AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Josette Raoul-Duval (Autre)
ISBN : 2264004495
Éditeur : 10-18 (01/06/1982)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 84 notes)
Résumé :
Thomas Portalington Travers, oncle de Bertie et collectionneur d’argenterie ancienne, convoite une pièce rare, un pot à crème en argent, du 18e, en forme de vache. Par un procédé indigne d’un vrai gentleman, son ennemi, Sir Watkyn, met la main sur le précieux objet. Bertie se voit alors confier par sa tante Dahlia la mission de ramener le pot de crème en allant le voler à Sir Watkyn.

Humour “ british ” et loufoquerie sur fond de vieille Angleterre : i... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
keisha
  13 septembre 2008
Si vous connaissez déjà Jeeves, heureux mortel, lisez ce qui suit juste pour vous faire du bien.
Si vous ne le connaissez pas encore, sachez que spécialement pour vous, j'ai sélectionné un titre qui soit bien représentatif de notre auteur, avec les incontournables Jeeves et Bertram Wooster.
Le rideau se lève dans l'appartement (que j'imagine cossu) de Bertam Wooster :
"Je sortis une main de dessous les couvertures et sonnai Jeeves.
- Bonsoir, Jeeves.
- Bonjour, Monsieur.
Je m'étonnai.
- Est-ce le matin ?
- Oui, Monsieur.
- En êtes-vous sûr? Il me semble qu'il fait bien sombre dehors.
- Il y a du brouillard, Monsieur. Si Monsieur se rappelle, nous sommes maintenant en automne, saison des brumes et des maturations succulentes.
- Saison des quoi ?
- Des brumes et des maturations succulentes, Monsieur.
- Hein? Ah! Oui, oui, je vois. Eh bien, quoi qu'il en soit, préparez-moi un de vos petits cocktails reconstituants, voulez-vous?
- J'en ai un tout prêt dans le frigidaire, Monsieur.
Il s'éclipsa et je me redressai dans mon lit avec l'impression que j'allais mourir dans cinq minutes, impression désagréable, mais que l'on éprouve quelquefois. J'avais donné, la veille, un petit dîner de célibataires au Drones en l'honneur de Gussie Fink-Nottle, avant son mariage proche avec Madeline, fille unique de Sir Watkyn Bassett C.B.E., et ce genre de choses se paie. A vrai dire, juste avant l'entrée de Jeeves, je rêvais qu'un individu malintentionné m'enfonçait des clous dans le crâne et non pas des clous ordinaires, comme ceux qu'utilisait Jaël, la femme d'Heber, mais des clous chauffés à blanc.
Il revint avec le réveille -mort. je l'avalai d'un trait et, apprès avoir éprouvé les quelques secondes de déplaisir inévitable quand on ingurgite un des réveille-mort matinaux de Jeeves : sommet du crâne s'envolant vers le plafond, yeux jaillissant des orbites et rebondissant sur le mur opposé comme des balles de tennis, je me sentis mieux. Il serait excessif de dire que Bertram avait entièrement retrouvé sa forme habituelle, mais, du moins, j'entrai dans la section des convalescents et me sentis en état de faire un brin de conversation
- Ah! dis-je, récupérant mes yeux et les remettant en place, eh bien! Jeeves, quoi de neuf dans le vaste monde ? Est-ce le journal que vous avez-là ?
- Non, Monsieur. ce sont quelques pages de littérature éditées par l'Agence de Voyage. Je pensais que peut-être vous pourriez prendre la peine d'y jeter un coup d'oeil.
- Ah? dis-je, vous pensiez vraiment ...
Et il y eut un silence bref mais lourd de sous-entendus.
Je suppose que lorsque deux hommes de fer vivent en étroite association, cela fait forcément des étincelles de temmps en temps et une crise avait récemment éclaté dans la maison Wooster. Jeeves essayait de m'embarquer dans un voyage autour du monde et je n'en voulais pas. Mais, malgré mes fermes déclarations, il ne se passait guère de jour sans qu'il m'apportât quelque exemplaire de ces prospectus illustrés que les gens qui, prêchant les départs vers les vastes espaces, envoient aux clients dans l'espoir de les allécher. Toute son attitude faisait irrésistiblement penser à celle d'un chien courant qui s'obstine à ramener un rat mort sur le tapis du salon, bien qu'on lui ait fait comprendre du geste et de la voix que personne n'est preneur.
- Jeeves, dis-je, il est temps de mettre fin à cette histoire assommante.
- Rien n'est plus instructif que de voyager, Monsieur.
- J'en ai assez de m'instruire. (...) je me refuse à être embarqué dans un de ces transatlantiques de malheur et ballotté autour du monde.
