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Babelio défie la rentrée littéraire


Avez-vous déjà lu... toute la rentrée littéraire ?

Impossible, dites-vous ? Pas si sûr...

Cette année encore, Babelio vous propose de mettre la main à la pâte pour participer à un grand défi collectif : critiquer l'intégralité de la rentrée littéraire.

Le principe est simple : vous trouverez sur cette page la liste de tous les livres qui paraissent à l'occasion de la rentrée 2020, classés par état : ceux déjà critiqués sur Babelio et ceux qui ne le sont pas encore. Ensuite, il s'agit simplement de vous faire plaisir en critiquant les ouvrages de votre choix, tout en essayant de vous concentrer sur ceux qui n'ont pas encore été critiqués.

Que vous en lisiez un, deux, ou trente, chaque critique compte. L’an dernier, nous avions critiqué 88% de la rentrée. Tous ensemble, nous parviendrons peut-être à faire mieux cette année !

Pour échanger sur vos choix d'ouvrages, partager vos avis et plus généralement parler ensemble du défi, n'hésitez pas à rejoindre le groupe de discussion dédié.

Parés pour l'aventure ?

NB : Certains de ces livres seront présents dans l’opération Masse Critique de rentrée, mais pour le reste, on compte sur vos lectures personnelles !


LES TITRES DE LA RENTREE DÉJÀ CHRONIQUÉS (312) Voir plus

ILS ATTENDENT LEUR PREMIERE CRITIQUE (201) Voir plus

Critiques et avis
Yoga
  21 septembre 2020
Yoga de Emmanuel Carrère
Difficile de noter ce livre. Comme dans une séance de yoga, j’y ai vécu des moments ardus d’incompréhension, de colère comme si ma prof me demandait de faire des positions acrobatiques et que mon égo voulait y arriver mais avait de la peine à gérer les limites de mes capacités corporelles.



A propos d’égo justement... ma tablette a compté environ 1500 « je » dans ce livre autocentré. Les « j’ » ont été épargnés...



Je ne comprends pas bien non plus les personnes qui veulent à tout prix nous partager des images traumatisantes comme l’opération ratée de cet enfant... je lui aurais été gré de garder ceci pour lui et ses méandres intellectuels.



Cet auteur était dans un coin de ma tête depuis longtemps, comme quelqu’un qui rêve d’aller en Inde et de rencontrer des sadhus et quand il en voit il est tellement déçu de découvrir ceux qui en font un business près des temples.



Encore une chose que je ne suis pas sûre d’avoir bien comprise : pourquoi la description d’une rencontre fortuite entre le narrateur et une femme s’étale en long, en large et en travers de manière envoûtante et sensuelle, alors que lorsque qu’il imagine la même à propos de deux hommes se résume à « s’enfiler comme des bienheureux » ?



Bref, je ressors de cette séance sans les effets escomptés.

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Les corps insurgés
  21 septembre 2020
Les corps insurgés de Boris Bergmann
Trois jeunes hommes, nés à des époques différentes, rêvent de révolution. Lorenzo est un jeune peintre de la Renaissance italienne. Il est né en 1729, à Bomarzo, près de Rome, et est de condition modeste. Sa mère a confié son éducation au curé du village. C’est ainsi qu’il découvre la peinture, grâce à laquelle il veut changer la vision du monde. Baptiste est un lycéen, né à Neuilly, en 1949. Il est issu d’un milieu bourgeois. Il rêve de s’opposer au système et à ses origines. Enfin, Tahar est né en 1999, à Mohemmedia, près de Casablanca. Il a été éduqué dans un environnement religieux. Lorsqu’il a été mis à la porte du domicile familial, il a fui, en France. Des trois garçons, il est le seul à ne pas chercher la révolution, c’est la violence qui vient à lui.





Lorenzo est un être exalté, qui veut approcher la beauté avec tous ses sens. Baptiste est un jeune homme enflammé, qui n’est pas à sa place, dans son environnement social et familial. Tahar, au début, voudrait vivre en paix, il est en quête d’identité et se laisse porter par les personnes qui lui en donnent une, qu’elle soit réelle ou non. Les trois sont différents, mais ils sont poussés par l’envie de changer le monde, dans lequel ils vivent. L’Italien vit à l’époque de la Renaissance, il désire amoindrir l’influence du pape. Le Français grandit en pleine révolte de la jeunesse, en mai 68 : il ne veut pas rater sa révolution. En 2020, le Marocain subit le joug des traditions et des intolérances, toujours présentes. Alors qu’ils semblent vivre des moments n’ayant aucun rapport, chaque chapitre comporte un évènement qui correspond au fil directeur. Chacun éprouve des sentiments, des peurs, des rejets, des épreuves, des exaltations, des espoirs, etc. qui sont dissociables et pourtant si semblables. Ils vivent un chemin de vie parallèle, analogue par l’expérience, mais divergent, en raison des contextes distincts et de leurs personnalités.





