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Jean-Daniel Brèque (Éditeur scientifique)Pierre-Paul Durastanti (Éditeur scientifique)
EAN : 9782843440861
291 pages
Éditeur : Le Bélial' (19/06/2008)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Manse Everard et ses collègues sont loin d'en avoir fini avec les pirates du temps avides de réécrire notre Histoire. Au programme des festivités : Rome et ses guerres dans les marches de l'Empire, au sein des royaumes Nord, au tout début de l'ère chrétienne, puis le XVIe siècle des frères Pizarro, en plein Conquista espagnole.
Autant d'époques en péril, autant de missions pour les patrouilleurs du temps, avec pour enjeu rien moins que notre propre réalité...... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  26 août 2018
"Stella Maris" (1991) :
Manse Everard est contacté par Janne Floris spécialiste des Germains de l'Âge du Fer (décidément l'auteur est passionné par les ploucs teutons ^^) : elle a retrouvé les livres perdus des "Annales" de Tacite, mais en possède deux versions qui divergent de manière intrigante sur un point qu'elle juge inquiétant !
Chez Tacite 1, la prêtresse bructère Veleda prêche la guerre contre Rome avant de se raviser et de jouer un rôle non négligeable dans les pourparlers de paix entre rebelles bataves et autorités romaines...
Chez Tacite 2, la prêtresse bructère Veleda jusqu'au-boutiste soutien la guerre à outrance avant de s'exiler en Grande Germanie puis en Europe de l'Est pour fonder une nouvelle religion prophétisant la destruction de Rome...
Allez hop, c'est parti pour une enquête de terrain avec investigations à rebours pour trianguler la bifurcation éventuelle de l'histoire et ses répercussions de la trame du continuum espace-temps... (et évidemment les enquêteurs sont quelque part à la fois cause et conséquence des événements qu'ils observent ^^)
Sur le fond c'est très intéressant car l'auteur a décidé de nous raconter l'année des quatre empereurs et le game of throne romain non du centre mais de la périphérie, non du haut mais du bas... Durant la révolte germano-gauloise de 69-70 après Jésus-Christ, il s'attarde ainsi sur la sécession de Civilis (devenu depuis lors un héros national aux Pays-Bas). Et il se fait une joie de la comparer à la Guerre d'Indépendance américaine, les rebelles bataves jouant le rôle des insurgents et la Rome de Néron jouant le rôle de l'Angleterre de George III (en oubliant qu'il n'y a ici pas d'Océan Atlantique et de flotte française pour protéger le David libéraliste du Goliath étatiste ^^)... Alors évidement Poul Anderson laisse filtrer là-dedans ses idées libertariennes complètement hors-sujet voir WTF, mais j'ai noté avec jubilation que son Gary Stu qui n'arrête de critiquer l'État, le gouvernement, l'administration et tutti quanti répète à chaque épisode que les fonctionnaires de la Patrouille du Temps sont en sous-effectif ! ^^
Par contre je suis complètement passé à côté de toutes les réflexions sur les relations entres paganismes évolutifs et christianisme primitif, avec l'apparition de nouveaux cultes ou la résurgence d'anciens cultes qui auraient préparé le terrain au triomphe de la religion chrétienne en propageant ses valeurs, ses messages et ses méthodes. L'auteur était croyant et pratiquant, et malgré des précautions oratoires en amont et du rétropédalage en aval son concept d'espace-temps résilient est mis mal par toutes ces passages où explicitement ou implicitement il fait comprendre que la voie vers la civilisation et le progrès passe forcément par le judaïsme et le christianisme (donc tout ce qui a pu et peut les favoriser c'est bien, et tout ce qui a pu ou peut les défavoriser c'est mal)... Je regarde la civilisation chinoise, et c'est la grosse rigolade ! ^^
