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Le monde des non-A tome 3 sur 4
EAN : 9782290313145
252 pages
J'ai lu (13/08/2001)
3.72/5   330 notes
Résumé :
Gilbert Gosseyn, le héros du Monde des non-A, se réveille à bord d'un astronef inconnu. Il s'interroge, la mémoire vide : qui est-il ? quelle est l'origine des messages que son cerveau reçoit ? et qui le retient prisonnier de ce vaisseau étranger ?

Peu à peu, Gosseyn retrouve la maîtrise de ses extraordinaires pouvoirs mentaux. Il réussit à regagner la Terre et retrouve Eldred Crang, Patricia Hardie et les amis qui l'on aidé à combattre Enro le Rouge.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Les deux premiers tomes de la trilogie du Ā de van Vogt se lisent comme de fascinants trips d'acide — ils nous perdent sans nous donner envie d'être retrouvé.

Celui-ci, écrit 30 ans après le deuxième (40 ans après le premier) est tout autre chose. D'abord, il n'est pas traduit par Boris Vian, mais je ne crois pas que le problème soit là. La folie, la fougue n'y est plus. Van Vogt a ici probablement abandonné sa méthode d'écriture expérimentale, sa cadence d'auteur pulp qui doit écrire ou s'affamer.

Entre-temps, Van Vogt a aussi abandonné la science-fiction pour devenir le trésorier de la Dianétique (l'ancêtre de la Scientologie) de son collègue Hubbard, tout ça pour quitter le bateau, déçu, quand il comprendra que tout ça est une arnaque.

Et bon en 30 ans, la science-fiction aussi a changé. le sexe y est maintenant, non seulement accepté, mais aussi obligatoire et... C'est l'une des grosses critiques de ce 3e tome... Van Vogt est NUL pour parler de sexe. Et pour animer des personnages féminins.

Alors voilà : un livre mal écrit, stylistiquement et thématiquement inconsistant avec les deux premiers tomes.

Mais je lui ai trouvé tout de même certaines bonnes idées. D'un point de vue strictement narratif, les arcs se closent de manière plutôt satisfaisante, au sens où les questions posées depuis le début trouvent réponses. Il y a quelques retournements surprenants aussi.

