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> Frank Straschitz (Traducteur)

ISBN : 2253151513
Éditeur : Le Livre de Poche (2005)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 658 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Premier quart du xxie siècle. La dictature s’est installée aux États-Unis. La télévision, arme suprême du nouveau pouvoir, règne sans partage sur le peuple. Une chaîne unique diffuse une émission de jeux suivie par des millions de fans : c’est « La Grande Traque ». Ben ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par bilodoh, le 17 février 2015

    bilodoh
    Une télé-réalité imaginaire où un homme doit tenter de rester en vie malgré les chasseurs qui le poursuivent. Un futur inventé par King en 1982, bien avant la vague médiatique des « Survivors » et autres « Hunger Games ».

    Beaucoup de sentiments et d’humanité dans les personnages, l’homme qui décide de participer à ce « jeu » mortel pour avoir l’argent nécessaire pour sauver sa petite fille malade, des gens solidaires et amicaux qu’il rencontre sur sa route, mais aussi des personnes qui n’auront aucun scrupule à le dénoncer pour recevoir une prime.

    De l’action et des rebondissements, la fin aurait cependant été différente si King l’écrivait de nos jours.
    Un King des débuts, sans surnaturel, un bon cru, avec le juste mélange de réalisme et d’imagination pour que le lecteur en redemande.
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 13 septembre 2013

    LiliGalipette
    Ben Richards ne supporte plus de voir son bébé mourir d'une maladie pulmonaire ou de savoir que sa femme se prostitue pour payer des médicaments sans effet. Il lui faut de l'argent, beaucoup d'argent. « Je suis au chômage depuis longtemps. Je veux travailler de nouveau, même si c'est pour devenir la victime d'un jeu truqué. Je veux subvenir aux besoins de ma famille. J'ai ma fierté. » (p. 32) Pour sauver sa fille, il décide de participer à un des nombreux jeux télévisés organisés par le Réseau et diffusés sans interruption sur le Libertel, objet de contrôle de masse dans un monde futuriste. Sa candidature est retenue pour le plus cruel et le plus implacable des jeux, la Grande Traque. « Cette émission est l'un des meilleurs moyens dont le Réseau dispose pour se débarrasser de personnes potentiellement dangereuses. Telles que vous-même, monsieur Richards. Elle existe depuis six ans. À ce jour, il n'y a pas eu de survivant. Pour parler franchement, nous sommes certains qu'il n'y en aura jamais. » (p. 44)
    Voilà, la Grande Traque est lancée. Aux trousses de Ben Richards, il y a Evan McCone et ses Chasseurs. « Evan McCone était le chef des Chasseurs. Un descendant direct de J. Edgar Hoover et de Heinrich Himmler. Une incarnation de l'acier caché par le gant de velours cathodique du Réseau. » (p. 187) Ben doit tenir trente jours sans se faire attraper et descendre. Chaque heure passée lui rapporte cent dollars. Commence donc une immense course poursuite dans tout le pays. Tous les coups sont permis pour survivre : se cacher, se déguiser, bluffer, trouver des complices, prendre des otages, etc. Si Ben veut survivre, c'est pour empocher le pactole et sauver sa famille, mais peu à peu, sa motivation change : il voudrait renverser le système de ces jeux brutaux et sans pitié, faire prendre conscience au public qu'il n'est pas diverti, mais perverti. « Ils nous ont donné le Libertel pour que le peuple crève tranquillement, sans faire d'histoires. […] le Libertel nous tue. Pendant qu'on regarde leurs tours de passe-passe, on est aveugle au reste. » (p. 107 & 108)
    Dans ce roman, il n'y a d'autre perspective de survie ou d'amélioration du quotidien que dans l'avilissement de l'être et sa soumission à des jeux ineptes et meurtriers. La mort devient un jeu, voire un enjeu : tiendra ou tiendra pas ? Et le public, aiguillonné par le Réseau, déverse sa haine sur le candidat désigné comme le mal incarné. « le public sera très agité, mais c'est ce que nous cherchons. Il veut que ça saigne, comme dans les matches de foot-à-mort. » (p. 56) Ici, nous sommes au-delà de la saine catharsis antique puisque la foule des téléspectateurs se fait meurtrière et criminelle, alléchée par l'idée de gagner quelques centaines de dollars si elle repère l'homme traqué. Dans Marche ou crève, l'auteur livrait une réflexion sur la mort absurde de jeunes gens sacrifiés pour l'honneur de la nation. Ici, il s'agit de désigner un ennemi public et diabolisé, mais également de mépriser la vie humaine au profit de l'audimat. Running man est un autre très bon roman sur la valeur de l'individu au sein de la masse et face à la machine étatique. À mesure que le compte à rebours s'égrène et que les pages se tournent, le lecteur doit choisir son camp, même si l'issue du jeu ne lui appartient pas.
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    • Livres 3.00/5
    Par Rouletabille, le 02 avril 2014

