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ISBN : 2812615974
Éditeur : Rouergue DoAdo (04/04/2018)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Après son bac, Elfie se trouve un job d'été dans un parc océanographique. Très vite, on lui propose de devenir dresseuse d'orques. Un boulot de rêve, croit-elle. Elle croit aussi qu'ils sont amis, Titan et elle. Elle croit que dans ce parc, les animaux sont heureux.
Mais, si vous ouvrez ce livre, vous y lirez des pages noires. Vous y lirez la véridique histoire de cette orque magnifique, Titan, l'histoire très sombre de la souffrance des cétacés en captivité... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Mariloup
  19 août 2018
Les orques me fascinent depuis toujours, j'ai vraiment à coeur leur protection, la protection des mers et océans de façon générale, de ses habitants. D'ailleurs, je suis de près plusieurs organisations protectrices telles que Greenpeace et Sea Shepherd. C'est donc un sujet qui me tient beaucoup à coeur et quand j'ai vu ce roman à la médiathèque, je ne pouvais que l'emprunter et le découvrir en sachant pertinemment que je ne ressortirais pas indemne de cette lecture.
Elfie vient d'entrer dans la vie active, elle a pris son indépendance et s'est vue offrir un job d'été dans un parc aquatique renommé. Elle va passer par tous les postes, sans expérience aucune: caissière, soigneuse de manchots... et dresseuse d'orques. La soigneuse attitrée de Titan Noir (jadis Obscuro). le rêve qui devient réalité. Tout est beau dans le meilleur des mondes. Mais Elfie est aveugle. Elle pense comme beaucoup que les animaux sont bien soignés, qu'ils ont tout pour être heureux et c'est petit à petit que la réalité va la rattraper. On lui a menti.
L'histoire de Titan Noir n'est pas sans rappeler celle de la tristement célèbre orque Tilikum, mâle mort il y a un peu plus d'un an à l'âge de 35 ans malheureusement, qui a vécu une vie misérable et triste. L'auteure s'en est beaucoup inspirée (les attaques sur trois dresseurs notamment). Ce qui est mis en avant: l'intelligence des orques, des inconnus entre eux, pas de réelles familles, des conflits souvent meurtriers, des relations sociales bafouées, des enlèvements/séparations, des attaques contre les humains... Je rajouterai qu'il n'y a pas que les orques qui sont mises en avant dans ce roman, le malheur s'abat sur d'autres animaux aussi (manchots, otaries...).
L'originalité du roman réside dans ses points de vue. Des points de vue soit en noir, soit en blanc. le point de vue d'Elfie se retrouve sur les pages blanches et celui d'une personne en particulier, qui connaît tout de Titan Noir (qui l'a suivi avant et après sa capture au fil des années), qui est comme sa "voix", sa conscience, est sur les pages noires. Ce sont d'ailleurs les plus importantes, les plus impactantes. Elfie est la personne type, la personne qui croyait ceci-cela avant de découvrir la cruelle vérité. On ne peut que s'identifier à elle, ce fut le cas pour moi en tout cas.
Je ressors quelque peu choquée et c'est une lecture qui va me marquer à vie car elle est tellement d'actualité. Aujourd'hui, les mentalités changent mais c'est encore trop peu bien qu'il y ait eu beaucoup d'avancées (reproduction en captivité terminée, les captures en milieu sauvage interdite...). La lecture est assez dure, j'avais le coeur serré, les larmes aux yeux et des noeuds à l'estomac. J'ai trouvé certains passages très violents et c'est ce qui m'a fait beaucoup réagir.
Le documentaire BlackFish, qui a fait grand bruit sur la vie des orques en captivité et plus particulièrement de Tilikum m'a complétement bouleversé, m'a pris aux tripes, m'a fait réfléchir mais bien avant de l'avoir vu, je me doutais bien que tout n'était pas rose dans les parcs aquatiques, que les orques et autres créatures marines ne méritaient pas une vie en captivité mais en liberté même si leurs populations sont en déclins. le chemin sera long et ardu mais il y a toujours de l'espoir.
Le style d'écriture est un peu particulier mais très fluide. Les mots sont modernes, crus et ont résonné en moi.
C'est un livre important qu'il faut lire absolument qui est emprunt de vérité même si ça reste avant tout une fiction. Cette lecture ne peut laisser personne indifférent, c'est impossible.
