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Jacques Noiray (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070402088
Éditeur : Gallimard (25/11/1999)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Le deuxième roman de la suite des Trois Villes (Lourdes, Rome, Paris) parut en 1896.
Après avoir écrit un livre où il résume son expérience très critique de la société, La Rome nouvelle, l'abbé Pierre Froment se rend à Rome pour défendre son livre qui risque d'être condamné. Il souhaite rencontrer le pape Léon XIII (cet entretien sera le sommet du livre). On assiste aux intrigues, aux rivalités du « monde noir ». « Le clergé romain depuis les cardinaux jusqu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
isajulia
  14 septembre 2014
Alors là mes pauvres enfants, vous ne pouvez même pas imaginer à quel point j'en ai chié pour terminer ce second opus des Trois Villes! J'adore ce cher Emile et j'ai adoré Lourdes, le premier volet de la trilogie, mais Rome, mon dieu quel calvaire, presque 1000 pages de carcan qui font passer Balzac et ses interminables descriptions pour un petit joueur.
Rome, mal aimé de la bibliographie de Zola et comme je comprends tous ceux qui ont eu le courage d'arriver à bout de ce pavé meurtrier qui rendrait narcoleptique le plus excité des lecteurs... Et pourtant... Ca avait l'air si bien...
Nous retrouvons l'abbé Pierre Froment, quelques années après son pèlerinage à Lourdes qui a détruit partiellement sa foi chrétienne. Engagé à Paris dans une paroisse où il vient en aide aux nécessiteux, notre abbé au grand coeur se lance dans la rédaction d'un livre " La Rome nouvelle" censé révolutionner la chrétienté. Hélas, cet ouvrage s'avère trop d'avant-garde et suite à une dénonciation, celui-ci se trouve mis à l'index par le Vatican qui lui demande de se soumettre et renier son livre. Ne l'entendant pas de cette oreille, Pierre Froment va partir au Vatican avec la ferme intention d'obtenir une audience papale pour y défendre son oeuvre. Naïf sur les agissements du monde noir, Pierre ne réalise pas qu'une fois au Vatican ses ennuis ne font que commencer...
Avant tout, merci Folio pour le méga spoil en quatrième de couverture, je cite : " Il souhaite rencontrer le pape Léon XIII (cet entretien sera le sommet du livre)"... Ok, on sait déjà grosso modo ce qu'il va se passer avant même d'avoir ouvert le bouquin. Certains me diront peut-être : "Ne soit pas si mauvaise langue, on sait pas comment ça peut finir." et c'est là que je répondrai : "Parce que tu crois vraiment qu'avec les curés ça finit bien?" et sans m'envoyer des fleurs j'aurai raison. Certes, Rome est une fresque politique et religieuse très ( je dirait même trop) détaillée de la ville et du pouvoir sous Léon XIII mais c'est lourd et indigeste à la longue. J'en parlais plus haut, ce roman c'est 85 % descriptions, 15 % d'action, pas besoin de vous faire prescrire des somnifères vu l'épaisseur du bouquin, vous avez de belles nuit de sommeil en perspective!
Pour tout vous dire, j'étais quand même heureuse de retrouver Pierre Froment, héros que j'avais adoré. Je me doutai en commençant la lecture de Rome que cet opus serait un poil plus noir que Lourdes, vu les découvertes que le héros y a faites mais je n'imaginais pas qu'il serait changé à ce point, ce qui m'a beaucoup déçue car au cours de l'intrigue il y a peu de personnages pour qui éprouver de l'empathie. Tout est dissimulation, hypocrisie et faux semblants dans cette Rome en ruines dirigée par des insouciants en dehors des réalités. En fait, l'idée de départ était bonne mais Zola à tout flingué avec ses détails techniques qui tuent une intrigue de départ déjà pauvre et pourtant j'ai continué car je voulais que ce cher Emile me retourne les tripes dans tous les sens comme il a su si bien le faire avec d'autres livres à lui mais rien, calme plat, de l'ennui, de l'ennui, de l'ennui et encore de l'ennui. Même le passage de l'entretien avec le pape est mou à souhait, d'une banalité à pleurer. Vous l'aurez compris je n'ai pas trop aimé, je met quand même deux étoiles car c'est Zola et je ne suis rien pour démolir un tel génie mais franchement les amis, si éventuellement la lecture de Rome vous tentait je vous conseille de fuir à toutes jambes, à part vous ennuyer c'est tout ce que vous allez gagner. Grand moment de solitude en perspective !
