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ISBN : 2822500363
Éditeur : Kirographaires Editions (10/09/2011)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Le temps d’une nuit, la dernière passée au chevet de sa grand-mère, l’auteur replonge en enfance. Dans un aller-retour permanent entre l’instant présent et le passé, elle revit les nombreux moments de complicité qu’elles ont partagés. Nous les suivons au gré de leurs voyages entre Drôme et Ardèche, de la vallée du Rhône au rude plateau Ardéchois. L’auteur redevient la petite fille à l’imagination débordante et nous offre ses souvenirs comme autant de madeleines de P... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Piccola
  06 octobre 2012
C'est avec beaucoup de plaisir et d'émotion que j'ai lu Mamy Grand, de Sylvie Arnoux. le temps d'une nuit de veille au chevet de sa grand-mère agonisante, l'auteure revit des moments passés avec cette femme si généreuse et aimante. On sent l'importance de cette relation, la façon dont elle a participé à la construction de sa personnalité. Plonger dans ces souvenirs, c'est aussi l'occasion pour Sylvie Arnoux de décrire l'Ardèche et la Drôme de son enfance, les charmes multiples de cette région au caractère fort, et de nous entraîner dans une promenade pleine de saveurs et de découvertes sensorielles (la fabrication des bugnes, la dégustation du gâteau aux marrons ou des anis de Flavigny m'ont mis l'eau à la bouche !) Sensible, la petite fille nous fait partager ses peurs d'enfants, son dégoût de la colonie à laquelle elle est obligée de participer, mais aussi ses joies et ses questionnements sur le monde qui l'entoure. Sa grand-mère est omniprésente, protectrice et inventive, mais une place est faite également aux oncles et tantes plus ou moins originaux qui font tout le charme et la tendresse de cette chronique familiale. Jusqu'aux animaux qui ne sont pas oubliés (j'ai adoré le passage sur les poules !) Chaque petit évènement est mis en valeur, et on retrouve en souriant des choses familières, comme le compartiment de train dont la portière ne ferme pas, qui pourtant, n'existent plus aujourd'hui.
Tous ces moments vécus avec sa grand-mère restent inoubliables, et quand l'heure vient de lui dire un dernier adieu, son désarroi nous bouleverse…
J'ajouterais que le texte est bien écrit, dans une langue simple mais évocatrice, qui s'adapte aussi bien au ressenti de la petite fille qu'aux réflexions de la femme adulte.
Si j'ai un seul regret, c'est que l'auteure ne nous donne pas la clé de l'hostilité qu'éprouve à son égard son arrière-grand-mère, Mémé Vieille. Ce sentiment de rejet, évoqué à plusieurs reprises, m'a intriguée autant qu'il m'a choquée, sans que j'en puisse comprendre l'origine…
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CorinneGatelChol
  09 mai 2012
Entre ce livre et moi ce fut une histoire rondement menée ! Reçu des mains de mon fils le dimanche matin, lu dans l'après-midi (la morosité du temps aidant), chroniqué le soir même ! ça chez moi ça tient du record ^^

Mais STOP, je vous vois venir avec vos grands sabots ! Ne pensez surtout pas que je ne l'ai pas aimé : JE L'AI DEVORE !
...et pour causes : nous avons Sylvie et moi la même enfance, les mêmes souvenirs.
NON, Sylvie n'est pas ma soeur !...mais elle aurait pu l'être.
Grand-mère qui parait éternelle mais qui ne l'est pas, et qui vous quitte un jour, comme ça, emportant avec elle des scènes de votre vie d'enfant.
Hauts plateaux de l'Ardèche du Nord pour elle et de la Haute-Loire du Sud pour moi (oui la distance à vol d'oiseau n'est pas énorme).
Famille à rallonge que l'on (re)découvre en été avec des Augusta, des Robert, des Clément... et ce mot charmant de TATAN qui n'existe je crois que par chez nous (oui chez vous les autres on dit "tatie" ou "tata" ou "tantine"... mais pas Tatan ;-) !
Les airelles que l'on ramasse au peigne et qui tachent les doigts... et surtout les dents^^
Le canevas avec le chaton que l'on t'offre vers 6 ans parce que tu deviens grande (perso j'ai jamais réussi à le finir^^).
Les bugnes à la forme si particulière qui sentent le rhum et la fleur d'oranger.
