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EAN : 9782226230652
326 pages
Éditeur : Albin Michel (31/08/2011)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 4 notes)
Résumé :
La théorie de l'attachement, dont John Bowlby est le fondateur, montre l'influence des relations affectives dans le cercle familial sur le développement de la personnalité de l'enfant. Ce pédopsychiatre et psychanalyste anglais a consacré sa vie à étudier ce lien et à se battre pour qu'il soit reconnu comme essentiel à l'équilibre de chacun de nous.

Yvane Wiart, docteur en psychologie, chercheur au laboratoire de psychologie clinique et de psychopatho... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Nayac
  11 novembre 2018
Les premières pages du livre pose la problématique: les besoins fondamentaux sont ils les grands besoins du corps, comme le propose la psychanalyse, ou la création de liens, qui sera le thème central de la théorie de l'attachement.
Yvane Wiart, dans les pas de John Bowly, montre comment cette théorie s'applique aussi à l'adulte: même si "tout ne se joue pas avant 6 ans", l'attachement construit pendant l"enfance influence largement la vie de l'adulte.
Le sujet central est le développement de la capacité à former des liens affectifs, de façon à se sentir en sécurité et de pouvoir partir à la découverte de ce qui nous entoure. Ce propos, à lui seul, suffit pour considérer d'un oeil intéressé cet ouvrage.
Le sujet est articulé autour de trois groupes d'enfances, qui rejailliront sur la vie d'adulte:
- les enfants "secure", dont les parents répondent adéquatement aux signaux et besoins de l'enfant, qui n'ont pas peur de l'intimité, qui acceptent facilement de compter sur autrui,
- les enfants évitants, qui se caractérisent par la peur de l'intimité, la jalousie, des demandes affectives démesurées, construisant des "faux" self en s'investissant dans leurs études, le sport...
- les anxieux, dont la mère a pu être froide ou rejetante, qui cherchant à se protéger du stress de la relation à autrui via un contrôle affectif, une désactivation des émotions, sans toutefois pouvoir éviter des explosions brusques et imprévisibles.
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Inaka
  11 juillet 2016
Les chercheurs ont montré l'impact important de l'attachement sur la future personnalité du bébé et son mode relationnel.
Cet ouvrage à l'écriture claire présente les apports scientifiques de différentes approches (neurologie, éthologie, développement,psychanalyse...). Lecture plaisante sur un thème qui nous concerne tous, et qui est éclairant sur le fonctionnement relationnel de l'adulte, et notamment comment celui-ci se construit.
Ce qui est appréciable c'est la qualité de l'exposé, son accessibilité et la richesse de ses sources qui permettent d'approfondir!
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
InakaInaka   30 juin 2016
Si le parent ne fournit pas cette base secure, en rejetant les comportements de rapprochement de l'enfant, en se moquant de lui, en ne lui prêtant aucune attention, ou simplement en n'étant pas présent et disponible, l'enfant est limité dans ses explorations qui s'avèrent bien trop dangereuses dans ces conditions. Or ce qui se joue avec le bébé ou le petit enfant risque fort de se reproduire ultérieurement (...). Un schéma de ce type aura tendance à se trouver renforcé jour après jour, aboutissant à la construction d'une représentation du monde comme un lieu plein d'inconnu et de menaces potentielles, où l'enfant devenu adolescent, puis adulte, se sentira incapable d'affronter seul toute nouveauté, où il se dira que les autres ne sont pas fiables, qu'ils ne sont pas disponibles en cas de problème et que de toute façon, il ne mérite pas d'être aidé.
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InakaInaka   11 juillet 2016
Recâbler son cerveau autrement consiste donc à exercer une réflexion permettant de retrouver la réalité de son vécu antérieur, et de ne plus s'appuyer uniquement sur un discours sur celui-ci et sur soi, exclusivement issu de ce que les autres en ont dit. Cela consiste aussi à apprendre à se laisser guider par l'ocytocine, rechercher les situations qui en favorisent la fabrication, c'est-à-dire celles qui induisent un véritable état de bien-être avec autrui, celles où l'on se sent compris, soutenu, accepté et reconnu, ce qui devrait être la caractéristique incontestée de l'amour et de l'amitié. Cela étant, ni évitants ni anxieux n'ont appris à coder les relations à autrui de cette manière, car ils n'en n'ont pas fait l'expérience sur une base stable et prévisible.
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DanieljeanDanieljean   26 juillet 2018
L’attachement est un instinct, qui a cependant besoin de conditions favorables pour se développer de manière saine. L’oublier est ouvrir la porte à l’indifférence et à la violence, en particulier relationnelle, et ce dès le plus jeune âge. Le lien à autrui est le garant d’un épanouissement et d’une bonne santé tant physique que psychique. C’est là la grande leçon que nous a léguée Bowlby, sans doute il serait judicieux de s’en souvenir.
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InakaInaka   04 juillet 2016
Le codage par les neurotransmetteurs ne sera pas le même en fonction de la réaction de la figure d'attachement. Si celle-ci arrive dans un temps raisonnable, nourrit l'enfant en s'occupant tendrement de lui et en prenant un plaisir manifeste à l'interaction, cette séquence sera dans le cerveau du bébé globalement codée par la dopamine. A l'inverse, si la personne chargée de s'occuper de lui exécute sa mission mécaniquement, ou avec l'air irrité car elle s'estime dérangée, le codage émotionnel de l'ensemble sera marqué par la noradrénaline.
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InakaInaka   04 juillet 2016
Le bébé est extrêmement sensible à tous ces détails, un regard irrité ou vide d'expression le déstabilise et lui fait peur, et si ce type d'interactions se répète régulièrement, son amygdale en vient rapidement à coder ses pleurs comme aboutissant à une issue négative. Il apprend alors à se taire, et à se débrouiller autrement pour gérer son propre malaise et attendre que l'on veuille bien venir s'occuper de lui.
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