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EricP
  14 septembre 2013
Dans ce deuxième roman de la trilogie des "trois villes" Zola nous fait voir le Rome de la toute fin du XIXème siècle. le prétexte est le voyage de son héros le prêtre Pierre Froment dans la ville éternelle afin de défendre son livre auprès du Saint Siège. Mais surtout c'est pour Zola l'occasion de fouler la terre de ses ancêtres lors d'un voyage triomphal. A tel point qu'il fut reçu par les autorités politiques. Hélas le Vatican en délicatesse avec le roi en prit ombrage et les descriptions le l'intérieur de la cité du Vatican seront faites à partir de source de seconde main ses audiences et visites prévues ayant été annulées. Il n'en reste pas moins que ce roman est un témoignage exceptionnel, un reportage dans l'Italie et Rome en particulier abordant le XXe siècle, avec ses travaux dignes d'Haussmann et les tableaux que Zola met sous nos yeux des grandes avenues modernes aux faubourgs abandonnés sont précieux.
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Citations et extraits (179) Voir plus Ajouter une citation
isajuliaisajulia   08 octobre 2013
C'est une végétation continue de la vanité humaine, le besoin d'inscrire son nom sur un mur, de laisser de soi, après avoir été le maître de la terre, une trace indestructible, la preuve tangible de toute cette gloire d'un jour, l'édifice éternel de bronze et de marbre qui en témoignera jusqu'à la fin des âges. Au fond, il n'y a là que l'esprit de conquête, l'ambition fière de la race ; et, lorsque tout a croulé, lorsqu'une société nouvelle renaît des ruines, et qu'on peut la croire guérie de l'orgueil, retrempée dans l'humilité, ce n'est encore qu'une erreur, elle a le vieux sang en ses veines, elle cède de nouveau à la folie insolente des ancêtres, livrée à toute la violence de l'hérédité, dès qu'elle est grande et forte.
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isajuliaisajulia   21 septembre 2013
De nouveau, toutes les puissances se disputent la possession du peuple. Depuis que la liberté et l'instruction ont fait de lui une force, un être de conscience et de volonté réclamant sa part, tous les gouvernants veulent le gagner, régner par lui et même avec lui, s'il le faut. Le socialisme, voilà l'avenir, le nouvel instrument de règne ; et tous font du socialisme, les rois ébranlés sur leur trône, les chefs bourgeois des républiques inquiètes, les meneurs ambitieux qui rêvent de pouvoir. Tous sont d'accord que l'Etat capitaliste est un retour au monde païen, au marché d'esclaves, tous parlent de briser l'atroce loi de fer, le travail devenu une marchandise soumise aux lois de l'offre et de la demande, le salaire calculé sur le strict nécessaire dont l'ouvrier a besoin pour ne pas mourir de faim. En bas, les maux grandissent, les travailleurs agonisent de famine et d'exaspération, pendant qu'au-dessus de leurs têtes les discussions continuent, les systèmes se croisent, les bonnes volontés s'épuisent à tenter des remèdes impuissants. C'est le piétinement sur place, l'effarement affolé des grandes catastrophes prochaines.
