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EAN : 9782505080961
56 pages
Dargaud (24/01/2020)
4.01/5   77 notes
Résumé :
Rattrapées par la police et l'horrible Kurb, Jay et Kita sont prises au piège. Elles parviennent à s'enfuir in extremis grâce à l'aide de Senseï, mais le prix à payer est terrible.

Leurs têtes mises à prix, elles s'allient au Dead Ends, le gang de gamins des rues de Husband et Sainte Marie-des-Caniveaux. Ensemble, ils veulent se venger de cet Empire britannique qui les écrase sans vergogne. Et rien de mieux pour parvenir à leurs fins que de profiter d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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Bdotaku
  06 avril 2020
Shi, Une série au carrefour des genres
Dénoncés par Pickles et capturés par l'infâme commissionnaire Kurb, Jay, Kita et leur Sensei sont pris au piège et ne doivent leur survie et leur liberté qu'à l'intervention des démons qu'ils arborent comme tatouages et qu'ils contrôlent.
Recherchés, leurs têtes mises à prix, ils s'allient au Dead Ends, le gang des enfants des rues mené par Husband et Sainte Marie-des-Caniveaux qui les avaient déjà aidés. Ensemble, ils veulent se venger de cet Empire britannique qui les écrase sans vergogne. Première étape de ce programme : contrecarrer les plans de la reine pour reconquérir les provinces d'Amérique du Nord. Alors que Victoria a ordonné la construction d'une flotte de cuirassés, les conjurés préparent un attentat pour le jour de l'inauguration...
SHI ou le chiffre « 4 » : une brillante composition
« Shi » peut être un mot qui désigne en japonais le nombre 4 et c'est en 4 tomes qu'est construit le premier cycle de cette époustouflante saga.
On remarquera également que chacun des tomes présente l'un des démons mythologiques qui vont intervenir dans l'histoire : celui de Kita, « ichi » (un) symbolisant l'origine, le démon du sexe, de la folie, de la vie » apparaissait au premier tome ; nous découvrions le « Ni »(deux) du Sensei, celui de « la sagesse » et de la réflexion », au deuxième tome tandis que Jay rejoignait cette confrérie au troisième tome avec son tatouage de « San » (trois) « démon de la maladie et de la régénération ». Ces trois démons occupent ensemble une place de choix dans le tome final : ils émergent de la Tamise, sauvent les héroïnes des griffes de Kurb, hantent les chantiers navals et participent à la destruction de la flotte. Ils se font de plus en plus présents au fur et à mesure qu'augmentent la colère et le désir de vengeance des protagonistes… Nous apprenions également au tome 3 qu'il existait un quatrième démon « Shi », « le démon de la mort. Celui de la paix aussi, le plus cruel de tous », et nous l'apercevons brièvement, tricéphale, à la fin du cycle. Ainsi, la présentation des différents démons accompagne la montée de la tension dramatique et de la colère des protagonistes.
Celle-ci est également soulignée par une symétrie dans la composition qu'on peut considérer comme bipartite : comme le tome précédent, « Victoria » se déroule entièrement dans le Londres des années 1850 et non plus sur deux temporalités. Si les deux premiers tomes révélaient « pourquoi » l'organisation féministe et terroriste « Shi » avait été créée et avait perduré à l'époque actuelle, les deux tomes suivants s'intéressent au « comment » dans une savante gradation : dans le troisième tome, Jay et Kita se vengeaient méthodiquement de leurs persécuteurs (le directeur de l'expo qui a fait enterrer comme un chien le bébé de Kita, le révérend sadique honni de Jay …) et permettaient d'exposer les turpitudes de cette classe sociale ; ici elles vont s'attaquer à L'Empire lui-même et à celle qui l'incarne : Victoria.
SHI comme le poème du deuil :
Ce dernier tome où apparaît pour la première fois le démon de la mort est placé sous le signe du deuil et de la perte puisqu'il commence et s'achève par la mort de personnages de l'histoire. Or, le mot « Shi » peut également désigner les « ruines » et la « cicatrice » en japonais et, comme le déclare Kita dans ce dernier opus, « le deuil d'un être cher est une cicatrice à notre mémoire ».
