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Jeeves et Bertie tome 6 sur 15

Josette Raoul-Duval (Autre)
EAN : 9782264004536
309 pages
10-18 (27/08/2005)
3.98/5   97 notes
Résumé :
"Malgré ses efforts pour surpasser son maître d'hôtel, le célèbre Jeeves, Bertram Wooster, le narrateur, ne parvient guère à aider les invités de sa tante, à réconcilier les fiancés brouillés ni à obtenir du timide éleveur de tritons qu'il déclare ses tendres sentiments pour une larmoyante jeune fille sensible à la beauté des étoiles. Une fois encore, l'intervention de Jeeves s'avère donc indispensable et efficace.

L'humour de P. G. Wodehouse réside p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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La première parution de ce roman remonte à 1934 et pourtant le ton de son écriture est très actuel.
On ne peut qu'être séduit par le flegme, l'intelligence et la malice de l'irrésistible Jeeves.
Délicieux moment de lecture sur trame d'humour "so British".
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Regaillardi par un séjour sur la Côte d'Azur, Bertie s'est donné deux missions : 1) Imposer à Jeeves et au tout Londres la veste de smoking blanche qui a fait fureur sur la french riviera et 2) Prouver à Jeeves et au tout Londres qu'il est lui aussi capable de régler les problèmes, trouver des solutions, démêler les situations les plus embrouillées. Bref, Bertie veut être Jeeves à la place de Jeeves. Et l'occasion est trop belle de montrer toutes ses facultés lorsque le plan élaboré par le valet pour rapprocher Gussie Fink-Nottle de la femme qu'il aime connait un échec cuisant. le défi est de taille ! Gussie vit retiré dans sa campagne où il étudie avec assiduité les moeurs des tritons. Et sa belle, Madeline Bassett, est une jeune fille rêveuse et éthérée qui voit dans les étoiles des larmes de fée... Mais un Wooster ne renonce jamais et Bertie à une solution toute trouvée. Il fait inviter Gussie chez sa tante Dahlia où il doit justement se rendre pour prononcer un discours dans un collège et où séjourne, fort à propos, Miss Bassett. Gussie fera le discours à sa place et subjuguée par ses talents d'orateur Madeline lui tombera dans les bras. Un plan simple, bien ficelé et infaillible ! Mais chez Dahlia, l'ambiance est morose. Tom, son mari, est effondré suite à un redressement fiscal refuse de renflouer les caisses de sa revue féminine et Angela, sa fille, vient de rompre ses fiançailles avec Tuppy Glossop. Qu'à cela ne tienne ! Bertie se sent d'attaque à remettre tout ce beau monde d'aplomb ! Heureusement, discret et efficace, Jeeves veille au grain...

Rien de nouveau dans l'univers de P.G. WODEHOUSE...Le schéma est toujours le même. Bertie essaie de régler divers problèmes. Plein de bonne volonté, il en fait des tonnes et ne fait qu'empirer les choses. Finalement, Jeeves prend les choses en main et tout s'arrange. Dit comme cela, cela parait simpliste, banal même. Mais il faut lire les aventures de Bertie Wooster et Jeeves pour comprendre à quel point c'est réjouissant, drôlissime, délicieusement british. Encore une fois, les fous rires sont au rendez-vous dans cet épisode particulièrement gratiné où tout semble se liguer contre ce pauvre Bertie pour faire échouer ses plans. En la privant, bien involontairement d'Anatole, son cuisinier aussi français que susceptible, il réussit même à s'attirer les foudres de Dahlia, dernière de ses tantes à le tenir en affection. Par contre, le lecteur ne peut qu'adorer sa capacité hors du commun à empirer les choses dès lors qu'il tente de les arranger et ne se lasse pas de son duo avec son valet dopé aux oméga. Un excellent crû à lire pour avoir la pêche.
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Envie de vous détendre avec un roman drôle dans lequel un jeune aristocrate et son majordome passent leur temps à rivaliser autant par joute verbale que par des idées toutes plus lumineuses (ou pas) les unes que les autres et ce, afin de régler tout un tas de petits tracas de la vie de leurs proches.
En réalité, l'un des deux a souvent des idées ingénieuses quand l'autre fait immanquablement tout rater.
Il s'agit ici de réconcilier des fiancés en froid, d'aider un amoureux transi à déclarer sa flamme, d'obtenir une aide financière ou même de tout faire pour ne pas participer à une remise de prix.
Les soucis en question pourraient être réglés simplement et efficacement si l'un de nos deux compères ne mettaient pas son nez partout et ne réduisaient pas à néant les efforts de l'autre.
Je ne sais pas si je lirais toute la série de ces romans, mais un ou deux de temps en temps doit avoir une action très positive sur la baisse du niveau de stress, en tout cas j'ai souri à de nombreuses reprises tant l'écriture est de qualité et il faut bien reconnaître que les situations sont comiques.

