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Par Nadael, le 14/03/2013
Malentendus de
Bertrand Leclair
Si c'est la parole des hommes qui révèle la parole de Dieu, alors on voit bien tout le problème que peut représenter le sourd. S'il faut « faire parler » des sourds, s'il faut d'une certaine manière expulser du sourd ce qui fait qu'il est sourd pour le rendre à la normalité, ce n'est pas pour aider les sourds c'est pour la parole elle-même, la parole pure comme disaient les ayatollahs de Milan, pour sa capacité à circuler, inséminer, gagner les esprits sans rencontrer d'obstacles. Et l'obstacle, c'est le sourd.
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Par Nadael, le 14/03/2013
Malentendus de
Bertrand Leclair
Toujours, le tragique déboule à notre insu pour lacérer d'un seul geste éblouissant les voiles que nous tissons au quotidien des pensées mécaniques, au rouet des phrases, au fil des mots, celles que nous tramons à même nos vies, le voile de l'illusion mais aussi bien celui du savoir. C'est là sa jouissance : l'instant tragique est une révélation, toutes les certitudes quant à l'avenir et donc au passé qui y aura mené explosent dans une lumière insolite, fixant à jamais la scène sur la pellicule de la mémoire sensible (…).
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Par Nadael, le 14/03/2013
Malentendus de
Bertrand Leclair
Et tu écris dans tes lettres que papa qui est sévère a quand même énormément de peine parce qu'il m'aime (…), mais il ne supporte pas que l'un de ses fils soit sourd. C'est juste la honte pour lui. Alors tout ce qu'il a fait avec moi ce n'est pas pour moi, c'est pour arracher le sourd de moi, comme un clou avec une tenaille ! Il voulait me réparer. Mais je ne suis pas une machine.
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Par Mosco, le 27/09/2011
Dans les rouleaux du temps de
Bertrand Leclair
Mon but est ici d'invoquer la littérature: de parler de ce qu'elle fait. De ce qu'elle fait aux individus qui s'y livrent, en lisant, en écrivant ; partant, de ce qu'à travers eux elle provoque ou produit dans la langue et la réalité communes ; et comment elle introduit du jeu, enfin, dans les représentations dominantes où se trament nos existences. (...) Je veux interroger, non pas l'essence, mais les puissances de la littérature.
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Par brigetoun, le 06/08/2010
Chantier Gauguin de
Bertrand Leclair
Le reste est (mauvaise) littérature critique, ou, plutôt, relève d’une forme d’imposture : on peut très bien élaborer un discours construit, étayé, à partir d’une œuvre qui relève de la pure production industrielle, de la redite, de la copie de copie d’œuvre d’art.
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Par Mosco, le 29/09/2011
Dans les rouleaux du temps de
Bertrand Leclair
http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/09/29/preuves-d-amour_1579688_3260.html
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Par brigetoun, le 06/08/2010
Chantier Gauguin de
Bertrand Leclair
devenir un enjeu majeur de l’art. Une fois celui-ci « libéré » des canons esthétiques classiques en fonction desquels juger une œuvre, la beauté est condamnée à se révéler « toujours bizarre » (dit Baudelaire), et le geste artistique à heurter le bon goût : l’art ne se confond plus avec la culture du gentilhomme ou du bourgeois éclairé ; il n’a de sens au contraire qu’à bousculer l’ordre figé des représentations dominantes pour y faire surgir ce qui n’y avait pas trouvé jusqu’alors d’expression, l’inédit, l’interdit aussi.
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Par brigetoun, le 06/08/2010
Chantier Gauguin de
Bertrand Leclair
La matière sortie du feu revêt le caractère de la fournaise et devient donc plus grave, plus sérieuse à mesure qu’elle passe par l’enfer. Il s’ensuit de là que toute décoration céramique doit être faite dans un caractère analogue à sa cuisson. La grande base du beau étant l’harmonie, des fades coquetteries de sujets ne sont pas homogènes avec une matière sévère. Des couleurs creuses à côté de couleurs pleines ne sont pas en harmonie.
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Par brigetoun, le 06/08/2010
Chantier Gauguin de
Bertrand Leclair
Là aussi, il faut une force considérable pour traverser, vivre pleinement l’influence des autres sans s’y noyer, et cette force est indispensable à l’élaboration d’une langue qui soit réellement singulière, non pas en-deça de qui fut fait ailleurs (dans la copie), mais au-delà.
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Par brigetoun, le 06/08/2010
Chantier Gauguin de
Bertrand Leclair
Voix de Gauguin (comme en surimpression) : Je voudrais écrire comme je fais mes tableaux, c’est-à-dire à ma fantaisie, selon la lune, et trouver le titre longtemps après...