantes de graise cramoisie dessinaient un petit arc d'un coloris assorti aux ongles de ses mains. (p.5)
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bdelhaussebdelhausse   06 mars 2016
L'obscurité de la pièce accentuait la blancheur de sa peau. Encore l'une de ces femmes que le climat de Sydney avait cuites à la vapeur plutôt que dorées au four. (p.76)
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bdelhaussebdelhausse   12 février 2016
Mon mari était grec, un patriote grec. Et moi australienne avant de l'épouser. Je ne me considère pas comme britannique. (p.4)
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Video de Patrick White (1) Voir plusAjouter une vidéo

Patrick White : Histoires peu ordinaires
Olivier BARROT présente l'ouvrage de Patrick White (Prix Nobel en 1973) "Histoires peu ordinaires" chez Arléa.
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