> Claude Seban (Traducteur)

ISBN : 2757809342
Éditeur : Points (2010)


Note moyenne : 2.96/5 (sur 25 notes) Ajouter à mes livres
Petite fille jalouse, prostituée précoce, vierge effarouchée, bourgeoise en mal de sexe ou infirmière dévouée, elles ont six, onze, vingt, trente-cinq ans et, à première vue, paraissent inoffensives. A ceci près qu'il vaut mieux ne pas laisser traîner un revolver, un co... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par chroniquesassidues, le 03 octobre 2011

    chroniquesassidues
    Les femelles (The Female of the Species) est un recueil de nouvelles écrit par Joyce Carol Oates et publié en 2006 aux États-Unis (2007 en France). Chaque nouvelle a pour sujet principal une femme ou une fille, confrontée à la mort, le meurtre, par choix ou par nécessité.
    Présentation de l'éditeur : Elles s'appellent Poupée, Lucrétia ou encore Kristine. Toutes semblent inoffensives. Derrière leurs visages angéliques, un mal sournois se tapit, attendant le moment propice pour se manifester : ce sont des tueuses. Joyce Carol Oates saisit au vol cette fulgurance meurtrière et observe tranquillement le venin agir et le sang se répandre.
    Avec l'aide de dieu : Folle amoureuse, Lucretia s'est mariée à 18 ans avec Lucas Pitman, shérif adjoint du comté de Saint-Lawrence. Après la mort de son coéquipier, Pitman se met à boire et à changer. Au même moment, Lucretia commence à recevoir des appels anonymes...
    Papa dirait que Pitman avait jeté un sort à sa fille unique ; quand il était méchant, il disait que c'était sexuel et je reconnais que c'était le cas : le pouvoir de Pitman sur les filles et les femmes était sexuel, mais il n'y avait pas que ça, je le jure. Il y avait l'âme de Pitman que l'on voyait dans ses yeux à certains moments, ou que l'on sentait dans la chaleur de sa peau... une âme qui était pure flamme, un bonheur sauvage comme un courant électrique qui le traversait. le seul fait de le toucher était dangereux, mais on ne pouvait pas ne pas toucher !"
    Banshee : Une petite fille délaissée par sa mère, qui est occupée par son nouveau compagnon et la réception qu'elle donne chez elle, prend dans ses bras son petit frère encore bébé et commence l'ascension de la tour de leur maison, jusqu'à se retrouver sur le toit...
    Plus la jeune fille grimpe, plus le stress augmente : une nouvelle palpitante, écrite du point de vue de la petite fille.
    Poupée : une ballade du Mississippi : Poupée a onze ans et voyage avec son père à travers les États-Unis. Se faisant passer pour une jeune fille de treize ans que son père prostitue, elle rencontre des hommes dans des hôtels et les tue...
    C'est la nouvelle que j'ai le moins aimée. Trop sanglante, trop perverse.
    Ma préférée ? La carotide.
    Madison au Guignol : Mme G. est l'épouse d'un homme riche. Paranoïaque, elle pense que tous les gens qui l'entourent parlent d'elle, rient d'elle.
    On disait d'elle qu'elle était superficielle, vaniteuse. On disait d'elle que, bien qu'elle laissât dans son sillage le plus séduisant des parfums, "L'Heure bleue", elle n'avait pas de charme. On disait d'elle, l'épouse d'une homme riche, on murmurait derrière son dis en riant cruellement, qu'elle n'avait pas d'âme. "Mais c'est elle que je cherche constamment. Où et comme je peux."
    Obsession : Une petite fille entend chaque nuit les cris de lapins dans la cave de sa maison, bien que sa mère soutienne qu'elle rêve. Une nuit, elle descend dans la cave...
    J'ai bien aimé cette nouvelle à nouveau écrite du point de vue d'une petite fille. En parallèle de cette obsession sur les cris des lapins, l'auteur revient sur les étranges circonstances de la mort du père, "brûlé vif dans son lit".
    Faim : Kristine, en vacances avec sa petite fille Céci, rencontre Jean-Claude avec qui elle va avoir une liaison. Petit à petit, elle découvre les intentions peu honorables de Jean-Claude et se révèle prête à tout pour sauvegarder sa petite famille.
    Voilà une de mes nouvelles préférées du recueil ! Plusieurs thèmes sont évoqués : la passion, l'adultère, le crime crapuleux... Et surtout, une femme forte, prête à tout.
    Kristine a découvert en elle que, oui, elle aime le secret. Elle aime le risque, le danger. Son destin à part.
    Dis-moi que tu me pardonnes : Une mère écrit à sa fille pour lui demander son pardon sur un événement arrivé quarante ans plus tôt. Au fur et à mesure de la nouvelle, entre flashbacks et souvenirs de la mère et de la fille, on découvre ce qui s'est passé il y a quarante ans.
    A travers cette histoire familiale, Joyce Carol Oates évoques les conflits raciaux et sociaux, avec le personnage d'Hiram Jones, homme de couleur et déficient mental, accusé à tort d'un meurtre, battu et interné dans un hôpital psychiatrique dans lequel il finira par mourir.
    Ange de colère : Gilead rencontre une femme par hasard et voit en elle celle qui lui est destinée. Il commence à la suivre, la harceler, prêt à commettre l'irréparable pour elle.
    Elle était seule avec le bébé. Cela m'excitait de la voir seule et de savoir qu'elle était une mère qui allaitait son bébé ; le Corps de la femme sous les vêtements, ses seins beaux et cachés au monde mais pas à moi.
    Ange de miséricorde : R. est une nouvelle infirmière, rattachée à la "Cité des damnés" ("royaume de l'Attaque et de la Tumeur"). Amoureuse d'un patient victime d'un accident de voiture qui a brisé son Corps et son esprit, elle apprend l'existence de l'Ange de la Miséricorde. Cet Ange est en fait Agnes O'Dwyer qui exerçait des années plutôt dans la "Cité des damnées", euthanasiait ses patient.
    J'ai beaucoup aimé cette nouvelle qui alterne les voix de R. et d'Agnes intervenant à des époques différentes.
    Au final, j'ai plutôt aimé ce recueil de nouvelles pas toujours égales, qui se lit ponctuellement, et qui m'a fait découvrir l'univers et l'écriture de Joyce Carol Oates, que j'ai hâte de retrouver dans un de ses romans (Les Chutes ? Blonde ?).

