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ISBN : 2246855152
Éditeur : Grasset (17/02/2016)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Noga, harpiste israélienne de l'Orchestre municipal d'Arnhem, aux Pays-Bas, s'apprête à jouer en soliste le Concerto pour flûte et harpe de Mozart, le couronnement de sa carrière. Il lui faut y renoncer lorsque son frère Honi la supplie de revenir à Jérusalem pour occuper le vieil appartement familial afin qu'il ne soit pas récupéré par ses propriétaires avides durant l'absence de leur mère, partie vivre dans une maison de retraite de Tel-Aviv. Lorsque Noga s'instal... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
alainmartinez
  19 novembre 2016
Avec Amos Oz et David Grossman, Yehoshua forme le trio de la littérature israélienne qu'il faut absolument lire. Dans « La figurante », livre sorti en 2014 et traduit cette année en Français, l'auteur israélien propose un récit sur les éternels sujets que sont la femme, la filiation, les malentendus entre les hommes et les femmes et le rôle de chacun dans la vie.
Noga, harpiste israélienne dans l'orchestre D Arnhem aux Pays-Bas, divorcée de son mari parce qu'elle refusait d'avoir des enfants, retourne à Jérusalem afin de garder la maison familiale. Sa mère doit faire un essai de trois mois dans une maison de retraite à Tel Aviv près de son frère. Pour s'occuper et gagner un peu d'argent elle accepte de faire de la figuration. Mais ce séjour est l'occasion pour Noga de jeter un regard sur elle-même, sur son passé et sur le monde qui l'entoure. Elle doit clore définitivement son histoire avec son ex-époux, Ourya. Elle doit dire adieux à son père, décédé quelques mois plus tôt. Elle doit faire face au regard de la société pour ces femmes qui choisissent de ne pas avoir d'enfant. Dans la vie comme dans l'orchestre où Noga est cachée derrière cette immense harpe, elle doit choisir si être comparse ou acteur.
Avec comme fond sonore les symphonies de Mozart, Debussy ou Berlioz, Yehoshua nous offre un récit truffé de symbole et de métaphore. Il ose affronter des thèmes qui soulèvent des polémiques : La maternité et le rôle de la femme d'avoir des enfants qui sont la preuve de notre passage sur terre. Sans enfant l'homme ne serait qu'un figurant de la vie et non un protagoniste.
La fracture entre les Juifs orthodoxes et les laïcs, entre Jérusalem, la Ville sainte, et Tel Aviv, la Ville blanche, et le risque de fanatisme religieux.
D'une grande qualité littéraire, « La figurante » d'Avraham B.Yehoshua est un beau roman complexe mais facile à lire. Un de ces romans qui vous reste à l'esprit quand la dernière page est tournée.
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Aela
  24 septembre 2016
Traduit de l'hébreu par Jean-Luc Allouche.
Noga, dont le nom signifie "éclat", est une femme de quarante-deux ans qui revient en Israël après une longue absence. Elle est harpiste à l'Orchestre municipal D Arnhem aux Pays-Bas, et s'apprête à jouer le très célèbre concerto pour flûte et harpe de Mozart.
Son frère Honi lui demande de revenir à Jérusalem pour occuper pendant trois mois le logement de leur mère qui doit faire un essai dans une maison de retraite de Tel Aviv. Loué depuis des années avec un pas-de-porte dérisoire, la maison serait en effet récupérée par ses propriétaires s'il n'y a pas de nouvel occupant appartenant à la famille.
Au terme des trois mois, la mère de Noga pourra décider si elle termine ses jours à Jérusalem dans la demeure familiale ou à Tel Aviv près de son fils Honi.
Pour Noga le retour dans son pays natal va être difficile; les lieux ont changé et la maison familiale se trouve désormais dans un quartier ultra orthodoxe.
Afin de ne pas rester oisive et de gagner un peu d'argent, Noga va jouer des rôles de figurante dans diverses productions: documentaires, films musicaux (opéra de Carmen sur le site de Massada).
La coexistence avec une famille de religieux orthodoxes ne va pas être sans difficultés: deux jeunes enfants viennent régulièrement "s'inviter" chez Noga et passer par le toit de la salle de bains, afin de pouvoir regarder la télévision qui leur est interdite dans leur famille ultra religieuse. L'un de ces enfants, le petit Tsadik, est issu d'une haute lignée hassidique et pourrait se retrouver un jour à la tête d'un parti politique influent.
Noga va rencontrer sur les lieux de tournage un inspecteur de police à la retraite, Eleazar, qui va l'aider dans ses pérégrinations.
