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> Frank Straschitz (Traducteur)

ISBN : 2253151513
Éditeur : Le Livre de Poche (2005)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 468 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Premier quart du xxie siècle. La dictature s’est installée aux États-Unis. La télévision, arme suprême du nouveau pouvoir, règne sans partage sur le peuple. Une chaîne unique diffuse une émission de jeux suivie par des millions de fans : c’est « La Grande Traque ». Ben ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 13 septembre 2013

    LiliGalipette
    Ben Richards ne supporte plus de voir son bébé mourir d'une maladie pulmonaire ou de savoir que sa femme se prostitue pour payer des médicaments sans effet. Il lui faut de l'argent, beaucoup d'argent. « Je suis au chômage depuis longtemps. Je veux travailler de nouveau, même si c'est pour devenir la victime d'un jeu truqué. Je veux subvenir aux besoins de ma famille. J'ai ma fierté. » (p. 32) Pour sauver sa fille, il décide de participer à un des nombreux jeux télévisés organisés par le Réseau et diffusés sans interruption sur le Libertel, objet de contrôle de masse dans un monde futuriste. Sa candidature est retenue pour le plus cruel et le plus implacable des jeux, la Grande Traque. « Cette émission est l'un des meilleurs moyens dont le Réseau dispose pour se débarrasser de personnes potentiellement dangereuses. Telles que vous-même, monsieur Richards. Elle existe depuis six ans. À ce jour, il n'y a pas eu de survivant. Pour parler franchement, nous sommes certains qu'il n'y en aura jamais. » (p. 44)
    Voilà, la Grande Traque est lancée. Aux trousses de Ben Richards, il y a Evan McCone et ses Chasseurs. « Evan McCone était le chef des Chasseurs. Un descendant direct de J. Edgar Hoover et de Heinrich Himmler. Une incarnation de l'acier caché par le gant de velours cathodique du Réseau. » (p. 187) Ben doit tenir trente jours sans se faire attraper et descendre. Chaque heure passée lui rapporte cent dollars. Commence donc une immense course poursuite dans tout le pays. Tous les coups sont permis pour survivre : se cacher, se déguiser, bluffer, trouver des complices, prendre des otages, etc. Si Ben veut survivre, c'est pour empocher le pactole et sauver sa famille, mais peu à peu, sa motivation change : il voudrait renverser le système de ces jeux brutaux et sans pitié, faire prendre conscience au public qu'il n'est pas diverti, mais perverti. « Ils nous ont donné le Libertel pour que le peuple crève tranquillement, sans faire d'histoires. […] le Libertel nous tue. Pendant qu'on regarde leurs tours de passe-passe, on est aveugle au reste. » (p. 107 & 108)
    Dans ce roman, il n'y a d'autre perspective de survie ou d'amélioration du quotidien que dans l'avilissement de l'être et sa soumission à des jeux ineptes et meurtriers. La mort devient un jeu, voire un enjeu : tiendra ou tiendra pas ? Et le public, aiguillonné par le Réseau, déverse sa haine sur le candidat désigné comme le mal incarné. « le public sera très agité, mais c'est ce que nous cherchons. Il veut que ça saigne, comme dans les matches de foot-à-mort. » (p. 56) Ici, nous sommes au-delà de la saine catharsis antique puisque la foule des téléspectateurs se fait meurtrière et criminelle, alléchée par l'idée de gagner quelques centaines de dollars si elle repère l'homme traqué. Dans Marche ou crève, l'auteur livrait une réflexion sur la mort absurde de jeunes gens sacrifiés pour l'honneur de la nation. Ici, il s'agit de désigner un ennemi public et diabolisé, mais également de mépriser la vie humaine au profit de l'audimat. Running man est un autre très bon roman sur la valeur de l'individu au sein de la masse et face à la machine étatique. À mesure que le compte à rebours s'égrène et que les pages se tournent, le lecteur doit choisir son camp, même si l'issue du jeu ne lui appartient pas.
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    • Livres 3.00/5
    Par Rouletabille, le 02 avril 2014

