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EAN : 9782221105269
342 pages
Éditeur : Robert Laffont (10/10/2007)
4.2/5   119 notes
Résumé :
De Pékin à Paris, de Hong Kong à Los Angeles, le témoignage déchirant d'une femme broyée par la Révolution culturelle chinoise et sauvée par la musique.

De Pékin à Paris, de Hong-Kong à Los Angeles, le témoignage déchirant d'une femme broyée par la Révolution culturelle chinoise et sauvée par la musique.


Pékin, 1969 : Zhu Xiao-Mei est un « être de mauvaise origine » . Autrement dit, avant la révolution maoïste, ses parents étai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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sur 119 notes
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joedi
  09 mars 2016
Ce livre de la maison d'Édition Robert Laffont DOCUMENTO est une belle réalisation. La rivière et son secret est la biographie de Zhu Xiao-Mei, une femme d'exception. Enfant, elle a vécu la révolution maoïste et cinq ans d'internement en camp de rééducation car née de mauvaise origine, ses parents étant des bourgeois cultivés.
À l'âge de trois ans, elle est émerveillée par le piano de sa maman, très vite elle apprend à jouer et dès l'âge requis entre au Conservatoire. Pendant la révolution culturelle, il n'y a plus de cours, les partitions et les livres sont brûlés. Ensuite, elle est internée dans plusieurs camps de rééducation ... Sa liberté recouvrée, elle s'expatrie aux Etats-Unis puis en France et sera reconnue en tant que pianiste virtuose.
Petite anecdote, juste avant ce livre j'ai lu Jonathan Livingstone, le goéland, lecture dont parle Zhu Xiao-Mei avec enthousiasme.
La rivière et son secret - Des camps de Mao à Jean-Sébastien Bach : le destin d'une femme d'exception est une lecture autant passionnante qu'enrichissante. À lire par les amateurs de piano et par les lecteurs désireux de connaître certains faits engendrés par la révolution culturelle de Mao.
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brumaire
  14 septembre 2017
" [....] Grâce à la création de conditions où la conscience n'est plus d'aucun secours , où bien faire devient radicalement impossible, la complicité consciemment organisée de tous les hommes dans les crimes des régimes totalitaires s'étend aux victimes et prend ainsi un caractère vraiment total. "
Cette phrase de Hannah Arendt , retranscrite par Zhu Xiao-Mei dans son autobiographie , s'accorde remarquablement au destin de la pianiste chinoise.
Née en 1949 dans une famille cultivée de Shanghaï elle montre très tôt de bonnes dispositions pour la musique. Dans n'importe quel autre pays elle aurait pu suivre un cursus sans histoire et finir diplômée d'un conservatoire quelconque. Elle aurait alors commencé une carrière classique par le parcours obligé de tout concertiste : concours internationaux , masterclass à l'étranger avec de grands aînés, engagements pour des concerts, gravure de disques.....Mais la Chine n'est pas un pays comme les autres , surtout à cette époque . Les communistes ont désormais pris le pouvoir à l'issue d'une guerre civile implacable. Tout est censé venir du peuple et aller au peuple. Or non seulement la musique dite "classique" est déconsidérée car venant de l'Occident honni, mais plus grave encore, Zhu Xiao-Mei est porteuse d'une tare rédhibitoire : elle est d'ascendance bourgeoise !
Qu' à cela ne tienne , elle s'efforcera d'effacer cette tâche en devenant une militante parfaite : s'ensuivent des séances d'autocritiques avilissantes , seul moyen d'après le Parti de laver son ascendance impure. Mais cela ne suffit pas au Moloch communiste. Il faudra désormais qu'elle prenne une part active au "crime" en dénonçant chez ses amis toute velléité bourgeoise, toute déviation des commandements du Petit Livre Rouge. Et bien sûr ce n'est jamais assez. La "faute" des parents est implacablement rejetée sur leurs descendants. Ce qui est pour le moins paradoxal pour une idéologie qui se réclame du marxisme....
S'enchaînent alors vexations et humiliations qui culmineront au moment de la Révolution Culturelle initiée par Mao pour garder le pouvoir et dont sa femme, Jiang Qing sera la grande manipulatrice.
Zhu Xiao-Mei est exilée dans un camp de travail pour y être rééduquée. Pendant cinq longues années elle travaillera dans les champs avec ses autres compagnons. Pendant cinq ans elle ne jouera aucune musique. le travail harassant ne suffisant pas à formater les cerveaux il lui sera demander de se livrer à de nombreuses autocritiques et de dénoncer chez ses compagnes de misère tout manquement au crédo maoïste.
La phrase de Hannah Arendt citée plus haut prenant alors toute sa signification. Victimes et bourreaux liés par la même complicité organisée par le Pouvoir.
