AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
Les Contes interdits tome 5 sur 35
EAN : 9782897864101
240 pages
Ada éditions (11/06/2018)
3.73/5   442 notes
Résumé :
Dans cette version contemporaine du Petit Chaperon rouge, la candeur est bafouée et les fantasmes deviennent cauchemars. Après cette lecture interdite, les bois ne vous sembleront peut-être plus aussi sûrs...

Une vieille Tsigane en communication avec des esprits, condamnée à une fin tragique pour avoir découvert la vérité au sujet de sa fille.

Une enfant retrouvée dans les bois, devenue plus tard une séductrice avide de vengeance.
... >Voir plus
Que lire après Les contes interdits : Le petit chaperon rougeVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (94) Voir plus Ajouter une critique
3,73

sur 442 notes
La période des fêtes de fin d'année est propice à la lecture de contes de fées ... Au coin du feu, je me suis plongé dans le récit de ce petit chaperon rouge interdit aux moins de 18 ans! Et oui, nous sommes dans la collection venue du Québec, LES CONTES INTERDITS! Autant vous dire que la nana à la cape rouge, un panier à la main, ne sera pas aussi innocente que l'originale.

Cette réécriture moderne, sanguinolente et trash du conte nous entraîne à la suite d'une vengeance. En effet, notre petit chaperon rouge va se lancer dans une terrible vendetta ! Et les loups qui ont tué sa grand-mère sont ici un groupe d'hommes immondes et immoraux.

Alors évidemment on n'est pas sur le roman de l'année mais on passe un bon moment à retrouver les similitudes avec le récit original. Personnellement, dans le même registre, j ai préféré la lecture de PETER PAN. La quête de vengeance m'a ici parue un peu longue et les aspects fantastiques ne m'ont pas du tout enchanté.

En effet, la famille de l'héroïne est tzigane et quelques fantômes jouent les apparitions tout au long du récit.

Reste le plaisir coupable d'une lecture interdite même si sur ce coup là, on reste un peu sur sa faim... Pas de quoi vraiment fouetter un chat!
Lien : https://labibliothequedejuju..
Commenter  J’apprécie          441
Conforme aux autres contes interdits de la série que j'ai pu déjà lire, "Le petit chaperon rouge" donne dans l'excès de violence et de sexe. A cela rajoutons l'épouvante avec des spectres qui s'invitent à la danse et il faut faire de réels efforts pour dénicher l'analogie avec le conte de fée original.

Pour être tout à fait honnête, je n'étais pas vraiment curieuse de me lancer dans cette lecture et si un challenge ne m'y avait incitée, je l'aurais laissé roupiller peinard dans ma PAL. Mon pressentiment était bon : une narration très prévisible autour du thème de la vengeance, terrain fertile pour déverser un flot d'hémoglobine. La seule originalité du récit réside dans le fait d'avoir réuni le loup et le chaperon rouge dans une alliance sacrée contre le Mal.

Il me reste plusieurs de ces contes interdits dans ma PAL mais je redoute de plus en plus les scénarii répétitifs.


Challenge RIQUIQUI 2021
Challenge PLUMES FEMININES 2021
Challenge MULTI-DEFIS 2021
Commenter  J’apprécie          302
C'est plutôt un bon tome de la série Les Contes Interdits. Un tome qui mêle, bien évidement, du sang, du sexe et du sordide. Mais Alain n'a pas joué dans le sensationnaliste à tout prix et ça fonctionne très bien. Les clins d'oeil au conte original sont bien amenés. C'est l'histoire d'un vengeance de la part du Petit Chaperon rouge, qui en veut aux 6 meurtriers de sa grand-mère... Pas le meilleur, mais l'un des meilleurs...
Commenter  J’apprécie          271
Une mère-grand dotée de pouvoirs, un loup apprivoisé, des hommes qui ont perdu leur humanité, des esprits torturés qui cherchent la paix, un inspecteur infiltré et un petit chaperon rouge qui a depuis longtemps perdu son innocence et cherche à tout prix à assouvir son désir de vengeance… Vous l'aurez peut-être deviné, vous êtes tout droit dans le scénario d'un conte interdit, la collection imaginée par Simon Rousseau qui revisite les contes classiques pour en apporter une réécriture horrifique voire carrément gore pour certains!