    Rouletabille
    Un livre à la trame classique entre un chassé et un chasseur. le contexte l'est beaucoup moins puisque Ben Richards vivant sans un sous, aux USA devenue une dictature, va pour soigner sa fille gravement malade accepter de participer à un jeu extrême où il doit échapper à la mort ! Plus il reste en vie plus il gagne d'argent...
    La forme de ce bouquin ressemble à la série 24, avec ce compte à rebours implacable, en commençant par 100 pour arriver à l'inévitable final lorsque le compteur est à 0 à la dernière page du livre.
    Ce livre est très réussi jusqu'à la prise en otage d'une personne par ce Ben Richards. A partir de là, King bascule dans des sentiers vu et revu des centaines de fois avec cet otage servant de bouclier humain pour lui permettre de survivre... Pénible pour le lecteur.
    Toute la première partie évoquant cette société américaine ultra inégalitaire est bien meilleure, évoquant la manipulation des masses par la télévision, télévision également présenté comme le dernier moyen de s'en sortir à travers ces jeux sans morale mais très rémunérateur.
    Ce livre écrit en 1982 nous parle ensuite de la pollution rendant l'air malsain sans masque de protection coutant une fortune...Propos visionnaire formidable de réalisme quelques jours après avoir connu un pic de pollution dans nos grandes agglomérations.
    Je regrette d'ailleurs que cette dimension pollution, non information des risques encourus par la population ne soit pas davantage développée dans la seconde partie du livre. King fait le choix de se centrer sur le spectaculaire facile, stérile avec sa prise d'otage jusqu'au moment où Ben Richards apprend la mort de sa femme et de sa fille. Les dernières pages sont chocs avec les intestins de Ben Richards sortant de son corps pour arriver au rebondissement ultime cohérent.
    Seul problème : on ne sait pas vraiment si la femme et la fille de Richards sont mortes où s'il s'agit d'une manipulation utilisée par les chasseurs pour mieux liquider Richards.

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    • Livres 4.00/5
    Par quristine, le 24 août 2012

    quristine
    J'ai lu ce livre après avoir lu hunger game et je ne peux que constater que Suzanne Collins n'a rien inventé. Dans le livre de Stephen King on retrouve la télé réalité, la dictature, la chasse à l'homme, les populations affamées et laissées à l'abandon. Même si le bouquin manque un peu de technologie, on plonge facilement au coeur de l'histoire. On vit avec le personnage principale toutes ses péripéties à en avoir le souffle coupé.
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    • Livres 4.00/5
    Par Lire-une-passion, le 03 août 2013

