AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Babelio défie la rentrée littéraire


Avez-vous déjà lu... toute la rentrée littéraire ?

Impossible, dites-vous ? Pas si sûr...

Cette année encore, Babelio vous propose de mettre la main à la pâte pour participer à un grand défi collectif : critiquer l'intégralité de la rentrée littéraire.

Le principe est simple : vous trouverez sur cette page la liste de tous les livres qui paraissent à l'occasion de la rentrée 2021, classés par état : ceux déjà critiqués sur Babelio et ceux qui ne le sont pas encore. Ensuite, il s'agit simplement de vous faire plaisir en critiquant les ouvrages de votre choix, tout en essayant de vous concentrer sur ceux qui n'ont pas encore été critiqués.

Que vous en lisiez un, deux, ou trente, chaque critique compte. L’an dernier, nous avions critiqué 86% de la rentrée. Tous ensemble, nous parviendrons peut-être à faire mieux cette année !

Pour échanger sur vos choix d'ouvrages, partager vos avis et plus généralement parler ensemble du défi, n'hésitez pas à rejoindre le groupe de discussion dédié.

Parés pour l'aventure ?

NB : Certains de ces livres seront présents dans l’opération Masse Critique de rentrée, mais pour le reste, on compte sur vos lectures personnelles !


LES TITRES DE LA RENTREE DÉJÀ CHRONIQUÉS (365) Voir plus

ILS ATTENDENT LEUR PREMIERE CRITIQUE (151) Voir plus

Critiques et avis
On ne parle plus d'amour
  26 septembre 2021
On ne parle plus d'amour de Stéphane Hoffmann


Louise a vingt ans et a toujours été ballotée par les événements sans jamais choisir ou se poser de questions. Elle doit dans quelques semaines épouser un homme qu’elle n’aime pas, choisi par son père car il va sauver l’entreprise familiale. Lorsque son chemin croise celui de Guillaume…



Après avoir lu le résumé, on pourrait croire à un nouvel Harlequin. Ce serait faire fausse route. Ce roman ressemble à s’y méprendre à une pièce de théâtre proche du vaudeville, certaines scènes sont pleines de dérision. Louise et Guillaume ne parlent pas d’amour mais vont vivre intensément une passion amoureuse. Tous les personnages sont bien définis, en particulier les rôles secondaires. On lit avec amusement les plans du futur époux carriériste, les ronds de jambe du père de Louise (un éternel enfant menteur et roublard), l’application méticuleuse du comptable ou le ‘professionnalisme’ du banquier.



Avec humour, ce roman fait la part belle au paraître et offre un sympathique moment de lecture.







+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Les garçons de la cité-jardin
  25 septembre 2021
Les garçons de la cité-jardin de Dan Nisand
Livre très fort qui vous empoigne par son histoire , sa vérité et son écriture, son suspens. On ne quitte pas la Cité jardin, on a presque l'impression de ne pas sortir de l'appartement tout comme ce Père abimé attendant sans bouger les événements venus de l'extérieur. En paraphrasant le livre de David Grossman, il est un peu l'homme fuyant l'Annonce. La violence est partout, on craint constamment son éclatement. Ces quatre hommes vivent une tragédie et nous avons peur avec eux et pour eux. Cette malédiction transmise en famille se situe pourtant dans le décor d'une cité jardin construite pour l'équilibre et le bonheur des familles. Les habitants de la Cité sont également des personnages forts de l'histoire... on les connait, on a l'impression de les avoir rencontrer ...

Le jeune frère Melvil est inoubliable!
Commenter  J’apprécie          00
Où vivaient les gens heureux
  25 septembre 2021
Où vivaient les gens heureux de Joyce Maynard
livre épuisant car on balance entre énervement, agacement et empathie pour cette femme qui a construit sa vie sur sa famille : ses 3 enfants et son mari. Quand arrive l'effondrement elle doit faire des choix qui ne sont pas les siens mais ceux qu'elle fait pour protéger ses enfants. Les hommes semblent être gagnant mais sous la plume de Joyce Maynard rien n'est tout blanc ou tout noir et cette femme blessée réussit grâce à son amour filiale à ne pas sombrer.