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Right Ho, Jeeves
Traduction : Josette Raoul-Duval

ISBN : 978-2264035882

Si vous ne deviez lire qu'un seul livre de la série "Jeeves", c'est "Ca va, Jeeves ?" que je vous recommanderais. Je l'ai lu et relu je ne sais combien de fois et, toujours, surtout lors de l'éblouissant discours de remise des prix prononcé avec punch par Gussie Fink-Nottle, je suis écroulée de rire. Par contre, je crois l'avoir déjà dit, ne lisez jamais plus d'un P. G. Wodehouse à la fois : vous vous lasseriez vite - et vous passeriez ainsi à côté d'un auteur qui parvient toujours à vous persuader que, tous comptes faits, la vie mérite d'être vécue.

Toutes les fois que l'on prononce le nom de Jeeves, on est certain d'entendre en écho celui de Bertram, ou plus familièrement Bertie, Wooster, jeune et fringant spécimen de la gentry anglaise qui vit de ses rentes mais qui, sans être simplet, n'est pas précisément non plus ce que l'on pourrait nommer une flèche. Bertie écrit quelques articles sur les tenues que se doit de porter le parfait gentleman pour le journal de sa tante Dahlia, dîne régulièrement à son club, court les boîtes de nuit chic, fait des folies de jeune homme pas très malin (comme voler le casque d'un policeman, par exemple, ce qui est, chez lui, comme une sorte d'obsession ), boit pas mal et se fait réconforter le matin par la boisson que lui apporte à son chevet, pour le remettre d'aplomb, son impeccable valet de chambre, Jeeves - Reginald de son prénom.

D'ailleurs, osons le dire puisqu'il lui arrive à lui-même de l'admettre, que serait Bertie Wooster sans Jeeves ? Un jeune gentleman, certainement, mais pas un gentleman aussi gentleman qu'il l'est puis qu'il a eu l'heur immense d'obtenir que Jeeves se mette à son service. Autant Bertie est tête folle et manifeste souvent des goûts vestimentaires navrants, autant, aussi, il a tendance à tomber amoureux de la femme qu'il ne faut pas (à moins que ce soit cette dernière, le plus souvent une cousine ou une amie d'enfance, qui s'impose d'elle-même), autant Jeeves aligne les raisonnements posés, une sûreté dans le choix des vêtements (pour lui comme pour les autres) tout à fait sans pareille et une réserve totale quant à sa vie privée - on se demande même s'il en a une quoique, dans je ne sais plus quel opus, il me semble me souvenir de certaine cuisinière ...

Passons.

L'intrigue de "Right Ho, Jeeves", qui date de 1934, est aussi simple qu'on peut l'espérer. Toutes les intrigues de Wodehouse le sont, d'ailleurs. Mais la façon qu'il a de l'imposer à des personnages dont les plus primaires sont, irai-je jusqu'à dire, aussi complexes qu'on peut l'être dans la primarité - inutile d'essayer de comprendre si vous n'avez jamais lu un seul livre de l'auteur britannique - et même plus - là non plus, n'essayez pas - sa science des dialogues complètement déjantés, son sens inné du loufoquement diabolique ou du diaboliquement loufoque et son art magistral d'entremêler quelques ficelles, à l'origine bien modestes, pour en forger un inextricable fouillis dont pourrait s'enorgueillir n'importe quel chaton en maraude et que seul, dans la plupart des cas, Jeeves réussira à démêler avec la facilité déconcertante d'un véritable prestidigitateur (ou d'un pickpocket ), font que vous vous retrouvez, à la fin de votre lecture, avec l'impression d'avoir assisté à un ballet raffiné et compliqué à souhait où vous ne savez plus qui tenait le rôle de la vieille tante chasseresse ou encore celui du fiancé stupidement jaloux . Seuls surnagent en général les noms de Jeeves et de Wooster. Mais, en toute honnêteté, quelques personnages récurrents ont su s'imposer à notre mémoire : la tante Dahlia Wooster justement et aussi Anatole, son cuisinier français. Tout le monde se fait inviter par tante Dahlia pour pouvoir goûter à la merveilleuse cuisine d'Anatole, lequel n'hésite pourtant pas à confectionner, quand il le faut, de magnifiques pâtés de rognons so british.