Alors, certes, nul n'ignore que derrière le Loup du conte se cache un prédateur sexuel, avide de jeunes filles pures et innocentes… Mais dans cette version revisitée du conte de Perrault, les prédateurs sexuels sont toute une bande organisée et ils ont monté un réseau de trafic d'enfants afin de permettre à leurs semblables d'assouvir leurs fantasmes et leurs perversions les plus viles… Bref, on a le droit à un vrai concentré d'ordures et de salauds en tout genre, évoluant au-dessus des lois bien évidemment. Enfin, c'était sans compter sur le Petit Chaperon Rouge qui, en justicier vengeur, a plutôt la classe et ne manque pas d'imagination pour faire payer ceux qui ont assassiné sa famille…

Si j'avais parfois frissonné devant l'extrême barbarie de certaines scènes dans Peter Pan, je dois dire que Sonia Alain va moins loin dans l'horreur avec son Petit Chaperon Rouge. Plus proche de la pornographie pour amateurs de bdsm, l'horreur tient davantage aux victimes, jeunes et non consentantes, qu'aux actes eux-mêmes. Malgré les incursions mystiques que l'on retrouve au fil du roman et qui lui donnent un petit aspect fantastique, Sonia Alain nous offre un véritable thriller à la mécanique bien huilée et diablement efficace! C'est sale, sordide mais bien fichu et, contrairement à “Peter Pan” dont les maladresses narratives et les nombreuses coquilles gâchaient quelque peu la lecture, j'ai trouvé l'écriture de bien meilleure qualité dans ce texte! Avis aux amateurs du genre…
Commenter  J’apprécie          170
Déposée encore bébé par la police et une employée des services sociaux dans les bras de sa grand-mère maternelle par une nuit glaçante, Angelika est la rescapée d'un tragique accident qui coûta la vie à sa mère, une danseuse alcoolique et dévergondée qui avait quitté le giron familial depuis deux ans déjà. La vieille Malicia devient dès lors la seule famille restante pour ce petit ange, et tâchera de l'élever de son mieux dans la tradition Tzigane dont est issue sa lignée.


Les années passent, et Angelika est maintenant une jeune fille de neuf ans, chère à sa grand-mère et connaissant les bois environnants comme sa poche. Mais Malicia lui dissimule un terrible secret... elle a fait enquêter sur la mort de sa fille, et a fini par découvrir que ça n'avait rien d'un accident, bien au contraire. Les responsables de ce meurtre déguisé sont d'ailleurs en chemin à l'instant même pour supprimer Malicia également, ainsi que toute trace de ses proches. La grand-mère résignée parvient à faire sortir sa petite-fille dans les bois et lui interdit de revenir avant la tombée de la nuit, pensant lui obtenir ainsi plusieurs heures d'avance et de répit.


Les hommes s'en viennent, assassinent Malicia d'une façon brutale et sauvage, et lâchent des chiens aux trousses d'Angelika dans la forêt, qui ne doit alors sa survie qu'à l'intervention de son loup fétiche avec lequel elle a grandi et au fruit du hasard. Recueillie plusieurs jours plus tard, anémiée et gravement affaiblie, la petite est transportée d'urgence dans un centre hospitalier pour y recouvrer des forces, avant d'entrer dans le cercle infernal des placements en famille d'accueil et toutes les maltraitances que l'on peut y imaginer, jusqu'à ses dix-huit ans.


A ce moment, Angelika est devenue une jeune femme pleine de colère et de chagrin, cachant ses émotions sous une attitude rebelle et provocatrice. Contactée dès sa sortie du refuge pour jeunes désoeuvrés, elle se rend chez un avocat qui connaissait très bien sa grand-mère et lui remet quelques documents lui ayant appartenu et qui retracent toutes les étapes de l'enquête qu'elle menait contre le réseau responsable de la mort de sa fille, la mère d'Angelika. L'amnésie dont souffrait la pauvre enfant jusque là s'efface alors, lui révélant tous les détails de son sordide passé depuis cette nuit fatidique dans la forêt, et tout ce qu'elle a du faire pour y survivre.


Dès lors, Angelika disparaît totalement des radars, préparant dans le plus grand secret sa vengeance si longtemps désirée. Trois ans plus tard, une femme à la beauté ravageuse et au charme indécent fait sa place au sein d'une suite d'escort-girls qui accompagnent les déplacements de très influents hommes d'affaires de la Belle Province, chargées d'accomplir et d'assouvir le moindre de leurs désirs et fantasmes. Cette femme est aisément reconnaissable par la longue cape rouge qu'elle arbore en permanence, un détail parmi d'autres dans sa tenue savamment étudiée pour un effet ravageur chez la gente masculine. Simplement connue sous le nom de la Louve, la fille de compagnie semble prendre son mal en patience, attendant le moment propice pour abattre ses cartes et semer la mort et l'horreur dans son sillage.