A la mort de Mao et à la chute de Jiang Qin les camps se vident lentement. Xiao-Mei retrouve ses parents à Pékin. La vie est toujours difficile et l'avenir incertain. Une suite d'heureux concours de circonstances vont permettre à notre musicienne d'obtenir un visa pour les Etats-Unis où elle pourra poursuivre ses études dans des écoles prestigieuses. Elle a alors 31 ans, un âge où de nombreux pianistes ont déjà acquis la notoriété.
Son expérience des USA lui a laissé un goût amer. Certes elle a étudié quelque temps avec un grand pédagogue bostonien, Gabriel Chodos, et s'est fait des amis dévoués, mais là-bas tout se paye. Elle a dû faire un tas de petits boulots pour payer ses études et se loger , handicapée par sa mauvaise maîtrise de l'anglais.
C'est donc un peu , certainement, pour ces raisons et d'autres plus sentimentales (le prestige culturel de la France n'est pas un vain mot) que Xiao-Mei choisit notre pays pour s'y perfectionner et comme lieu de résidence.
Arrivée en 1984 elle est dans un premier temps aussi désemparée qu'aux USA, mais grâce à une indéfectible chaîne d'amis et au système D français elle deviendra la merveilleuse pianiste que nous connaissons aujourd'hui.
Certes tout ne fut pas rose : elle connut les files d'attente de 8 heures à l'OFFPRA pour le renouvèlement de son titre de séjour (une honte pour notre pays ces queues ! ) , et son premier éditeur fit faillite quelques jours avant la sortie de son premier CD consacré à Bach.
En 1991 elle obtint enfin la nationalité française.
Le livre de Zhu Xiao-Mei (écrit avec son ami Michel Mollard) s'intitule "La Rivière et son secret" , un titre qui présagerait plus un roman de Danielle Steel qu'une autobiographie de musicien. Il faut alors remarquer que rivière est écrit avec un R majuscule. Et rivière, ruisseau dans la langue de Goethe se dit Bach.
Car on ne peut faire l'impasse sur l'importance de la musique de Jean Sébastien Bach dans la destinée de Xiao-Mei.
Même si elle connaissait certaines de ses oeuvres ce n'est qu'en exil qu'elle entreprit d'approfondir la science musicale du compositeur allemand, la confrontant régulièrement aux enseignements du grand Lao Tseu.
A cet égard la découverte des Variations Goldberg lui fut une révélation qui marquera sa vision de l'existence.
Les Variations Goldberg (écrites pour soigner les insomnies du comte Keyserling...) ne peuvent se comparer à aucune autre oeuvre de la musique occidentale. Alors que toutes suivent la flèche du temps, les Variations , au bout d'un parcours de trente variations, reviennent au thème du début, une aria que l'on retrouve apparemment identique à la fin de l'oeuvre. Cette forme cyclique ne pouvait que s'accorder avec le taoïsme , "religion" chinoise par excellence.
Pour terminer cette note trop longue, je ne saurais trop vous inviter à écouter cette oeuvre de JS Bach. Dans l'interprétation de Xiao-Mei , bien sûr , que l'on trouve sur YouTube , mais aussi dans l'interprétation de Gould et , pour moi insurpassable de Murray Perahia. A noter que sur You tube vous trouverez deux versions des Variations par Zhu Xiao-Mei : une gravée chez Harmonia Mundi et l'autre en "live". C'est celle "live" qu'il faut écouter malgré quelques fausses notes. S'en dégage une émotion d'autant plus poignante. Car sachez le (là c'est juste une information pour les Babéliens peu au fait de la musique "classique" ) , Zhu Xiao-Mei c'est l'anti Lang Lang (voir Wikipedia :-) , c'est aussi l'anti Kathia Buniatishvili , cette superbe pianiste (la Beyoncé du piano ! ) géorgienne (mais maintenant aussi française) . Ce n'est pas Xiao-Mei qui jetterait à la foule de ses admirateurs sa serviette ayant servi à éponger sa sueur, ou jouant à l'ouverture d'une coupe du monde de foot comme Lang Lang.....
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Melinda_Celine
  14 octobre 2018
Parmi les brimades qu'elle a endurées à cause de la Révolution chinoise, Xhu Xiao-Mei regrette particulièrement d'avoir été amenée à ne pas respecter sciemment une promesse faite à sa grand-mère : celle de partager un dernier repas avec elle. Il était considéré comme petit bourgeois de prendre soin de sa famille.
Brisée par des séances d'auto-critique dès l'adolescence, elle s'est raccrochée à son piano pour avancer. Sa force fut d'oser demander. Elle parcourut ainsi les continents, grappillant les opportunités. Et elle travailla avec acharnement en ouvrant son coeur.
L'humilité de Zhu Xiao-mei nous permet de comprendre comment les Chinois ont pu adhérer au communisme délirant de Mao, car elle ne se cherche pas d'excuse et expose ses velléités honteuses avec simplicité. Nous la suivons ensuite dans ses succès que nous sentons bien mérités.
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Lune
  25 juin 2013
Le témoignage de Xiao MeiZhu va au-delà du témoignage auto-biographique car il touche à l'essence même de l'humanité.