Donc, en gros, "Right Ho, Jeeves" débute sur une "révolte" - il en a de temps en temps - de Bertie quant au projet suggéré par Jeeves à un sien ami, le jeune Gussie Fink-Nottle (lequel s'est retiré depuis cinq ans à la campagne pour étudier les tritons d'eau douce ) pour déclarer sa flamme à une jeune fille des plus éthérées, pour qui les étoiles sont les larmes des fées (à moins que ce ne soient les clochettes du muguet ? enfin, peu importe), et qui répond au nom très musical de Madeline Bassett. de fait, le plan prévu par Jeeves capote ... pour la bonne et simple raison que, devant rejoindre Madeline à un bal masqué, le malheureux Gussie a confondu le numéro 17 de la rue avec le numéro 7. En plus, en se déguisant en Méphistophélès, il avait oublié de prendre son portefeuille ...

Devant ce scandaleux échec, Bertie prend le taureau par les cornes. Pour ce faire - et aussi pour échapper à un discours de remise de prix que veut lui refiler sa tante Dahlia - il s'arrange pour faire inviter Gussie chez ladite parente, chez laquelle séjourne aussi - ô miracle ! - la jeune Bassett en même temps qu'Angela (la fille de tante Dahlia et de son mari, l'oncle ... Tom , petit hobereau que tourmente beaucoup la question des impôts fonciers.) Précisons en outre qu'Angela est fiancé à Tuppy Glossop - le genre footballeur américain : tout en muscles et pas grand chose dans la cervelle.

A cela, vous ajoutez Bertie, avec Jeeves dans ses bagages, bien décidé à faire admirer à son valet de chambre comment lui aussi sait concocter des plans fabuleux pour réconcilier les âmes en peine (ah ! oui, j'ai oublié de vous dire que, entretemps, Angela et Tuppy ont rompu pour une stupide histoire d'aileron de requin ... ) C'est l'un des problèmes, avec Wodehouse : on se perd dans les explications - ce qui n'est pas bien grave car vous pourriez simplement vous contenter de songer que je ne sais pas faire une fiche correcte - mais en plus, on n'y est strictement pour rien et l'on risque de passer pour un cinglé ! Si puissants et attractifs se révèlent le "ton" Wodehouse, la technique de l'écrivain et sa façon de raisonner : vous lisez un de ses livres et vous en concevez un tel choc que, pendant quelque temps, vous ne pouvez pas raisonner autrement que son auteur ...

Si vous n'avez jamais lu une aventure de Jeeves et de Wooster (magistralement interprétés dans le temps pour la BBC par Stephen Fry et Hugh Laurie - mais oui, ce cher bon vieux Dr House en personne ! ) et si cette courte fiche vous a donné envie de fourrer votre nez dans "Right Ho, Jeeves", alors, sachez que j'en suis très heureuse et que je vous envie : un premier "Jeeves & Woosteer", c'est toujours si, si émouvant ... Comme une larme de fée qui s'allume dans le ciel ... ;o)
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Un jeune aristocrate imbu de lui-même a comme serviteur le fameux Jeeves, aussi brillant que flegmatique. Les deux sont entrainés dans une tentative de réconciliation de couples amis du parasite narcissique. Une série de malentendus, de quiproquos alambiqués et de plans merdiques égayeront cet épisode de la série basée sur relation discrètement tumultueuse entre le maître et son valet. Les personnages secondaires sont hauts en couleurs, les dialogues délicieusement assassins, les situations loufoques à souhait. Autant la prétention et la suffisance de Wooster font rigoler tellement elles sont poussées à l'extrême, autant la réserve et la subtilité de Jeeves réjouissent tellement il réussi à river son clou à l'autre. C'est léger, drôle et divertissant pour qui apprécie l'humour anglais à son meilleur.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
[...] ... - " (...) Pendant ce séjour à Cannes, mon coeur était pris ailleurs.