Le sergent Olivier enquête depuis des années sur un atroce réseau de pédopornographie et autres immondes supplices du même genre, sans toutefois parvenir à glaner des preuves solides pour mettre la main sur les dirigeants supposés de cette organisation aux méthodes inhumaines, malgré quelques indics bien placés à l'intérieur. Sa meilleure chance sera lors d'un petit séminaire réunissant tout ce beau monde dans une propriété isolée, dans lequel il a pu se faire engager incognito comme agent de sécurité privé. Mais alors qu'il commence doucement à enquêter sur place, les cadavres se mettent à pleuvoir et les allers et venues d'une escort-girl en particulier finissent par lourdement attirer son attention. Il ne lui faut pas bien longtemps pour faire le rapprochement avec cette autre affaire, une jeune femme de dix-huit ans disparue subitement des années plus tôt alors que le chef du cartel semblait s'intéresser de très près à ses agissements.


Olivier sait qu'il vient de mettre les pieds de plein fouet dans une sombre histoire de vengeance, dans laquelle tous les coups ou presque sont permis et où les cibles clairement identifiées auront très peu de chances de s'en sortir indemnes. Dans ce sinistre jeu du chat et des souris, ou plutôt du loup et des agneaux, il ne fait vraiment pas bon être du mauvais côté de la Justice, pas celle des hommes, mais celle réclamée par les esprits courroucés de trop nombreuses victimes sacrifiées sur l'autel de la fortune facile... Oui, les hommes vont payer en ces quelques jours impitoyables. Oui, une série de crimes odieux sera perpétrée pour venger d'autres crimes plus anciens, plus nombreux encore. A Olivier de décider de quel camp il souhaite rejoindre, en son âme et conscience, parce que les cibles, elles, n'auront pas cette chance...


---



C'est je crois le second Conte Interdit que je lis qui soit écrit par une femme, et ça change pas mal de choses je trouve, à commencer par le style qui est plus posé, moins outrancièrement vulgaire, moins gratuit aussi et surtout malgré quelques scènes très osées qui peuvent choquer un public sensible. J'ai eu un peu de mal à croire que c'était écrit par une Québecoise, car il n'y avait pas ce vocabulaire propre à la Belle Province, ce mélange d'anglais et de français et ces termes religieux utilisés comme insultes ou jurons, ici les gros mots sont bien français de souche, et étrangement c'est assez dépaysant.


Le Petit Chaperon rouge a été, de ce que j'ai retenu de la préface, rédigé en deux mois à peine pour répondre à la demande du collectif des auteurs participants aux Contes Interdits chez ADA, par Sonia Alain une femme de lettres spécialisée durant une partie de sa vie dans le milieu éducatif et la gestion de l'enfance. On ressent une certaine passion à travers les pages et les scènes qu'elle décrit, une envie de rendre justice pour tous ces crimes bien trop réels dont nos quotidiens nous abreuvent jusqu'à la lie, nous rendant parfois par trop insensibles au malheur de ces pauvres victimes qui n'ont rien demandé. L'intervention d'une bonne dose de surnaturel, à travers les us et coutumes Tziganes souvent évoqués, nous permet de trouver un exutoire assez simple qui défoule bien c'est vrai et apporte sa pierre à l'édifice tout en laissant les personnages principaux mener leurs actions dans le monde tangible.


Le fait que ce roman ait été écrit en deux mois se ressent aussi, malheureusement, dans quelques fautes et erreurs de style que l'on observera ici et là, comme la répétition du terme ''inusité'' par exemple de chapitre en chapitre, ou encore quelques erreurs de frappe qui n'entament pas la qualité du récit mais auraient pu être évitées avec une solide relecture avant ou après impression. On sent une certaine précipitation à l'oeuvre, il fallait sans doute que ce soit bouclé rapidement, mais l'attention et l'application portées aux détails réellement importants du récit et de son intrigue sont bien présentes et nous rassurent quant à la qualité de cette histoire.


