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Claude de Frayssinet (Traducteur)
ISBN : 2253154830
Éditeur : Le Livre de Poche (04/06/2003)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 217 notes)
Résumé :
C'est la voix d'une jeune femme, Aurora del Valle, qui porte ce magnifique roman situé à la fin du XIXe siècle en Californie, en Europe et au Chili. La très riche Paulina del Valle recueille Aurora, sa petite-fille âgée de cinq ans : elle est orpheline de mère, et son grand-père, le Chinois Tao Chien, vient de mourir. Paulina donne ce qu'il y a de mieux à Aurora, mais elle lui cache la véritable identité de ses parents. De son enfance, Aurora n'a conservé comme souv... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
KATE92
  14 juillet 2013
Une critique supplémentaire ? Plusieurs l'ont déjà fait mieux moi et je ne puis ajouter plus sinon que j'ai adoré ce pavé, sans vraiment de paragraphe mais dont la lecture est aisée tant j'ai été « prise » par cette saga familiale, divisait en trois parties, avant la naissance d'Aurora, puis sa jeunesse et sa vie d'adulte à compter de son mariage.
Une fois de plus, je ne suis pas déçue par l'auteure.
Je recommande vivement ce roman.
Pour ma part, je me « plonge » dans -Fille du destin- : autre ouvrage qui devrait encore me faire voyager grâce à Isabel Allende.
Oui, je sais je viens de me rendre compte que j'aurais du commencer par ce livre puis -Portrait Sépia- Tant pis…
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Sachenka
  28 mai 2011
Portrait sépia est d'abord et avant tout l'histoire d'Aurora, une autre Fille de destin semblable à celles qu'on rencontre dans d'autres romans d'Isabel Allende. Bien qu'elle ait peu accompli elle-même, Aurora a eu un parcours unique qui l'a menée du Chinatown de San Francisco à Santiago au Chili en passant par l'Europe. Elle est avant-gardiste mais surtout témoin des événements qui ont marqué la vie de ses compatriotes (la Guerre du Pacifique, la révolution).
De temps à autre, Allende nous permet de suivre l'histoire de Paulina puis celle de Nivea, deux autres femmes fortes. Malheureusement, la plupart des personnages masculins (Matias, Diego et même un peu Severo) sont faibles, comme c'est le cas de beaucoup d'hommes dans les autres romans de l'auteure.
Ceci dit, c'est toujours un plaisir lire les romans d'Allende. Son écriture fluide et la finesse avec laquelle la psychologie de ses personnages se développe demeurent ses forces. Sans nécessairement tenir en haleine, on ne se lasse pas de la lire. On peut passer deux heures à suivre les péripéties d'Aurora sans s'en rendre compte. Aussi, c'est un voyage très abordable à destination de l'Amérique du Sud.
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Allantvers
  05 juillet 2015
Trois fois bravo à Isabel Allende pour chacun des volumes de sa "trilogie invontaire", dont "Portrait Sepia" que je viens de refermer avec autant de plaisir que les deux autres fait chronologiquement la jonction entre "Fille du destin" et "la Maison aux esprits", premier écrit et best seller mondial de la série.
Ce deuxième opus tourne autour du personnage d'Aurore et de sa quête d'identité à la recherche de ses origines.
Une identité en portrait sépia car fortement marquée par ses aïeux: grands parents maternels qui sont les personnages principaux de "Fille du destin", et grand-mère maternelle, la tonitruante Paulina del Valle, qui domine le roman de sa forte carrure de femme entreprenante, séductrice et libre.
Des personnages hors norme dont Aurora remontera le cours de l'histoire pour parvenir enfin à éclairer les cinq premières années déterminantes de sa vie.
Personnages aussi face auxquels la jeune Aurora semble un peu pâlotte, tant le tumulte de leurs existences et l'éclat de leurs personnalités écrasent tous les autres.
Si "Fille du destin" centrait son action dans une Californie prise dans les tourments de la ruée vers l'or, "Portrait Sepia" nous ramène dans le Chili du tournant du 20ème siècle, ses terres merveilleuses et son aristocratie vieillissante.
C'est donc tout un pan de l'histoire du Chili que l'on s'attache à découvrir sous la plume d'Isabel Allende dont la virtuosité et la luxuriance ne faiblit à aucun moment tout au long de cette saga envoutante autour de la famille, de la mémoire et de la célébration de l'amour.
Une saga roborative et vivifiante que j'aurais eu un immense plaisir à lire!
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gingers007
  17 mai 2017
Aurora del Valle, la narratrice, est la petite fille d'Eliza Sommers. Elle a été élevée une partie de sa vie par sa grand-mère paternelle Paulina del Valle (haute personnalité dans la société chilienne), n'a pas connu sa mère, morte en couche et ne connait pas l'identité de son père. Dans "Portrait Sépia', elle revient sur son histoire familiale, son enfance et tente de dénouer le fil de ses souvenirs malgré le silence auquel elle se heurte dès qu'elle pose des questions.
Aurora fait preuve d'une grande liberté. Elle se fiche du qu'en dira t-on et des conventions; sa "volonté d'Amazone" lui permet de se remettre sur pieds quoiqu'il arrive. Enfant, elle s'échappe systématiquement des pensionnats religieux où on l'envoi.
Bien des années plus tard, après un mariage raté, elle apprendra toute la vérité. Car si le passé de Aurora a été solidement enfoui c'est pour une affaire de classe sociale, du mépris pour Chinatown, la honte du fils bourgeois qui aurait été fabriquer des "bâtards". Tout ceci, sur un fond de guerre du Pacifique qui opposa le Chili à la Bolivie et au Pérou vers la fin du XIXe siècle et à la révolution démocratique qui eut lieu quelques années après.