Commenter  J’apprécie          00
La félicité du loup
  25 septembre 2021
La félicité du loup de Paolo Cognetti
Le village d'altitude de Fontana Fredda est le personnage principal de ce livre. Quatre personnages entretiennent avec ce lieu un lien fort mais différent : Fausto et Sylvia, Babette et Santorso, chacun y verra le point de départ ou d'arrivée, c'est selon. Beau roman où l'ambiance de la montagne est subtilement évoquée.
Commenter  J’apprécie          00
Traverser la foule
  25 septembre 2021
Traverser la foule de Dorothée Caratini
Alors qu’elle rentre les bras chargés de cadeaux de Noël pour leurs filles, Dorothée Caratini découvre son mari au bout d’une corde verte. Pendu, mort, parti.

Dans ce récit sensible mais débarrassé d’un pathos encombrant qui aurait pu rendre le lecteur voyeur d’un abyssal chagrin, l’autrice raconte le deuil, la vie d’après, l’inépuisable énergie des deux enfants qui force à tenir debout, les effondrements nécessaires, les injonctions insupportables. Elle dit l’amour et tente de comprendre aussi, s’énerve parfois après celui qui l’a plantée là, en pleine vie.

Un petit livre empli de tant d’humanité, bouleversant de vérité, tellement vibrant.
Commenter  J’apprécie          10
Avant les années terribles
  25 septembre 2021
Avant les années terribles de Victor del Arbol
il faut le talent de cet auteur pour raconter cette histoire. Il a réussi à nous faire accepter l'inacceptable de cette histoire de l'Ouganda et de ses enfants soldats Comme à. son habitude Del Arbol passe du présent au passé mais il ne s'agit plus de l'Espagne et son son histoire, fil conducteur de ses romans précédents Livre inclassable si il faut le mettre dans une catégorie. Voila sans doute un livre qui donne du sens à la littérature : prendre le réel, romancer et nous, lecteur, on lit, on prend dans la figure le récit, on hurle de dégout et on en sort épuisé de cette sauvagerie
Commenter  J’apprécie          00
True story
  25 septembre 2021
True story de Kate Reed Petty




Parfois ce n’est pas l’histoire qui importe mais la façon de la raconter. Il existe différentes façons de le faire, minimiser un évènement, le sublimer ou alors prendre le parti pris de rendre chèvre ses lecteurs.

Je crois que nous en sommes là !

Parce que franchement, le monde de la Crosse... une histoire de mâles sportifs qui tapent dans une balle, qui boivent jusqu’à plus soif, quelques Pom Pom girls survoltées dans les parages et oups ça dérape, voilà grosso modo je tiens mon histoire !

NON !

Cela serait trop facile et bien mal connaitre Kate Reed Petty, la jeune auteure est beaucoup plus fine et son histoire bien plus retorse !

Attendez-vous à perdre les pédales, à imaginer des choses, à y croire et à vous faire retourner comme une crêpe. Il y a ce qu’on croit, ce qu’on imagine et ce qui est... Mais allez donc faire la part des choses...

On a souvent parlé de culture du viol à propos de ce livre, j’ai davantage pensé à l’Omerta qui règne sur ses confréries sportives, reines des universités américaines, la pression des jeunes sportifs, leurs rites, et les protections dont ils bénéficient. Une visée sociologique intéressante !.

Dans True story le récit se construit autour de témoignages divers tels que des extraits de pièces de théâtre écrites par deux des protagonistes, des brouillons de rédactions pour une candidature d’entrée en université, des lettres...

C’est fin et malin à a fois !



Maintenant, je dois avouer qu’il s’est glissé un « dis-tu » indigeste dans toute la seconde partie du roman, au point de se demander si les lecteurs-correcteurs étaient en vacances !

Je ne suis pas férue d’une narration à la deuxième personne alors couplée à ce « dis-tu » envahissant j’ai eu l’effet d’un soufflet qui retombe à froid.

Cela dit, j’avais envie de passer quelques jours à New York et True story est tombé à pic.







