> Édouard Parayre (Traducteur)

ISBN : 2070316785
Éditeur : Editions Gallimard (2004)


Note moyenne : 3.29/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Quels étranges liens unissent la jeune Katia et le vieux professeur d'université Nicolaï Stépanovitch ? Il a regardé grandir l'orpheline, l'a vue amoureuse et heureuse, puis souffrante et désespérée. À l'automne de sa vie, Nicolaï a perdu toutes ses illusions et partage... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par Ludivine, le 16 février 2008

    Ludivine
    Une nouvelle qui m'a dérangée, peut être parce qu'elle parle de la mort. Et la mort est un sujet que l'on préfère tous éviter, qui fait peur.
    Nicolaï Stépanovitch, lui est très lucide. Ce vieil homme, médecin, professeur d'université sait qu'il va bientôt mourir.
    Il nous raconte sa vie : les visites de sa femme qui chaque matin lui répète la même chose, sa fille inscrite au conservatoire à qui il faut donner une situation digne de son rang (ou plutôt celui de son père), amoureuse d'un homme qu'il déteste, et puis tous les étudiants qui se succèdent mais se ressemblent.
    Il est indifférent aux problèmes d'argent que sa famille rencontre, il se sent étranger et invisible dans cette famille. Il a déjà l'impression d'appartenir au passé.
    Et puis, il y a Katia, la fille d'un de ses amis décédé, qu'il a recueilli enfant. Il l'a vue grandir et heureuse. Ils étaient très complices, il n'a rien dit, même s'il était contre cette idée, quand elle a décidé de partir et de vivre sa passion pour le théâtre. Les premières lettres qu'elle envoie montrent qu'elle est heureuse, mais au fil du temps les lettres sont de plus en plus tristes, elle devient amère. Elle revient quatre années plus tard, après une tentative de suicide. Il se réfugie chez elle, elle a perdu toutes ses illusions et lui fait le bilan de sa vie sur laquelle il porte un regard sévère.
    C'est une nouvelle très sombre où tout est inaccessible, que se soit l'amour ou tout simplement le bonheur. Mais il y a une petite lueur d'espoir, on ne peut s'empêcher de penser que cet amour impossible n'a pas été vain, que ce vieil homme a donné un sens a sa vie.
    Cette nouvelle nous offre la possibilité d'une réflexion sur notre vie, mais sera-t-elle aussi lucide ?
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    • Livres 2.00/5
    Par kathel, le 16 mars 2010

    kathel
    Sous-titrée « fragment du journal d'un vieil homme » , cette nouvelle trace Le portrait d'un homme d'une soixantaine d'années, Nikolaï Stépanovitch, professeur de médecine atteint d'une maladie qu'il sait ou pense incurable. L'histoire est troublante dans la mesure où il n'est pas évident à la lecture de son journal qu'il soit physiquement malade. Souffre-t-il de troubles nerveux ou d'une réelle affection qui va l'emporter ? Toujours est-il qu'il se sent différent de l'homme qu'il était avant, et le contraste est immense entre sa réputation de savant et d'homme « bien » et sa vie intérieure, où l'aigreur domine. Sa réputation pourrait tout aussi bien être imaginaire… Bref le personnage est peu sympathique, ses propos souvent dénués d'humour, sauf quand il contemple tel un entomologiste le fiancé de sa fille.
    Nikolaï Stépanovitch semble petit à petit se placer « à côté » de sa vie, plutôt que de la vivre, et malgré tout, cela semble bien dommage pour lui. Les autres personnages, manquant un peu d'épaisseur, ne m'ont guère passionnée.
    Pas désagréable, et plutôt intéressante à lire, cette nouvelle ne m'a cependant pas transportée et ne me restera pas en mémoire comme les Nouvelles de Gogol. Pour l'instant, je préfère toujours le Tchekhov dramaturge. le thème du désenchantement convient peut-être mieux au théâtre !

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-anton-tchekhov-une-banal..
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    • Livres 3.00/5
    Par Yuko, le 13 juillet 2010

    Yuko
    Anton Tchekhov frappe ici de sa plume, avec justesse et force, la vision épurée de deux personnages en manque d'amour et de reconnaissance. Dans un paysage désolé et ténébreux, le dramaturge dresse deux portraits fabuleux , sombres et vrais, dans un contexte où bonheur et amour semblent impossible...


    Lien : http://art-enciel.over-blog.com/article-23836664.html
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Citations et extraits

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  • Par Yuko, le 13 juillet 2010

    Le premier souvenir que j'ai et aime à évoquer, c'est l'extraordinaire confiance avec laquelle elle est entrée dans ma maison, s'est laissée soigner par les médecins, et qui a toujours illuminé son petit visage (...)
    Je me rappelle aussi qu'elle aimait mettre de belles robes et se parfumer. A cet égard elle me ressemblait. Moi aussi j'aime la toilette et les parfums.
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  • Par Ludivine, le 15 février 2008

    Que le ciel soit couvert ou que la lune et les étoiles brillent, chaque fois que je rentre chez moi, je le regarde et pense que bientôt la mort me prendra. Il semble qu'à ce moment-là mes pensées devraient être profondes comme le ciel, claires, frappantes... Mais non ! Je pense à moi-même, à ma femme, à lisa, à Gnäcker, à mes étudiants, aux gens en général.
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  • Par Neigeline, le 14 février 2011

    Ce n'est pas que la femme soit plus vertueuse ou plus pure que l'homme ; car la vertu et la pureté diffèrent peu du vice, si elles ne sont pas exemptes de mauvais sentiments.
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  • Par Neigeline, le 14 février 2011

    On dit que les philosophes et les vrais sages sont indifférents. C'est faux, l'indifférence est une paralysie de l'âme, une mort anticipée.
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  • Par Ludivine, le 16 février 2008

    Adieu, mon incomparable !
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