Au final, lisez le tome 1, qui est une expérience plutôt fascinante, et vous pouvez sans problème vous arrêter là.
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Gosseyn se réveille dans un vaisseau étranger, conscient que le précèdent Gosseyn est toujours en vie . C'est donc deux Gosseyn qui vont s'entraider pour contrer la menace d'un peuple qui les étudie pour pouvoir rentrer dans leur galaxie. C'est un peu plus complexe que ça mais en gros les Gosseyn jouent avec l'espace-temps à volonté . C'est un dernier tome plutôt prenant et efficace mais il ne se passe pas non plus beaucoup de choses par rapport aux tomes précédents. Disons que c'est une conclusion de l'histoire des Gosseyn. La fin me laisse quand même perplexe, avec cette future épouse par forcement consentante mais finalement oui parce qu'il ferait un bon beau-père ....Enfin, on est dans dans de la SF alors pourquoi pas pour les relations aussi ^^ Dans tout les cas je suis contente d'avoir lu cette trilogie.
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On ne peut aborder la critique de la fin du A comme celle de tout autre bouquin de SF. le cycle du A fait plus qu'appartenir au genre : on pourrait dire qu'il l'englobe tout entier, qu'il le résume, qu'il est en la synecdoque. Même, que les rapports qu'entretiennent les amateurs de SF avec A (et avec l'oeuvre de van Vogt dans son entier) résument à leur façon ceux qu'entretient la masse des lecteurs avec la SF en général : ferveur, haine, incompréhension.
L'histoire de A (en France tout au moins) colle à l'histoire de la SF et à ce qu'il en est perçu par ses lecteurs. Rappelez-vous : le roman (paru en prépublication dans Astounding en 1945, puis en librairie en 48, dans une version sensiblement récrite) a été publiée au « Rayon Fantastique » en 1953. Ce n'était pas le premier volume de la collection mais le quatorzième . Ce n'était même pas le meilleur (Cristal qui songe, Guerre aux Invisibles, le silence de la Terre l'avaient précédé), mais c'était le plus surprenant, le plus dérangeant, celui qui pouvait amener le lecteur (non encore familier de la SF) à se poser le plus de questions. Dont celle-ci : qu'est-ce que tout ça veut bien dire ? Pour ce qui est de mon histoire personnelle, il se trouve que le monde des A est le premier « Rayon Fantastique » que j'aie lu (ma connaissance de la SF contemporaine se montant jusque-là à des Fleuve Noir), et l'histoire de mes rapports à la SF bute sur ce bloc incontournable : fallait-il admirer Van Vogt pour sa complexité ou le détester pour à peu près la même chose ? Etait-il ou non un « grand » écrivain ? La traduction de A, due à Boris Vian, et l'écho apporté à l'oeuvre de vV par la bande à Vian, dont Kast, ne simplifiaient pas les choses ; et, si l'on excepte notre bien-aimé rédacteur en chef qui, dès le départ, le snoba pour fait de non-littérature, la cause de l'admiration paraissait entendue, bien que la publication, en 57, toujours au R F, des Joueurs du A, soit venue ternir quelque peu l'image de la saga (mais il y avait eu entre-temps des vV admirables, La faune de l'espace, A la poursuite des Slans).
le point médiant sur vV avait été effectué l'année précédente dans les pages de Fiction 34, avec un article intitulé Van Vogt ou la démence rationalisée, signé Marc Starr ; mais c'est Gérard Klein qui tenait la plume, pour dire en deux mots : vV est un écrivain médiocre, mais son imagination fabuleuse lui tient lieu de talent. L'affaire rebondit en 62, dans Fiction toujours, avec la traduction d'un célèbre démolissage du Monde des A, dû à Damon Knight : A.E. van Vogt, gâcheur cosmique (n° 102), auquel répondit, dans les trois numéros suivants, un Jacques Goimard (outré), avec L'oeuvre exemplaire d'AEvV. Mais l'amour du second ne pouvait guère recoller ce que le premier avait si perspicacement disséqué (fond et forme, avec texte à l'appui), et la phrase lapidaire qui termine l'article de Knight restera, je crois, toujours dans l'histoire de la SF : « vV n'est pas un géant ; un pygmée plutôt, qui a appris à tapoter sur une machine à écrire trop grande pour lui. »
Un pygmée qui retient les leçons, en tout cas. Car, dans la version révisée et définitive de A mise au point par vV en 1970 (et aussitôt traduite chez J'ai Lu), l'auteur, dans une postface intéressante, citait Knight et avouait s'être basé sur ses critiques pour modifier son texte : un exemple rarissime de lucidité et de modestie ! Entre-temps, le C.L.A. avait publié, en 1965 et 69, Les armureries d'Isher et Les fabricants d'armes (sans aucun doute le meilleur cycle de l'auteur), et Destination univers et Au-delà du néant (deux recueils de ses meilleures nouvelles, datant des années 40 et 50) : on tenait là le summum de l'oeuvre vanvogtienne ; hélas, pour la plupart des amateurs de SF, le temps de l'indifférence était arrivé, voire celui du dénigrement ironique : c'est que la new wave anglaise et les grands jeunes gens en colère d'Amérique avaient débarqué en masse et sonnaient le glas des constructions thématiques, au bénéfice de la recherche, de l'engagement, en somme de la littérature.