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ZoeHoibian
  27 août 2018
Après son bac, Elfie trouve un emploi comme caissière dans un parc océanographique. Elle gravit rapidement les échelons et se retrouve bientôt dresseuse d'orques, et plus particulièrement de Titan, la grande orque noire. Mais la belle amitié homme-animal qu'Elfie s'était imaginé prend une tournure de plus en plus sombre au fur et à mesure qu'elle apprend la vérité sur le calvaire des cétacés dont elle a la charge. Tiraillée entre l'envie d'une confiance réciproque entre elle et l'orque, et les preuves qui s'entassent contre les conditions de vie de Titan, entre son enthousiasme et la colère des "manifestants du rond-point", Elfie va devoir affronter la réalité, même quand celle-ci n'est pas agréable à regarder...

Titan Noir s'annonçait comme un livre choc, inspiré d'une histoire vraie sur le calvaire des cétacés en captivité, et je n'ai pas été déçue.
Ce livre est séparé en deux, de manière plus que visible, même avant de commencer la lecture. Il y a les pages narrées par Elfie, noir sur blanc, comme avec tous les livres ; puis à ce blanc vient s'interposer les pages sombres d'un narrateur dont l'identité reste inconnue jusqu'à la fin, imprimés blanc sur noir.
Cette particularité nous prévient bien du déroulement de l'histoire : ce n'est pas une belle histoire où l'animal devient le meilleur ami des gentils humains. C'est un livre qui pose des questions, qui nous force à regarder d'un oeil nouveau les clichés que l'on pourrait avoir sur les cétacés. Et puis, ce détail particulier m'a intrigué avant même que je ne commence ma lecture. J'aime les livres bien sûr pour les histoires, pour les personnages, mais également pour le livre en tant qu'objet, et cette spécificité m'a tout de suite plu.
J'ai adoré ce livre, je l'ai dévoré en quelques heures à peine, tant il est prenant. Dès les toutes premières pages, le narrateur mystérieux des pages noires nous interpelle, nous parle de cette orque, dont nous ne connaissons pas encore l'histoire, et qui pourtant va nous suivre durant toute notre lecture. Cette orque dont la souffrance et la colère débordent des pages jusqu'à envahir toute l'intrigue.
« Jamais il ne sera ami avec l'un d'entre nous, même si autrefois, ça aurait pu être le cas. Et pourquoi ? Parce qu'il y a longtemps qu'il sait qui nous sommes, il sait exactement qui et comment nous sommes, et le mal que nous sommes capable de lui faire. Il n'y a pas de limite à la douleur que nous pouvons lui infliger. »
Du point de vue d'Elfie, nous assistons à sa lente découverte de la vérité, nous voyons son enthousiasme se fissurer de doutes. Florence Aubry a réussi à instaurer une atmosphère lourde qui pourtant ne devient jamais trop pesante, son écriture fluide m'a entraîné sans que je voie le temps passer. Simplement écrit, mais direct, Titan Noir est un de ces livres dont on ressort étourdi.e, la tête vibrante de questions.
Il est toujours assez dur d'expliquer pourquoi l'on a aimé un livre, je dirais donc simplement que ce livre m'a beaucoup touché. Tous les personnages, y compris Titan, sont plein d'émotions, émotions que j'ai retrouvé rien qu'en relisant le premier chapitre avant d'écrire cette chronique. Ils sont complets, tous à leur manière, débordant d'humanité.
« Elle pensait qu'elle lui faisait du bien. Elle pensait qu'elle lui apportait de la tendresse, du réconfort, dans l'univers brutal qu'est celui de l'incarcération. Mais la vérité, c'est qu'elle ajoutait de la brutalité à la brutalité, parce que toute cette douceur, c'est du mensonge, du pur mensonge. »
C'est un livre qui vous prend aux tripes et qui reste avec vous longtemps, du moins, c'est l'effet qu'il m'a fait ! J'ai du coup bien envie de regarder Blackfish, le documentaire qui a inspiré cette histoire à l'auteure.
Titan noir est une lecture émotionnellement dure, mais nécessaire, et plus qu'importante, car, encore aujourd'hui, des cétacés sont maltraités dans des parcs océanographiques, et privés de la chose la plus élémentaire : la liberté.
