ISBN : 2226141588
Éditeur : Albin Michel (2003)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 72 notes) Ajouter à mes livres

Lorsque, à la suite d'un accident, Gilles perd la mémoire, il lui faut tout réapprendre, redécouvrir sa vie. Sa femme Lisa lui raconte leur intimité, son charme fou, leur complicité. Mais chacun doute peu à peu de l'autre et le marivaudage prend peu à peu l'allu... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Zazette97, le 24 juillet 2010

    Zazette97
    "Petits crimes conjugaux" est une pièce de Théâtre parue en 2003 et signée Eric-Emmanuel Schmitt, dramaturge, nouvelliste et écrivain franco-belge à qui l'on doit notamment des titres tels que "Oscar et la dame rose", "La Part de l'autre", "L'Enfant de Noé" ou encore "Ulysse from Bagdad".
    Gilles et Lisa forment un couple depuis 15 ans. Malheureusement, une mauvaise chute dans l' escalier a rendu Gilles amnésique et le voilà à présent de retour chez lui, puisant dans ce qu'il lui reste de souvenirs pour tenter de reconstruire son passé et découvrir l'homme qu'il était encore 15 jours plus tôt. Qui pourrait mieux l'aider dans cette voie que son épouse?
    Lu dès sa parution, "Petits crimes conjugaux" m'avait laissé un très bon souvenir que j'avais hâte de mesurer avec le recul de quelques années.
    Difficile de donner ses impressions sur une pièce de Théâtre sans l'avoir vue et en se cantonnant à l'écrit car il faut bien reconnaître qu'un bon jeu d'acteurs contribue largement à faire vivre (et apprécier) un texte.
    Au lieu de se deviner à la moue et aux agissements des comédiens, les expressions et réactions des personnages sont annotées dans le texte, ce qui peut plonger le lecteur dans une certaine passivité ressentie comme dérangeante.
    Etant donné que j'ai pour habitude de me représenter les personnages intervenant dans mes lectures, j'ai lu cette pièce comme s'il s'agissait d'une nouvelle.
    Comme le disait Louis Jouvet, "une pièce de Théâtre est une conversation" et c'est précisément le cas ici où le specta-lecteur partage les répliques échangées entre Gilles et Lisa qui s'entretiennent de ce qu'était leur quotidien avant l'accident de Gilles.
    Ainsi Gilles, qui ne conserve aucun souvenir de leur passé commun, se découvre dans les propos de la femme qui partage sa vie depuis 15 ans.
    Il apprend qu'il écrit des romans policiers, qu'il peint, qu'il a toujours délaissé les tâches ménagères et qu'il semble avoir des théories sur tout, notamment sur l'amour auquel il a d'ailleurs consacré un livre intitulé "Petits crimes conjugaux".
    Et croyez-moi, cette mise en abyme ne relève pas du hasard ! De révélation en révélation, le lecteur se retrouve plongé à la manière d'une intrigue policière dans le quotidien de deux fins limiers bien décidés à percer les secrets de l'autre.
    L'amour est-il inconditionnel? Connaît-on jamais réellement celui ou celle qui partage notre vie? A travers les propos de Gilles et Lisa, Schmitt aborde avec justesse ce qui fait le sel de toutes les relations amoureuses, la confiance, tout en examinant les différences qui résident entre les hommes et les femmes.
    Je sais que l'on reproche souvent à l'auteur d'arroser abondamment ses textes de prêchi-prêcha philosophiques et de bons sentiments. Et j'avoue avoir été déçue en ce sens par ses derniers romans.
    Mais j'ajouterais que ses pièces sont vraiment à distinguer du reste de son oeuvre et je vous recommande allègrement celle-ci que j'aurais tant voulu voir jouée par Charlotte Rampling et Bernard Giraudeau !

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2010/07/petits-crimes-conjugaux-er..
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    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita, le 19 mai 2009

    Seraphita
    La nuit, dans un appartement, un couple dialogue, tantôt complice, tantôt sur le point de rompre. Gilles revient d'un séjour à l'hôpital suite à un choc cérébral qui l'a rendu amnésique. Lisa essaie de lui faire recouvrer sa mémoire. Ce long cheminement vers la quête de soi (et en filigrane, du couple) est émaillé de nombreux rebondissements…
    Il s'agit du premier ouvrage d'Eric-Emmanuel Schmitt que je lis. Je l'ai beaucoup apprécié ; j'ai en particulier aimé l'analyse psychologique que l'on peut inférer des dialogues de Lisa et Gilles, de leur complicité alternant avec de la distance, voire de la rupture. le titre du livre vient du titre d'un ouvrage que Gilles a écrit : « Petits crimes conjugaux », dans lequel il décrit le couple comme une association d'assassins qui s'en prennent l'un à l'autre vers la fin de leur vie : « voilà la vie conjugale, une association de tueurs qui s'en prennent aux autres avant de s'en prendre à eux, un long chemin vers la mort qui laisse des cadavres sur la route » (p. 61.). Une belle étude introspective du couple en questionnement.
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    • Livres 3.00/5
    Par Sarah_DD, le 04 juin 2008