Grâce à la narration en voix off (ou épistolaire comme on va finalement le découvrir) dans laquelle Kita revêt le rôle de récitant, ce tome -- et a posteriori le cycle complet -- peut se lire comme un « tombeau » à son amour défunt : un poème qui raconte comment on a rencontré puis perdu l'être aimé.
« Shi » c'est aussi l'histoire de magnifiques amours perdues. Ce tome 4 crépusculaire évoque magnifiquement l''amour maternel d'abord : celui de Kita pour son bébé, celui de Jay pour Pickles mais aussi celui de Camilla pour Jay et celui de la fille de Jay pour cette mère qu'elle n'aura pas connue. Il est aussi le tome de l'amour fou : celui de Trevor pour sa belle-soeur, de de Camilla et Octavius, d'Husband et Pickles et bien sûr de Kita et Jay. Comme un contrepoint musical, les pages lumineuses aux tons mordorés de la vie idyllique de la reine Victoria font ressortir le tragique qui frappe toutes les autres histoires tant sur le plan amoureux que sur le plan familial.
SHI comme homonyme de SHE : une série féministe
« Shi » se prononce de la même façon que le pronom personnel « she » qui veut dire « elle » en anglais et cela nous rappelle que c'est avant tout une histoire de femmes. C'est dans ce dernier tome que le sous-titre de la série prend tout son sens en effet : « deux femmes contre un empire ».
Le personnage qui donne son nom à cet épilogue, « Victoria », adopte ici aussi un rôle de de contrepoint : c'est la femme la plus puissante du monde au mitan du XIX eme siècle et c'est celle qui paradoxalement renforce les inégalités sociales, corsète les femmes de son époque (au propre et au figuré) dans un puritanisme de bon aloi et permet la multiplication d'enfants des rues, orphelins livrés à eux-mêmes.
Or, Jay et Kita s'attaquent à cette figure et le titre « victoria » peut aussi se comprendre de façon ironique : la reine porte le prénom « victoire » mais accuse une défaite grâce au complot fomenté par ses victimes : les enfants des rues, les minorités méprisées (Sensei) et les femmes. Les faibles, par leur union, deviennent les forts : ils s'opposent à un régime patriarcal qui institutionnalise les violences machistes mais aussi à l'ultra libéralisme naissant. La fin du 4eme tome me paraissait un peu abrupte mais les nombreuses ellipses qu'elle contient permettent de relancer l'intérêt du lecteur en omettant de préciser ce que ce sont dit Jay Kita et la reine Victoria durant leur entrevue nocturne, en présentant une nouvelle « héritière » du mouvement Shi, et en annonçant par anticipation le destin tragique de l'une des héroïnes. Nous n'avons donc qu'une envie : que le cycle II apporte les réponses laissées en suspens et éclaircisse les relations entre ce quatuor de femmes fortes.
A la croisée des mondes :
C'est cette dernière dimension sociologique, historique et même politique qui me plaisait a priori le plus dans la série : Londres devenait un personnage à part entière et Homs en dessinait les moindres recoins, avec un immense talent, d'une façon très cinématographique dans de grands plans d'ensemble présentant la prospérité industrielle grâce aux chantiers navals et aux gares tandis qu'il croquait le gang des deads ends de façon pittoresque dans un trait semi réaliste qui n'était pas sans rappeler Loisel dans « Peter Pan » et évoquer une ambiance à la Dickens dans des camaïeux de bruns et des scènes de foules de tavernes ou de marchés.
J'aimais beaucoup également le côté très dynamique de son découpage et de ses cadrages : le dessinateur a commencé par travailler pour les comics (dans la série « Red Sonja ») et ça se voit vraiment dans les scènes d'action ! Les cases éclatées avec incrustations en double pages serties de noir, le traitement très graphique des onomatopées, les couleurs franches et tranchées bleutées ou rouges reprennent le code de ce type de bande dessinée où la violence éclate dans un trait haché.
Dans ces pages noires, Homs mettait en scène les démons : ce côté fantastique me gênait davantage de prime abord. Je le trouvais un peu gratuit et artificiel. Il me semblait que les démons intervenaient de façon fort commode comme des « deus ex machina » un peu faciles à chaque fois que les héroïnes étaient dans une mauvaise passe (l'incendie du tome 2, les violences de Kurb au tome 4) et qu'ils prenaient trop d'importance dans cet album final . Cela, jusqu'à je que je comprenne qu'il s'agissait en quelque sorte d'une métaphore pour exprimer la colère des personnages et que j'apprécie à leur juste valeur la virtuosité de ces pleines pages où les tatouages prennent vie.