Je regrette toutefois de n'avoir pas lu "Filles du destin", Isabelle Lalende ayant fait le pont entre les deux en mettant en scène à la fois les descendants de l'un et les ancêtres de l'autre. J'avoue qu'au début j'ai eu du mal à me "lancer" dans ce roman, mais c'est tout de même avec regret que je l'ai terminé.
Je pense toutefois qu'il est plus agréable de se plonger dans le livre en connaissant déjà une partie des personnages et leurs histoires personnelles.
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Roggy
  01 février 2015
Isabel Allende est douée pour les sagas familiales, elle connaît par coeur la trame qui finira par démêler tous les fils qu'elle prend soin de disposer tout au long des différentes étapes.
Encore une fois je me suis laissée téléporter dans ces contrées de beauté inégales, décrites avec des mots souvent simples, mais forts et profonds. Tout semble tellement vrai, naturel, et il est inévitable de se laisser happer par la puissance qui se dégage lorsqu'elle évoque "son" Chili.
Totalement conquise une fois de plus!
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Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
MimekoMimeko   28 septembre 2016
- Ne pouvez-vous pas oublier votre dépit ? Nous sommes tous à un âge où nous devons jeter par dessus bord les sentiments qui ne servent à rien, et garder uniquement ceux qui nous servent à vivre. La tolérance est de ceux-là, mère. Je dois beaucoup à mademoiselle Lowell, elle a été ma compagne depuis plus de quinze ans...
- Compagne , Qu'est-ce que cela signifie ?
- Simplement cela, une compagne. Elle n'est pas mon infirmière, ni ma femme, elle n'est plus ma maîtresse. Elle m'accompagne dans mes voyages, dans ma vie, et maintenant comme vous le voyez, elle m'accompagne dans la mort.
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MimekoMimeko   02 octobre 2016
- Je veux que tu te familiarises avec mes affaires. Nous sommes dans une société matérialiste et vulgaire, qui a un respect très limité pour les femmes. Ici, tout ce qui compte c'est l'argent et les relations, c'est pourquoi j'ai besoin de toi : tu seras mes yeux et mes oreilles, annonça Paulina à son neveu, quelques mois après son arrivée.
- Je n'entends rien aux affaires.
- Moi si. Je ne te demande pas de penser, ça c'est mon travail. Toi, tu ne dis rien, tu observes, tu écoutes et tu me racontes. Ensuite, tu feras ce que je te dirai sans trop poser de questions, nous sommes d'accord ?
- Ne me demandez pas de faire des entourloupettes, ma tante répondit dignement Severo.
- Je vois qu'on t'a raconté des méchancetés sur moi...Ecoute, petit, les lois ont été inventées par les puissants pour dominer les faibles, qui sont beaucoup plus nombreux. Je ne suis pas obligée de les respecter. J'ai besoin d'un avocat en lequel je puisse avoir une totale confiance, pour faire ce que bon me semble sans avoir de problèmes.
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MimekoMimeko   29 septembre 2016
Santiago était une belle ville située dans une vallée fertile, entourée de montagnes rouges en été et recouvertes de neige en hiver, une ville paisible, somnolente où l'air sentait un mélange de jardins fleuris et de crottin de cheval. Elle avait l'aspect d'une ville française, avec ses arbres centenaires, ses places, ses fontaines mauresques, ses portes cochères et ses passages, ses femmes élégantes, ses jolies boutiques où l'on vendait les plus beaux articles importés d'Europe et d'Orient, ses promenades et allées où les riches se montraient dans leurs voitures et sur leurs magnifiques chevaux.
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MimekoMimeko   13 octobre 2016
Elle pouvait parler de tout, elle avait lu tous les livres, connu toutes les villes importantes d'Europe. Mon père, qui l'aimait beaucoup et lui devait tant, disait que c'était une dilettante, elle savait un peu de tout et beaucoup de pas grand chose, mais elle avait suffisamment d'imagination pour pallier ce qui lui manquait en connaissance et en expérience.
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gingers007gingers007   05 mai 2017
Vers le milieu de l'année 1880, le ministre de la guerre et de la marine mourut d'une attaque cérébrale en pleine campagne du désert, plongeant le gouvernement dans une confusion totale. Le Président finit par nommer un civil à sa place, Don José Francisco Vergara, l'oncle de Nivea, voyageur infatigable et lecteur vorace, qui eut pour tâche d'empoigner le sabre à quarante six ans pour conduire la guerre. Il fut parmi les premiers à faire remarquer que, tandis que le Chili poursuivait sa conquête vers le nord, l'Argentine leur grappillait tranquillement la Patagonie au sud, mais personne ne l'écouta, parce que ce territoire était considéré comme aussi peu utile que la lune. Vergara était quelqu'un de brillant, qui avait de bonnes manières et une vaste mémoire. Tout l'intéressait, de la botanique jusqu'à la poésie, il était incorruptible et n'avait aucune ambition politique. Il planifia la stratégie belliqueuse avec le calme et la minutie avec lesquels il menait ses affaires. Malgré la méfiance des militaires, et à la surprise générale, il conduisit les troupes chiliennes directement jusqu'à Lima. Comme le dit sa nièce Nivea : " La guerre est une affaire trop sérieuse pour la confier aux militaires. " La phrase sortit du cercle familial pour devenir un de ces jugements lapidaires qui un jour font partie de la petite histoire d'un pays.
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Videos de Isabel Allende (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Isabel Allende
La Maison aux esprits (The House of the Spirits), un film dramatique de Bille August réalisé en 1993, adapté du roman homonyme d'Isabel Allende, publié en 1982. Avec Meryl Streep, Glenn Close, Jeremy Irons. Bande-annonce.
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Romans, contes, nouvelles (822)
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