C'est un roman sur la vieillesse mais aussi sur la filiation: notre héroïne accepte de jouer son rôle filial mais a refusé d'avoir des enfants.
J'ai trouvé beaucoup de musicalité dans ce roman, alternance des silences, des actions, des pensées, des non-dits et des explications.
Il montre un visage de Jérusalem très contrasté, des quartiers en vogue qui alternent avec des quartiers très religieux et beaucoup plus pauvres.
Le retour d'Ourya, ex-mari de Noga va la confronter à son passé.
L'auteur, Avraham B Yehoshua, est un actif partisan de la paix au Proche-Orient, à l'instar de David Grossman et Amos Oz.
Si l'auteur Yehoshua fait jouer ce rôle de figurante à l'héroïne Noga, c'est parce que, selon lui, c'est l'image même de notre condition. «Une métaphore de l'humanité», écrit-il. Et il ajoute: «Nous ne sommes, tous, que des figurants d'une intrigue, sans que nous sachions si nous attendons une solution convaincante et crédible à la fin.»
Un magnifique roman, plein d'humanité et de questions sur notre existence et qui en plus nous fait découvrir un visage intéressant d'Israël.
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Aela
  24 septembre 2016
Traduit de l'hébreu par Jean-Luc Allouche.
Noga, dont le nom signifie "éclat", est une femme de quarante-deux ans qui revient en Israël après une longue absence. Elle est harpiste à l'Orchestre municipal D Arnhem aux Pays-Bas, et s'apprête à jouer le très célèbre concerto pour flûte et harpe de Mozart.
Son frère Honi lui demande de revenir à Jérusalem pour occuper pendant trois mois le logement de leur mère qui doit faire un essai dans une maison de retraite de Tel Aviv. Loué depuis des années avec un pas-de-porte dérisoire, la maison serait en effet récupérée par ses propriétaires s'il n'y a pas de nouvel occupant appartenant à la famille.
Au terme des trois mois, la mère de Noga pourra décider si elle termine ses jours à Jérusalem dans la demeure familiale ou à Tel Aviv près de son fils Honi.
Pour Noga le retour dans son pays natal va être difficile; les lieux ont changé et la maison familiale se trouve désormais dans un quartier ultra orthodoxe.
Afin de ne pas rester oisive et de gagner un peu d'argent, Noga va jouer des rôles de figurante dans diverses productions: documentaires, films musicaux (opéra de Carmen sur le site de Massada).
La coexistence avec une famille de religieux orthodoxes ne va pas être sans difficultés: deux jeunes enfants viennent régulièrement "s'inviter" chez Noga et passer par le toit de la salle de bains, afin de pouvoir regarder la télévision qui leur est interdite dans leur famille ultra religieuse. L'un de ces enfants, le petit Tsadik, est issu d'une haute lignée hassidique et pourrait se retrouver un jour à la tête d'un parti politique influent.
Noga va rencontrer sur les lieux de tournage un inspecteur de police à la retraite, Eleazar, qui va l'aider dans ses pérégrinations.
C'est un roman sur la vieillesse mais aussi sur la filiation: notre héroïne accepte de jouer son rôle filial mais a refusé d'avoir des enfants.
J'ai trouvé beaucoup de musicalité dans ce roman, alternance des silences, des actions, des pensées, des non-dits et des explications.
Il montre un visage de Jérusalem très contrasté, des quartiers en vogue qui alternent avec des quartiers très religieux et beaucoup plus pauvres.
Le retour d'Ourya, ex-mari de Noga va la confronter à son passé.
L'auteur, Avraham B Yehoshua, est un actif partisan de la paix au Proche-Orient, à l'instar de David Grossman et Amos Oz.
Si l'auteur Yehoshua fait jouer ce rôle de figurante à l'héroïne Noga, c'est parce que, selon lui, c'est l'image même de notre condition. «Une métaphore de l'humanité», écrit-il. Et il ajoute: «Nous ne sommes, tous, que des figurants d'une intrigue, sans que nous sachions si nous attendons une solution convaincante et crédible à la fin.»
Un magnifique roman, plein d'humanité et de questions sur notre existence et qui en plus nous fait découvrir un visage intéressant d'Israël.
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VivianeB
  16 juin 2018
Lire l'auteur, c'est rencontrer la délicatesse et la finesse littéraire. Avec un sens profond de l'étude psychologique de ses personnages, Avraham B. Yehoshua sait rendre ses livres comme celui-ci intéressant et touchant en évoquant les liens de familles.
