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ISBN : 2253164267
Éditeur : Le Livre de Poche (2013)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.13/5 (sur 1099 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre.
Aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du si... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par OhOceane, le 27 octobre 2011

    OhOceane
    D'emblée, la femme de la couverture est belle. Sa blondeur sage, le col roulé noir, la cigarette à la main… un sourire à peine esquissé et puis ce regard, que vise-t-il ? Vers quel horizon se porte-t-il ?
    Oui, d'emblée on est séduit par cette femme, et le titre du récit, Rien ne s'oppose à la nuit, finit de l'enfermer dans un mystère éternel.
    Cette femme, c'est la mère de l'auteur, une mère particulière, comme elles le sont toutes pour leurs enfants.
    Delphine de Vigan brosse le portrait de sa mère, et de sa famille, remontant les souvenirs comme on remonte un fleuve, avec ce qu'ils charrient de bon et de mauvais. Ces bagages, lourds, légers, qui font le portrait intime et réel des êtres à part.
    Lucile est à part. Et l'est restée jusqu'ou jour où elle a décidé de se donner la mort.
    L'auteur parle de trouble bipolaire, pour décrire les failles de toute une vie. Je ne sais pas si ce diagnostic filiale est juste, peu importe. Il s'agit du regard d'une fille qui porte le souvenir de sa mère, comme un testament, comme l'exécutrice légale d'une vie bleue-noire.
    Il y a des couleurs dans ce récit. Je me suis rappelé Rimbaud avec ses correspondances. Bleue-noire, comme la musique de Bashung qui donne son titre au roman. Bleue-noire comme cette palette de couleurs qui s'impose à moi quand je pense à Lucile, racontée par sa fille. Bleue-noire la vie brûlée par les deux bouts. Bleue-noire comme la culpabilité et la souffrance, et ces épisodes terribles, qu'on lit en s'accrochant aux pages, le vertige accaparant le lecteur comme au bord d'un gouffre d'incompréhension.
    Il est de ces récits qui n'entendent pas se laisser résumer. Que dire ? C'est l'exposé-discussion de toute une famille, un matriarcat imposant, une fourmilière de personnalités, joyeuses et débordantes, tristes et heureuses, et au milieu se dresse, lumineuse, la figure de Lucile.
    J'ai eu du mal, longtemps après sa lecture, à trouver les mots pour en parler, et je les cherche encore. Je sais juste que j'ai une tendresse immense pour ces personnes qui ne savent pas comment vivre. Et l'on peut avoir toutes les meilleures raisons du monde d'être heureux et comblés, il y a de ces failles qui ne s'expliquent pas comme on le voudrait. Il est de ces failles qui font la beauté et la sensibilité des gens les plus intéressants. Mais qui font aussi leur malheur, ainsi que celui de leur entourage.
    J'ai de l'indulgence pour ces failles, qui sont la marque des gens incapables de vivre dans ce monde sans ressentir l'inexplicable poids de toutes les misères humaines. Il n'st pire souffrance que celle qui ne trouvent pas de source rationnelle aux yeux des autres. Comprendre Lucile est la quête de l'auteur, comprendre et se pardonner, lui pardonner peut-être.
    Lire ce récit m'a heurtée, parce que je me suis reconnue, toutes proportions gardées, dans quelques traits de Lucile. Cette incapacité à vivre, ces brusques bouffées d'espérances et de folie, avant de mieux sombrer, autant de raison de lui porter la même indulgence que j'ai à mon égard.
    La différence, c'est peut-être que j'essaie de changer deux ou trois petites choses, pour ne pas laisser le galion sombrer totalement.
    Un récit d'amour pour la Mère, comme la littérature nous en offre quelquefois.
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    • Livres 4.00/5
    Par Lolokili, le 09 février 2012