Et c'est pourtant bien en 70 que Jacques Sadoul commençait d'introduire la SF en J'ai Lu, en y injectant massivement du van Vogt... Ce qu'il continue à faire, quatorze ans plus tard, en traduisant systématiquement tout ce que le vieux maître du A (qui a aujourd'hui 72 ans) continue de produire routinièrement. Qu'importe : ça marche, à cause du système bien connu du vedettariat qui, une fois imposé, continue en roue libre. Van Vogt est un des quatre ou cinq noms que le public non spécialisé connaît en SF, et le monde des A ne doit pas être loin des 300 000 exemplaires vendus, un record enviable que n'égalent ou à peu près que les seules Chroniques martiennes. Là-dessus nous arrive, non pas vingt ans après mais trente-cinq, La fin du A...
Dans son Histoire de la science-fiction moderne (J'ai Lu), Sadoul note (p. 201) que vV lui avait avoué qu'il songeait depuis longtemps à écrire une suite aux deux premiers A, « qu'il savait quelle serait la chute de l'histoire, mais qu'il n'avait pu »visionner« les événements conduisant de la situation telle qu'elle était définie à la fin de The Players of A jusqu'aux scènes ultimes de la saga ». Sans doute vV a-t-il finalement pu visionner ce qu'il désirait, puisque Null-A Tree est sorti en 1983 aux USA (dédié à des tas de gens, dont Sadoul). S'agit-il d'un événement ? Il paraît moins important que la suite de 2001 ou celle des Fondation, tout simplement parce que son géniteur n'a pas su garder une place médiatique comparable à celle de ses deux confrères. S'agit-il d'une nécessité ? Les deux premiers A, tout cousus d'obscurité qu'ils soient, forment tout de même un récit à fin ouverte mais complet, vénusien puis galactique, où le destin de (des) Gilbert Gosseyn est saisissable. Y revenir — mais surtout y revenir trente-cinq ans plus tard — aurait demandé un surcroît de développements originaux (peut-être une plongée dans le passé, à l'origine du concept-Gosseyn...)
Or, on ne trouve rien de tout cela (et rien dans aucune autre direction possible) dans La fin du A. Un Gosseyn III s'éveille à bord d'une capsule spatiale. Il est capturé par un vaisseau dzan, que le réveil de Gosseyn a transféré d'une autre galaxie, au moment d'un conflit spatial avec les Troogs. Gosseyn est constamment en rapport télépathique avec Gosseyn II, resté sur la planète Gorgzid depuis la fin des Joueurs... Avec son aide, puis le concours ( ?) des autres personnages de l'histoire (l'empereur Enro, Eldred Grang, etc.), Gosseyn se télétransporte sur Terre. Grâce à la Sémantique générale, il trouve la solution au conflit spatial qui menaçait la Terre ; la mission des Gosseyn est donc terminée, ils peuvent maintenant vivre en humains normaux.
Il y a certes quelque chose d'assez émouvant dans cette fin : le super-chantre des super-héros, vieilli, trouve finalement que rien ne vaut la vie de tous les jours et les joies du mariage (vV s'est remarié en 1979, après la mort d'Edna, sa première épouse) : effectivement, le seul passage un peu amusant du roman est celui où Gosseyn III repousse les avances de la mère du tout jeune empereur des Dzan, en se rendant compte qu'aucun Gosseyn n'a jamais fait l'amour, et qu'il risque de ne pas savoir s'y prendre. Il épousera tout de même la reine Strala (après la fin du récit), et Gosseyn II lui transmet : « Tous mes souhaits de bonheur à vous deux... mon frère » (p. 252 et dernière). Une chute tout de même moins frappante que celle qui boucle le premier opus de la saga (« ... il y trouvait la fin tangible de sa quête. C'était son propre visage »). Mais le vrai problème est que, tout fumeux et inutile que soit La fin du A, c'eût pu être un roman agréable à lire s'il avait été soutenu par une certaine dynamique de récit ; hélas, non seulement il ne se passe rien dans ces 250 mornes pages, mais ce rien n'est sous-tendu par aucune incidente, aucune péripétie, aucune dramaturgie : Gosseyn n'est à aucun moment en danger, ce n'est qu'une enveloppe vide perpétuellement occupée à ses « similarisations à vingt décimales » qui lui permettent de se télétransporter ; ses acolytes (Enro, etc.) ne font même pas de la figuration intelligente, et il ne reste plus trace de la grandeur visionnaire qui animait le premier A (la vie sur Vénus en particulier). La seule chose dont vV n'est pas avare, c'est son charabia habituel pour exprimer les choses les plus simples (« C'est une situation de vie typique, relativement à la réalité fondamentale » — p. 7). Quant à l'intelligence de Gosseyn... Celui-ci se trouve dès le début du récit dans un gigantesque vaisseau bourré de soldats, et il lui faut attendre la page 102 pour se dire : « J'ai l'Impression d'être à bord d'un navire de guerre ». Gasp !
Tout est de ce niveau ou presque, tout est plat, désolé, incroyablement déliquescent. Van Vogt est-il devenu à ce point sénile ? Je ne pense pas : dans La machine ultime, autre roman de 1983 précédemment traduit chez J'ai Lu, il fait une étonnante introspection d'un cerveau électronique au pouvoir ubique, dans le cours d'une politique-fiction relativement originale. Alors ? Alors vV, outre le fait qu'il a complètement oublié, et les deux premiers A, et ce que peut bien être la Sémantique générale, n'a dû écrire La fin du A que poussé par une seule nécessité : une poignée de dollars. Pour le reste, il avait le cerveau second ailleurs.
En fait, vV se trahit dès la page 30 de son forfait : « Plus Gosseyn développait cette explication fumeuse et évasive, plus il se sentait malheureux d'être obligé de le faire ». Remplaçons Gosseyn par Van Vogt et explication par histoire, et nous avons ses aveux complets.