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saomalgar
  12 mai 2018
Elfie est embauchée au Parc Océanique du Ponant au départ pour un petit boulot de caissière et très vite elle se retrouver dresseuse de manchots puis d'orques. Alors qu'elle adorait ce parc, comme tous les enfants, elle va en découvrir l'envers du décor et surtout comment sont dressés les animaux pour effectuer leurs shows.
Sa famille, réticente à ce travail et les défenseurs de la cause animal qui manifestent aux abords du parc vont peu à peu l'amener à réfléchir à la souffrance des animaux. D'autant plus qu'elle va devenir la dresseuse officielle de Titan noir alias Oscuro, une orque tueuse.
Comme d'habitude, j'adore l'écriture de Florence Aubry, fluide et profonde, qui nous amène à réfléchir sur un fait divers qu'elle transforme en une fiction parfaitement ficelée. On est toujours bouleversée lorsqu'on lit un de ses romans.
L'alternance entre l'histoire personnelle d'Elfie , sur page blanche, et celle d'Oscuro racontée par un mystérieux narrateur, sur page noire, donne de la profondeur à l'histoire.
Un roman à lire absolument !
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mesecritsdunjour
  26 mai 2018
Une belle opportunité s'offre à Elfie cet été : travailler comme caissière au Parc Océanographique de Ponant. Rapidement, elle s'occupe des manchots et des orques. Sans formation, sans diplôme, elle est nommée dresseuse de Titan, une orque magnifiquement noire. Voilà qu'elle décide d'abandonner ses études de langues pour se dévouer à sa nouvelle passion. À ses yeux il n'y a pas plus beau métier que de s'occuper des animaux mais très vite Elfie comprend que l'humain n'est pas assez intelligent et que de faire vivre des animaux en captivité est inacceptable. « Peut-être parce que je me suis rendu compte qu'on ne leur donnait pas suffisamment à manger. Qu'elles avaient faim, tout le temps. Que c'était la condition pour qu'elles obéissent. Que sans ça, jamais elles n'exécuteraient les fichus tours débiles qu'on leur impose. Cette vérité, … »
En parallèle, c'est Oscuro et ses pages noires, de celles qui font souffrir tellement l'horreur et la maltraitance y sont présentées. Oscuro a été arraché à sa famille à deux ans, capturé et donner en ‘joujou' aux parcs océaniques. « le soulever dans les airs. Et l'emporter loin de sa mère, vers une autre prison sinistre, où elle passerait comme Oscuro sa vie seule mais tellement seule, à faire des singeries devant des hommes qui illuminent l'atmosphère de leurs flashs et la remplissent de leurs cris impudiques, des hommes qui ne se rendent pas compte que ce qu'ils montrent à leurs enfants, ce n'est rien de moins que la souffrance à l'état pur. » Sa vie, non, car ce n'en est pas une ! Son parcours, sa soumission et son manque d'amour font de lui une orque tueuse et l'Homme va très vite regretter d'en avoir fait une bête de foire ! « Il m'a regardée, exactement comme un humain aurait regardé un autre humain. Il m'a regardée tout droit dans les yeux et j'ai vu tout ce que je ne voulais pas voir. La solitude. La folie. La colère. La haine. le désespoir. »
Florence Aubry a vu le film documentaire ‘Blackfish' de Gabriela Cowperthwaite consacré à la captivité de Tilikum, orque capturée dans l'océan, ayant tué trois personnes dans différents parcs océaniques. Bouleversée par cette histoire elle a voulu raconter la souffrance de la captivité en s'inspirant de Tilikum.
L'auteure est parvenue à me tenir en haleine avec un récit percutant, bouleversant, qui fait froid dans le dos. La pression monte, et cette boule dans le ventre qui ne m'a pas quittée. Ce texte fort nous interroge sur le rôle de l'Homme face aux animaux et à leur liberté. Faut-il vraiment les capturer, les enfermer et les observer derrière une vitre ? Ce n'est pas une vie, en tout cas sûrement pas celle d'un animal sauvage et Florence Aubry le démontre parfaitement en tapant là où il faut pour nous sensibiliser sur la maltraitance animale. « Les hommes étaient tellement fiers de ce qu'ils avaient fait ! Comment c'était possible ? de regarder ces animaux, ces enfants paniqués, prisonniers dans des bassins minuscules, avec encore dans leur cou la marque sanglante de la corde qui avait servi à les priver de leur liberté, la corde qui les avait arrachés à leur mère, et les traces de coups reçus à droite et à gauche, pendant l'horrible combat, leurs peaux ouvertes ça et là, comment est-ce possible de regarder ça, et de se réjouir ? »
Libre à chacun de penser ce qu'il veut car ce livre ouvre le débat, personnellement ma position est prise depuis longtemps.