    Lolokili
    On ne peut que souhaiter bonne route à Delphine de Vigan après qu'elle se soit, on l'espère, allégée d'un pareil fardeau. Car au-delà de ce portrait en creux de Lucile, sa mère, c'est bien sûr aussi sa propre histoire qu'elle nous livre. Et cette famille hors-normes, moi, je ne l'ai trouvée ni touchante ni sympathique. Je n'y ai vu que des individualités occultées, asphyxiées par l'égocentrisme, l'indifférence ou les non-dits, au prétexte d'une apparente unité familiale censée forcer l'admiration de tous. C'est mon ressenti essentiel au sortir de ce livre.
    Au-delà de ce sentiment inconfortable, on est touché par l'écriture de cette femme au passé si douloureux. Comme elle le dit si bien, il n'est pas très original d'écrire sur sa mère, mais la façon dont elle évoque ses recherches et ses découvertes, ses errances, ses doutes... en fait un récit plutôt atypique, humble, vivant et surtout très attachant.
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    • Livres 3.00/5
    Par Lorraine47, le 20 janvier 2013

    Lorraine47
    Un hymne à la résilience, voilà comment je qualifierais cette autobiographie sincère et bouleversante de Delphine de Vigan. Oui, il a bien fallu que Papa Boris (Cyrulnik) se soit penché au-dessus du berceau de Delphine pour que cette dernière soit capable d'écrire tout court puis d'oser écrire son histoire familiale.
    Amateurs de glauque, passez votre chemin, Delphine après une enquête minutieuse nous livre le portrait de sa mère, ses démons et son terrible secret.
    Le roman se déroule en trois actes, comme une tragédie antique. le dernier acte, le mieux écrit selon moi étant celui qui relate les derniers instants de sa mère. Les deux premières parties souffrent de cette tergiversation tout à l'honneur de l'auteur dont on sent le souci de préserver l'image de sa mère et l'affection de ses parents proches restés vivants.
    Il est toujours délicat dans les affaires familiales d'ouvrir la boîte de Pandore sans qu'il n'y ait quelques dégâts collatéraux. Je ne vais pas faire de la psychanalyse de comptoir, esprit de Boris es-tu là?
    J'ai une admiration sans borne pour ceux qui se livrent à un tel travail mais je me suis sentie voyeuse en lisant ce livre et cela m'a gênée profondément .
    Autant la tragédie vécue par Annie Duperey relatée dans son autobiographie "Le voile noir" m'avait émue au larmes, autant j'ai eu l'impression de rester sur le pas de la porte avec "Rien ne s'oppose à la nuit avec la désagréable sensation d'avoir regardé par le trou de la serrure.
    Je referme cet ouvrage en gardant un certain intérêt pour l'auteur.
    Je suis persuadée qu'elle saura me charmer en me racontant d'autres histoires que la sienne. Affaire à suivre...
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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 31 octobre 2011

    litolff
    Voici un livre que j'ai ouvert avec méfiance, une méfiance double, d'abord en raison de l'engouement général qu'il suscite… (on est parfois déçu !), pour le sujet ensuite, qui peut laisser craindre le déballage impudique… J'ai bien vite oublié ma méfiance : brillant, tendre, pudique et bouleversant, voici ce qui me vient à l'esprit après l'avoir refermé.
    Evoquer la folie de sa mère est une gageure : parler de sa famille, comme le dit Delphine de Vigan, expose au conflit, mais parler de la tragédie qui a ravagé toute sa famille, décortiquer les raisons qui ont pu provoquer cette folie, voilà qui relève de l'acrobatie et suppose une bonne dose de courage, un besoin impérieux de comprendre, de déculpabiliser, de guérir…
    Delphine de Vigan nous raconte sa mère et sa famille, cette famille fantasque, haute en couleurs, improbable, merveilleusement gaie, vivante et pourtant traversée par des tragédies précoces et annonciatrices d'autres drames. Avec beaucoup de justesse, elle nous parle des siens et l'on ne peut que s'attacher à ces grands-parents hors-norme, cette fratrie nombreuse et indisciplinée, cette mère dont elle traque toutes les bizarreries.
    Elle brosse le portrait d'une femme délirante, une mère absente, qui à force de courage deviendra une femme indépendante et une grand-mère farfelue et aimante, et on peut sentir toute la tendresse et l'admiration qui sous-tendent ce portrait en dépit de la souffrance, de la peur de voir revenir les délires…
    J'imagine assez bien le bénéfice thérapeutique d'une telle lecture pour toute la famille de Delphine de Vigan, mais aussi pour tous les lecteurs, et ils sont probablement nombreux, qui ont été confrontés éventuellement à un proche bipolaire ou malheureux simplement de leurs héritages familiaux.
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    • Livres 3.00/5
    Par mariech, le 03 décembre 2011