    Rouletabille
    Un livre à la trame classique entre un chassé et un chasseur. le contexte l'est beaucoup moins puisque Ben Richards vivant sans un sous, aux USA devenue une dictature, va pour soigner sa fille gravement malade accepter de participer à un jeu extrême où il doit échapper à la mort ! Plus il reste en vie plus il gagne d'argent...
    La forme de ce bouquin ressemble à la série 24, avec ce compte à rebours implacable, en commençant par 100 pour arriver à l'inévitable final lorsque le compteur est à 0 à la dernière page du livre.
    Ce livre est très réussi jusqu'à la prise en otage d'une personne par ce Ben Richards. A partir de là, King bascule dans des sentiers vu et revu des centaines de fois avec cet otage servant de bouclier humain pour lui permettre de survivre... Pénible pour le lecteur.
    Toute la première partie évoquant cette société américaine ultra inégalitaire est bien meilleure, évoquant la manipulation des masses par la télévision, télévision également présenté comme le dernier moyen de s'en sortir à travers ces jeux sans morale mais très rémunérateur.
    Ce livre écrit en 1982 nous parle ensuite de la pollution rendant l'air malsain sans masque de protection coutant une fortune...Propos visionnaire formidable de réalisme quelques jours après avoir connu un pic de pollution dans nos grandes agglomérations.
    Je regrette d'ailleurs que cette dimension pollution, non information des risques encourus par la population ne soit pas davantage développée dans la seconde partie du livre. King fait le choix de se centrer sur le spectaculaire facile, stérile avec sa prise d'otage jusqu'au moment où Ben Richards apprend la mort de sa femme et de sa fille. Les dernières pages sont chocs avec les intestins de Ben Richards sortant de son corps pour arriver au rebondissement ultime cohérent.
    Seul problème : on ne sait pas vraiment si la femme et la fille de Richards sont mortes où s'il s'agit d'une manipulation utilisée par les chasseurs pour mieux liquider Richards.

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    • Livres 4.00/5
    Par quristine, le 24 août 2012

    quristine
    J'ai lu ce livre après avoir lu hunger game et je ne peux que constater que Suzanne Collins n'a rien inventé. Dans le livre de Stephen King on retrouve la télé réalité, la dictature, la chasse à l'homme, les populations affamées et laissées à l'abandon. Même si le bouquin manque un peu de technologie, on plonge facilement au coeur de l'histoire. On vit avec le personnage principale toutes ses péripéties à en avoir le souffle coupé.
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  • Par Xialyd, le 21 avril 2015

