Elle, c’est Alestria, l’enfant sauvage devenue reine des Amazones. Celles qui chevauchent les steppes, aiment la guerre, combattent les hommes et n ont pas peur de la mort.
Lui, c’est Alexandre, fils de Philippe, roi de Macédoine, né à Pella en 356 avant ... > voir plus
Si les précédents livres de Shan Sa m'avaient totalement séduite (La Joueuse de Go, L'Impératrice), « Alexandre et Alestria » m'a laissé un sentiment plus mitigé. Férue d'histoire ancienne, c'est toujours avec plaisir que je découvre des romans prenant place dans ce cadre, d'autant plus lorsque les principaux personnages se trouvent être Alexandre le Grand, conquérant vainqueur de Darius, et une Amazone, tribu de femmes légendaires réputées pour leurs habilités guerrières. L'auteur ne déçoit pas de ce côté là et parvient en quelques mots à peine à nous plonger dans l'ambiance de ce IVe siècle où un homme, par la force de son charisme, parviendra à fonder un empire. Là où le bât blesse c'est qu'on peine à s'attacher aux personnages, notamment Alexandre essentiellement présenté comme un tyran fou et sanguinaire. Alestria est quant à elle plus nuancée mais il demeure malgré tout difficile de s'y identifier. Il faut dire que l'auteur n'y va pas de main morte avec ses personnages et si son style brutal et souvent très cru m'avait charmé dans ses précédents romans, il heurte ici davantage qu'il ne touche. Pourtant ce livre comprend des passages extrêmement beaux et poétiques dont il serait dommage de passer à côté, d'autant plus que le roman est relativement court.
Ce livre m'a enchanté comme le précédent que j'avais lu de Shan sa, elle a la grâce du langage et peut décrire l'horreur de la guerre ou la cruauté des hommes de façon poétique.
Tout est métaphores et descriptions multiples sans que cela soit ennuyeux, au contraire on valse avec la nature, on devient la nature, elle nous ensorcelle : ça ressemble à de la prose magique.
Un roman un peu inégal à mon goût... L'écriture manque parfois de dynamisme, il y a quelques longueurs. Les chapitres sont écrits alternativement du point de vue des deux héros, mais jamais l'auteur n'écrit de dialogue. le rythme m'a donc paru assez lent. Cela manque un peu de passion pour un roman d'amour ! j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages. Néanmoins je l'ai lu jusqu'au bout, j'ai eu envie de savoir comment cela se terminait. J'attends un autre avis !
Viens, Alestria! Nous allons grimper les montagnes, prendre d'assaut les citadelles. Nous irons combattre les dragons, les singes, les éléphants conduits par des guerriers recouverts de perles, de diamants. Sois ma reine, Alestria. Je t'offre des paysages grandioses, des milliers de nuits étoilées, la chevauchée de cent mille hommes sous le soleil, dans l'eau, dans les sables, à travers les forêts et les déserts.