Sur la forme c'est très hétérogène : c'est à la fois un qualité et un défaut... D'un côté on prend conscience de toute le palette technique et artistique de l'auteur, mais d'un autre côté la succession de tons et de styles m'ont empêché de me plonger dans le récit. On retrouve l'alternance entre passé et présent du récit "Le Chagrin d'Odin le Goth", car on passe de la Germanie du Ier siècle pour investiguer et les Pays-Bas du XXe siècle pour débriefer, les deux époques étant aussi bien décrites l'une que l'autre. D'ailleurs l'histoire de Janne Floris est assez proche de celle de Carl Farness, sauf qu'on la fait raconter au lieu de la montrer et que la spécialiste des Germains d'Occident du Haut Empire n'est pas confrontée aux mêmes choix cornéliens et à leurs conséquences douloureuses et tragiques que le spécialiste des Germains d'Orient du Bas Empire... Il y a beaucoup de personnages, beaucoup d'événements, beaucoup de lieux et beaucoup de mouvement mais tellement d'ellipses qu'il n'est pas facile de se prendre au jeu : on a des passages poétiques voire mystiques, on a des passages moraux où on oppose l'action man Manse Everard qui a déjà tout vu et tout connu et l'intellectuelle Janne Floris bouleversée par tous les massacres auxquels elle assiste, on a des passages mélancoliques avec Wael-Edh et Heidhin traumatisés par une tragédie qu'ils n'ont jamais pu surmonter et qu'ils tentent de compenser en étanchant une soif de vengeance commune, on a parfois des passages aussi immersifs qu'un R.E. Howard au meilleur de sa forme (il faudra que je lise les aventures de Conan le Cimmérien écrites par Poul Anderson ^^) et on a parfois des passages aussi arides émotionnellement qu'une chronique historique (mais il toujours intéressant de se plonger/replonger dans les écrits de Tacite, Suétone et leurs émules ^^)...

"L'Année de la rançon" (1988) :
Le 3 juin 1533 le frère franciscain Esteban Tanaquil supervise l'inventaire de la rançon de l'Inca Atahualpa sous la surveillance du capitaine Luis Ildefondso Castelar Moreno de Barracota, mais l'un et l'autre sont enlevés par les bandits temporels exaltationnistes de Merau Varagan. Ils sont interrogés le 15 avril 1610 sauf qu'Esteban Tanaquil est en fait Stephen Tamberly agent de terrain de la Patrouille du temps et que la capitaine Castelar a l'âme d'un héros : il délivre celui qui soupçonne d'être un sorcier avant de s'emparer d'un sauteur temporel et de partir quelque part au bord de l'Océan Pacifique le 11 mai de l'an 2937 avant Jésus Christ... Les Exaltationnistes voulaient rançonner la Patrouille du Temps en menaçant de foutre le bordel dans l'Empire de Charles Quint, le capitaine Castelar lui compte rançonner son sorcier pour assurer sa place à la droite de Dieu en triomphant de tous les ennemis de la très catholique Espagne : sauver Francisco Pizarro Pizarro, conquérir les Amériques, vaincre les hérétiques protestants et les Turcs mahométans avant de reprendre Jérusalem et le Tombeau du Christ ! Vaste programme et Stephen Tamberly lui donne les coordonnées spatio-temporelles de sa nièce nièce Wanda Tamberly : le face-à-face entre l'hidalgo macho et la strong independant woman californienne est réjouissant (« Senorita, lâchez cette arme », « Mais c'est un aspirateur !) » ^^), ce choc des civilisations rappelant de bons souvenirs à ceux qui ont connu les films/séries des années 1980/1990 ^^
Malheureusement à partir du moment où est contactée la Patrouille du Temps, Poul Anderson arrête de nous montrer les événements pour les faire raconter à posteriori par son Gary Stu : en rompant avec le règle d'or « show, don't tell » le récit devient immédiatement beaucoup moins intéressant... On fait raconter l’arrestation des Exaltationnistes qui est un gros pschitt, la neutralisation et et la rééducation du fier hidalgo et la récupération quelque part chez les populations préhistoriques de l'Océan Pacifique de l'oncle Stephen / Esteban… L'auteur nous a bien fait comprendre qu'il kiffait les femmes athlétiques, donc c'est tout naturellement que son Gary Stu Manse Everard et Wanda Tamberly entame leur romance sans doute à suivre dans un épisode suivant ^^
Réjouissant puis frustrant (et ce n'est pas la première fois), le récit a le mérite de montrer de l'auteur est aussi efficace avec la légèreté qu'avec la gravité : il m'a donné vachement envie de me lancer dans "Les Croisés du Cosmos" dont le pitch présente pas mal de similitudes avec celui de cette sympathique nouvelle ^^
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fnitter
  11 septembre 2020
Trois étoiles.