La suite sur mon blog...






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Liv Maria
  20 septembre 2020
Liv Maria de Julia Kerninon
Portrait de femme.

Celui de Liv Maria, née d'une mère insulaire et d'un père arrivé en bateau, sur cette île qui restera mysterieuse tout au long du récit, point d'ancrage au milieu de la mer, point de fuite, quand elle est loin.

Car Liv Maria voyage en solitaire, mais elle trouve dans les hommes aimés des points d'ancrage, qu'il faut savoir quitter à un moment donné. Volontairement ou non.



Liv Maria est un personnage fort et on ne s'attache pas à elle. Ce qui n'empêche d'avoir envie de la regarder vivre sous nos yeux. Elle grandit , se heurte à des situations improbables, et s'en va.

C'est rare mais c'est la fin qui a emporté mon jugement. Ce mystère exacerbé m'a plu car il confirme que ce personnage n'est pas comme les autres et qu'il reste fidèle à ce qu'il est malgré tout.



Je sors de ce roman peut-être moins charmée qu'après ma lecture de Ma dévotion, roman plus sensible. Mais contente d'avoir fait la connaissance d'une femme comme Liv Maria.
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Histoires de la nuit
  20 septembre 2020
Histoires de la nuit de Mauvignier Laurent
J’ai adoré. Un vrai page turner. L’écriture de Laurent Mauvignier est précise, fluide, plein de mouvements qui nous projettent en un instant dans ce lieu au milieu de ces personnages. Au delà de l’intrigue, la description (fond et forme) des personnages, des lieux et des situations m’a littéralement happé du début à la fin. Je recommande vivement !!
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Les garçons de l'amour
  20 septembre 2020
Les garçons de l'amour de Rabihavi Ghazi
Djamil raconte ce qui lui est arrivé depuis son enfance en Iran, au bord du Golfe persique, en s’adressant à Nadji, son amour de jeunesse. Il s’agit de l’amour entre deux hommes dans l’Iran de la Révolution islamique de 1978, et du rêve de Djamil, qui est de devenir danseur en Europe. ● Je comprends bien l’audace et le courage qu’il a fallu à l’auteur pour publier une telle autofiction se passant dans un pays où l’homosexualité est encore aujourd’hui punie de la peine de mort, mais je n’ai absolument pas accroché à ce récit que j’ai trouvé décousu, confus, mal fichu. Je me suis beaucoup ennuyé.
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L'ourse qui danse
  20 septembre 2020
L'ourse qui danse de Simonetta Greggio
Ce genre de livre

à peine commencé, déjà fini.



Une merveille.

La puissance du peuple Inuit.

La magie de leur croyance.

La violence de leur histoire.

La clairvoyance de leur combat.
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Stella Finzi
  20 septembre 2020
Stella Finzi de Alain Teulié
Un roman en effet troublant. Un narrateur insupportable et pédant, une protagoniste forte et autoritaire, étrange.

Avec, en toile de fond, Rome, éternel symbole de splendeur et d'harmonie, dont même les ruines fascinent, deux personnages tourmentés à la recherche de la grâce et de la beauté (dont Stella, l'héroïne, est cruellement dépourvue), passionnés d'art, se rencontrent, se fuient, s'affrontent, se repoussent ou s'attirent.

"J’aimais ce qui est discret, rare, indivisible. Je ne voyais de la noblesse qu’à l’insolite.

trop convenu, sans âme, froid."

Entre eux, une relation qui ne cesse d'évoluer et de nous prouver que le physique n'est pas tout.

Un auteur à la recherche de l'inspiration, un plan quasi-machiavélique...

"L’effort que j’avais fourni pour rédiger ce texte

m’avait rappelé le plaisir de choisir les mots justes et de les placer les uns près des autres. Ils entretiennent entre eux une conversation. Ce dialogue privé échappe à l’auteur. Les mots sont des enfants devenant adultes quand on les réunit au même endroit."

Un roman original et entêtant.

#StellaFinzi #NetGalleyFrance
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Le Sel de tous les oublis
  20 septembre 2020
Le Sel de tous les oublis de Yasmina Khadra
Le jour où Dalal annonce à son mari qu'elle le quitte et qu'elle ne l'aime plus, Adem Naït-Gacem est abasourdi. Malgré ses questions, Dalal reste inflexible. Peu à peu, la stupeur fait place à la colère et la rancœur. Adem se laisse aller, puis démissionne de son poste d'instituteur et part finalement sur les routes en quête de paix et d'un sens à son existence... Trouvera-t-il sur les routes inconnues de nouvelles raisons de vivre ? Sera-t-il capable de s'ouvrir aux rencontres en dépit de sa colère et de sa perte de confiance en l'homme?