    Lire-une-passion
    Toute première fois que je teste du Stephen King et je dois dire que j'ai bien apprécié ma lecture ! C'est vrai qu'il a un style d'écriture assez cru, il rentre dans le lard, a des mots durs mais je trouve que parfois c'est nécessaire et ça nous permet de mieux rentrer dans le récit. Autant je ne me suis pas attachée au personnage principal, autant j'ai aimé le suivre, comprendre ce qui lui arrivait et savoir où tout cela allait mener. Car oui, après avoir lu la fin, je peux vous dire que tout ça est loin d'être joyeux ! Âmes sensibles, s'abstenir ! J'ai trouvé ça dégeu, gore, tout ce que vous voulez, mais l'auteur a une façon d'écrire qui fait pousser les pires scènes au ridicule, donc j'en riais presque (même si j'avais pitié pour l'un des personnages, c'est clair).
    Dans ce roman, nous faisons la rencontre de Ben Richards. Pauvre, marié, père d'une petite fille de dix-huit mois qui est malade, autant dire qu'il n'a pas la vie dont il rêve. le gouvernement n'est pas là pour l'aider, au contraire : il s'en fiche, du moment que les gens riches perdurent et restent riches. Dans cette dystopie, la télévision ne comporte qu'une seule chaîne et cette dernière ne diffuse qu'une émission de jeux dont « la grande traque », suivie par des millions de fans. Elle consiste à laisser en liberté des « hommes à abattre ». Ils ont trente jours pour rester en vie, tout en étant traqués par des tueurs sans remords, prêts à vous mettre une balle dans la tête si vous avez le malheur de les croiser sur votre route. le public, autant haineux que le gouvernement, n'hésite pas non plus à appeler les autorités si jamais il reconnaît votre visage dans la rue.
    C'est dans cette ambiance lugubre, oppressante et course contre la montre que Ben va plonger. Afin de pouvoir trouver un médicament et ainsi gagner des sous pour soigner sa fille, il ne va pas hésiter à tout lâcher pour essayer de survivre dans ce monde complètement ravager par la Rage de vaincre et de tuer. J'ai de suite aimé sa personnalité ainsi que son caractère : il ose dire les choses, il insulte (souvent) les gens qu'il déteste, il ne reste pas s'apitoyer sur son sort et fait tout pour survivre, quitte à mettre des gens en danger. Car oui, si les autorités apprennent qu'une personne lambda a aidé un des « concurrents » il se voit décapité ou pire encore. Car il enfreint les règles.
    C'est pendant cette course à la montre qu'il fera des rencontres qui permettront d'échapper à plusieurs reprises aux chasseurs qui le pourchassent. Il n'a qu'une seule règle : envoyer deux cassettes vidéos de 10 minutes chacune, afin que la prime qu'il gagne par heure soit validée à la fin de la journée et envoyée à sa femme et sa fille. Dessus il est censé parler de lui, mais à plusieurs reprises, il va plutôt donner envie aux chasseurs et au public de l'exterminer au plus vite, car il se fout carrément d'eux en les insultant et les cherchant.
    J'avoue que si j'avais eu toute une journée (ou après-midi, vu la longueur du livre) de libre, je l'aurais lu d'une traite. Car même si l'on ne s'attache pas aux personnages, son parcours est intéressant et haletant. Ceux qu'il côtoie (certes rapidement) sont drôles à leur manière. Et Ben, on ne s'en rend pas compte comme ça, mais il est très intelligent et il le prouve par bien des manières au fil des pages (surtout à la fin, il m'a assez bluffée, je dois dire!). Je l'ai vu garder son sang-froid dans des situations où moi j'aurais complètement perdu pied. Et pour ça, wooh, Stephen King a vraiment crée un très bon personnage et l'a inséré dans son milieu presque apocalyptique avec brio.
    Avec cet auteur, on se doute bien qu'il n'aime pas forcément les fins heureuses, donc je ne m'attendais pas à ce qu'il rentre chez lui, vainqueur, mais cette fin-ci est assez horrible en soit, même si au fond de lui il a été vengé d'une quelconque manière. On en ressort assez contents pour lui, mais triste aussi de ce qu'il doit parvenir à faire pour en arriver là.
    En résumé, pour une première lecture de Stephen King, j'en ressors globalement satisfaite. Une situation haletante, prenante, qui donne envie de savoir la finalité des choses. Des personnages créés pour plaire ou déplaire, intelligents, bêtes, serviables, attachants. Une histoire assez rocambolesque. Une bonne première dystopie. Pour ceux qui n'osent pas se lancer dans un livre de Stephen King, je vous conseille celui-ci pour bien connaître sa plume et surtout parce que ce roman est très court comparé aux pavés qu'il a pu faire !
    Justine P.

    Lien : http://lireunepassion.blogspot.fr/2013/08/running-man-richard-bachma..
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  • Par luidjy, le 05 avril 2012

    luidjy
    COMPLETEMENT DYSTOPIQUE

    C'est avec le pseudonyme de Richard Bachman que Stephen King publie en 1982 ce roman a suspens. Richard Bachman est un personnage inventé de toute pièce par Stephen King ; il lui aura même inventé une vie ; pour deux raisons d'une pour pouvoir publié plus de livre et l'autre pour voire si son succès était dut au nom qu'il s'était fait ou vraiment grâce a ses livres. Il recommencera cette expérience deux fois encore en 1984 et en 1996 ;malgré la découverte de la supercherie par Steve Brown en 1985. Stephen King se confie à ce sujet: " J'ai fait ça spontanément. Sans raison particulière. Je crois qu'en chaque romancier se cache un grand joueur et j'ai trouvé marrant d'être quelqu'un d'autre pendant un moment, en l'occurrence Richard Bachman. Je lui ai même inventé une histoire pour aller avec la fausse photo que l'on voyait au dos de la couverture de la "La peau sur les os". J'ai même poussé le vice jusqu'à raconter que Bachman avait été opéré d'une tumeur au cerveau. Il est mort un beau jour de février 85 quand le Bangor Daily News a révélé le pot au rose ".