Le dessinateur a déclaré dans une interview que Zidrou lui avait bâti une série sur mesure avec ses thèmes de prédilection : l'époque victorienne, les femmes et le Japon. Il s'est visiblement régalé et nous, nous ne pouvons être qu'époustouflés par le scénario extrêmement construit et maîtrisé du scénariste et les différents styles graphiques qui se succèdent et s'entremêlent dans une lisibilité parfaite grâce à un choix pertinent de couleurs, découpage et cadrages spécifiques. Nous passons ainsi d'univers réalistes (la city d'hier et d'aujourd'hui), au western ( les flash-backs des glorieux ériés) ou à un monde légendaire et mythologique… Une somme dans tous les sens du terme !
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Latulu
  23 janvier 2021
Un quatrième tome plus sombre que les précédents pourtant déjà bien chargés.
Jen et Victoria échappent de justesse, une fois de plus, à la police. Décidées à venger la mort d'un enfant, elles vont déchaîner les nouveaux pouvoirs dont elles ont hérités.
Lecture un peut mitigée pour ce tome. J'ai senti une accélération dans le rythme du récit, comme si l'auteur était pressé de terminer sa série. Je ne sais pas combien de tomes sont prévus mais celui-ci, dans ses révélations et dans son ton, annonce la fin.
J'ai apprécié une fois de plus les illustrations toujours de qualité. L'époque victorienne est magnifiée : les tenues, les lieux et… la mentalité.
La prédominance du droit masculin sur le féminin est le thème central de ces 4 tomes. Kita et Jen sont deux femmes que ce monde a brisé et qui sont déterminées à lui faire payer. On peut être d'accord ou pas avec leurs méthodes mais le ressenti global sur cette série et qu'elles n'ont pas vraiment eu le choix. Détruire ou être balayées.
La décadence de l'empire britannique est bien rendue entre les nostalgiques du passé colonial qui tentent de reconquérir les terres perdues et la croissance de la misère dans les rues de Londres. le tout sous la figure implacable de la reine Victoria.
Une série que j'ai eue plaisir à découvrir et que je recommande aux lecteurs intéressés par l'époque victorienne.
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Ogrimoire
  09 août 2020
Rien à dire, je suis toujours autant fan de l'univers créé par Zidrou et Homs. C'est diablement efficace ! Durant plus de cinquante pages, on ne respire pas, on enchaine les situations plus périlleuses les unes que les autres ou bien on joue avec la mort. Aucun temps mort pour cette intrigue, à toutes les pages, on découvre la noirceur des personnages ou à l'inverse les liens d'amitié solides et sans failles qui ont pu se créer pour pallier la dureté de la vie. Et puis, reconnaissons-le, lire chez ces héroïnes un tel désir de réduire à néant l'Empire britannique, cela flatte bien l'esprit français… !
Côté dessins, c'est encore un carton plein, des couleurs sombres, un fond verdâtre, tout est fait pour nous mettre dans l'ambiance morose de cette intrigue. Ce que j'aime le plus c'est sans nul doute les détails des tatouages dans le dos des deux filles et du vieillard, c'est ultra-réaliste.
Ce tome 4 m'a agréablement surpris, il est très affuté, avec un humour un peu gras et des punch-line qui m'ont décroché un petit sourire en coin !
Une histoire prenante, une intrigue sans faille, un dessin qui nous fait retenir notre souffle tout au long de l'album, tout est vraiment réuni pour que cette série vous plaise !
Seul bémol ? Les albums sont bien trop courts à mon goût et attendre le prochain tome est un supplice !!!
Lien : https://ogrimoire.com/2020/0..
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tchouk-tchouk-nougat
  24 avril 2020
Désormais la tête de Jen et Kita est mise à prix. Pour elle, depuis la mort de Pickles, leur haine pour l'empire britannique ne cesse d'augmenter.