Ce voyage nous mène sur le chemin de la réflexion et nous montre un homme profondément blessé, incapable de dépasser sa propre souffrance pour faire de "vraies rencontres" et y trouver une raison de vivre. Quelques belles maximes, de quoi réfléchir sur son existence mais un héros auquel j'ai eu du mal à m'attacher finalement...Dommage!

Merci à Netgalley et aux éditions Julliard pour cette découverte.

#LeSeldetouslesoublis #NetGalleyFrance
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Les Aérostats
  20 septembre 2020
Les Aérostats de Amélie Nothomb
Ange Daulnoy, 19 ans vit en colocation avec Donate son aînée de trois ans, une personne exécrable et compliquée. Elle est étudiante en philologie et pour se faire un peu d'argent, se propose de donner des cours de français à domicile.



Elle est engagée par Grégoire Roussaire pour soigner la dyslexie de son fils Pie, 16 ans et l'aider à réussir son bac de français. Pie ne sait pas lire correctement, il est très intelligent, préfère les maths.



Mais pourquoi lire ?



Ange s'impose et lui impose "Le rouge et le noir" de Stendhal. Elle ne comprend pas pourquoi les parents de Pie ne lui ont pas donné le goût de la lecture. Elle se souvient toute petite, on lui lisait "Les contes" de Perrault... ensuite à huit ans, elle a eu envie de découvrir par elle-même : Malot, Verne, la comtesse de Ségur et sa passion pour les livres ne l'a plus jamais quittée.



C'est un conte des temps modernes que nous propose Amélie avec des personnages hors norme, étranges comme elle en a le secret.



Les dialogues sont jouissifs, avec une économie de mots, ceux-ci étant choisis avec précision pour nous parler des malaises de l'adolescence, de la découverte de l'amour tout court et de celui des mots.



C'est une ode à la littérature, l'envie de redécouvrir des classiques tellement essentiels à la littérature comme par exemple Homère avec "Iliade" et "Odyssée', Kafka et "La métamorphose", Dostoïevski et "L'idiot", Radiguet avec "Le diable au corps" et "Le bal du conte d'Orcel", la princesse de Clèves...



Qu'est ce qu'aimer un livre ? Ce n'est pas aimer les personnages ! "La littérature n'est pas l'art de mettre les gens d'accord"



Elle aborde aussi la relation difficile avec le père, l'amour, la solitude. Il est bien entendu question de champagne et de chocolat mais aussi de Bruxelles que l'on visitera en partie: le musée de l'armée au Cinquantenaire, la forêt de Soignes et la célèbre Foire du Midi.



Amélie à travers les livres et son amour des mots met habilement en scène l'histoire de deux adolescents Pie et Ange en parallèle avec les lectures proposées. Une ode à l'amour de la vie.



Les dialogues sont d'une grande richesse, cela semble court comme à chaque fois, on en voudrait plus. La plume est fluide, aérienne, élégante. Du grand art.



Après cette lecture vous saurez comment devenir jeune et le rester.



Ma note : un coup de cœur énorme.


Lien : https://nathavh49.blogspot.c..
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Les Bons Garçons
  20 septembre 2020
Les Bons Garçons de Pierre Adrian
D'abord : merci à BABELIO et aux Editions Equateurs pour l'envoi de ce livre dans le cadre de l'opération Masse Critique de Septembre.



C'est l'histoire d'un été 75, d'une balade du mois d'Août qui n'a malheureusement rien à voir avec celle de CharlElie Couture.

Inspirée d'un fait divers qui a révolté toute l'Italie, Pierre Adrian raconte la mortelle aventure de deux amies à peine sorties de l'adolescence, issues d'un quartier populaire, qui mordaient la vie à pleines dents avant de rencontrer ces "bons garçons" de la bonne société romaine.

J'ai énormément aimé la reconstitution de cette Italie des années 70, chaude, lumineuse, bruyante, odorante -et violente. J'ai adoré y retrouver tous les chanteurs de ces années-là : Adriano Celentano, Lucio Battisti, Caterina Caselli..., et toutes leurs chansons qui résonnent de soleil, de jeunesse, d'été éternel. Oui, mais.

Ce que j'ai découvert avec ce roman, c'est que, malgré cette Dolce Vita apparente, le fascisme continuait d'infecter paisiblement le cerveau de certains étudiants ou footballeurs de la péninsule. Et c'est ce qui m'a le plus glacée : le rappel de la désinvolture avec laquelle cette doctrine déshumanise, et combien elle restait tolérée, minimisée (hier comme aujourd'hui d'ailleurs, et encore partout).

C'est donc une lecture éprouvante, à la fois radieuse et affreuse, qui m'a parfois (dans sa seconde partie) fait penser à "De sang froid" de Truman Capote dans sa façon distante de relater les faits. Mais j'en suis sortie trop réfrigérée pour pouvoir pleinement apprécier l'oeuvre à sa juste mesure.
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