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isajuliaisajulia   26 septembre 2013
Je veux seulement que vous soyez bien convaincu de la nécessité absolue ou nous étions de prendre Rome, d'en faire la capitale de l'Italie. Sans elle, l'Italie nouvelle ne pouvait pas être. Elle était la gloire antique, elle détenait dans sa poussière la souveraine puissance que nous voulions rétablir, elle donnait à qui la possédait la force, la beauté, l'éternité. Au centre du pays, elle en était le coeur, elle devait en devenir la vie, dès qu'on l'aurait réveillée du long sommeil de ses ruines... Ah ! que nous l'avons désirée, au milieu des victoires et des défaites, pendant des années d'affreuse impatience ! Moi, je l'ai aimée et voulue plus qu'aucune femme, le sang brûlé, désespéré de vieillir. Et quand nous l'avons possédée, notre folie a été de la vouloir fastueuse, immense, dominatrice, à l'égal des autres grandes capitales de l'Europe, Berlin, Paris, Londres... Regardez-la, elle est encore mon seul amour, ma seule consolation, aujourd'hui que je suis mort, n'ayant plus de vivant que les yeux.
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isajuliaisajulia   24 janvier 2014
Eh quoi ! ce pape, ce père spirituel des petits et des souffrants, avait spéculé sur des terrains, sur des valeurs de Bourse ! Il avait joué, placé des fonds chez des banquiers juifs, pratiqué l'usure, fait suer à l'argent des intérêts, ce successeurs de l'Apôtre, ce pontife du Christ, du Jésus de l'Evangile, l'ami divin des pauvres ! Puis, quel douloureux contraste : tant de millions là-haut, dans ces chambres du Vatican, au fond de quelque meuble discret ! tant de millions qui travaillaient, qui fructifiaient, sans cesse placés et déplacés pour qu'ils produisent davantage, tels que des oeufs d'or couvés avec une tendresse passionnée d'avare ! et tout près, en bas, dans ces abominables bâtisses inachevées du quartier neuf, tant de misère ! tant de pauvres gens qui mouraient de faim au milieu de leur ordure, les mères sans lait pour leur nourrisson, les hommes réduits à la fainéantise par le chômage, les vieux agonisant comme des bêtes de somme qu'on abat lorsqu'elles ne sont plus bonnes à rien !
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isajuliaisajulia   14 septembre 2013
A quoi bon faire ce qu'il faisait, ramasser les petits, porter des secours aux parents, prolonger les souffrances des vieux ? L'édifice social était pourri à la base, tout allait crouler dans la boue et le sang. Seul un grand acte de justice pouvait balayer l'ancien monde, pour reconstruire le nouveau. Et, à cette minute, il sentit nettement la cassure irréparable, le mal sans remède, le chancre de la misère sûrement mortel, qu'il comprit les violents, prêt lui-même à accepter l'ouragan dévastateur et purificateur, la terre régénérée par le fer et le feu, comme autrefois, lorsque le Dieu terrible envoyait l'incendie pour assainir les villes maudites.
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Vidéo de Émile Zola
Le CNRS au Collège de France. Journée du 6 avril 2019. Exposé de Jean-Baptiste Amadieu, chercheur au CNRS au sein de l?unité "République des savoirs" (CNRS/Collège de France/ENS). Il est notamment l?auteur de la Littérature du XIXe siècle mise à l?Index (2017). Pourquoi Balzac, Sand, Dumas, Flaubert, Stendhal, Hugo, Lamartine, Sue ou Zola firent l?objet de procès pour un ou plusieurs de leurs romans ? Pour un littéraire de formation, de telles investigations dans les archives de la censure nécessitent des connaissances en droit, en jurisprudence et, quand ces procédures appartiennent à un état caduc de la règlementation, en histoire du droit. Lorsque le tribunal en question est la Congrégation romaine de l?Index, le savoir exigé est celui du droit canonique et de son régime de juridicité singulier ; quant aux débats de fond, ils ne se comprennent qu?à la lumière de la théologie, de l?ecclésiologie et de la théologie morale. Cette interdisciplinarité rendue indispensable par l?objet étudié s?épanouit dans des établissements propices aux recherches non conditionnées par la délivrance d?un diplôme disciplinaire, c?est-à-dire des institutions comme le CNRS et le Collège de France. Pour plus d'informations : https://www.college-de-france.fr/site/evenements-culturels/Le-CNRS-au-College-de-France.htm
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