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Frank Straschitz (Traducteur)
ISBN : 2253151513
Éditeur : Le Livre de Poche (2005)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 862 notes)
Résumé :
Premier quart du xxie siècle. La dictature s’est installée aux États-Unis. La télévision, arme suprême du nouveau pouvoir, règne sans partage sur le peuple. Une chaîne unique diffuse une émission de jeux suivie par des millions de fans : c’est « La Grande Traque ». Ben Richards, un homme qui n’a plus rien à perdre, décide de s’engager dans la compétition mortelle.
Pendant trente jours il devra fuir les redoutables « chasseurs » lancés sur sa piste et activeme... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (84) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
bilodoh17 février 2015
  • Livres 4.00/5
Une télé-réalité imaginaire où un homme doit tenter de rester en vie malgré les chasseurs qui le poursuivent. Un futur inventé par King en 1982, bien avant la vague médiatique des « Survivors » et autres « Hunger Games ».

Beaucoup de sentiments et d'humanité dans les personnages, l'homme qui décide de participer à ce « jeu » mortel pour avoir l'argent nécessaire pour sauver sa petite fille malade, des gens solidaires et amicaux qu'il rencontre sur sa route, mais aussi des personnes qui n'auront aucun scrupule à le dénoncer pour recevoir une prime.

De l'action et des rebondissements, la fin aurait cependant été différente si King l'écrivait de nos jours.
Un King des débuts, sans surnaturel, un bon cru, avec le juste mélange de réalisme et d'imagination pour que le lecteur en redemande.
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LiliGalipette
LiliGalipette13 septembre 2013
  • Livres 5.00/5
Ben Richards ne supporte plus de voir son bébé mourir d'une maladie pulmonaire ou de savoir que sa femme se prostitue pour payer des médicaments sans effet. Il lui faut de l'argent, beaucoup d'argent. « Je suis au chômage depuis longtemps. Je veux travailler de nouveau, même si c'est pour devenir la victime d'un jeu truqué. Je veux subvenir aux besoins de ma famille. J'ai ma fierté. » (p. 32) Pour sauver sa fille, il décide de participer à un des nombreux jeux télévisés organisés par le Réseau et diffusés sans interruption sur le Libertel, objet de contrôle de masse dans un monde futuriste. Sa candidature est retenue pour le plus cruel et le plus implacable des jeux, la Grande Traque. « Cette émission est l'un des meilleurs moyens dont le Réseau dispose pour se débarrasser de personnes potentiellement dangereuses. Telles que vous-même, monsieur Richards. Elle existe depuis six ans. À ce jour, il n'y a pas eu de survivant. Pour parler franchement, nous sommes certains qu'il n'y en aura jamais. » (p. 44)
Voilà, la Grande Traque est lancée. Aux trousses de Ben Richards, il y a Evan McCone et ses Chasseurs. « Evan McCone était le chef des Chasseurs. Un descendant direct de J. Edgar Hoover et de Heinrich Himmler. Une incarnation de l'acier caché par le gant de velours cathodique du Réseau. » (p. 187) Ben doit tenir trente jours sans se faire attraper et descendre. Chaque heure passée lui rapporte cent dollars. Commence donc une immense course poursuite dans tout le pays. Tous les coups sont permis pour survivre : se cacher, se déguiser, bluffer, trouver des complices, prendre des otages, etc. Si Ben veut survivre, c'est pour empocher le pactole et sauver sa famille, mais peu à peu, sa motivation change : il voudrait renverser le système de ces jeux brutaux et sans pitié, faire prendre conscience au public qu'il n'est pas diverti, mais perverti. « Ils nous ont donné le Libertel pour que le peuple crève tranquillement, sans faire d'histoires. […] le Libertel nous tue. Pendant qu'on regarde leurs tours de passe-passe, on est aveugle au reste. » (p. 107 & 108)
Dans ce roman, il n'y a d'autre perspective de survie ou d'amélioration du quotidien que dans l'avilissement de l'être et sa soumission à des jeux ineptes et meurtriers. La mort devient un jeu, voire un enjeu : tiendra ou tiendra pas ? Et le public, aiguillonné par le Réseau, déverse sa haine sur le candidat désigné comme le mal incarné. « le public sera très agité, mais c'est ce que nous cherchons. Il veut que ça saigne, comme dans les matches de foot-à-mort. » (p. 56) Ici, nous sommes au-delà de la saine catharsis antique puisque la foule des téléspectateurs se fait meurtrière et criminelle, alléchée par l'idée de gagner quelques centaines de dollars si elle repère l'homme traqué. Dans Marche ou crève, l'auteur livrait une réflexion sur la mort absurde de jeunes gens sacrifiés pour l'honneur de la nation. Ici, il s'agit de désigner un ennemi public et diabolisé, mais également de mépriser la vie humaine au profit de l'audimat. Running Man est un autre très bon roman sur la valeur de l'individu au sein de la masse et face à la machine étatique. À mesure que le compte à rebours s'égrène et que les pages se tournent, le lecteur doit choisir son camp, même si l'issue du jeu ne lui appartient pas.
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LaBiblidOnee
LaBiblidOnee10 janvier 2016
  • Livres 4.00/5
« Cet homme est Benjamin Richards, vingt-huit ans. Regardez-le bien ! Dans une demi-heure, il va être lâché dans la ville ! Si vous le voyez – mais il faut le prouver – vous avez gagné 100 dollars ! Si vous donnez un renseignement permettant de l'abattre, il y aura 1.000 dollars pour vous ! »

