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Carmen Durand (Traducteur)Claude Durand (Traducteur)
EAN : 9782253062066
345 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (02/12/1992)
3.7/5   120 notes
Résumé :
Eva Luna, héroïne du précédent roman d'Isabel Allende, n'avait pas son pareil pour conter des histoires aussi extraordinaires que véridiques, tirées de la chronique locale de son village, Agua Santa. On trouvera ici un nouvel échantillon du talent de la Shéhérazade latino-américaine. Vingt-trois récits burlesques ou sombres, de nostalgie ou de colère, d'ironie ou de révolte. Vingt-trois contes d'une prodigieuse diversité de situations, où la romancière de La Maison ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Nanako-Mai
  08 juin 2021
Première rencontre avec cette autrice à la plume envoûtante et addictive.
Isabel Allende nous livre au sein de ce recueil des petits contes oniriques et captivants dont le principal personnage est très souvent une femme, qu'elle soit jeune, adulte ou âgée, et de laquelle se dégage une sensualité ensorcelante. L'autrice y dépeint l'emprise charnelle des femmes sur les hommes, leur grand pouvoir souvent sous-estimé et l'ascendant dont elles savent faire preuve au sein de ces sociétés patriarcales. le tout sur fond de Dictature, de Révolution, de Conquista et de Colonisation.
Abordés comme des contes, relatés par la voix d'Eva Luna (dont je n'ai pas lu le roman qui lui est consacré…), ces différents récits m'ont emportée. En quelques mots les personnages sont ancrés ainsi que l'ambiance et les décors. Toutes sortes d'émotions y sont relatées : de l'amour à la haine, de la vengeance à la résilience, de la tristesse à la joie… et souvent entremêlées, puisant leur source dans leur contraire. Ajoutez à cela une touche de fantaisie et un brin de fascination… de sa plume, Isabel Allende arrive à créer un univers qui lui est propre et qui invite au voyage. Quand bien même ce voyage nous plonge dans les noirceurs de l'âme et les pires drames, Isabel Allende le fait avec douceur, mélancolie, poésie et sensualité.
Les histoires sont courtes certes, mais je n'ai pas eu ce sentiment de trop peu ni ressenti de frustration quant à la chute. Ce sont des contes aboutis qui se lisent avec délice, bien que certains m'aient moins passionnée/convaincue que d'autres.
Un premier pas dans l'univers de cette autrice qui ne me laisse pas indifférente.
Challenge Les Globe-Trotteurs
Challenge Multi-Défis 2021
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Under_the_Moon
  18 juin 2012
Beau et envoutant.
Je me suis laissée totalement emportée par la beauté, la poésie onirique et l'originalité des de ces récits.
Si vous aimez cet petit on-ne-sait-quoi qui rend la littérature latino-américaine si merveilleuse et prenante : vous serez aisément conquis par la plume d'Allende. Plume qui a eu pour moi la nouveauté d'être féminine (n'ayant lu que des récits signés par des hommes dans ce domaine). Elle nous livre ainsi sa vision de la femme dans un monde dur et dominé par les hommes.
Mon premier Isabel Allende qui m'a donné envie d'en découvrir beaucoup d'autres!
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NathalieBC
  07 juillet 2019
Lu en espagnol dans l'édition Lire en espagnol de Livre de poche. du coup, je n'ai eu que 6 contes /27 mais je les ai savourés et adorés.
Dans chaque conte, le personnage principal est un femme mais, ce n'est pas l'essentiel car ce n'est pas un recueil "féministe". L'essentiel, c'est la plume fantastique d'Isabel Alliende qui sait, en si peu de mots, nous transporter en Amérique du sud, nous faire traverser des déserts, nous immerger dans des ambiances d'émigrés, nous faire côtoyer des marchants ambulants, des saintes, des guerilleros, des cantatrices ratées et surtout nous faire partager les espoirs et les frustrations de l'amour.
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PaulineDeysson
  10 octobre 2021
"Comme Les mille et une nuits, Les contes d'Eva Luna commence dans une chambre, entre deux amants : Eva Luna, nouvelle Ève et fille de la nuit, narre à son amant Rolf Carlé des histoires qu'elle n'a jamais contées à quiconque. Relevant de la nouvelle plutôt que du conte par leur réalisme constant, évoquant tour à tour l'amour, la haine, le mystère et l'indifférence, les récits se succèdent et ne se ressemblent pas ; les personnages sont trop nombreux pour s'y identifier durablement. Je ne me suis pas incarnée dans ce livre comme je peux le faire dans des romans : je suis restée en surface, marquant des pauses entre chaque nouvelle pour mieux les savourer.
Si l'atmosphère de la majorité des récits rappelle fortement Cent ans de solitude, j'ai apprécié leur variété : j'ai ainsi visité tour à tour la Terre de Feu, l'Amérique Centrale, le palais d'un dictateur et les forêts amérindiennes. J'ai vécu plusieurs fragments d'existence en un temps record, devenant magicienne des mots, fillette amoureuse, religieuse, amante, femme battue, simple d'esprit, prostituée et mère. J'ai été homme aussi, homme amoureux, indifférent, trompeur, déçu ou blessé. Tous les Contes d'Eva Luna m'ont emportée à leur manière, tant chacune des vies que j'ai partagées était unique, particulière et digne d'être contée.