De la machine à broyer maoïste jusqu'aux tentatives de reconstruction, la lecture de cette histoire pudiquement racontée nous (re)plonge dans l'Histoire de triste mémoire.
L'enfance qui bascule dans une adolescence où la dénonciation et l'auto-critique sont force quotidienne aboutit à un fanatisme révolutionnaire où de victime l'on peut aussi devenir bourreau.
Point de sentiments, plus d'élévation culturelle (surtout occidentale) et la jeune pianiste s'écarte de l'instrument ami pour devenir une suiveuse maoïste comme tant d'autres. Certains (dont des professeurs et l'admirable « Zeng ») se suicideront.
Mais c'est sans compter sur son origine dite mauvaise puisque bourgeoise qui la rendra à jamais suspecte. Suivront cinq années en camp de rééducation. Devant nos yeux défilent toutes les horreurs d'un régime dictatorial et l'éclatement de toute pensée critique sous le joug de l'oppresseur et des délateurs.
Parallèlement à ce monde féroce, il y a toute la relation de Xiao Mei Zhu avec la musique dès l'âge de trois ans.
Initiée par sa mère, l'enfant précoce accapare le monde des sons et les touches de son instrument : le piano. Entrée au Conservatoire de Pékin, elle croise le chemin du professeur Pan dont la pédagogie début des années soixante fait preuve d'un esprit d'ouverture exceptionnel.
Puis il y a l'oubli, le rejet de la musique occidentale, l'envie d'être une bonne révolutionnaire.
Mais la musique et particulièrement celle de Bach restera tapie au fond de l'inconscient de la jeune pianiste, n'attendant que l'opportunité pour resurgir. La réalité des conditions de vie, des ignominies, de l'incongruité d'une telle société verra jour de plus en plus. La musique aidera, fortifiera, libérera.
Colonne vertébrale qui maintient en vie, les Variations Goldberg de Bach exprimeront tout ce que l'homme contient en lui. L'inhumanité vécue contiendra aussi tous les germes qui nourriront la musicienne que Xiao Mei Zhu parviendra à devenir avec le temps (un long périple, beaucoup de patience, énormément de travail, une remise en question de la technique pianistique).
La découverte de la philosophie chinoise (tao) sera l'ouverture vers une sérénité pour l'auteure pleine de doutes, de peurs venant du tréfonds de l'expérience destructrice vécue.
En fin de livre, on la sent toujours fragile, en recherche d'une vérité intérieure, sereine et constructive. Peut-on jamais être comme tout un chacun après avoir connu la pire des déchéances de l'homme par l'homme ?
La Musique et encore la Musique.
Aria, trente variations, Aria, tel est le livre, histoire bouclée et histoire sans fin...
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Nastie92
  25 septembre 2013
Zhu Xia-Mei est pianiste. Toute petite elle a manifesté des dons exceptionnels qui l'ont fait admettre au prestigieux conservatoire de Pékin. Passionnée, elle est certaine de pouvoir y assouvir sa soif de musique : "J'ai l'impression d'entrer au paradis, lorsque, ce mois de septembre, je découvre le Conservatoire".
Hélas, la fête sera de courte durée, car c'est à ce moment-là que Mao lance son "grand bond en avant".
Dès lors, fini la musique, du moins la musique occidentale : adieu Bach, Chopin, Mozart et autres, interdits par le régime ; seules quelques oeuvres ridicules mais bien-pensantes sont autorisées.
Les élèves et les professeurs du conservatoire sont dans le collimateur du pouvoir. Rien ne leur est épargné : interminables séances d'autocritique, brimades diverses, et pour finir, les camps de rééducation.
Après de nombreuses péripéties, Zhu Xia-Mei parviendra à fuir aux États-Unis, puis gagnera finalement la France.
Son parcours ne peut évidemment pas laisser indifférent, et sa volonté de s'en sortir force l'admiration. Car après sa fuite hors de Chine, la vie n'est pas facile. Matériellement démunie, elle est obligée d'effectuer divers petits boulots pour vivre (serveuse dans un bar peu reluisant, domestique, etc.), ce qui paradoxalement l'éloignera du piano, d'où une frustration terrible.
Mais sa ténacité sans limite finit par payer : à quarante ans, Zhu Xia-Mei a triomphé de tous les obstacles et peut enfin être une artiste à part entière.
"Quand on veut, on peut" : ce livre en est une illustration parfaite, et c'est une belle leçon de vie que nous donne son auteur.
Voici un lien si vous voulez écouter son interprétation sublime de l'aria des Variations Goldberg de Bach.
http://www.youtube.com/watch?v=caJRng6da1U
Comment Zhu Xia-Mei peut-elle dégager une telle sérénité ? L'être humain est décidément plein de ressources.
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi   12 mars 2016
Je médite Lao-tseu, commence à le comprendre et perçois combien il sait mieux que quiconque exprimer le caractère essentiel du vide, notamment dans ce passage que je lis sans cesse :