    mariech
    Avis mitigé sur ce livre qui évoque quand même des sujets très durs , je n'ai pas ressenti de compassion pour les personnages , bien au contraire , le couple des grands parents surtout , le père puis grand père incestueux , la grand mère d'une indifférence incroyable .
    J'ai pourtant lu ce livre assez facilement et peut-être que ce thème bouleversant fait blocage . Moi ce qui m'a marqué , c'est l'écriture froide de l'auteur , je suis pourtant passionnée par tout ce qui touche à la psychiatrie et j'ai trouvé que le portrait de la mère bipolaire était très bien , très réaliste mais en même temps j'avais l'impression de lire la description d'un cas clinique et non pas un récit de vie , c'est de qui m'a dérangé , le contraste avec les confidences très personnelles et si difficiles et la froideur , comme si l'auteur avait contrebalancé la lourdeur des thèmes évoqués par une absence de sentiments . je suis peut-être sévère avec l'auteur mais c'est mon ressenti du moment et tant pis si je suis à contre courant de toutes ces critiques si élogieuses .
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Aliette Armel pour le Magazine Littéraire

    Avec Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine de Vigan enquête sur une femme mystérieuse, bipolaire, fragile qui s'est donné la mort : sa mère. Exprimer les sentiments contrasté... > lire la suite

    Critique de qualité ? (15 l'ont appréciée)

Critiques presse (9)


  • Cyberpresse , le 17 octobre 2011
    C'est dans les manques que le roman puise sa force. Au fil des questions qui restent sans réponse, des trous impossibles à combler, se profile un personnage fascinant. Lucile, si fragile, si déterminée aussi, est infiniment émouvante. D'autant plus que Vigan ne la raconte pas comme une mère, mais comme une femme. La dernière partie du livre, récit en détail du suicide, est bouleversante: Lucile emporte avec elle tout le mystère de son mal-être.
    Lire la critique sur le site : Cyberpresse
  • Lexpress , le 23 septembre 2011
    Avec tendresse et douleur, Delphine de Vigan évoque le suicide de sa mère. Sans doute son meilleur livre.
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  • Telerama , le 21 septembre 2011
    Intranquille et opiniâtre, affectif et âpre, empreint d'une vraie justesse, Rien ne s'oppose à la nuit s'est d'ores et déjà imposé comme un des livres importants de cette rentrée, présent dans les premières sélections des prix Goncourt, Médicis et Renaudot, récipiendaire du prix du roman Fnac.
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  • Bibliobs , le 12 septembre 2011
    «Rien ne s'oppose à la nuit» n'est pas attristant, c'est un récit débordant de santé. Vivifiant. Lustral comme toute tragédie.
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  • LeFigaro , le 09 septembre 2011
    Ce roman intrigue, hypnotise, bouleverse. Il interroge, aussi.
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  • LesEchos , le 29 août 2011
    Tout le talent de Delphine de Vigan est d'avoir capté avec sincérité, loin du pathos qu'un tel sujet pourrait induire - le suicide d'une mère -, la part de lumière émise par l'astre maternel à présent éteint.
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  • Lexpress , le 25 août 2011
    Une histoire à la fois solaire et infernale, lourd héritage dont semble enfin s'alléger Delphine de Vigan, à 45 ans, en le livrant avec sincérité et simplicité. Bon sang, quel bouquin.
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  • LeMonde , le 19 août 2011
    Un chemin sinueux mais tendu par la force d'un amour, d'un élan vital.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Lexpress , le 07 août 2011
    Dans cette enquête poignante au coeur de la mémoire familiale, la romancière fait resurgir les souvenirs les plus lumineux comme les secrets les plus enfouis. Un récit sensible et fascinant, qui fait écho aux blessures de chacun...
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par ms19, le 10 juin 2013

    Je viens de finir ce livre qui m'a bouleversée. Un famille très "comme il faut" qui cache ses secrètes blessures parfois monstrueuses, le tout, raconté avec pudeur, bref, gros coup de coeur