- Très bien , Monsieur.
Il y avait une nuance de réserve dans sa voix et je pus voir que, sans être exactement mécontent, il était loin d'être content ; aussi, je changeai avec tact de sujet de conversation."
Comme Georges Flipo l'indiquait dans son (excellent ) article sur Wodehouse, l'intrigue suit TOUJOURS le même schéma. Je vais donc me contenter d'ajouter un exemple à son exposé.
Nous avons Bertram Wooster, riche oisif assez futile pourvu d'oncles, de tantes et d'amis à qui il ne peut refuser son aide (son bon coeur le perdra) et Jeeves, son butler, nettement plus fûté que son maître (il mange du poisson, apprend-on). Au début il y a toujours une tension entre eux, cette fois à cause du fameux voyage. Mais le lecteur SAIT qu'à la fin c'est l'opinion de Jeeves qui triomphera :
"- Peut-être que cette croisière ne sera pas si désagréable après tout. (...) Les visages seront nouveaux, n'est-ce pas ? Des milliers et des milliers de gens, mais pas de Stiffy.
- Exactement, Monsieur !
- Vous ferez bien de prendre les billets demain.
- Je me les suis déjà procurés, Monsieur."
Vous avez lu ? Jeeves sait aussi qu'il va l'emporter, TOUJOURS.
Et entre les deux ? Cette fois seront volés un pot à crème du XVIIIème siècle et un casque de policeman, des fiançailles seront rompues puis dé-rompues, un chien forcera nos héros à se réfugier sur les meubles, et Wooster apprendra de Jeeves comment mater le terrible Roderick Spode, "un grand type avec une petite moustache et cette sorte d'oeil qui peut ouvrir une huitre à vingt-cinq mètres."
Jamais le temps de souffler. Les personnages sont sans cesse plongés dans de nouveaux imbroglios , tout est lié, et la mécanique des quiproquos et des entrées et sorties est aussi bien huilée que chez Feydeau.
De toute façon, quelle que soit la situation, on SAIT que Wooster s'en tirera, et bien sûr TOUJOURS grâce à une idée géniale de Jeeves. A la fin tout rentre dans l'ordre initial. Pourquoi lire alors ? Mais pour savoir le "comment" , et bien s'amuser sans trop fatiguer ses neurones.
http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-22027455.html
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
SeelanddeTahiti
  15 juillet 2014
Choc des cultures ? Comment dire ? J'ai constamment oscillé en lisant ce livre. Je riais, et en même temps, j'avais honte de le lire, tellement je le trouvais incongru, sans queue ni tête. Pas que je n'aime pas la Grande-Bretagne, loin de là. J'aime sa pop, j'ai même de la famille par là-bas, un de mes meilleurs amis est Britannique. Mais… est-ce que j'aime l'humour anglais ? Et bien, je dirais que cela varie. J'ai aimé des séries comme Little Britain, parce qu'il y avait de la vraie satire dedans, et j'ai détesté Absolutely Fabulous parce que je n'en pouvais plus de ses outrances. Si je fais cette comparaison avec ces séries télévisées, c'est parce que, malheureusement, le roman de Wodehouse incarne tout ce que, non pas je déteste (ça ne va pas jusque là), mais à quoi je n'accroche définitivement pas. Tout est excentrique, et pourtant je dois bien le reconnaître, les Britanniques le sont, et je ne déteste pas ça quand j'y vais, mais avec les livres, ça ne passe pas. J'attends de la vraie satire, et ça ne dépasse pas la caricature. Tout est farfelu, trop éhonté. Mais je serais d'une mauvaise foi absolue si je disais que je n'ai pas ri en lisant ce livre. PG Wodehouse possède une plume drolatique, mais qu'on n'essaie pas de faire passer ça pour de la satire. C'est le vide sidéral. Quand on résume l'intrigue, on le voit : le héros, Wooster, est chargé par sa tante de voler un pot à crème en forme de vache suite à une rivalité entre son oncle et un autre vieillard farfelu. Basta. Et le tout parsemé de situations plus improbables les unes que les autres, tout au long du « récit ».
Je dois être trop sérieux, je suis resté à la porte du livre. Mon intellect l'a clairement rejeté. Une histoire de rencontre ratée, et j'en suis désolé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          42
Realita18
  29 mai 2019
Je me suis régalée...
