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EAN : 9782809709834
144 pages
Éditeur : Editions Philippe Picquier (07/02/2014)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 38 notes)
Résumé :
« Un jour, tandis que j'étais dans mon bureau, occupé comme d'habitude à confier au papier des choses mélancoliques, un bruit étrange est parvenu à mon oreille.
La véranda bruissait. On aurait d'abord pu croire qu'une femme avançait en retenant le bas de son kimono de soie, mais le froissement de l'étoffe sur le plancher était par trop vif pour un simple bas de robe. J'ai alors comparé ce bruit au crissement des plis de l'ample pantalon que porte le chambella... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Osmanthe
  17 mai 2020
Dans Le soir de mon arrivée à Kyôto, l'auteur se remémore un précédent voyage en ces lieux près de quinze ans plus tôt avec son ami poète Masaoka Shiki, aujourd'hui décédé.
Dans le moineau au bec rose, l'auteur se fait livrer un moineau de Chine avec sa cage, ses graines…en l'apprivoisant, il crée une proximité avec le petit animal, dont le plumage soyeux fait remonter le souvenir d'un amour envolé…Mais cette petite histoire sera elle aussi de courte durée. Pour moi qui ai connu de près dans ma jeunesse durant quelques années de petits canaris en cage, de fortes réminiscences me sont revenues. Il faut que l'auteur ait vraiment vécu ces moments pour les restituer aussi précisément. Remarquable.
Le Professeur Koeber, puis son départ, nous permettent de suivre un professeur Allemand qui va quitter le Japon après y avoir enseigné pendant vingt ans…Une réflexion subtile sur la différence entre l'Occident et le Japon, et le rapprochement qui s'est établi entre ces deux mondes.
Dans Bruits étranges, l'auteur dont l'état de santé se dégrade fait un séjour à l'hôpital…Au coeur de ce lieu d'enfermement où se trouvent des malades en phase terminale de cancers, il entend des bruits étranges en provenance d'une chambre voisine. Cela l'intrigue...Mais lui aussi sans s'en rendre compte est un sujet de curiosité sonore pour l'occupant de cette chambre…Une infirmière à la voix douce lèvera ces petits mystères de l'austère vie quotidienne des pensionnaires.
Avec la lettre, nous sommes dans le cadre d'un projet de mariage qui selon les usages est arrangé . Un couple se porte garant de la respectabilité et des bonnes moeurs de leur neveu, le futur marié. C'est que le jeune n'inspire déjà pas une confiance absolue au départ…alors lorsqu'il dit qu'il n'a pas « encore » été débauché, il y a de quoi douter. Son oncle va mener sa petite enquête et va trouver une pièce à conviction…Mais bon, de là à remettre en cause le mariage, après tout…Des airs De Maupassant dans cette nouvelle.
Enfin, dans une journée de début d'automne, Sôseki se rend avec deux amis à Tôkyô…pour une occasion bien particulière : l'Empereur Meiji vient de mourir. Une ère s'achève, une autre va s'ouvrir. Comme en écho au changement de saison. Car cette journée de début d'automne fait aussi transition, alliant végétation vivace et colorée et survenue d'un ciel maussade.
Des récits agréables à lire, où dans une langue à la fois simple et élégante, l'auteur nous invite à une forme de contemplation poétique. Je n'en ai pas été bouleversé pour autant, mais l'alliance d'ambiances champêtres, d'échappées poétiques (pas assez fréquentes toutefois, je le regrette quelque peu), de dialogues simples, parfois banals, mais aussi d'une réflexion intellectuelle discrète et fine sur l'évolution et la modernisation du Japon, que l'auteur vit.
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Unhomosapiens
  06 novembre 2018
« Une journée d'automne », le titre du recueil, en est le dernier récit. Il s'agit d'une visite du narrateur à un prieur d'un temple. Un autre récit évoque l'arrivée du narrateur en train à Kyoto. Puis une autre où il décrit sa visite à un professeur d'université qui retourne en Allemagne, une autre relate la débauche progressive d'un jeune homme qui remet ainsi en question l'honneur de son oncle qui fait l'intermédiaire pour son mariage… le récit le plus conséquent est peut-être celui du moineau,où le narrateur doit s'occuper d'un oiseau en cage. Tous ces récits ont été écrits entre 1907 et 1912. Plus que l'intrigue, d'ailleurs parfois très mince, ces récits ont pour principal intérêt de décrire la vie au quotidien à la fin de l'ère Meiji. Beaucoup de descriptions, d'observations sur des faits parfois insignifiants. Il s'agit souvent de saisir l'instant, une attitude, un comportement, de manière très contemplative. Dans une autre critique, quelqu'un parle d'une "poétique du quotidien". C'est tout à fait ça. On y voit également la mutation du Japon qui s'industrialise rapidement et les difficultés pour s'y adapter. Ce n'est pas le le meilleur livre de l'auteur, bien sûr, comme « Je suis un chat » ou « Botchan », mais, en revanche, il est très représentatif de l'esprit de Soseki, de ce Japon en mutation qui se cherche.