Le pain que l'on taille en larges tranches (toi de la châtaigne moi du seigle) et que ta grand-mère tartine de beurre et soupoudre de cacao.
Les maisons des vieux qui font un peu peur lorsque l'on y entre.
La burle sur les plateaux qui forment des congères.
La sanguette que je trouvais moi-aussi dégueulasse aussi je tournais le dos à la table pour ne pas la voir.
Les rideaux contre les mouches faits avec des bouchons plastique évidés que ma grand-mère crochetait avec des laines de couleurs vives.
Le saucisson plié dans du journal et mis sous la cendre.
La tombe du cimetière qu'on allait nettoyer et celles des autres qu'elle me présentait comme si on visitait des amis (d'où mon goût immodéré pour les cimetières).
Les histoires "d'avant" qui font que tu deviens une accro de généalogie (moi mon passage préféré c'était lorsque ma grand-mère me racontait comment elle s'était faite couper les cheveux -qu'elle portait en macaron- alors que son père ne voulait pas !)
...et même le fait qu'elle se faisait un plaisir de partir en voiture avec moi alors qu'elle était fatiguée pour les autres !
Bon j'arrête ?! MDR
Je ne vous parlerai pas de ce livre, touchant, discret, suave, parce que je l'ai ressenti plus que lu. Je l'ai absorbé. Je dirai simplement qu'il m'a souvent mis les larmes aux yeux mais m'a fait aussi souvent sourire... et que vous devriez impérativement le lire !
Je te félicite Sylvie, tu m'as eu "au livre témoignage" moi qui n'aime pas vraiment ça et le pire c'est que j'ai aimé me laisser prendre par tes madeleines ;-)

PS (message privé à Sylvie) : alors comme ça toi-aussi l'Auberge de Peyrebeille te foutait la frousse ? le haut de l'escalier : "alors là c'est ici que ce tenait celui qui assomait les clients en se mettant sur cette planche...et c'est dans cette cour qu'ils ont été guillotinés"... avec l'accent... MDR
Ma seule différence, un grand regret, je n'ai pas pu me rendre au chevet de ma grand-mère (qui est morte à 90 ans) parce que j'accouchais à 500km de chez elle (en Alsace^^)
Lien : http://www.les-etrangers-du-..
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GAILLOT
  10 janvier 2013
J'ai lu " Mamy Grand" de Sylvie Arnoux (Ed. Kiro). Plusieurs choses sont touchantes dans ce texte qui conte la relation entre un enfant et sa grand-mère. Cette relation qui est de l'ordre d'un amour réciproque fort et qui n'a pas besoin de mots pour se dire – et le lien ne cesse de s'exprimer, au fil des pages, fort et nourrissant.
Mamy Grand, si entière et dévouée aux siens qu'on la voudrait à soi :-)
Le style de l'auteure, sobre, voire emprunt d'une certaine pudeur, pourrait empêcher de ressentir ces liens-là, mais au contraire, l'écriture exprime parfaitement l'attachement.
Le souci du détail est étonnant. On ne fait pas que lire, on voit... On voit cette période révolue, durant laquelle les enfants recevaient, pour un bonbon au caramel, l'équivalent d'un petit trésor.
Étonnante cette mémoire de l'auteure, extrêmement précise, comme si Sylvie Arnoux avait fixé à jamais chacun des moments passés auprès de sa grand-mère. Si personnellement je ne suis nostalgique d'aucun passé, je me rends compte qu'il y a dans ce livre des témoignages d'un art de vivre qui ne reviendra pas, un témoignage qui comblera toutes les personnes qui ont connu cette époque là – et/ ou qui ont, eux aussi, une mamie formidable.
Le récit démarre à l'approche de la mort de Mamie Grand, la famille qui se retrouve autour d'elle, le passé qui se raconte comme un adieu à la hauteur de cette personnalité qui s'en va, un témoignage d'amour fort.
Elle est à la fois triste et sereine, cette mort-là, car c'est la mort d'une belle personne, d'une belle personnalité, autant terrienne que cérébrale – même si elle ne s'en vante pas. C'est l'histoire d'une mamie qui a donné un amour fort et équilibrant aux siens, notamment à sa petite fille. Une jolie histoire en vérité :-)
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blackfountain
  19 novembre 2011
Dans les pages de "Mamy Grand", de Sylvie Arnoux, pas d'actions se télescopant à un rythme effréné, pas de suspense diabolique, pas de jeune héroïne riche et belle ne sachant plus où elle en est de ses amours avec Pierre ou Paul... Non, rien de tout cela mais une histoire toute simple, écrite avec une plume trempée dans l'encre de la pudeur et de l'émotion, qui captive le lecteur dès les premières lignes.