P.G.Wodehouse a réellement un don pour le loufoque et les situations rocambolesques. J'ai pris un grand plaisir à renouer avec Jeeves et Bertram et leurs divers comparses. Quel plaisir de retrouver la mauvaise foi de Bertram et l'intelligence de Jeeves, la pugnacité de tante Dahlia... Les personnages secondaires sont géniaux et rythment le récit de leurs nombreuses boulettes, de leurs histoires hilarantes. Les femmes de ce roman sont bien sûr détestables comme elles le sont souvent aux yeux de Bertram. Il faut dire qu'il a le don pour bien s'entourer et choisir ses amis. C'est souvent ces derniers qui le mettent dans le pétrin.
Dans ce tome, Bertram se retrouve à devoir voler un pot à crème pour que le talentueux cuisinier de Tante Dahlia, Anatole ne quitte pas sa demeure. Mais ce fameux pot à crème se retrouve avoir été acheté par un juge qui le connaît très bien, en effet, ce dernier l'a jugé pour vol d'un casque de policier. Autant vous dire que cette histoire s'annonce problématique.
Entre tentatives de vol, réconciliation de couples, approbation parentales, Bertram et Jeeves y perdent la tête. Et qu'est-ce que c'est drôle, dès qu'une situation se débloque et qu'une échappatoire apparaît, un nouveau problème se pose. C'est un vrai délice !
J'ai hâte de lire un autre tome de Wodehouse.
Lien : http://labullederealita.word..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
MarieC
  01 juin 2014
Un classique de l'humour anglais, toujours aussi revigorant ! Dans ce volume, le jeune Bertram, aristocrate anglais décadent des années 50, doit affronter une série de quiproquos et de malentendus autour d'un pot de crème en forme de vache. Se succèdent des complots toujours douteux pour venger un chien en volant un casque de gendarme, garder un cuisinier en volant le pot de crème en argent, récupérer un carnet compromettant... Autant de redoutables épreuves que Bertram affronte sans aucun courage ni bon sens, mais avec un vrai talent pour provoquer des catastrophes hilarantes.
Commenter  J’apprécie          70
BrunoC
  02 août 2018
A découvrir absolument !! une pépite d'humour so british.
Commenter  J’apprécie          90
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
isabrootisabroot   23 janvier 2018
Il est ce qu’il est. Voilà tout. Un individu sans menton, avec des yeux exorbités derrière ses lunettes et élevant des tritons dans sa chambre. On peut comprendre les sentiments d’Oncle Watkyn. Sa fille lui annonce qu’elle va se marier. « Ah, oui ? dit-il, eh bien ! jetons un coup d’œil sur le gars. » Et voilà Gussie qui s’amène : un coup dur pour un père !
Commenter  J’apprécie          80
VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   29 mars 2013
Je sortis une main de dessous les couvertures et sonnai Jeeves.
- Bonsoir, Jeeves.
- Bonjour, Monsieur.
Je m'étonnai.
- Est-ce le matin ?
- Oui, Monsieur.
- En êtes-vous sûr? Il me semble qu'il fait bien sombre dehors.
- Il y a du brouillard, Monsieur. Si Monsieur se rappelle, nous sommes maintenant en automne, saison des brumes et des maturations succulentes.
- Saison des quoi ?
- Des brumes et des maturations succulentes, Monsieur.
- Hein? Ah! Oui, oui, je vois. Eh bien, quoi qu'il en soit, préparez-moi un de vos petits cocktails reconstituants, voulez-vous?
- J'en ai un tout prêt dans le frigidaire, Monsieur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
SeelanddeTahitiSeelanddeTahiti   06 janvier 2015
Vous êtes faits pour vous entendre comme l’huile et les sardines. N’importe qui reconnaîtrait que c’est là ce qu’on appelle un… quelle est l’expression ?... un couple idéal.
Commenter  J’apprécie          30
VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   29 mars 2013
Je suppose que lorsque deux hommes de fer vivent en étroite association, cela fait forcément des étincelles de temmps en temps et une crise avait récemment éclaté dans la maison Wooster. Jeeves essayait de m'embarquer dans un voyage autour du monde et je n'en voulais pas.
Commenter  J’apprécie          10
isabrootisabroot   23 janvier 2018
La bobine de Stiffy, en général, a une expression grave et rêveuse qui pourrait faire croire qu’elle a des pensées belles et profondes. Expression trompeuse bien entendu. Je ne pense pas qu'elle reconnaîtrait une pensée belle et profonde même si on la lui servait sur un plat d’argent avec une sauce tartare.
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Pelham Grenville Wodehouse (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pelham Grenville Wodehouse
Bande annonce de la série Blandings, adaptation des romans de PG Wodehouse
autres livres classés : humour britanniqueVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Jeeves

Quel est la profession de Jeeves ?

Jardinier
Valet
Chauffeur
Médecin

10 questions
4 lecteurs ont répondu
Thème : Jeeves de Pelham Grenville WodehouseCréer un quiz sur ce livre