Dans les années 2025, la dictature, la pollution et la pauvreté se sont installées aux Etats Unis. Pour détourner l'attention de la population et focaliser sa haine sur autre chose que le pouvoir en place, le gouvernement suit les préceptes de la Rome Antique : Il donne à son peuple des jeux, par le biais d'une sorte de télé-réalité meurtrière. Ainsi chaque jour, la population regarde le libertel, cette télé qui ne passe que des jeux dont le peuple est le héros : Ils mettent tous en scène la plèbe car, n'ayant pas d'argent, les couches pauvres de la population se font embaucher par la télé comme figurants et acteurs rémunérés de ces jeux.

« Ils nous ont donné le libertel pour que le peuple crève tranquillement sans faire d'histoire (…). le Libertel nous tue. Pendant qu'on regarde leurs tours de passe-passe, on est aveugle au reste ».

L'un de ces jeux de télé-réalité est « la grande traque », une chasse à l'homme géante consistant à engager un homme, le lâcher dans la nature puis le faire traquer non seulement par des « chasseurs » professionnels (policiers, militaires) mais aussi par le peuple lui-même pour qui la mission est de le dénoncer, de le chercher, d'aider les chasseurs à le tuer. Car la traque ne s'achève que par ce crime ultime et, pour y mener la population, les réalisateurs ne reculent devant aucun mensonge ni trucage sur la personnalité soi-disant dangereuse du pourchassé.

« Il y avait longtemps que la brigade des moeurs avait été supprimée ; le gouvernement n'ignorait pas que le vice et les perversions sexuelles constituaient le meilleur rempart contre les tendances révolutionnaires ».

Le but est d'exciter la haine et toutes les frustrations de la population sur ce personnage en le faisant passer pour l'homme à abattre. Nous faisons alors connaissance avec Richards qui, s'il méprise le système pour avoir connu (suppose-t-on) la démocratie, a désespérément besoin d'argent pour soigner sa fille encore bébé. Il a été viré de son travail pour avoir contesté l'autorité, et il veut épargner à sa femme de devoir se prostituer pour subvenir à leur besoin. Il se fait donc engager comme l'homme à abattre.

« Vous n'avez pas une chance de vous en tirer : Personne ne survit à une chasse à l'homme qui mobilise la nation entière, sans oublier l'entraînement et le matériel incroyablement sophistiqué des Chasseurs ».

Trouvera-t-il des astuces ou des alliés pour l'aider ? Parviendra-t-il à faire comprendre à la population, lors de ses apparitions télévisées, qu'elle se fait manipuler par les images et mots de la production, elle-même dirigée par « le Réseau », ce gouvernement actuel ? le lecteur passe un bon moment d'aventure et de suspense avec Richards en essayant de le savoir.

«Vous – ou les membres survivants de votre famille – toucherez 100 nouveaux dollars par heure tant que vous resterez libre. (…) Vous – ou vos héritiers – toucherez un supplément de 100 nouveaux dollars pour tout chasseur ou représentant de la loi que vous réussirez à éliminer ».

Stephen King ayant écrit ce roman dans les années 1980, il est même amusant de voir comment il imaginait cette société futuriste, même s'il ne nous la décrit pas longuement mais plante simplement le décor de son propos.