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miriam
  30 septembre 2016
Je me suis attachée à l'héroïne du roman : Noga, la harpiste, qui vient pour trois mois occuper l'appartement de son enfance à Jerusalem tandis que sa mère fait un essai dans une maison de retraite à Tel Aviv. L'univers de AB Yehoshua, m'est un peu familier, je suis ses romans toujours avec plaisir.
Plusieurs thèmes traversent le livre. La musique, bien sûr puisque le personnage principal est une musicienne. Jolie interprétation de la Mer de Debussy avec des variations inattendues, la musique comme exorcisme du tsunami, la mer/la mère...Evocation agréable de la vie d'un orchestre, la vie quotidienne, les déplacements, aussi les temps morts des interprètes d'instruments qui ne sont que rarement sollicités comme la harpe.
Le désir d'enfant ou le refus d'en porter joue un rôle croissant à mesure qu'on progresse dans la lecture. Noga, femme libre, la quarantaine, n'a jamais voulu avoir d'enfant. Au début cela paraît très simple, il s'avère que la question est plus complexe...
Le quartier où Noga a grandi, se "noircit" se peuple de plus en plus de juifs orthodoxes, la coexistence entre les laïques et les religieux est-elle impossible? Cette question se pose à Jérusalem. La réponse de la mère de Noga est d'une grande tolérance. Ses voisins orthodoxes sont finalement plus ouverts qu'on ne l'imagine.
Noga, pour meubler les trois mois sans activité, fait de la figuration dans des films. Les épisodes des tournages montrent le milieu du cinéma sans prétention artistique, sans égo des acteurs ni exigences des metteurs en scène. Parmi ses collègues-figurants, une amitié pourrait se nouer. Rien n'est vraiment important : Noga dans cette parenthèse provisoire est figurante dans les films tournés mais aussi dans sa vie.

Lien : http://miriampanigel.blog.le..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
alainmartinezalainmartinez   11 novembre 2016
Noga rit en son for intérieur : ces Néerlandais n’ont donc aucun autre souci ? Leurs guerres sont finies depuis soixante-dix ans. Leur regard brille encore de l’autosatisfaction d’appartenir au camp de la morale. Ils ont su décamper à temps des colonies qu’ils menaient à la baguette dans le Sud-Est asiatique. Le nouveau terrorisme mondial les oublie. L’euro est stable, leur économie, forte et le chômage, bas : il ne leur reste plus qu’à s’inquiéter pour ma mère…
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AelaAela   24 septembre 2016
A la nuit tombée, le rythme de Jérusalem s'apaise.
En quelques minutes, Eléazar la conduit jusqu'au quartier de Talbieh qui s'enorgueillit d'abriter la résidence du président israélien, celle du Premier ministre et un théâtre mitoyen d'une ancienne léproserie. Pour le plaisir, il fait deux fois le tour de la vaste place Salameh, dévale la rue Marcus, puis s'engage dans un dédale de petites rues avant d'aboutir à une ruelle étroite nommée Amants-de-Sion, aux anciennes et belles maisons basses en pierre taillée.
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alainmartinezalainmartinez   08 novembre 2016
— Mais l’année de deuil n’est pas terminée, et on dit qu’après les trente jours de deuil, il est interdit de se rendre sur la tombe avant la fin de la première année.
— Peu importe ce qu’on dit, l’interrompt-il, un rien courroucé. Peu importe le délai écoulé : quand on aime son père, on se rend sur sa tombe pour fortifier son amour pour lui.
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l-ourse-bibliophilel-ourse-bibliophile   26 avril 2016
Concentrée sur les cordes bleues et rouges, elle s’étonne de la manière dont l’œuvre naît avec précision sous ses doigts, sans une fausse note, sans un oubli. De temps à autre, elle lève le regard, par habitude, vers le pupitre vide du chef d’orchestre, comme si elle oubliait qu’il ne s’agissait pas d’une œuvre pour orchestre et qu’aucun orchestre ne jouait avec elle.
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l-ourse-bibliophilel-ourse-bibliophile   26 avril 2016
C’est ainsi que ton amour me séduisait et commençait à m’emprisonner tout à la fois. Et ce n’était pas par jalousie, même si, parfois, elle éclatait : cela t’était naturel, comme ma propre jalousie l’était, car sans elle aucun amour n’est authentique. Mais, toi, avec ta délicatesse et ta tendresse – et ma propre complicité –, tu commençais à m’avaler.
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