+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
L'orpheline de Foundling
  25 septembre 2021
L'orpheline de Foundling de Stacey Halls
Stacey Halls m’ayant totalement envoûté avec sa première et précédente œuvre que j’avais très envie de retrouver sa plume et son style. Je suis plus que joie d’affirmer que ce roman m’a une fois de plus confirmé mon amour pour cette auteure et ses histoires riches et sources de voyage et d’évasion.



Bien que le sujet me paraissait assez fort et sensible, j’avais quelques craintes quant à retrouver certains aspects identiques à son précédent roman et finalement l’auteure parvient parfaitement à s’émanciper et offre ce que cette dernière sait écrire de mieux, une histoire sensible et poignante dont j’ai été plus que réceptif. C’est simple, j’ai été bouleversé par cette intrigue qui regorge de sensibilité, de cruauté et pourtant de poésie et d’espoir. Je ne saurais mettre des mots sur les maux qu’est parvenue à me procurer l’auteure. En effet, cette dernière réussit de nouveau à m’ensorceler dès les premières pages de son roman à l’ambiance unique et à l’atmosphère chaleureuse. C’est pourquoi et malgré la dureté du sujet, je n’ai cessé d’être épaté devant tant d’optimisme et de bonté. Jamais Stacy Halls donne dans le mélodrame ce qui lui permet de conter d’incroyables réalistes histoires historiques. Grâce à son style fluide et pertinent, ce voyage temporel a été d’une facilité déconcertante et résulte un incroyable succès me concernant. J’ai d’autant plus apprécié découvrir un nouvel aspect de la place de la femme au sein de la société à l’époque en découvrant celle d’une fille-mère. A travers son héroïne, cette dernière dépeint toute la cruauté et la dureté dont souffraient les mères célibataires et sans le sous par le passé. En s’inspirant de faits réels, l’auteure apporte un large pan de réalisme à sa fiction, conférant à L’Orpheline de Foundling une dimension extrêmement touchante et poignante. Je n’ai cessé d’être peiné mais aussi et avant tout révolté par le sort qui attendait notre chère Bess. Cette dernière se voit dans l’obligation d’abandonner son enfant à l’orphelinat mais le pire reste que ce dernier déborde de demandes et que la possibilité pour les demandeuses de voir leurs enfants élever par d’autres est réalisée sous le coup du hasard à l’aide de pierres de couleurs. Je ne sais pas si ce procédé est purement authentique mais il m’a fortement écœure et insurgé. Fort heureusement, le destin de notre jeune maman est de son côté. Ainsi, cette dernière offre un avenir serein à sa progéniture le temps pour celle-ci d’économiser un avenir certain à cette dernière lorsqu’elle l’a récupérera. Malheureusement et malgré la dureté de cette épreuve, la vie n’épargnera pas notre héroïne lorsqu’elle découvrira qu’une femme a tout simplement détourner son identité afin de lui voler sa petite et tendre Clara. S’en suivra alors un fort et compliqué combat entre une mère et son enfant ainsi que l’usurpatrice d’identité.



En ce sens, il est indéniable que je ne pouvais que très vite m’attacher à Bess. Cette jeune femme s’est très justement dévoilée sensible et aimante, accentuant encore davantage mon empathie envers celle-ci. Je n’ai cessé de tenter de me mettre dans sa situation afin de mieux comprendre encore ses sentiments pourtant déjà bien plus qu’évidents. Pour autant et bien que compréhensibles, certains m’ont paru assez douteux et parfois égoïstes apportant une dimension humaine et une certaine nuance à ce personnage. Ainsi, Stacey Halls offre de nouveau une héroïne entière et parfaitement nuancée, bien loin de l’image lisse et transparente qu’aimerait en faire la société d’antan. Par ailleurs, Bess n’est finalement pas la seule héroïne de cette émouvante histoire puisque l’auteure fait le choix d’offrir le point de vue d’Alexandra, cette femme dessinée sous de peu attrayants traits. Étonnement et à l’image de sa comparse, j’ai appris à apprécier ce protagoniste qui me semblait fortement antipathique et détestable. Ainsi, avec surprise et non sans plaisir, mes sentiments pour cette magnifique fresque féminine n’a cessé d’évoluer au rythme de leur propre évolution. J’ai totalement adoré cette inconstance concernant les sentiments et autres émotions que ces dernières peuvent dégager car cela permet à l’auteure de conférer à ses femmes de caractères une maturité et un aboutissement des plus louable et salvateur qui soit et permet au lecteur de découvrir des personnages parfaitement construits.