Fin de cycle pour Shi, fin dune période pour Jen et Kita. Elles vont cesser de subir et de gibier vont devenir chasseur. Leur rancoeur et leur haine de leur société est si grande que ça va les transformer. Et avec les gamins des rues de l'east end, elles vont mener la guerre aux entreprises de sa royale majesté.
Un sacré portrait de ce Londres à l'époque Victorienne où la différence entre les classes est source de toutes les injustices.
Les personnages sont bien travaillés et leur émotions transparaissent à travers le trait décidément savoureux de Homs.
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LesReveriesdIsis
  25 juillet 2020
Dans ces trois tomes, comme dans le premier, je voudrais saluer la beauté du dessin. Les traits sont fins, les lieux sont peints avec une précision d'orfèvre, les visages sont d'une expressivité parfaite, laissant voir chaque infime sentiment comme un livre ouvert. Les tatouages des personnages sont mis en scène à la perfection : ils constituent une belle mise en abîme, des dessins dans le dessin, qui acquièrent une importance scénique capitale. Ces éléments sont léchés, délicats et délicieusement glaçants, car, ne l'oublions pas, ce sont des démons que représentent les tatouages.
Une fois de plus, il faut bien le dire, cette épopée est destinée à un public adulte. de nombreuses scènes abordent la sexualité, et laissent peu de place à l'imagination face aux maltraitances de certains hommes, face au sexe pensé comme asservissement de la femme et domination. Une sexualité qui fait froid dans le dos et terrifie parce que ça a existé et ça existe encore, et que nous, femmes, risquons notre vie durant de rencontrer de tels partenaires qui se cachent parfois sous des dehors de douceur. L'univers dépeint est donc violent : violent par la vengeance, violent par la sexualité, violent par les sentiments qui sous-tendent la quête de Jenifer et de Kita.
le duo Jenifer-Kita s'enrichit de personnages attachants. Senseï, le maître, énigmatique et insaisissable, dont l'indéfectible soutien est précieux, fascine par son savoir faire ancestral. Grâce à lui, nous comprenons mieux certains éléments du tome 1 et sa présence ajoute une part de surnaturel des plus savoureuses. La petite Pickles est aussi très attachante, à la fois enfant et adulte, déchirée entre amour indéfectible pour nos héroïnes, peur de l'abandon et loyauté. Nous suivons l'ensemble de ces personnages sur les quatre tomes et nous les voyons grandir, évoluer, tisser leurs liens et se nourrir les uns les autres de leur peine, de leur amour, de leur haine, de leur désir de vengeance.
Shi, tome 4 : Victoria.
le 4e tome est sans doute celui qui m'a le plus émue. Kita et Jenifer n'ont jamais été aussi proches l'une de l'autre. Leur relation évolue, grandit, se mue en un amour indéfectible, un amour dévorant qui s'étoffe de leur passé, de leurs pertes, de leurs deuils respectifs. Ce sont deux femmes unies dans la douleur, qui veulent mettre à bas un empire qui laisse pulluler meurtres, complots et mépris pour la vie humaine bafouée au nom du pouvoir. La douleur de ces femmes a résonné dans mon coeur et dans mes tripes, et plus que jamais, je me suis sentie proche d'elles. Au fil des tomes, nous apprivoisons leurs fêlures et nous compatissons de plus en plus.
Les complots prennent ici leur pleine mesure : le rôle grandissant de la société secrète du père de Jenifer, l'implication de la Couronne d'Angleterre, l'impuissance face au souffle dévastateur de deux coeurs féminins dévorés par le deuil, tout concourt à donner un souffle épique au récit.
Certains personnages restent de bout en bout détestables, à l'instar du chef de la police londonienne. le mépris de la vie humaine se lit sur ses traits, qui mettent en valeur sa cruauté. Les artistes montrent ici pleinement leur talent en montrant sur le visage la dureté d'un coeur, donnant à voir et à entendre l'horreur. D'autres personnages connaissent des revers qui sont savoureux car leurs actions passées les ont rendus antipathiques. Un autre – qui était sympathique – laisse ses ténèbres prendre le dessus et glace le sang : à force d'être traité comme une marionnette, il se révolte et commet le pire. L'espace d'une vignette, le gros plan sur son visage laisse entendre la jubilation honteuse, la manipulation, le plaisir malsain qu'il prend à sa propre vengeance. Il y a donc une vraie évolution chez certains êtres de cette saga, et pas seulement chez nos héroïnes.