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arcade_d
  06 novembre 2018
Quelles sont les nouvelles ?
Les oiseaux chantent dans les bois, l'alouette dans les près et la Laie surveille ses enfants.
Le souvenir, que j'ai de ces courtes nouvelles poétiques, est celui d’une journée intemporelle et d'une époque ou j’allais encore « aux champs » avec mon père.
Je suis le fils d’un paysan. J'étais doué pour les Math (malheureusement pas pour l’orthographe) et j'aimai l'école.
Et en ce temps d’enfance et de jeunesse je rechignais bine souvent à partir dans ces fameux champs le week-end ou le soir après l'école et même durant les vacances scolaires.
Et pourtant… et pourtant j'en revenais toujours emplis d'une joie étrange et douce. C’était la joie d'un moment pure et claire avec mon père, avec la nature, avec la terre et le ciel.
Plus tard, dans ma vie d'adulte et d'ingénieur en informatique, quand j'ai lu ces nouvelles, alors me sont revenus tous ces moments passés, avec mon père dans les champs et les forêts.
Un écrit, roman, nouvelle, essai, n'a pas de valeur pour ce qu'il est dans l'absolu, il n'a de sens et de dignité que dans les réveils qu'il provoque en nous. Dans le cas de ce recueil, il a réveillé d'anciennes joies.
Merci à eux…
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Corboland78
  10 avril 2012
L'écrivain japonais Natsumé Sôseki est né en 1867 et mort en 1916. Bien que Natsumé soit son patronyme et Sôseki son prénom, c'est sous son prénom qu'il est le plus souvent désigné, prénom qui est, du reste, à la manière classique un pseudonyme. Spécialisé en littérature anglaise, il commença à enseigner. de 1900 à 1903, il vécut en Angleterre. de retour dans son pays natal, Sôseki succéda à Lafcadio Hearn à la chaire de littérature anglaise de l'université de Tokyo.
Cet ouvrage, Une journée de début d'automne, regroupe sept textes très courts écrits entre 1907 et 1912 d'un intérêt inégal et globalement limité. On retiendra le moineau au bec rose, où l'écrivain se retrouve, un peu contre son gré, en possession d'une cage avec un oiseau dont il doit s'occuper. Il y a aussi Bruits étranges, l'auteur hospitalisé s'interroge sur l'origine d'un bruit nocturne venant de la chambre voisine, ressemblant étrangement à celui d'une râpe sur un légume. Ce n'est que plusieurs mois plus tard, à l'occasion d'un second séjour dans ce même hôpital que la vérité lui sera révélée. Enfin il y a La lettre, dans ce texte Sôseki enquête sur la moralité d'un jeune homme « assez difficile à qualifier, ni vraiment un parent, ni vraiment un parasite » devant épouser une jeune parente de sa femme.
Même si j'ai retrouvé à la lecture de ce livre, des bribes de ce que j'aime dans la littérature japonaise du début du XXe siècle, une poésie en prose, la mise en avant de détails sur lesquels se porte l'intérêt, un rythme bien particulier et plutôt lent, le héros lettré et des aspects de la vie quotidienne dans le Japon de cette époque, je dois avouer que je suis assez déçu par le bouquin.
J'avais un bon souvenir de son roman Et puis, lu il y a bien longtemps, où l'écrivain liait le Japon ancien avec celui en pleine transformation qui naissait sous ses yeux et je me prépare à lire prochainement son roman le plus connu, Je suis un chat. J'espère qu'il me réconciliera avec l'écrivain car se ne sont pas ces quelques textes d'Une journée de début d'automne qui me laisseront un souvenir impérissable.
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Rhodopsine
  19 septembre 2013
Challenge ABC 2013-2014
Un court recueil de nouvelles ou de récits "écrits dans la paume de la main".
Même si Sôseki se réclame De Maupassant dans l'un des textes, je n'ai pas trouvé le même plaisir à la lecture... Les textes sont courts, souvent sans réelle intrigue, quelques esquisses pâlottes, avec de jolies notations qui permettent de pas regretter la découverte. Mon récit préféré est le moineau au bec rose, nouvelle mélancolique et délicate.