Trente rayons convergent au moyeu
Mais c'est le vide médian
Qui fait marcher le char.

On façonne l'argile pour en faire des vases,
Mais c'est du vide interne
Que dépend leur usage.

Une maison est percée de portes et de fenêtres,
C'est encore le vide
Qui permet l'habitat.

L'Être donne des possibilités,
C'est par le non-être qu'on les utilise.
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joedijoedi   06 mars 2016
Oui, il nous faut jouer de la musique, des chansons populaires, celles que le peuple apprécie et comprend. C'est ainsi que nous contribuerons à servir l'idéal révolutionnaire. Les discussions sont enflammées. Nous prenons la parole les uns après les autres :
— La musique classique est bourgeoise : elle n'a pas été écrite pour le peuple !
— Beethoven était un égoïste.
— Bach a écrit toute sa vie pour l'Église. Vous croyez à l'histoire de Marie, la mère du Christ ? Non ? Eh bien, pourtant, il a écrit des œuvres pour elle !
— Chopin, ce n'est rien qu'un sentimental.
— Et Debussy un idéaliste.
Seul Mozart échappe à ce feu roulant de critiques. Je n'ai jamais su vraiment pourquoi. Une nouvelle preuve de son génie, sans doute ?
+ Lire la suite
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joedijoedi   09 mars 2016
2006. Ce 27 janvier, c'est l'anniversaire de la naissance de Mozart. De quel autre grand artiste, musicien, écrivain, peintre, fête-t-on ainsi l'anniversaire de la naissance ? De Léonard de Vinci ? De Shakespeare ? De Dante? Personne n'imaginerait le faire. Et au jour près. C'est aux enfants que l'on souhaite leur anniversaire. Et Mozart est un enfant. Mais un enfant qui a tout connu, un enfant qui a la profondeur d'un vieux sage. Lao-tseu n'avait-il pas pressenti Mozart en écrivant cette réflexion :

Celui qui possède en lui la plénitude de la vertu
Est comme l'enfant nouveau-né.
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joedijoedi   08 mars 2016
Le dessin, le style vraiment beaux sont ceux qu'on ne pense même pas à louer, tant on est pris par l'intérêt de ce qu'ils expriment. De même pour la couleur. Il n'y a réellement ni beau style, ni beau dessin, ni belle couleur : il n'y a qu'une seule beauté, celle de la vérité qui se révèle.
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Nastie92Nastie92   21 octobre 2013
Quand l'existence est réduite à des tâches abrutissantes, quand aucune conscience supérieure, culturelle ou religieuse, n'est là pour canaliser les instincts, on ne trouve le moyen de se défendre qu'en agressant. "Zhang n'a pas assez travaillé, lance un camarade ; il est resté vingt minutes dans les toilettes..." Et Zhang de répondre en attaquant à son tour : "J'ai entendu Li se plaindre de sa vie au camp, deux fois !" Nous sortons de ces séances épuisés. Toute conversation est impossible. Nous ne pouvons même plus nous regarder dans les yeux. Et pourtant, nous devons continuer à vivre ensemble.
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