ISBN : 2266159208
Éditeur : Pocket (2005)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.9/5 (sur 635 notes) Ajouter à mes livres
Peut-être parce qu'il la constatait dans sa famille et la pressentait en lui, peut-être aussi parce que l'époque est celle des grands aliénistes, de Charcot en particulier dont (quelques années avant Freud) il suivit assidûment les leçons à la Salpêtrière, Maupassant es... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita, le 17 avril 2010

    Seraphita
    « L'Héritage » : Lesable est un jeune homme zélé qui travaille au ministère de la Marine. Il a comme collègue Cachelin qui cherche un parti pour sa fille Cora. Cette dernière semble attirante, non pour des raisons physiques, mais du fait de L'Héritage prometteur qu'elle touchera au décès de sa tante, Melle Charlotte. En connaissance de cause, Lesable épouse Cora. Quelques années plus tard, la tante Charlotte décède. le notaire leur apprend alors que Cora ne touchera L'Héritage qu'à la naissance du premier enfant. Si aucun enfant ne naît d'ici à trois ans, L'Héritage reviendra à des œuvres. Or, malgré deux ans d'union, notre couple n'a toujours pas d'enfant. S'engage alors une course contre la montre…
    « Le Horla » : Un homme se sent victime d'un étrange phénomène : un être invisible se nourrit de sa vie durant son sommeil, tel un vampire : qui est cet être mystérieux dont on parle beaucoup au Brésil, qui se nomme lui-même « Le Horla » ? Peut-on s'en débarrasser ?
    J'ai découvert la nouvelle titrée « L'Héritage » par le biais d'une lecture publique. C'est la première partie de la nouvelle qui a été lue, et j'ai été tellement conquise que j'ai acheté ce livre chez mon libraire pour découvrir la suite et surtout la fin : comment le couple allait-il résoudre le délicat problème posé par la tante Charlotte ?
    J'aime beaucoup l'écriture de Maupassant qui dresse le portrait d'une société et ici d'une famille, avec beaucoup d'humour et de cynisme, n'hésitant pas à railler ses contemporains, à dénoncer les travers des uns et des autres. A travers la description des employés du ministère, Maupassant pointe les ambitions personnelles, les moqueries et bassesses perpétuelles, la figure d'autorité incarnée par le chef. C'est aussi une histoire d'ambition qu'il nous conte à travers l'union de Lesable et Cora : le désir impérieux de devenir riche, même si on doit passer au-dessus des convenances et s'avilir. Un conte cynique, très bien écrit, qui nous présente une fin pour laquelle j'aurais aimé entendre le père Savon.
    J'ai bien aimé la nouvelle du Horla, qui est la première nouvelle de ce recueil. Sur un mode introspectif et intimiste, le narrateur conte ses émois, ses états d'âme, ses doutes, ses égarements face aux événements inexpliqués qui surgissent dans son quotidien. J'ai hésité dans la catégorisation de cette nouvelle : s'agit-il plutôt d'une nouvelle à dominante psychologique, Maupassant décrivant l'histoire d'une folie progressive ? Ou bien alors d'une nouvelle fantastique, avec le surgissement inexplicable d'une créature surnaturelle, Le Horla ? Peut-être Maupassant a-t-il su mêler avec art ces deux registres ?
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 01 juillet 2011