Que reste-t-il, à présent que ma lecture est achevée ? Si certaines impressions disparaissent vite, trop fugaces ou classiques pour rester longtemps gravées dans ma mémoire, d'autres demeurent, cristallisées par l'ultime nouvelle où la réalité rejoint la fiction. ‘D'argile nous sommes faits' évoque à la fois la Genèse, en résonance avec la narratrice dont le nom ne doit rien au hasard, et la force fragile de l'être humain, dont la résistance face à l'adversité n'est bien souvent qu'une façade masquant la tendresse d'un coeur abîmé par la vie. Les contes d'Eva Luna rappelle à mes yeux l'importance essentielle de la fiction dans l'existence humaine, sa séduction, ses dangers et son pouvoir pour qui sait la manier. L'ultime nouvelle présente les histoires à la fois comme l'origine et la fin (dans tous les sens du terme) de l'humanité.
Choisir mes récits favoris parmi Les contes d'Eva Luna n'est pas facile. Néanmoins, je citerai ‘Walimai' si je ne devais en retenir qu'un, car il concentre en lui la puissance de toutes les autres histoires et me rappelle ma propre expérience parmi les Ingalais dans Vivre. Celui que j'ai le moins apprécié est probablement ‘Clarisa' : je ne me suis pas retrouvée dans ce personnage trop parfait et dans cette fable qui manque trop d'enjeux à mon goût. Et vous, laquelle de ces nouvelles aimeriez-vous voir en rêve et pourquoi ? »
Émilie – Apprentie Bibliothécaire
Lien : http://www.paulinedeysson.co..
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Chabe37
  19 février 2018
Quel joli recueil de contes. La plume d'Isabel Allende est très douce et en même temps forte de sens.
Ce livre mêle gaieté, tristesse, fatalité, tragique et mysticité. Les fables sud-américaines avec leurs villages reculés au milieu de la forêt. Plane l'ombre également de la dictature et de la colonisation.
Une lecture très agréable d'autant plus que l'on peut interrompre sa lecture sans risque de perdre le fil, tout l'intérêt d'un recueil !
Petit bémol, mon édition comportait quelques fautes. Et certains contes ne m'ont pas plu où j'ai complètement décrochés de l'histoire.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Nanako-MaiNanako-Mai   12 juin 2021
Il est toutes sortes d'histoires. Certaines naissent au fur et à mesure qu'on les raconte, leur substance est le langage même ; avant d'être mise en mots, chacune est à peine une émotion, une velléité de l'esprit, une image ou quelque impalpable réminiscence. D'autres viennent entières, rondes comme des pommes, et peuvent être répétées à l'infini sans que leur signification risque de s'en trouver altérée. D'aucunes sont prélevées dans la réalité et développées au gré de l'inspiration, alors que d'autres germent d'un éclair d'inspiration et deviennent réalité du fait même d'être racontées. Il y a enfin des histoires secrètes qui demeurent enfouies parmi les ombres de la mémoire ; pareilles à des organismes vivants, il leur pousse des racines, des tentacules, elles se couvrent d'adhérences, de parasites, et se transforment avec le temps en matière à cauchemars. C'est ainsi que pour exorciser les démons d'un souvenir, il est parfois nécessaire de le narrer à la manière d'un conte.
p.243
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LostandfoundLostandfound   25 juillet 2013
Le dimanche, elle allait avec son mari à la messe de midi, imperturbable sous sa mantille espagnole, épargnée par l'impitoyable dureté de ce sempiternel été, pâle et discrète comme une ombre. Nul ne l'entendit jamais prononcer davantage qu'un faible bonjour, esquisser des gestes plus démonstratifs qu'une inclinaison de tête ou quelque fugace sourire, elle semblait volatile, sur le point de s'évaporer dans un moment d'inattention. Elle donnait l'impression de ne pas exister et c'est ce qui plongea tout un chacun dans une profonde surprise quand on vit son influence sur le juge et les changements notables intervenus chez celui-ci. (La femme du juge)
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LostandfoundLostandfound   25 juillet 2013
La plus ancienne paroissienne de l'endroit - un un demi-siècle, elle n'avait pas manqué un seul samedi soir au Petit Heidelberg - était la Petite Eloisa, une miniature de femme toute de douceur et de délicatesse, à l'épiderme en papier de riz, coiffée d'une couronne de cheveux diaphanes. Elle avait si longtemps gagné sa vie à confectionner des confiseries dans sa cuisine que l'arôme du chocolat l'avait imprégnée de la tête aux pieds et elle dégageait une odeur d'anniversaire. (Le Petit Heidelberg)
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LostandfoundLostandfound   25 juillet 2013
Au milieu des seringues et des compresses, elle pouvait s'imaginer en héroïne de guerre,une de ces femmes courageuses qu'on voyait dans les films projetés de temps en temps au club du campement. Elle mit une obstination suicidaire à ne pas voir la réalité se dégrader, s'acharnant à embellir chaque instant avec des mots, à défaut de pouvoir le faire autrement. (Tosca)
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Nanako-MaiNanako-Mai   09 juin 2021
Je crois que l'objectif de prise de vues avait un étrange effet sur lui, comme si cet accessoire le transportait dans un autre temps d'où il pouvait contempler les évènements sans y prendre vraiment part.
p.333
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Videos de Isabel Allende (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Isabel Allende
La Maison aux esprits (The House of the Spirits), un film dramatique de Bille August réalisé en 1993, adapté du roman homonyme d'Isabel Allende, publié en 1982. Avec Meryl Streep, Glenn Close, Jeremy Irons. Bande-annonce.
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Romans, contes, nouvelles (822)
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