Pourquoi Trois ?
Deux pour la première (Stella maris), un roman court sur une micro uchronie au tout début de l'ère chrétienne dans les guerres de conquêtes, reconquête et maintien de la paix entre l'Empire romain et les frustres guerriers du Nord. du batave du germain, du teuton…
Sûrement, très précis, documenté et collant à l'histoire (je n'en sais rien, car honnêtement, je suis totalement inculte de cette partie historique), c'était long, pontifiant. L'enjeu est plus que limité, tout comme l'action. C'est mou et même l'histoire dans l'histoire (l'amour?) entre Everard et Floris est d'un ennui non pas intersidéral, mais au moins intertemporel. Bref, et je le conseille sincèrement, pour ce tome, passez-vous de la première historie et attaquez directement la seconde.
Quatre étoiles pour la rançon du temps. Nettement plus accessible, plus rythmé. On réexplique un peu les concepts, les finalités de la Patrouille, on vadrouille entre les différentes époques, ça fight un peu. Bref tout ce qui fait le sel d'une bonne histoire de Manse Everard. le pitch, un conquistador se fait les dents sur un scooter temporel, et montre qu'on peut être du passé sans pour autant être un idiot, mais qu'on peut rester coincé dans son éducation ou la mentalité propre à son époque. Une sympathique leçon d'histoire qui montre encore que le monde n'est pas noir et blanc mais bien d'innombrables nuances de gris.
Un avis donc mitigé pour cette anthologie.
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lyoko
  14 septembre 2016
Poul Anderson nous fait voyager une fois de plus dans l'espace et le temps grâce à son patrouilleur du temps.
Il nous emmène avec un premier roman dans la rome antique ou l'on rencontre Tacite. Mais une couac temporel oblige Manse Everard a intervenir;
Puis à travers une petite nouvelle il nous fait voyager chez les incas au XVIème siècle.
Ces deux histoires sont totalement différentes mais la documentation y est abondantes. de plus l'auteur s'interroge sur les mythes et légendes. C'est touours très agréable de suivre les aventures du patrouilleur du temps.. surtout que l'auteur laisse plus de place à la morale qu'aux règles imposées à la patrouille.

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BazaR
  08 septembre 2018
Nouvel essor de Sir Poul sur sa cavale.
Ce troisième tome de la Patrouille associe deux courts romans plutôt différents d'atmosphère (et toujours différents pour ce qui est des époques).
Stella Maris m'a laissé un goût mitigé dans la bouche. Ce récit possède d'indéniables qualités d'écriture. Il est profondément tragique et cependant exacerbe de belles qualités d'humanité à travers le caractère empathique de la patrouilleuse de terrain Floris. L'époque choisie ne pouvait d'ailleurs que me plaire : l'antiquité au début de la gloire de l'Empire romain avec l'arrivée au pouvoir de Vespasien, plus précisément la périphérie germanique – une zone à laquelle l'auteur est attaché. Poul Anderson a choisi de développer une péripétie de l'histoire que je ne connaissais pas, une montée en mayonnaise d'extraits des Histoires de Tacite. Sa précision historique et son rendu fictionnel son parfaits ; on s'y croirait (en tout cas un adepte du vernis culturel comme moi s'y croirait). On ne peut que compatir au destin des personnages inventés que sont Edh et Heidhin. Avec Floris, ils portent la force du récit. Les personnages historiques comme Civilis et Cérialis tiennent leurs rangs et paraissent bien vivants, bien que limités dans leurs actes par la connaissance même que Tacite nous en a laissée.
Cependant ce roman a la malheureuse qualité d'être proche du « Chagrin d'Odin le Goth » – court roman du tome 2 – en ce qui concerne le peuple décrit (des germains) et l'atmosphère tragique générale que l'on ressent à sa lecture. Et dans le genre, Stella Maris est définitivement inférieur (ce n'est que mon avis). le récit est particulièrement lent, suffisamment pour que je considère que l'on se vautrait parfois dans les atermoiements psychologiques. Enfin, l'écueil temporel à l'origine de l'histoire est d'une grande subtilité. Je me suis demandé s'il y avait vraiment péril en la demeure. Mais bon, le battement d'aile d'un papillon, etc. etc. Pourquoi pas ?