    brigittelascombe
    Guy de Maupassant, né en 1850, lié aux naturalistes a commencé sa vie littéraire avec "Boule de suif" en 1880.
    Mondain, suite a des expériences amoureuses multiples, il a contracté la syphilis aux manifestations viscérales et psychologiques plus qu'embêtantes.
    Le Horla, rassemble une série de nouvelles dont une éponyme. Cette dernière a été assimilée à une production délirante en vue de préserver son intégrité psychique.
    J'ai beaucoup aimé ces récits que l'on dirait écrits par des personnes différentes. L'auteur peut passer d'un langage délicat,poétique et imagé pour certaines à une gouaille populaire mêlant de nombreux dialogues paysants et vivants pour d'autres.
    Les thèmes abordés sont dissemblables aussi, ce qui fait qu'on ne s'ennuie jamais, poussant tour à tour treize portes de chapitres sans vraiment savoir se qu'elles cachent.
    Le titre du "Horla", ou hors de là, hors de lui, symbolise l'inexpliqué, la part d'ombre en chacun de nous souvent projetée à l'extérieur, cette inconnue angoissante qui parfois, comme dans cette nouvelle consume puis détruit jusqu'à la folie. "Le vampire" disait Baudelaire, qui hors de notre monde et des lois rejoint ici le récit de science fiction ou la pure hallucination.La peur monte crescendo, du "Quelle journée admirable!" du début, à "Je suis malade!", puis "Ca s'aggrave!", jusqu'aux cauchemars où la seule façon de se débarasser de cet être qui hante le narrateur et l'épouvante est de se tuer lui même.
    Idem dans "L'Auberge" où l'on voit Ulrich devenir fou, hanté par une âme.
    Ces Contes se font parfois cruels:dans "Le diable" une pauvre femme à l'article de la mort est épouvantée par une autre, soudoyée par le fils, qui finit par se déguiser en malin pour hater l'ultime départ.
    Dans "Une famille",un vieillard est affamé.
    Dans "Le vagabond", le vagabond dont personne n'a pitié est condamné pour vol et viol, alors qu'il a été poussé à voler par faim et que la servante troussée était consentante.
    Les récits sont émouvants: l'adorable-laide "Clochette" boite d'amour,
    "Le marquis de Fumérol" au seuil de la mort renvoie son monde, ses voleurs d'ame et de conscience, ses crocheteurs de porte de moribonds, sans ambages.
    le curé des "Rois" rit beaucoup, le mort rit moins.
    La sarcelle dont on a tué la femelle dans "Amour" nous touche de son cri, sa plainte déchirante et répétée, elle pleure et souffre, lamentable. Un passage que j'ai trouvé sublime car le fond, des paysage décrits en bord de marais, poétique avec ses longues feuilles en rubans, sa cabane-diamant au coeur de feu, est si beau qu'il fait ressortir l'émotion unique de l'animal touché dans son coeur par la perte de sa compagne, préférant mourir et allant au devant du fusil.
    Et puis des récits cocasses, plein d'humour: "Le signe" ou "Joseph"et la coquine barone, "Au bois" et les époux qui pêchent sous les feuilles, "Le trou" et sa plaidoierie burlesque.
    Le narrateur reste souvent passif ou contemplatif de cette comédie ou tragédie humaine. Il constate mais ne fait rien pour la positiver.
    Sadique Maupassant?
    Bref, on ne s'ennuie pas, on lit, on se laisse emporter, on rêve jusqu'aux portes parfois sans retour du fantastique et l'on se dit: Oui Maupassant était et est toujours un grand écrivain!
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par paulotlet, le 04 mars 2012

    paulotlet
    J'ai découvert Maupassant au Lycée, comme tout le monde. D'emblée, l'œuvre m'a parlé et je crois avoir lu toutes les nouvelles et quelques romans. Ce qui fascine, c'est cette manière très froide, simple et sans émotion de décrire les faits. Dans Le horla, la folie qui gagne petit à petit le personnage principal semble laisser le narrateur indifférent. Il y a comme une description rationnelle et scientifique d'un basculement dans la démence. En revanche, la détresse, la terreur du héros sont palpables. C'est ce contraste, révélateur d'un profond pessimisme, d'une absence d'illusion sur l'humanité, qui m'a intéressé chez Maupassant.
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 13 juillet 2011

    cicou45
    Superbe nouvelle dans lequel le lecteur découvre la vie d'un homme de quarante-deux ans qui tombe lentement dans la folie. Se sentant sans cesse suivi, voire même traqué, il décide de faire une expérience et découvre que c'est réellement le cas. de plus, en observant son visage dans le miroir, il découvre que celui-ci a changé, il a pris l'apparence de celui qi=ue le narrateur a baptisé "Le Horla". Pour se débarasser de cet être qu'il considère comme machiavélique, le narrateur va donc décider de l'enfermer dans sa maison et de mettre le feu à cette dernière...oubliant que tous ses serviteurs se trouvaient encore à l'intérieur.
    J'ai trouvé cette nouvelle absolument captivanten tout comme l'est d'ailluers l'écriture de l'auteur. Le Horla serait-il la part cachée, celle que nous refoulons, celle qui est issue du mal, que chacun d'entre nous possède en lui ? A lire et à méditer !
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par lejardindestephanie, le 09 août 2011