« Cette émission est l'un des meilleurs moyens dont le Réseau dispose pour se débarrasser de personnes potentiellement dangereuses. Telles que vous-mêmes, monsieur Richards. Elle existe depuis six ans. A ce jour, il n'y a pas eu de survivant. Pour parler franchement, nous sommes certains qu'il n'y en aura jamais. »

La manipulation est le maître mot de cette Dictature qui maîtrise la communication télévisée. Ce roman m'a confirmé (après « Marche ou crève ») que Stephen King excelle également dans la dystopie. le roman prend de la vitesse au fur et à mesure qu'il devient évident que Richards est le pot de terre face à ce qui se révèle être des armées entières, avec des espions, des tanks, etc… Alors va-t-il s'en sortir ? Atteindre son but ? Et si oui, comment… ? Vous passerez certainement un bon moment en le découvrant par vous-même ; car au-delà de la réflexion sur les jeux télévisés, Stephen King laisse la part belle à son esprit romanesque !

Lectures similaires : 1984 (Georges Orwell), Acide sulfurique (Amélie Notomb), Fahrenheit 451 (Ray Bradbury), Ecarlate (Hillary Jordan), Marche ou Crève (Stephen King), La servante écarlate (Margaret Atwood), etc…

Je terminerai avec cette adaptation de Juvénal - Poète Romain à l'origine de la formule « du pain et des jeux » autour de l'an 100 - par David Myriam :
Du pain et des jeux
et le peuple sera content,
il suivra aveuglément
les lois des saigneurs dieux.
Le peuple est-il content ?
Assurément,
il ne montre pas ses dents,
il aurait honte,
elles sont pourries.
(…)
Mais le pain n'est plus ce qu'il était,
il est souillé à chaque fournée.
Recouvert de mensonges et de poisons,
il s'insinue dans tous les trous
et n'assure plus ses fonctions.
L'affluence le rend fou,
il avale tout
sans regarder,
sans rien demander.
(…)
Qui peut crier
la bouche pleine,
les yeux saturés
et les oreilles éclatées ?
L'absence de pains véritables
ne laisse plus la place
aux échanges de vues,
aux étranges cohues.
Mais les jeux sont faits
pour nous en remettre plein...
Les jeux, quels sont-ils ?
Des substituts subtils
à la pensée.
Ils sont présents partout
pour ne pas nous laisser le temps
de nous oublier.
Ils nous entraînent à gagner,
nous incitent à posséder,
nous amènent à jouer...
toute notre vie.
Les images et les sons
bouchent tout,
remplacent le cerveau
par une bouillie de mots.
Le peuple sait quoi faire
dans ce brouillard opaque,
les néons des jeux
savent le distraire :
images vernies,
rythmes entraînants,
parfums troublants,
plages de folies,
clapiers alléchants,
tous excitants.
Ses sens sont comblés
et le goût amer du pain
par les jeux est masqué.
Son cycle entier est un jeux,
un jeux mortel,
où, gavé de pains et de bruits,
il s'autodétruit avec ennui.
Du pain et des jeux
et le peuple est content.
Le pain est mort
et les jeux sont truqués
mais personne n'est inquiété.
Figé face aux télés
le peuple attend
le prochain ravitaillement.
S'il n'est pas détruit,
alors peut-être, trop gavées,
les marionnettes sans fils
du jeu de la vie
en auront assez
de ne plus respirer
et s'offriront un pain nouveau.
Elles jetteront les vieux trognons séchés
dans les cages,
où ils peuvent encore jouer
avec leurs images de mirages...
sans dommages.