Je me demande quand même comment la version Tacite 2 des Histoires à l'origine du récit – version écrite dans une version avortée de l'histoire du monde – a bien pu être conservée dans le flux temporel « officiel ». Seule possibilité que j'imagine : un ou des voyageurs temporels se sont emparés de cette version « avant » que l'Histoire ne soit remise en ordre et l'ont déposée en amont dans le temps, là où elle ne risquait pas d'être effacée par la même « remise en ordre ». Ça vous va ?
L'Année de la Rançon est donc d'une toute autre tenue. C'est un récit beaucoup plus premier degré, plus léger et centré sur l'action. Dans le genre, il ressemble à la première histoire de la Patrouille ou à « D'ivoire, de singes et de paons ». C'est épique, ça bouge vite, nous déplace sans arrêt entre l'Amérique des Incas et des conquistadores, l'Amérique préhistorique, la Londres du 19ème siècle et le 20ème siècle. Il y a de vrais méchants temporels déjà vus dans le tome 2, un noble espagnol du 16ème siècle haut en couleur et un très beau personnage féminin contemporain que l'on a aussi déjà entrevu dans le tome 2 : Wanda Tamberly. La rencontre entre l'hidalgo et Wanda est particulièrement savoureuse. L'oncle de Wanda, qui joue le rôle de la princesse à sauver, est également attrayant. Sa méthode pour se faire repérer dans le temps par la Patrouille est très futée.
Bref ce récit est avant tout fait pour se distraire et c'est tout à fait ce dont j'avais besoin.
Deux courts romans très contrastés comme vous voyez. La façon dont on les reçoit dépend beaucoup de son état d'esprit du moment. Sur le moment, je voulais plus m'amuser, d'où ma préférence pour l'Année de la Rançon.
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Srafina
  16 septembre 2018
Troisième opus consacré au cycle de la patrouille du temps, La rançon du temps est composé de deux courtes histoires :
- Stella Maris
- L'année de la rançon.
Le premier met en scène Manse Everard ainsi qu'une jeune femme, Janne Floris, spécialiste de l'âge de fer romain et de l'Europe du Nord.
Une incohérence est apparue dans une chronique de Tacite. La guerre des romains vs les germains aurait duré une année de plus à cause d'une prophétesse Veleda qui aurait motivé les tribus locales à combattre Rome.
Nos deux acolytes vont donc chercher à remettre l'histoire à sa place, et c'est par petites touches dans le temps qu'ils rétabliront la trame du temps. Non sans mal car Floris comme d'autres patrouilleurs avant elle, se prendra de sympathie et d'empathie pour le personnage dont elle doit s'occuper et sa vie personnelle en sera impactée.
J'ai bien aimé le sujet de ce court roman bien qu'il ait été un peu ardu pour moi de retenir tous les noms des guerriers et des événements de cette époque que je connais peu. Il n'empêche, quand l'histoire rejoint L Histoire, la tragédie n'est jamais bien loin. Et Poul Anderson nous met bien en évidence comment peuvent naître les mythes et légendes.
Pour le 2ème récit, on se retrouve au XVIème siècle lors de la conquête de l'Amérique du sud par les espagnols, lors du pillage des richesses des Incas et des massacres d'indiens de l'époque, plus précisément, au Pérou le 3 juin 1533.
C'est sous l'identité d'un moine franciscain que le patrouilleur Stephen Tamberly a rejoint les troupes de Pizarro. L'agent de terrain a pour mission d'inventorier les magnifiques objets en or qui vont être fondus et expédiés en Espagne. Ce butin, est la rançon que Pizarro a exigé pour libérer l'empereur Inca.
Comme personnage annexe mais essentiel à l'histoire nous rencontrons Don Luis Ildefonso Castelar y Moreno, conquistador, soldat et bretteur émérite de la compagnie de Pizarro.
Les deux hommes vont se retrouver aux prises avec un groupe de chronoterroristes dirigé par Merau Varagan, pirate temporel déjà rencontré dans « D'ivoire, de singes et de paons ».