    Lien : http://leschroniquesassidues.blogspot.com/2011_09_01_archive.html
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    • Livres 4.00/5
    Par lostinbooks, le 21 septembre 2010

    lostinbooks
    Les neuf nouvelles mettent en scène des petites filles ou des femmes d'âge variable (de six à cinquante ans environ) qui, pour différentes raisons, passion, vengeance, jalousie, désespoir, pure cruauté ou compassion, vont basculer dans le crime, parce que comme l'exprime Kristine dans Faim, elles ont fait une "erreur, la pire des erreurs", qui bouleversera leurs destins.
    Les nouvelles vont de quelques pages à une cinquantaine de pages et ce sont les plus longues (Avec l'aide de Dieu, Faim, l'Ange de Miséricorde) qui m'ont le plus interpellée. Certains portraits sont plus mémorables que d'autres, comme Lucrétia, la jeune épouse du shérif-adjoint, plutôt "bad boy", d'une petite ville de l'état de New-York, Poupée, la petite prostituée à qui il arrive de mutiler ses clients au rasoir pour offrir ensuite les "trophées" à son beau-père proxénète, ou Kristine qui sombre dans la folie meurtrière parce qu'elle ne sait comment faire autrement pour échapper à sa fatale liaison avec un étrange jeune homme.
    En général, aucun crime n'est réellement prémédité, c'est une fin à laquelle elles sont poussées, le plus souvent par des hommes, mari, amant ou (beau)père. Une nouvelle fait exception dans le recueil,Madison au Guignol, définitivement plus gore que les autres, un peu fantastique, qui met en scène une new-yorkaise richissime, particulièrement stressée et perpétuellement insatisfaite, en expédition shopping sur Madison Avenue et qui sera victime d'un trio particulièrement odieux.
    Dans tous les cas, Oates réussit à s'insinuer dans la tête de chacune de ses anti-héroïnes, que ce soit la petite fille de six ans, la fillette de onze ans prostituée par son beau-père, la jeune fille mariée trop tôt, la jeune mère ou la femme plus mûre. Chaque nouvelle se distingue suffisamment des autres pour maintenir l'intérêt du lecteur.


    Lien : http://perduedansleslivres.blogspot.com/2010/09/les-femelles-joyce-c..
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    • Livres 4.00/5
    Par bambi_slaughter, le 27 août 2009

    bambi_slaughter
    Ce livre est un petit plaisir de sadisme, de haine, de non dit. Des nouvelles sont très explicites, parfois dure et la fin pourraient vous glacer le sang, d'autres sont très implicites mais ne vous laisseront pas de marbre. Il n'y a qu'une seule nouvelle que je n'ai pas trop aimé dans ce recueil.
    Toutes ces femmes semblent bien innocentes, mais toutes sont capables de tuer pour échapper à une emprise, le plus souvent masculine.
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    • Livres 3.00/5
    Par alicejo, le 25 novembre 2010

    alicejo
    Malgré la qualité de ces nouvelles, je dois avouer que je suis déçue.
    En lisant les critiques, je m'attendais à quelque chose de plus violent, plus dérangeant.
    Après avoir lu Zombi, du même auteur, ce recueil de nouvelles, bien que plaisant, parait tout de même un peu fade.
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    • Livres 1.00/5
    Par Gine, le 12 janvier 2011

    Gine
    Assez décevant ... Méchanceté, sadisme, bien sûr, mais certaines histoires sont d'une telle noirceur que je me demande quel plaisir il y a à les écrire - et à les lire. Ce ne fut pas un moment de plénitude ... Quant aux titres, je n'ai pas encore compris son choix. Ce sont des histoires de femmes qui dérapent et non pas de femelles, terme qui sous entend une opposition aux mâles ... Déçue !
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Citations et extraits

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  • Par athena1, le 06 novembre 2011

    Il y avait des Pitman un peu partout dans le comté, et la plupart avait une "réputation". Ce qui ne signifie rien de bon, si on ne précise pas pourquoi on est réputé : probité, honnêteté, droiture en affaires, moralité chrétienne.
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  • Par alicejo, le 25 novembre 2010

    Comme les mourants nous ennuient, à s'accrocher à leur vie diminuée comme des bernacles à la coque d'un navire pourrissant.

    (Extrait de la nouvelle : Ange de miséricorde)
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  • Par athena1, le 07 novembre 2011

    La nature d'une liaison se définit brutalement quand vous comprenez que vous êtes celui qui paie.
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  • Par athena1, le 06 novembre 2011

    Je ne bois pas pour me soûler. Seulement pour adoucir l'angle des choses.
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