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critiques presse (1)
LeMonde   19 mars 2012
D'apparence anodine, ce recueil de sept textes courts de Sôseki (1867-1916) est aussi délicieux que possible.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
OsmantheOsmanthe   17 mai 2020
Quand nous sommes descendus du train pour prendre une voiture, le temps avait pris les nuances éclatantes de l'automne. A travers la capote, les montagnes étaient toutes vertes de pluie. Le véhicule des trois hommes se frayait doucement un chemin au milieu de cette verdure en direction du passage pratiqué à travers la roche. L'homme qui menait le pousse, sans sandales de paille ni tabi, foulait pieds nus le sol amolli par la pluie, et tirait la voiture à la force de ses reins, dressé sur la pointe des pieds. Alors, on entendit un chant d'insecte rafraîchissant au pied des susuki qui s'étendaient à perte de vue. Quand leur chant retentit à mon oreille, si aigu qu'il réussissait à vaincre le bruit de la pluie frappant la capote, entraîné par le chant des insectes qui emplissait l'air à l'infini, j'ai imaginé les susuki qui s'étendaient au loin, à une distance si lointaine que mes yeux ne pouvaient les voir. Et il m'a semblé que ce chant symbolisait à lui seul l'automne qui m'enveloppait à présent tout entier.
Au milieu du bleu de l'automne, nous avons découvert des taches écarlates, des amarantes. Près du rouge vif des fleurs, il y avait une sorte d'éventaire à thé, et sur une étagère, on avait mis à sécher des cosses de haricots en branche. Ça et là, on remarquait des fleurs d'un blanc éclatant, sans doute des fleurs de guimauve arborescente.

Extrait de "Une journée de début d'automne"
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UnhomosapiensUnhomosapiens   05 novembre 2018
Alors, on entendit un chant d'insectes rafraichissant au pied des susuki qui s'étendaient à perte de vue. Quand leur chant retentit à mon oreille, si aigu qu'il réussissait à vaincre le bruit de la pluie frappant la capote, entrainé par le chant des insectes qui emplissait l'air à l'infini, j'ai imaginé les susuki qu s'étendaient au loin, à une distance si lointaine que mes yeux ne pouvaient les voir. Et il m'a semblé que ce chant symbolisait à lui seul l'automne qui m'enveloppait à présent tout entier.
(Une journée du début d'automne)
Susuki : graminées dont les épis prennent un reflet argenté à l'automne.
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ivredelivresivredelivres   20 mars 2012
Un jour, tandis que j'étais dans mon bureau, occupé comme d'habitude à confier au papier des choses mélancoliques, un bruit étrange est parvenu à mon oreille.
La véranda bruissait. On aurait d'abord pu croire qu'une femme avançait en retenant le bas de son kimono de soie, mais le froissement de l'étoffe sur le plancher était par trop vif pour un simple bas de robe. J'ai alors comparé ce bruit au crissement des plis de l'ample pantalon que porte le chambellan, lors de la fête des poupées, évoquant le glissement de la soie sur les marches du palais fictif. Laissant mon roman, je sortis sur la véranda, le stylo entre les doigts : le moineau de Chine prenait son bain.
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OsmantheOsmanthe   17 mai 2020
Autrefois, je connaissais une femme très belle. Un jour qu'elle était penchée sur sa table, perdue dans quelque pensée, je me suis approché sans faire de bruit, et j'ai chatouillé doucement la ligne fine de sa nuque avec les glands de la cordelette de soie qui maintenait haut le coussinet de son obi, et qui dépassaient de chaque côté. Sentant une présence, la femme s'est retournée. Elle avait les sourcils légèrement arqués. Un sourire s'est dessiné au coin de ses yeux et de ses lèvres. En même temps, son cou gracieux s'est enfoncé jusqu'aux épaules. Quand l'oiseau m'a regardé, malgré moi, j'ai évoqué ce souvenir. Elle est mariée à présent. La fois où j'ai joué par espièglerie avec sa ceinture violette, c'était deux ou trois jours après que son mariage avait été décidé.

Extrait du "Moineau au bec rose"
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OsmantheOsmanthe   16 mai 2020
L'oiseau a remué deux ou trois fois sa tête ronde. Peu après, la petite masse blanche a quitté le perchoir. A peine un battement d’ailes, et les ongles de ses pattes délicates se sont accrochés au rebord de la mangeoire. Le minuscule récipient qui pourtant semblait près de se renverser sous mon petit doigt était aussi immobile que la cloche d’un temple, c’est dire à quel point le moineau de Chine est léger. J’ai cru voir voltiger devant moi l’âme d’un flocon de neige.