Mamy Grand est maman, grand-mère et arrière-grand-mère. Elle vit ses dernières heures, dans une maison de retraite. Au cours d'une ultime nuit passée en sa compagnie, l'auteure entreprend un long et paisible voyage, entre présent et passé, en suivant le fil de ses souvenirs. C'est toute son enfance qui renaît, auréolée de ses senteurs et saveurs si familières... Un temps où l'on prenait le temps. de vivre. de découvrir. de partager. D'aimer.
Mamy Grand apparaît derrière chaque souvenir, lien incontournable entre les générations, mémoire vivante de tous les membres, décédés ou présents, qui tissent la toile de sa grande famille. Une femme forte, de caractère, à l'image de la rusticité authentique de son Ardèche natale. Ses doigts de fée savaient tout faire, elle s'intéressait à tout. Elle a pris le temps de transmettre ses savoirs, devenus cadeaux inoubliables pour ses petits-enfants...
Au-delà de ce beau portrait de femme, l'auteure nous offre également quelques émouvantes réflexions sur la mort, la vieillesse : "Quand descend-on du train de la vie pour s'asseoir sur le quai et regarder le temps défiler..." ; ou encore sur les relations si particulières qui unissent une petite-fille à sa grand-mère. Mamy Grand, ou l'invitation à un voyage, le dernier, dans la douce lumière de la pudeur des mots.
Lien : http://darklimelight.over-bl..
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pascale.madeleine
  12 mai 2012
J'ai acheté le livre, par « sympathie » entre auteurs, car je lis rarement de « témoignages familiaux ».
Pourtant, la photo a attisé ma curiosité, ce chemin qui s'éloigne dans la campagne Ardéchoise m'entraînait presque à mon insu.
Sylvie Arnoux dévoile dès les premières lignes, une sensibilité de petite fille dans laquelle je me suis retrouvée, lorsqu'elle se souvient de leur connivence et des nombreux jeux qu'elle échangeait avec sa grand-mère.
A coups de phrases simples mais finement ciselées, elle nous emmène dans un univers connu de tous, mais oublié parfois : l'enfance.
Et nous voilà avec l'auteure, fillette, nous plongeant dans ses souvenirs, qui nous apostrophent parfois, dans de singulières similitudes. Quoi de plus naturel ? Il s'agit là d'une histoire universelle : les sentiments, les échanges que nous avons tissé avec sa mère, son père, sa grand-mère... La somme de tous les petits bonheurs vécus, qui, même au-delà de la mort, restent, comme autant de madeleines de Proust...
La mort y est évoquée avec beaucoup de pudeur. Nous vivons la dernière nuit de Mamy Grand, comme si nous quittions notre propre grand-mère, dans les mots délicats de Sylvie Arnoux… La mort y est évoquée avec beaucoup de pudeur.
Si les mots de Sylvie Arnoux sont simples comme les petits bonheurs évoqués, ils sont empreints de douceur.
Et l'on se laisse aller à une douce nostalgie …
Lien : http://www.pascale-madeleine..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
JessicaLumbrosoJessicaLumbroso   03 avril 2012
Voilà un récit touchant de simplicité, touchant d'innocence.
Que dire de plus ? En voilà l'essentiel de ce que j'en ai pensé.
L'écriture est fluide, les personnages bien campés (et l'on s'y retrouve beaucoup), et le tableau peint de cette grand-mère idyllique d'une attendrissante sincérité. Voilà un ouvrage qu'on lit d'une traite, heureux d'évoluer dans un univers tendre et mélodieux qui nous a, pour certain, échapper toute notre enfance.
La part de mystère demeure : on sent d'instinct qu'il s'agit d'un récit autobiographique, mais on se demande tout du long où se situe la part de réel. Tous les souvenirs sont bien vivants, malgré qu'il semble improbable de se rappeler avec autant d'exactitude notre enfance.
Malgré tout, voilà un récit qui m'a plût, et je félicite l'auteur pour sa plume légère, agréable et honnête.
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nanetnanet   27 octobre 2013
Je savais que je devrais affronter cela un jour. Je savais qu'un matin, mon téléphone sonnerait pour me dire de venir, vite.
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