    Xialyd
    Running man, je l'avais lu il y a fooooooooooort longtemps, je ne m'en rappelais presque pas. J'ai redécouvert ce roman d'anticipation et j'ai littéralement plongé dedans.
    C'est l'histoire d'un jeune homme nommé Benjamin Richards dans une Amérique futuriste proche (2025 ), futuriste oui, mais futuriste dystopique. Les prolétaires, les pauvres, la lie de la société vit dans des taudis, n'a pas accès aux soins, est payée une misère quand elle peut travailler, est en général analphabète et inculte. Ce qui entraîne beaucoup de violence, de décadence, il y a des gans de partout, le marché noir, les trafiques règnent, les enfants ont perdu toute innocence, fument à l'âge de 7 ans, etc.
    Les autres, les riches, les hauts gradés/fonctionnaires, etc, ont droit à tout et sont des privilégiés méprisant le reste de l'humanité qui tente de survivre. La plupart n'ont en tête que de vulgaires gros clichés sur la population vivant dans le dénuement et le désespoir le plus total. Évidement les puissants font tout ce qui est en leur pouvoir pour maintenir tout cela tel quel. Au point de mettre en scène la mort au Libertel, sorte de TV branché quasi non-stop et presque obligatoire à regarder par tous. (cela m'a rappelé ici le "télécran" de 1984, d'Orwell). Cetet société a mis en place des Jeux TV monstrueux où les candidats participent "volontairement" en espérant gagner un peu d'argent pour sauver leurs familles démunies. Ils sont triés soigneusement selon leurs "tares", leurs faiblesses, maladies. Les plus rigoureux, forts, en assez bonne santé et surtout suffisamment "intelligents" se voient affecter au jeu de la Grande Traque, véritable chasse à l'homme où toute la population se mobilise pour faciliter la recherche du candidat. Ils ont un mois. Au bout de ces 30 jours, on leur promet beaucoup d'argent. Mais ce n'est que de la poudre au yeux car ils meurent en général dès les deux premiers jours. Cela sert seulement à se éradiquer les individus qualifier de "potentiellement dangereux"
    Ben va y participer sans savoir qu'on l'enverrai à la Grande Traque. Il espère juste gagner assez pour payer des médicaments à sa toute petite fille Cathy malade et empêcher sa femme Sheila de se prostituer pour sauver leur famille.
    Là commence tout son périple où il n'a pas le temps de souffler. Il se fera très peu d'alliés et sera donc toujours en fuite. On verra qu'on aura affaire à un homme aux grandes ressources mais s'épuisant à vitesse grand V. Plus le roman va plus on se demande comment tout cela se terminera.
    Déjà, l'idée de compte à rebours en guise de chapitre est juste géniale ! Rien que ce petit détail m'a accrochée.
    le style est agréable à lire, et Ben Richards est un personnage auquel on s'attache facilement.
    Je n'ai pas pu m'empêcher de faire le rapprochement avec le célèbre roman de Georges Orwell, "1984" ou encore celui de Nathalie Nothomb avec "Acide Sulfurique". Bien entendu, l'histoire de King s'en détache assez rapidement, il y a bien un côté totalitaire mais cela est dépeint de façon différente et il va encore plus loin que Nothomb pour la TV réalité barbare (psychologique ou En 1982 ( un peu avant j'imagine), King avait déjà en tête quand il a écrit "Running man" la notion de TV réalité pourrie dans son extrême déchéance servant à se débarrasser de la lie de la société dite non conventionnelle ou encore justement le "vulgus pecum" dans tout ce qu'il y a de vulgus pour l'élite sociale, cela sur font de message à caractère environnemental.
    J'ai été maintenue en haleine jusqu'à la fin, j'aurai presque aimé que cela dure plus longtemps, avec d'autres rencontres, voir comment il aurait pu s'en sortir, sans aller au bout du temps imparti qui lui était donné (30 jours) cela aurait été trop cliché. Mais j'aurai aimé rentré un plus encore dans sa psychologie et même dans celle d'Amélia qui m'a semblé être un personnage qu'on aurait pu creuser ( sans tombé encore une fois de le cliché du personnage faisant partie de l'élite social qui ouvre les yeux sur la condition dans laquelle vivent le reste du peuple).
    Un bon roman avec un goût de pas assez.
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Citations et extraits

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  • Par Xialyd, le 21 avril 2015

    " Mais la Grande Traque me fait plutôt penser au Poker. Quatre cartes sur la table et une carte cachée. [...] Les journalistes c'est mon dix de pique [...] les pauvres, les gens comme moi, c'est le valet de pique. La reine, la Dame, c'est vous. Je suis le roi, l'homme noir à l'épée. Voilà mes cartes visibles : les médias, les réactions potentiellement dangereuses de la foule, vous, moi. Telles quelles, elles n'ont aucune valeur. Sans l'as de pique, c'est zéro. Avec l'as, c'est la combinaison imbattable."
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  • Par LiliGalipette, le 13 septembre 2013

    « Ils nous ont donné le Libertel pour que le peuple crève tranquillement, sans faire d’histoires. […] Le Libertel nous tue. Pendant qu’on regarde leurs tours de passe-passe, on est aveugle au reste. » (p. 107 & 108)

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  • Par balrog, le 23 février 2013

    -Bien, Stacey. Écoute- moi. Je suis en cavale. Tu me crois ?
    - Y a des chances. Vous êtes pas sorti des égouts pour acheter des cartes postales cochon, pour sûr !

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  • Par megane19, le 18 octobre 2012

    Dites votre nom deux cents fois de suite, vous vous apercevrez que vous n'êtes personne.

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  • Par SongesIllumines, le 03 décembre 2010

    Leurs visages si différents avaient pourtant un trait commun : il leur manquait quelque chose, comme un portrait avec des trous en guise d'yeux, ou un puzzle où l'on a oublié une petite pièce. Ce qui leur manque, songea Richard, c'est le desespoir. Pas de loups affamés dans ces ventres. Pas d'espoirs fous ni de cauchemars déchirants dans ces têtes.

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