Extrait du récit : "Le moineau au bec rose"
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Video de Natsume Soseki (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Natsume Soseki
Bonjour et bienvenue dans le monde de notre Vie Intérieure. Nous parlons aujourd?hui de la mort?
« Il cessa de pleurer, et, le visage tourné vers le mur, il se mit à réfléchir, l?esprit obsédé par cette unique pensée : Pourquoi, pourquoi cette chose épouvantable ? Mais quoi qu?il fît, il ne trouvait aucune réponse. Et quand l?idée qu?il n?avait pas vécu comme on doit vivre se dressait devant lui, il chassait cette idée bizarre en se rappelant aussitôt la parfaite correction de son existence. Presque toujours le visage tourné vers le mur, il souffrait, seul, de ses souffrances insolubles, il se plongeait, seul, dans ses pensées insolubles. « Qu?est-ce donc ? Est-ce vraiment la mort ? » Et la voix intérieure répondait : « Oui, c?est la mort ». ? « Mais pourquoi ces souffrances ? » Et la voix intérieure répondait : « Comme ça, pour rien. » Tolstoï, La mort d?Ivan Illitch.
Comme tous les êtres vivants, nous allons mourir un jour. Mais à la différence des autres êtres vivants, nous en sommes conscients. Ce qui fait dire à Woody Allen : « Depuis que les humains se savent mortels, ils ont du mal à être tout à fait décontractés ». Alors, pour nous décontracter, nous nous efforçons de ne pas trop y penser : « L?homme est adossé à sa mort comme le causeur à la cheminée », écrit Paul Valéry.
Mais la mort parfois nous tire par la manche. Nous sommes impliqués de loin, par la disparition d?une connaissance ou d?une célébrité ; nous sommes en présence du corps sans vie d?un ami, près d?un cercueil, à côté d?une tombe? Ou, plus déstabilisant encore, nous sommes impliqués dans notre propre chair, au travers d?une maladie menaçante diagnostiquée chez nous.
Alors, nos illusions s?envolent. le temps de l?insouciance et des fausses croyances est terminé : nous ne pouvons plus faire comme s?il nous restait un temps illimité à vivre. Non, le temps qu?il nous reste n?est pas illimité. Pire, il est incertain, et peut-être serons-nous morts demain.
Face à la mort et au cortège de peurs qu?elle pousse devant elle, c?est notre vie intérieure qui peut nous donner force et lucidité. Sans un salutaire travail de l?âme, notre crainte de la mort influence et parasite notre vie. Les recherches scientifiques ont montré qu?en activant la peur de la mort, on pousse les humains à plus de matérialisme, plus d?égoïsme, plus de rigidité psychologique. A l?inverse, s?entraîner à un abord lucide, apaisé et réaliste, de l?idée de sa mort apporte peu à peu une forme d?apaisement et d?équanimité, envers une perspective qui ne réjouit, tout de même, personne ! C?était le conseil de Montaigne : « Otons-lui l'étrangeté, pratiquons-la, accoutumons-la, n'ayons rien si souvent en la tête que la mort. »
Alors, de notre mieux, accueillons les irruptions de la mort dans nos vies : devant les faire-part de décès, à l?écoute du glas de l?église voisine? Immobilisons-nous, et laissons toutes les images, les pensées et les souvenirs liés à la mort se répandre en nous ; efforçons-nous, simplement, de rester reliés à notre respiration, au souffle de la vie en nous et autour de nous.
Rendons-nous, de temps en temps, dans les cimetières ; prenons le temps d?y marcher dans les allées, de nous y asseoir ; et là encore, sans rien chercher, sans rien poursuivre, laissons-nous habiter par ces instants, observons cet environnement de vie et de mort mêlés. Restons là, à écouter le chant des oiseaux, le pas des visiteurs sur le gravier? J?ai souvent fait cet exercice avec certains de mes patients qui souffraient d?une anxiété de la mort, et nous en avons gardé, eux et moi, des souvenirs d?expériences très fortes, et paradoxalement très douces.
Connaissez-vous ce haïku du poète japonais Natsume Sôseki ? « Sans savoir pourquoi / J?aime ce monde / Où nous venons pour mourir. ». le contraire de la mort, c?est la naissance. Nous sommes entrés, nous allons sortir. Et entre les deux il y a la vie. Vous ne trouvez pas qu?elle est belle ?
À demain, et ne perdez jamais le lien? avec vous-même.
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