    lejardindestephanie
    Cette douleur qui s'immisce dans mon épaule chaque nuit, qui sournoisement me réveille, me faisait penser depuis quelques temps à quelque chose que je ne parvenais pas à identifier. Et puis, cette nuit, ça m'est revenu: Le horla. Au moins quinze ans que je n'ai plus mis le nez dans un Maupassant, et le voilà qui se rappelle à moi.
    Alors ce matin, j'attrape mon vieux poche, et je m'y replonge, avec délectation.
    On dirait qu'il a été écrit la semaine dernière. le ton juste, la lucidité, sur l'homme, la vie, la politique, les sens et les non-sens de l'existence. La majesté du texte, la Littérature, avec un grand L.
    Je n'ai pas moins mal à l'épaule, mais qu'est-ce ça fait du bien derrière les oreilles!!

    Lien : http://ausautdulivre.blogspot.com
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Citations et extraits

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  • Par sabina, le 20 mai 2012

    Je suis perdu! Quelqu'un possède mon âme et la gouverne! Quelqu'un ordonne tous mes actes, toutes mes pensées. Je ne suis plus rien en moi, rien qu'un spectateur esclave et terrifié de toutes les choses que j'accomplis. Je désir sortir. Je ne peux pas, il ne veut pas; et je reste éperdu, tremblant dans le fauteuil où il me tient assis. Je désir seulement me lever, me soulever afin de me croire maître de moi. Je ne peux pas! Je suis rivé a mon siège; et mon siège adhère au sol, de telle sorte qu'aucune force ne nous soulèverait.
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  • Par Aela, le 20 mai 2012

    J'aime ce pays et j'aime y vivre parce que j'y ai mes racines, ces profondes et délicates racines qui attachent un homme à la terre où sont nés et morts ses aïeux, qui l'attachent à ce qu'on pense et à ce qu'on mange, aux usages comme aux nourritures, aux locutions locales, aux intonations des paysans, aux odeurs du sol, des villages et de l'air même.
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  • Par ralbol, le 30 octobre 2010

    Le peuple est un troupeau imbécile, tantôt stupidement patient et tantôt férocement révolté. On lui dit : « amuse-toi. » Il s’amuse. On lui dit : « Vote pour l’Empereur. » Il vote pour l’Empereur. Puis, on lui dit : « Vote pour la République. Et il vote pour la République.
    Ceux qui le dirigent sont aussi sots, mais au lieu d’obéir à des hommes, ils obéissent à des principes, c’est-à-dire des idées réputées certaines et immuables, en ce monde où l’on n’est sûr de rien, puisque la lumière est une illusion, puisque le bruit est une illusion
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  • Par Javert, le 26 septembre 2011

    Quant à moi, maintenant, j'ai fermé mon âme. Je ne dis plus à personne ce que je crois, ce que je pense et ce que j'aime. Me sachant condamné à l'horrible solitude, je regarde les choses, sans jamais émettre mon avis. Que m'importent les opinions, les querelles, les plaisirs, les croyances ! Ne pouvant rien partager avec personne, je me suis désintéressé de tout. Ma pensée, invisible, demeure inexplorée. J'ai des phrases banales pour répondre aux interrogations de chaque jour, et un sourire qui dit "oui", quand je ne veux même pas prendre la peine de parler.
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  • Par Couperine, le 03 décembre 2010

    12 mai. - J'ai un peu de fièvre depuis quelques jours ; je me sens souffrant, ou plutôt je me sens triste.
    D'où viennent ces influences mystérieuses qui changent en découragement notre bonheur et notre confiance en détresse ? On dirait que l'air, l'air invisible est plein d'inconnaissables Puissances, dont nous subissons les voisinages mystérieux. Je m'éveille plein de gaieté, avec des envies de chanter dans la gorge. - Pourquoi ? - Je descends le long de l'eau ; et soudain, après une courte promenade, je rentre désolé, comme si quelque malheur m'attendait chez moi. - Pourquoi ? - Est-ce un frisson de froid qui, frôlant ma peau, a ébranlé mes nerfs et assombri mon âme ? Est-ce la forme des nuages, ou la couleur du jour, la couleur des choses, si variable, qui, passant par mes yeux, a troublé ma pensée ? Sait-on ?
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Vidéo de Guy de Maupassant

Bande annonce du roman de Guy de Maupassant signée Declan Donnellan et Nick Ormerod avec Robert -Twilight- Pattinson,Uma Thurman, Kristin Scott Thomas et Christina Ricci dans les rôles titres.








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