Lien : http://onee-chan-a-lu.public..
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quristine
quristine24 août 2012
  • Livres 4.00/5
J'ai lu ce livre après avoir lu hunger game et je ne peux que constater que Suzanne Collins n'a rien inventé. Dans le livre de Stephen King on retrouve la télé réalité, la dictature, la chasse à l'homme, les populations affamées et laissées à l'abandon. Même si le bouquin manque un peu de technologie, on plonge facilement au coeur de l'histoire. On vit avec le personnage principale toutes ses péripéties à en avoir le souffle coupé.
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Rouletabille
Rouletabille02 avril 2014
  • Livres 3.00/5
Un livre à la trame classique entre un chassé et un chasseur. le contexte l'est beaucoup moins puisque Ben Richards vivant sans un sous, aux USA devenue une dictature, va pour soigner sa fille gravement malade accepter de participer à un jeu extrême où il doit échapper à la mort ! Plus il reste en vie plus il gagne d'argent...
La forme de ce bouquin ressemble à la série 24, avec ce compte à rebours implacable, en commençant par 100 pour arriver à l'inévitable final lorsque le compteur est à 0 à la dernière page du livre.
Ce livre est très réussi jusqu'à la prise en otage d'une personne par ce Ben Richards. A partir de là, King bascule dans des sentiers vu et revu des centaines de fois avec cet otage servant de bouclier humain pour lui permettre de survivre... Pénible pour le lecteur.
Toute la première partie évoquant cette société américaine ultra inégalitaire est bien meilleure, évoquant la manipulation des masses par la télévision, télévision également présenté comme le dernier moyen de s'en sortir à travers ces jeux sans morale mais très rémunérateur.
Ce livre écrit en 1982 nous parle ensuite de la pollution rendant l'air malsain sans masque de protection coutant une fortune...Propos visionnaire formidable de réalisme quelques jours après avoir connu un pic de pollution dans nos grandes agglomérations.
Je regrette d'ailleurs que cette dimension pollution, non information des risques encourus par la population ne soit pas davantage développée dans la seconde partie du livre. King fait le choix de se centrer sur le spectaculaire facile, stérile avec sa prise d'otage jusqu'au moment où Ben Richards apprend la mort de sa femme et de sa fille. Les dernières pages sont chocs avec les intestins de Ben Richards sortant de son corps pour arriver au rebondissement ultime cohérent.
Seul problème : on ne sait pas vraiment si la femme et la fille de Richards sont mortes où s'il s'agit d'une manipulation utilisée par les chasseurs pour mieux liquider Richards.

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Citations & extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
LotulysLotulys23 novembre 2015
« Dites donc ! s’exclama soudain le chauffeur. Vous êtes pas le gars que je viens de voir au Libertel ? Pritchard ?
— C’est ça, dit Ben avec résignation. Pritchard. »
[…]« Ben mon vieux, on peut dire que vous avez pas froid aux yeux. Ils vont vous zigouiller, vous savez. Et comment ! Faut vraiment que vous ayez des couilles !
— Absolument, approuva Ben. Deux. Juste comme vous.
— Elle est bien bonne, celle-là ! Super ! Faudra que je le raconte à ma femme. C’est une vraie fan des Jeux. Faudra que je signale que j’vous ai vu, mais pour les cents dollar c’est râpé. Les chauffeurs de taxi y ont droit que s’ils ont un témoin. Et personne vous a vu monter. C’est bien ma chance…
— Pas de pot. Désolé de ne pouvoir vous aider à me tuer. Vous voulez que je vous donne un mot certifiant que vous m’avez pris ?
— Vous feriez ça ? Bon dieu, ça serait vraiment… »
[…] « Arrêtez-moi ici », dit Ben brusquement. Il sortit un Nouveau Dollar de l’enveloppe que Thompson lui avait donnée et le laissa tomber sur le siège avant.
— Je vous ai pas vexé au moins ? C’est pas à cause de…
— Non.
— Vous me le donnez, ce mot ?
— Va te faire voir, pauvre mec. »
Il sortit et prit la direction de Drummond Street[…] Il entendit le chauffeur lui crier : « J’espère qu’ils te descendront bientôt, petit con ! »
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LiliGalipetteLiliGalipette13 septembre 2013
« Ils nous ont donné le Libertel pour que le peuple crève tranquillement, sans faire d’histoires. […] Le Libertel nous tue. Pendant qu’on regarde leurs tours de passe-passe, on est aveugle au reste. » (p. 107 & 108)
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antihumanantihuman19 avril 2016
"Passez une bonne soirée, mon chou. Allez dans un restaurant chic avec votre petit copain de la semaine. Entre les langoustines et le steak, vous pourrez penser à ma fille de dix-huit mois qui est en train de crever de la grippe dans un deux-pièces miteux."
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balrogbalrog23 février 2013
-Bien, Stacey. Écoute- moi. Je suis en cavale. Tu me crois ?
- Y a des chances. Vous êtes pas sorti des égouts pour acheter des cartes postales cochon, pour sûr !
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SongesIlluminesSongesIllumines03 décembre 2010
Leurs visages si différents avaient pourtant un trait commun : il leur manquait quelque chose, comme un portrait avec des trous en guise d'yeux, ou un puzzle où l'on a oublié une petite pièce. Ce qui leur manque, songea Richard, c'est le desespoir. Pas de loups affamés dans ces ventres. Pas d'espoirs fous ni de cauchemars déchirants dans ces têtes.
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Vidéo de Stephen King
Une interview de Stephen King par G.R.R.Martin.
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