Cela va bien sûr créer un anachronisme dans le temps que Manse Everard ne va pas tarder à résoudre en compagnie de la nièce de Tamberly, Wanda qui fait ici pour la première fois connaissance avec la patrouille du temps.
J'ai trouvé ce récit très agréable à lire, les allez-retours dans le temps mettent du dynamisme, et on ne s'y ennuie pas du tout, au contraire. Il y a de l'action, des révélations sur les uns et les autres des protagonistes, tout cela fourmille de détails qui nous plonge encore plus dans le cycle.
Toujours autant de plaisir à lire La patrouille du temps, ce cycle de courtes histoires est varié et sympathique et nous fait rencontrer un tas de personnages attachant aussi bien réels que légendaires. Il est intéressant de se transposer dans une autre dimension de ce que l'histoire aurait pu être … mais ne le sera pas…
A la prochaine avec le tome 4 « Le bouclier du temps »
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Nadou38Nadou38   29 septembre 2018
Jamais je ne serai un chaud partisan des Romains, mais ils apportent aux gens autre chose que les marchands d'esclaves, les publicains et les jeux du cirque. La paix, la prospérité, l'ouverture sur le monde... tout cela ne dure pas, mais quand la marée barbare se retire, on trouve parmi les décombres des livres, des outils, des croyances, des idées, des souvenirs du temps passé, autant de matériaux à partir desquels les générations suivantes reconstruiront le monde... Et parmi ces souvenirs, le plus important est peut-être celui d'une vie qui ne se réduisait pas à la simple survie.
(Stella Maris)
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BazaRBazaR   07 septembre 2018
Julio Vasquez paraissait bel et bien déplacé: petit, trapu, le teint basané, les cheveux noirs, le visage aplati et le nez busqué. Quoique né au XXIIe siècle, c'était un Andin de pure souche ou quasiment, se rappela Everard. Mais le quartier était sans nul doute coutumier des visiteurs exotiques. Non seulement Londres était le centre d'un empire à l'échelle mondiale, mais en outre, York Place donnait sur Baker Street.
("L'Année de la rançon")
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Nadou38Nadou38   01 octobre 2018
En vérité, les Espagnols, Inquisiteurs compris, n'étaient ni pires ni meilleurs que les autres conquérants de cette époque, et on trouvait même des gens de bien parmi eux. Cortes en personne, et même Torquemada, ont tenté d'obtenir un semblant de justice pour les indigènes. N'oubliez pas que ces populations ont survécu sur toute l'étendue de l'Amérique latine, notre terre ancestrale, alors que les Anglais, et leurs successeurs yanquis et canadiens, n'ont pas fait dans la dentelle.
(L'Année de la rançon)
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SrafinaSrafina   16 septembre 2018
Pas la moindre trace de vantardise dans sa voix. Les Exaltationnistes avaient commis une bévue fort répandue : sous-estimer un homme du passé. Si celui-ci ignorait tout du savoir qu'ils maîtrisaient du fait de leur civilisation plus avancée, il n'en était pas moins leur égal en matière de ruse. Et il était en outre issu d'une culture aguerrie par plusieurs siècles de conflit – un conflit rapproché, où on affrontait l'ennemi au corps à corps plutôt que de s'opposer à lui via des consoles électroniques.


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TatooaTatooa   22 août 2018
Mieux valait rester dans cette époque archaïque afin de se familiariser avec les habitants, mais aussi avec la Nature. Celle-ci - la grande forêt primitive, les mystères du jour et de la nuit, de l'été et de l'hiver, les tempêtes, les étoiles, la vie et la mort - imprégnait jusqu'à l'âme des hommes. On ne pouvait les comprendre, appréhender leurs émotions, tant qu'on n'avait pas pénétré cette Nature, tant qu'elle ne vous avait pas pénétré.
(Dans "Stella Maris")
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Videos de Poul Anderson (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Poul Anderson
http://www.librairiedialogues.fr/ Annaïs de la librairie Dialogues nous propose ses coups de c?ur du rayon Science-Fiction : Tau zero de Poul Anderson (Pocket), Omale de Laurent Genefort (Folio SF) et Le vivant de Anna Starobinets (Mirobole). Réalisation : Ronan Loup. Questions posées par : Marion le Goascoz.
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