En conclusion, Stacey Halls m’a de nouveau envoûté avec ce nouveau roman. J’ai adoré retrouver sa plume et son style poétique et chaleureux malgré la dureté et la cruauté du sujet abordé par cette dernière. C’est sans surprise que j’ai dévoré cette lecture qui m’aura fait vivre de vives et fortes émotions tout en m’évadant avec facilité quelques instants.
Lien : https://mavenlitterae.wordpr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
L'Embuscade
  25 septembre 2021
L'Embuscade de Emilie Guillaumin
Un roman qui m’a beaucoup plu d’autant plus qu’il parle d’un sujet qui m’est très méconnu, à savoir l’armée.



L’auteur aborde plus précisément ce que peux être la vie d’une femme mariée à un militaire, ses craintes et angoisse, sa solitude, ses silences, ses espoirs, sa vie de famille et de femme.



Et bien sûr, il s’agira aussi d’évoquer le deuil, quand on sait combien chacun de ses soldats prend de risque au quotidien; mais aussi la quête.



Ce sujet m’a donc passionnée, d’autant plus qu’il est très bien documenté.



La plume, très factuelle, n’empêche pas un certain suspens et des rebondissements, et permet un récit prenant et efficace.



Franchement une belle découverte que je vous conseille.
Commenter  J’apprécie          30
Bangkok Déluge
  25 septembre 2021
Bangkok Déluge de Pitchaya Sudbanthad
Bangkok, une fête religieuse, une maison, quelques personnages forts: tels sont les fils conducteurs de ce roman inclassable et subtil que j'ai lu grâce à Babelio dans le cadre de l'opération Masse critique.

Lorsque j'ai reçu ce livre par la poste j'ai déjà eu le sentiment d'être très chanceux, mais le sentiment d'être privilégié n'a fait que croître durant ma lecture.

Tout d'abord j'ai trouvé ce livre très original, très riche et je sais que je devrai le relire car j'ai le sentiment, malgré tout le plaisir que j'en ai retiré d'être passé à côté de pas mal de choses.

Le livre est inracontable. Disons que l'action y prend place principalement à Bangkok à différentes périodes. Il constitue un roman, je veux bien en convenir (de toute façon c'est marqué sur la 4ème de couverture), mais il est constitué de 4 parties divisées en chapitres qui constituent d'une certaine façon de véritables petites nouvelles, de très belles nouvelles, aux titres parfois mystérieux. Et puis, peu à peu, l'on comprend que tout cela est lié, tout s'enroule autour de quelques éléments qui constituent des leitmotivs, par exemple de la destinée d'un immeuble à Bangkok à cheval sur différentes périodes. Cela pourrait sembler ennuyeux dis comme cela, détrompez-vous il n'en est rien !

L'auteur aborde tous les sujets, on trouve de très beaux passages sur l'amour, sur la vision colonialiste d'une certaine façon des occidentaux sur lBangkok et sur le combat pour la démocratie, aussi bien que sur la famille et sur la vieillesse...

Ajoutons à tout cela que le livre est aussi un livre d'anticipation sur les effets du réchauffement climatique. N'en jetons plus et pourtant tout cela constitue bel et bien une oeuvre que l'on lit avec un véritable plaisir. Un plaisir qui tient aussi au fait que l'auteur n'assène rien, il nous permet d'assister à toute une série de scènettes. Et puis libre au lecteur de se faire sa propre opinion.

En somme un livre-monde incroyablement riche, remarquablement écrit (le style est constitué parfois de phrases longues au souffle puissant).

Il y aurait beaucoup à dire, ce qui m'a frappé c'est à quel point on est ici face à une véritable oeuvre littéraire, originale et destinée à laisser une forte impression sur son lecteur.

J'ajouterai que la couleur locale, l'ambiance de la ville de Bangkok est très joliment rendu, sans aucun des clichés que l'on pourrait attendre, c'est un des plaisirs supplémentaires que l'on prend à la lecture de Bangkok Deluge.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10