Ça fait du bien je dois dire également d'avoir, pour une fois, un personnage féminin assez fort et solide pour encaisser tout ce qui lui arrive et faire payer au centuple les enfoirés responsables de son tourment. Les scènes où se déroulent des sévices sexuels sont rapidement transformées de sorte que la femme prédatrice en tire pleine satisfaction et que les bourreaux d'hier deviennent les victimes impuissantes d'aujourd'hui, avec la pleine approbation du lectorat. Vus les précédents Contes Interdits que j'ai pu me mettre sous la dent, j'avais assez peur que cette relecture du Petit Chaperon rouge ne tombe encore une fois bien trop gratuitement dans le voyeurisme, mais c'est tout l'inverse au final et ce n'est pas plus mal !
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
Une pensée perturbante le frappa. Agissait-il vraiment de cette façon pour le bien de son investigation, ou parce qu’il désirait au fond de lui que ce tueur extermine tous les membres importants de cette organisation ? Après tout, ces salauds méritaient de mourir. Il secoua la tête à cette pensée, horrifié par cette soudaine noirceur de son âme. Il était un policier, pas un justicier… Il ne pouvait pas, en toute connaissance de cause, cautionner de tels crimes.
Commenter  J’apprécie          90
Chapitre 1

Il était une fois…

Neuf ans plus tard

Angelika observait avec fascination sa grand-mère préparer le repas qui serait donné en cette soirée particulière de la Toussaint. Cette fois-ci, il était prévu que ce soit elle qui allume le cierge réservé à sa maman décédé.

A cette pensée, une ombre voila son regard. Tout ce qu’elle savait au sujet de sa mère, c’était que cette dernière était morte lorsqu’elle n’était encore qu’un bébé, et que c’était la raison pour laquelle les services sociaux l’avaient confiée à son aïeule.

D’une certaine façon, elle ne s’en désolait point. Sa grand-mère était toute sa vie. Auprès d’elle, Angelika avait développé le même respect pour son environnement et tous les êtres vivants qui y habitaient, du simple papillon au plus vorace des prédateurs.

Un sourire amusé étira ses lèvres en portant son regard sur le loup couché en boule, près de l’âtre. Elle l’avait recueilli deux ans auparavant, alors qu’il n’était qu’un louveteau. Il avait été abandonné par sa maman, tout comme elle. Sans doute à cause de sa patte arrière en mauvais état. Grand-mère disait qu’une telle infirmité ne pardonnait pas, dans le règne animal. Il était faible et ne serait pas parvenu à courir après ses proies. Il serait mort de faim.

Cependant, grâce à ses bons soins, ce dernier avait repris des forces et de la vitalité. Son membre avait été redressé et guéri. Depuis, ils étaient inséparables. Un lien mystique les reliait l’un à l’autre ; invisible, mais bien réel.
Commenter  J’apprécie          20
Les loups existaient bel et bien dans le cœur des hommes, certains plus voraces que d'autres, et c'est sans pitié que ceux-ci avaient fait de sa famille un plat de résistance.
Commenter  J’apprécie          140
Vingt minutes plus tard, elle avait tout ce qu'il fallait pour l'accomplissement de son plan élabiré en chemin. Dans le panier d'osier qu'elle avait dérobé plus tôt en journée pour cueillir les champignons se trouvaient une pince coupante, une huile de massage, une bouteille de vin avec un verre, un peu de caviar, ainsi que des craquelins. Avant de quitter sa chambre pour s'y dévêtir, elle avait versé un puissant narcotique dans le liquide bourgogne. La quantité était suffisante pour assommer un bœuf. De cette manière, Manuel Dubois n'opposerait aucune résistance, le moment venu.
Pieds nus malgré l'air frais, elle s'avança vers l'abri de bois avec un détachement salvateur. Elle était investie d'une mission qu'il lui fallait mener à terme, quoiqu'il lui en coûte. Sa sensibilité mise en dormeuse, elle ouvrit la porte-moustiquaire avec une lenteur calculée pour permettre à Manuel de remarquer sa présence, mais surtout pour lui donner l'occasion de détailler ses formes généreuses à demi dissimulées par sa cape rouge, le faisant saliver. Ce dernier tourna un regard déjà vaseux vers elle à son entrée...
Commenter  J’apprécie          10
La lumière et l'ombre font partie d'un tout. Il est facile de franchir la limite qui les sépare l'une de l'autre. Celle-ci est si mince... Plusieurs l'ont compris trop tard.
Commenter  J’apprécie          60

Videos de Sonia Alain (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sonia Alain
Booktrailer du roman Conquise
autres livres classés : thrillerVoir plus
Les plus populaires : Polar et thriller Voir plus


Lecteurs (1334) Voir plus



Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
2912 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre

{* *} .._..