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  • Par megawan, le 07 juin 2013

    Un autre jour où nous avons déjeuné ensemble, Manon est revenue sur la conversation que nous avions eue à propos de Lionel Duroy et la manière dont ce dernier avait été rejeté par ses frères et sœurs après la parution de son roman. Manon approuvait mon projet, réaffirmait son soutien mais, à la réflexion, elle avait peur. Peur que je donne de Lucile une image trop dure, trop négative. De sa part, il ne s'agissait pas de déni mais de pudeur. Par exemple, m'a-t-elle avoué, la scène de Jours Sans Faim, où la mère qui a bu trop de bière, incapable de se lever de la chaise sur laquelle elle se tient, urine sous elle, lui avait semblé d'une grande violence. J'ai rappelé à Manon que cela était arrivé (comme si elle pouvait l'avoir oublié). L'argument était absurde, bien sûr, et ne justifiait rien. Ma mémoire reèle d'autres scènes qui concernent Lucile, plus violentes encore, que je n'écrirai sans doute jamais.
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  • Par LydiaB, le 21 février 2013

    Le 04 janvier 1980, Barbara, la soeur de ma grand-mère, et son mari Claude Yelnick, qui était à l'époque Directeur de l'information de France-Soir, furent invités sur le plateau d'Apostrophes pour un livre qu'ils avaient écrit ensemble, intitulé Deux et la folie. Le livre racontait à deux voix la maladie de Barbara, caractérisée par l'alternance de périodes d'excitation, voire de délire, et de périodes de dépression profonde.
    Sans doute cette date correspondait-elle à la fin des vacances de Noël, car dans l'invraisemblable salle de télévision de Pierremont, tout entière dévolue au culte du petit écran (lequel était immense et trônait au milieu d'un meuble en bois conçu pour l'accueillir), il me semble que ce jour-là, la famille entière fut réunie dans un silence religieux. Les uns s'étaient installés sur les larges fauteuils recouverts de moumoute à poil doux, les autres s'étaient assis par terre sur la moquette bleue. On retenait son souffle. L'émission commençait à peine que déjà se chuchotèrent les premiers commentaires, mais pourquoi s'est-elle habillée comme ça, par qui va-t-il commencer, mais enfin, pas du tout, son tailleur est parfait. Les premiers chut exaspérés fusèrent à travers la pièce. Et puis voilà, attention, oui, Barbara et Claude passaient en premier, si ce n'était pas chic, formidable, épatant, mais enfin taisez-vous, et qui tousse comme ça sans arrêt ?
    Lorsque nous rentrâmes à Paris, Lucile commença à peindre sur le mur du salon, qui était aussi sa chambre, une fresque tourmentée, composée d'arabesques et de spirales, vert foncé sur fond blanc. C'est ainsi que je me la rappelle, tortueuse et menaçante.
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  • Par marina53, le 11 octobre 2012

    J'écris ce livre parce que j'ai la force de m'arrêter aujourd'hui sur ce qui me traverse et parfois m'envahit, parce que je veux savoir ce que je transmets, parce que je veux cesser d'avoir peur qu'il nous arrive quelque chose comme si nous vivions sous l'emprise d'une malédiction, pouvoir profiter de ma chance, de mon énergie, de ma joie, sans penser que quelque chose de terrible va nous anéantir et que la douleur, toujours, nous attendra dans l'ombre.
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  • Par vavou, le 22 avril 2012

    L'anorexie ne se résume pas à la volonté qu'ont certaines jeunes filles de ressembler aux mannequins, de plus en plus maigres il est vrai, qui envahissent les pages des magazines féminins. Le jeûne est une drogue puissante et peu onéreuse, on oublie souvent de le dire. L'état de dénutrition anesthésie la douleur, les émotions, les sentiments, et fonctionne, dans un premier temps comme une protection. L'anorexie restrictive est une addiction qui fait croire au contrôle alors qu'elle conduit le corps à sa destruction. J'ai eu la chance de rencontrer un médecin qui avait pris conscience de ça, à une époque où la plupart des anorexiques étaient enfermées entre quatre murs dans une pièce vide, avec pour seul horizon un contrat de poids.
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