    Sarah_DD
    Il s'agit ici d'un vrai dialogue. J'y suis moins sensible, je trouve qu'ils sont trop théoriques quand ils sont bien construits (paradoxe je sais): progression des arguments, évolution des mentalités par la discussion, situations-pivots,... Au niveau du thème, c'est en quelque sorte le bilan d'années de vie conjugale: le vieillissement physique, les attentes par rapport à l'autre, l'usure, la boisson, le déséquilibre dans l'attachement,... Un petit stéréotype peut-être: la femme jalouse qui le cache et l'homme qui dit pouvoir tout abandonner quand il n'y a pas d'amour-passion. Enfin cela reste une intrigue bien ficelée et bien menée.
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    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 26 mai 2011

    canel
    Après quelques jours d'hospitalisation suite à une chute, Gilles rentre chez lui amnésique. Il questionne sa femme Lisa pour se réapproprier son passé. Mais a-t-il réellement tout oublié ? était-il vraiment l'homme idéal décrit par son épouse ? ou s'agit-il de subterfuges de part et d'autre pour donner une nouvelle chance à ce couple usé par les années de vie commune ? Ainsi s'exprime Gilles : "J'ai vraiment cédé à la volupté d'être recréé par la femme que j'aime. J'étais parti pour essayer de ressembler à celui que tu voulais." (p. 63).
    Explications, rebondissements, aveux, pardons...
    C'est vraiment dans ce registre que j'apprécie Eric-Emmanuel Schmitt : Théâtre, réflexion et humour grinçant. Il nous présente ici un regard cynique, féroce, parfois tendre sur le couple et les méandres des sentiments conjugaux... Un bon moment de lecture non-stop.
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    • Livres 4.00/5
    Par thaisg, le 26 août 2008

    thaisg
    C'est une fable que nous propose Eric-Emmanuel Schmitt. Une fable proposée sous forme théâtrale (ce livre a été adapté au Théâtre). Unité de temps et d'espace pour mettre en scène un couple qui fait le point sur la vie à deux, après 15 ans de mariage.

    On entre dans l'intimité de ce couple suite à un événement-accident.
    L'un questionne pour comprendre, l'autre tour à tour hurle, séduit et fuit. C'est un pas de deux éblouissant, très enlevé où le mensonge est roi pour faire accoucher l'amour.
    Suite ici : http://arcetciel.canalblog.com/archives/2008/08/24/10218070.html#comments
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Citations et extraits

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  • Par rkhettaoui, le 18 mai 2012

    Qu’est-ce que c’est, aimer un homme d’amour ? C’est l’aimer malgré soi, malgré lui, envers et contre tout. C’est l’aimer d’une façon qui ne dépend plus de personne. J’aime tes désirs et même tes aversions, j’aime le mal que tu m’infliges, un mal qui ne me fait pas mal, un mal que j’oublie tout de suite, un mal sans traces.Aimer, c’est cette endurance-là, celle qui permet de passer à travers tous les états, de lasouffrance à la joie, avec la même intensité.
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  • Par rkhettaoui, le 18 mai 2012

    Les femmes ont vraiment tendance à transformer les hommes en mendiants. Lorsque j’essaie de te faire comprendre que je voudrais coucher avec toi, j’ai l’impression de te demander l’aumône. Et du coup, lorsque tu me l’accordes, la charité, j’ai le sentiment fugace de me retrouver devant une bonne sœur, ce qui n’est pas du tout l’image souhaitée à cet instant-là.
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  • Par rkhettaoui, le 18 mai 2012

    Boire, c’est croire qu’on vient de fermer sa porte à l’ennemi alors qu’on vient de l’installer chez soi, de façon définitive, derrière les verrous du silence. On boit pour noyer une idée, mais on ne parvient qu’à en faire une obsession. Le soupçon qu’on veut détruire, l’alcool le rend plus fort, plus vivace, il lui donne toute la place.
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  • Par rkhettaoui, le 18 mai 2012

    la liberté n’existe que si l’on s’en sert. Les hommes sont silencieusement romanesques : ils vivent quelque chose et se racontent autre chose. Ils doublent leur vie d’une autre vie, secrète, désirée, imaginée, dont ils sont les poètes muets.
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  • Par rkhettaoui, le 18 mai 2012

    Ce n’est pas raisonnable d’aimer toujours, d’aimer longtemps, c’est de la folie pure. La raison, c’est d’aimer juste le temps où c’est agréable.
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Videos de Eric-Emmanuel Schmitt

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Vidéo de Eric-Emmanuel Schmitt


Mr Ibrahim et les fleurs du Coran d'Eric-Emmanuel Schmitt
Extrait vidéo de la représentation théâtrale











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