- Quoi ?

- Pris ailleurs. Mon coeur. Pendant ce séjour."

J'avais frappé là où il fallait. Il s'arrêta et laissa retomber sa main sur le côté.

- "Est-ce vrai ?

- Tout à fait officiel.

- Qui était-ce ?

- Mon cher Tuppy, on ne dévoile pas le nom d'une femme.

- On le dévoile quand on ne veut pas avoir la tête arrachée."

Je compris que c'était là un cas spécial.

- "Madeline Bassett," dis-je.

- "Qui ?

- Madeline Bassett."

Il parut stupéfait.

- "Vous m'affirmez, comme ça, froidement, que vous étiez amoureux de cette calamité ?

- Je désapprouve cette appellation, Tuppy. Calamité Bassett, ce n'est pas très respectueux.

- Au diable le respect. Je veux des faits. Vous déclarez délibérément que vous aimiez cette inquiétante émanation d'un autre monde ?

- Je ne vois pas non plus pourquoi vous l'appelleriez une inquiétante émanation d'un autre monde. C'est une jeune fille très belle et charmante. Un peu étrange par certains côtés, peut-être. On peut ne pas être d'accord avec elle au sujet des étoiles et des lapins. Mais ce n'est pas une inquiétante émanation d'un autre monde." ... [...]
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[...] ... Fink-Nottle poursuivait :

- "En principe, l'idée de Jeeves paraît judicieuse, on ne peut pas dire le contraire. Dans un costume frappant comme celui-ci, j'ai quelque chance de produire une certaine impression. La couleur compte beaucoup. Regardez les tritons. Pendant la saison des amours, le mâle a des couleurs brillantes. Cela l'aide beaucoup.

- Mais vous n'êtes pas un triton mâle.

- Comme je voudrais l'être ! Savez-vous comment un triton mâle se déclare, Bertie ? Il reste simplement devant la femelle, la queue vibrante, courbant son corps en demi-cercle. Je pourrais faire cela en me mettant sur la tête. Non, vous ne me verriez pas hésiter, si j'étais un triton mâle.

- Mais si vous étiez un triton mâle, Madeline Bassett ne vous regarderait pas. Tout au moins pas avec les yeux de l'amour.

- Si, si elle était un triton femelle.

- Mais elle n'est pas un triton femelle.

- Non, mais supposons qu'elle le soit.

- Bon, si elle l'était, vous ne seriez pas amoureux d'elle.

- Si, si j'étais un triton mâle."

Une légère pulsation aux tempes m'avertit que cette discussion avait atteint un point limite." ... [...]
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La découverte dans le porte-savon d’un canard en celluloïd ayant sans doute appartenu à quelque jeune prédécesseur contribua à me rendre ma bonne humeur. Pour une raison ou pour une autre, je n’avais pas joué avec des canards en celluloïd depuis des années et je trouvai cette nouvelle expérience des plus revigorantes. Pour ceux que cela intéresserait, je signale que si vous immergez l’objet sous l’eau à l’aide d’une éponge et que vous le lâchez ensuite, il jaillit de l’eau d’une façon propre à divertir les esprits les plus chagrins.
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- Jeeves, dis-je d'un ton sévère, j'ai déjà fait quelques commentaires sur votre façon de dire "Eh bien Monsieur !" et "Vraiment Monsieur ?". Je saisis l'occasion de vous dire que votre "Monsieur ?" pur et simple m'est aussi désagréable. Ce mot semble suggérer que, à votre avis, j'ai fait une remarque ou ébauché un plan si absurde qu'il vous donne une sorte de vertige. Dans la circonstance présente, il n'y a absolument rien qui motive ce "Monsieur .".
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- Ainsi ! dit-il, et je fus sidéré de constater qu'il y avait des gens qui employaient cette interjection. J'avais toujours pensé que c'était une de ces expressions qu'on ne trouve que dans les livres, comme "palsambleu", ou "ventre saint gris".

Pourtant il n'y avait pas d'erreur possible. Bizarre ou non bizarre, il avait dit "ainsi", et il ne me restait plus qu'à envisager la situation ainsi créée.
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Full Episode Jeeves and Wooster S01 E2:Bertie is In Love
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