    2025. États-Unis. Ben Richards est chômeur et ne trouve pas d'emploi. Son épouse, Sheila et sa fille Cathy sont son unique famille, parfois sa femme se prostitue pour payer les médicaments nécessaire à sa fille. Cathy n'a que 18 mois et elle est malade. Rien de grave, une grippe mais qui risque de s'aggraver si un "vrai" médecin ne la soigne pas. Or, pour qu'un médecin vienne l'examiner, il faut de l'argent et de l'argent, ils n'en ont pas. Dans cette société, les médias ont pris le dessus. Une dictature nommé le "Réseau" a imposé, le Libertel (la télévision) dans tous les foyers. Excédé par une vie de privations, sans dignité, Richards se porte volontaire pour les jeux et il est sélectionné pour le plus populaire d'entre eux: « La Grande Traque ».
    Le principe est très simple: rester en vie le plus longtemps possible pendant un mois. Ses adversaires: des chasseurs surentraînés, aidés par la population et extrêmement bien équipé son à sa poursuite se jeux n'a aucune limite. Si Ben échappe aux "Traqueurs" un mois durant, il aura gagné un milliard de "nouveaux dollars". Ou sinon ce sera la mort.
    Se trouvant dans la peau du personnage nous sommes confrontés à se que ressent Ben et une fois plongés dans la lecture nous ressentons les mêmes sentiments que lui.
    j'ai pu ressentir plusieurs sensations en lisant ce livre mais la plus marquante a quand même été la sensations de peur. La peur que Ben Richards se fasse tuer. Stephen King en écrivant le livre a travers le personnage provoque chez le lecteurs une sorte adrénaline qui provoque justement cette peur lorsque des tueurs sont a sa poursuite ou lui tire dessus mais l'intelligence du héros et la manières dont ils se sort des situations même les plus difficiles sont assez surprenante. Il est très culotté et voit ce jeu comme une partie de poker où le gagnant n'est pas forcément celui qui est à les meilleurs cartes. Je pense mêmes que certaines publicités actuelle reprennent cette idée « parce que l'important ce n'est pas les cartes, mais ce qu'on en fait ! ». Cette peur m'a donc hanté tout le long de ma lecture et m'a parfois donné la chaire de poule.
    Le second sentiment que j'ai eu a été le doute. Il était aussi présent que la peur mais plus long et la manière dont l'auteur s'amuse avec les sentiments du lecteurs est hallucinante. Il est pire que le « Libertel » il jongle parfaitement entre la monotonie à cause des détails et nous replonge immédiatement dans l'action. L'idée de remplacer les numéros de chaapitre par un compte à rebours donne encore plus envie de percer les mystères du livre et d'atteindre le zéro.
    « Quand il y en a plus, et bien il y en a encore ». l'auteur joue aussi entre espoir et désespoir de sentiments que peux d'écrivains arrive à introduire aussi facilement et autant de fois que Stephen King ces sentiments. On a une lueur d'espoir à chaque fois que Ben se sort d'une situation mais elles s'éteint immédiatement lorsque un nouvel élément perturbateur vient déclencher en nous la peur, et le doute qui forment a eux deux en nous le désespoir.
    Prenant du début à la fin, ce triller dans ce monde apocalyptique bien proche de la réalité malheureusement, vous tient en haleine et vous obligera à le finir avant de refermer ce livre. Donc, si vous voulez un bon roman d'anticipation, lisez Running man. Mais attention ce livre est stressant, et totalement imprévisible et la fin en est un excellent exemple.
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