Jean-Pierre ANDREVON
dans Fiction 352
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Zut, c'est déjà la fin !
- Suis-moi, je te fuis ; fuis-moi je te suis…
- Si moi je te fuis, alors je suis qui ?
(Réplique empruntée au film « un air de famille »)


GG m'a encore embarqué dans ses histoires. Mais pour sûr, cette fois on ne m'y reprendra plus.

Sa philosophie, elle est intéressante, oui : réfléchir avant d'agir, ne pas se laisser aller à ses réactions premières. En résumé !

Bon, au-delà de cela, il tourne un peu en rond, le GG : avec ses matérialisations à vingt décimales. Mais moi, je te change l'unité de mesure et je les ai les vingt décimales !

Mais ce soir, il m'en a raconté des choses, que d'actions (par rapport aux autres fois) !
Et puis enfin, GG m'a parlé de ses amis et de ses amours, mais que c'est cul-cul la praline.

Bon, je lui conseillerais peut-être d'aller passer la soirée avec quelque pré-ados ; enfin moi pré-ado, il m'aurait plu je crois, mais c'était peut-être dans un autre espace-temps.
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Quand Gilbert Gosseyn se réveille dans une capsule, elle-même à bord d'un vaisseau inconnu, il a de quoi être dérouté mais il comprend, relativement vite, qu'il est Gosseyn Trois, éveillé alors même que Gosseyn Deux n'est pas mort. Les deux vont coexister et se trouver mêlés une fois de plus à un conflit qui menace notre galaxie où des « visiteurs » imprévus font leur apparition : les Dzans et les Troogs.

Dernier opus de la trilogie, écrit plusieurs années après les deux premiers volumes, il n'a plus les qualités qui m'avaient plu dans les deux premiers tomes. Cette fois, ce n'est pas tant l'écriture que l'histoire en elle-même qui m'a gênée. La philosophie non-A est trop présente à mon goût et prend le pas sur l'histoire qui, au final, manque de rythme. Les temps ont changé et cela se ressent. La technologie, et notamment l'énergie nucléaire, était alors partie intégrante de l'histoire et j'avais apprécié la créativité de l'auteur, en particulier concernant Vénus. Ici, rien de tel. Il est surtout question de sémantique générale, même si, je dois le reconnaître, la technologie n'est pas totalement absente, par exemple dans les vaisseaux des Dzans et des Troogs. Et je dois avouer que la similarisation à vingt décimales, à force d'être répétée toutes les deux pages ou presque (j'exagère à peine...), devient vite lassante.

La question du sexe, et plus généralement de l'intimité dans le cadre de la sémantique générale, totalement absente des deux précédents tomes, est abordée dans ce troisième volet, mais de manière tellement « cérébrale » que cela laisse perplexe. Et, au final, cela n'apporte rien au récit.

Bref, je voulais clore l'histoire de Gilbert Gosseyn et c'est maintenant chose faite. Mais je n'ai pas réellement pris plaisir à retrouver notre héros, Gilbert Gosseyn, enfin Trois, comme il se considère lui-même.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
C’était une conscience réflexive typiquement humaine. Et, parallèlement à ces pensées, un autre processus de raisonnement se poursuivait dans son esprit, soulignant de nouveau combien cette situation ne correspondait en rien à ce qu’éprouvait normalement au réveil un être intelligent.

Ce soupçon qu’il avait, que quelque chose ne tournait pas rond, n’éveilla pas seulement sa curiosité, mais aussi le besoin intellectuel de savoir.
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Gilbert Gossein ouvrit les yeux dans les ténèbres absolues.
"Tiens, tiens, tiens..." pensa-t-il. Il eut tout de suite l'impression que ce n'était pas là qu'il aurait du être.
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On avait observé que les hommes préfèrent généralement les femmes qui présentent une bonne apparence extérieure et qui en tirent une espèce de force intérieure. Gosseyn se dit que, peut-être, seule la force intérieure était vraiment nécessaire pour séduire.
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Et de leurs mains, qui l’étreignaient fermement, ils freinèrent sa marche.
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On dirait que les gens s’attendent automatiquement à ce que les pauvres supportent des conditions de vie plus dures que les riches…
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