Ce dernier tome marque aussi la fin d'un cycle. Nous avons la fin de la quête de Jenifer et de Kita, et nous comprenons enfin qui est le narrateur. Nous découvrons aussi le lourd tribu du deuil et de la vengeance. Ce tome 4 est aussi une ouverture sur un autre cycle avec l'apparition en dernière instance d'un dernier personnage, que nous brûlons de découvrir plus avant.
Conclusion:
J'ai adoré les quatre tomes de cette bande dessinée. Il n'y a ni redite ni temps creux. Les dessins sont lourds de sens et de beauté, les destins sont lourds de douleur et vibrants d'une humanité brisée, déchirée. D'aucuns diront que la violence pullule entre ces pages, oui, c'est le cas. Pour autant, cela n'enlève rien à cette épopée vengeresse et dévastatrice et les coeurs brisés de nos héroïnes ont bien besoin de ces quatre volumes pour étancher leur douleur. Je recommande, mais pour un public averti.

Lien : https://lesreveriesdisis.com..
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critiques presse (3)
Sceneario   03 février 2020
Le travail de Homs est vraiment magnifique. Les personnages ont de la présence. Ils sont très expressifs. Les décors d'époques sont superbes. Tout ce XIXème siècle revit avec talent dans ces pages. Les cadrages sont audacieux et tout y est bien rythmé. Les couleurs apportent aussi beaucoup à l'ambiance du récit.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BDGest   28 janvier 2020
Porté par une couleur crépusculaire où les jeux de pénombres permettent de belles métaphores graphiques, le trait de Homs excelle - comme à son habitude - dans le mouvement et la dramaturgie, mais convainc moins aisément lorsqu'il s’agit d’exprimer les bons sentiments.
Lire la critique sur le site : BDGest
Auracan   27 janvier 2020
José Homs démontre à nouveau tout son talent dans une reconstitution historique particulièrement soignée qui se décline souvent selon un découpage fort spectaculaire, fréquemment composé suivant des doubles pages en vis-à-vis. Un premier cycle trouve sa conclusion, mais celle-ci ne fait cependant qu'attiser notre curiosité pour la suite. De la grande BD !
Lire la critique sur le site : Auracan
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
BdotakuBdotaku   06 avril 2020
"Le poète a écrit qu’en donnant la vie, la femme donne la mort aussi. Il ne pouvait mieux dire car pour chaque vie que tua mère et moi avons donnée, combien de vies n’avons-nous pas reprises ? Le lait de nos seins avait ranci mais nous l’ignorions encore. La colère… cette colère qui coulait dans nos veines, qui coulait d’entre nos jambes … cette colère désormais coulait également sur nos mains. Nous avions engendré un monstre… un monstre appelé « Haine ».
Cette haine, dès lors ne cessa de grandir en nous, de nous rendre plus fortes pour le combat.
Le combat de deux mères pour tous ces enfants privés d’amour, privés de tout. Ces enfants exploités par milliers, par millions, maltraités, bannis de leur propre enfance.
Un combat qui pour nous avait le visage de cette pauvre Pickles ou le visage de mon petit bébé » (Kita p. 52-54)
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tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat   23 avril 2020
J'ai aimé ta mère et cet amour personne, jamais, ne me l'enlèvera. Car au final, nous ne sommes que cela... Les braises de ces grands amours qui nous ont consommées.
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trogloniotroglonio   11 février 2020
.... le deuil d'un être cher est une cicatrice à notre mémoire...la mort d'un enfant, par contre, reste à jamais une plaie purulente où s'invitent à loisir les mouches de notre culpabilité.
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LesReveriesdIsisLesReveriesdIsis   22 juillet 2020
Si, comme tu ne l'apprendras que trop vite, le deuil d'un être cher est une cicatrice à notre mémoire... la mort d'un enfant, par contre, reste à jamais une plaie purulente où s'invitent à loisir les mouches de notre culpabilité.
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gyselinck_dominiquegyselinck_dominique   30 janvier 2020
La guerre ? Une maîtresse que l'on rejoint en chantant... et que l'on quitte en pleurant.
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