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EAN : 9782072769054
128 pages
Éditeur : Gallimard (05/09/2019)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 8 notes)
Résumé :
" De prime abord, on se dit que la brume est rêveuse, et que le brouillard nous englue. Elle, vive et facétieuse, cache et révèle tour à tour, se prête aux divagations en tout genre. Pour un peu, elle enchanterait le réel. Lui, inquiétant, immobile, pèse sur les paysages et les consciences de toute son épaisseur, sombre écran sur lequel projeter nos angoisses. Mais les choses ne sont pas si tranchées. Les nébulosités sont plus subtiles que ne pourrait le laisser sup... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Corboland78
  05 septembre 2019
Corinne Atlan, née en Algérie, est romancière, essayiste et traductrice. Diplômée de l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales, elle a vécu près de vingt ans en Asie (résidant actuellement à Kyôto), enseignant le français au Japon (Tôkyô, Nagano, Nagoya, Kyôto) et au Népal (Centre Culturel Français de Katmandou). Corinne Atlan a traduit à ce jour plus de 60 oeuvres japonaises, principalement des romans (de Haruki Murakami, Ryû Murakami, Yasushi Inoue…) mais aussi de la poésie et du théâtre et publié plusieurs ouvrages personnels dont Un automne à Kyôto en 2018. Petit éloge des brumes, un texte inédit, vient de paraître.
Amateurs de littérature japonaise, voici un ouvrage qu'il ne faut pas rater. Certes la rentrée des éditeurs va alourdir vos listes de lectures mais ce bouquin est court et s'avère indispensable pour mieux appréhender l'univers si particulier de la culture du pays du Soleil levant.
Pour la forme, l'auteure marie avec bonheur le récit autobiographique à travers ses voyages et expériences personnelles, et l'essai, pour nous initier à la subtile nébulosité de la brume et du brouillard (sous toutes ses formes) qui sont à la culture/spiritualité du Japon, ce que le sfumato est à la peinture de Léonard de Vinci. Ce mariage est réussi car il nous permet d'ingurgiter des notions complexes et très cultivées enveloppées dans une prose soignée agrémentée d'exemples vécus par Corinne Atlan. Quand l'ardu est mis à notre portée le lecteur en retire un plaisir plus grand encore.
Vous trouverez donc dans ce livre les clés pour mieux comprendre ces sensations étranges qu'on ressent à la lecture des romans de Junichirô Tanizaki, Yasushi Inoue etc. ou quand on contemple peintures ou dessins d'Hokusai par exemple. La notion de « brume » ou de « brouillard » prend tout son sens quand on a conscience du cycle de la nature où l'eau peut prendre de multiples formes, mer, pluie, nuage, brume ou brouillard, neige, glace… toujours « l'eau continue à exister dans l'atmosphère, mais change simplement de forme : c'est là un point essentiel dans la conception bouddhique des choses. » Nature/Spiritualité/Art ce livre en prouve l'interpénétration.
Vous vous régalerez de certains passages particulièrement poétiques (les lumineuses explications sur cette passion japonaise pour les cerisiers en fleurs) et des références littéraires ou autres citées en exemples et vous retiendrez que « le Japon propose sans cesse une inversion des valeurs communément admises en Occident (et qui passent souvent, à tort, pour des valeurs universelles.) »
Un petit livre (en pages) au prix ridicule (en euros) mais énorme en enseignement et ça, ça n'a pas de prix !
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
nath45nath45   10 novembre 2019
Quiconque a marché dans les montagnes pendant plusieurs jours ou semaines sait à quel point pensées et préoccupations ordinaires s'évaporent au fur et à mesure que l’on approche des sommets. Toute l’attention se reporte sur les éléments d’un paysage qui se renouvelle à chaque pas. Les pensées s’élaguent, le superflu s’élimine, ne laissant finalement que l’essentiel de ce que nous sommes : un pivot entre le ciel et la terre. (Page 50)
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nath45nath45   10 novembre 2019
« Ne lis pas trop, tu as t’abîmer les yeux. »
Je n’ai jamais ajouté foi à cette phrase, souvent entendue dans mon enfance. Il n’y a aucun lien de causalité entre la mauvaise vue et l’amour des livres. L’une comme l’autre procèdent d’un même besoin de vivre dans l’imaginaire, de ne pas se laisser submerger par la réalité environnante, lire est une manière de s'échapper, la myopie une façon de détourner le regard. (Page 16)
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Corboland78Corboland78   05 septembre 2019
En japonais contemporain, l’expression « se nourrir de brume », qui est un peu l’équivalent de « vivre d’amour et d’eau fraiche », désigne des rêveurs dénués de tout sens de la réalité, ou encore des jeunes sans revenus se préoccupant peu du lendemain. C’est là une vieille tradition japonaise, qui dément la réputation de discipline sans faille si souvent attachée à ce pays. Les êtres errants et irrésolus, peu adaptés au monde dans lequel ils vivent, sont en fait légion dans la société actuelle. Ils traversent aussi toute l’histoire de la littérature japonaise.
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LilyKLilyK   02 décembre 2019
Un jour, à Kyôto, j'ai lu cette phrase, calligraphiée sur la porte d'un temple bouddhiste: " Une seule pensée peut changer votre vie."
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Videos de Corinne Atlan (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Corinne Atlan
Corinne Atlan, Dominique Chipot, Patrick Honnoré et Delphine Roux interviewés par Patricia Martin pour leurs livres sur le Japon et sa culture lors de la 22ème Fête du Livre à AUTUN en 2019.
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