www.mesecritsdunjour.com/archives/2018/05/15/36403531.html
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Virginie94
  14 mai 2018
Elfie, une jeune adulte, travaille dans un parc aquatique. Elle a commencé par un job d'été puis on lui a confié le soin des manchots et elle est rapidement devenue dresseuse d'orque et elle assure plusieurs fois par jour un spectacle avec Titan un orque mâle très impressionnant. Elfie est heureuse d'entrer dans la vie professionnelle, elle a abandonné ses études et se sent heureuse de ce travail. Mais elle ne connaît pas l'histoire de Titan, l'orque qu'on lui a confié et elle découvre peu à peu l'envers du décors du parc...
Le roman est très fort, il monte en puissance. On a deux narrateurs : Elfie dont on suit la vie personnelle, l'entrée dans le monde du travail et ses premières hésitations et un homme dont on sait peu de choses sinon qu'il connaît à l'évidence très bien l'orque. Cet homme porte la voix de l'orque. Il exprime la vie malheureuse du mammifère et sa colère.
Les pages de l'homme sont noires tandis que celle d'Elfie sont blanches. Ça donne presque un effet de mise en scène et cela souligne surtout au début le contraste entre la vie de l'orque qui n'est que colère et désespoir et celle d'Elfie qui est très heureuse de ce travail. Malgré cet effet de mise en page, le roman n'est pas manichéen. Les personnages réfléchissent, ils ont tous leurs forces et leurs faiblesses. L'histoire du narrateur qui se dévoile peu à peu est particulièrement émouvante en cela.
Par moment, il m'a tout de même semblé que dans cette belle défense des animaux en parc aquatique, il aurait fallu plus de nuances. On assiste le plus souvent dans les pages du narrateur à une plaidoyer à charge. Mais comment pourrait-il en être autrement en suivant la vie de cet orque, capturé bébé et depuis maltraité. D'autant que, Elfie s'occupe aussi de manchots et eux aussi sont maltraités.
Le roman m'a donné envie de mieux me renseigner : j'étais sûre qu'il n'y avait plus dans les parcs d'animaux nés en liberté, qu'il n'y avait pas d'animaux affamés... C'est un documentaire qui a inspirée l'auteure. J'aimerais bien le voir. En tous cas, le livre pousse à réfléchir sur les animaux en captivité. Et d'ailleurs, c'est un roman auquel on repense après la lecture.
L'évolution d'Elfie est intéressante. On s'attache à elle parce qu'on découvre toute sa vie depuis son enfance et qu'on tremble pour elle. Elle prend peu à peu conscience de ce qu'il se passe pour les animaux du parc aquatique.
Après ce roman sans concession, très noir, je ne m'attendais pas du tout à la fin presque idéale qui est proposée mais je l'ai appréciée. C'est apaisant de finir sur une note optimiste.
Lien : http://bloguiblogas.blogspot..
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critiques presse (2)
Ricochet   01 octobre 2018
Ecrit noir sur blanc, c’est le récit en « je » de la jeune et naïve Elfie, nouvelle dresseuse de Titan préférant d’abord penser que les animaux l’aiment comme elle les aime. Malgré une fin ouverte et positive, tout cela fait mal, très mal à nos petites consciences, et c’est tant mieux.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Telerama   06 août 2018
Les deux récits s’entrecroisent enfin, le texte court, droit au but, les voix finissent par former un duo. Leur chœur est fort, il touche. Et le lecteur joint sa voix à l’ensemble.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
MariloupMariloup   19 août 2018
Je n'ai pas regardé jusqu'au bout, les images étaient insoutenables. Mais j'ai visité les pages vers lesquelles pointaient les autres liens, j'ai lu les articles et je sais comment la fille a terminé. Son corps disloqué. Ses os en morceaux. Morte. Tous les liens renvoyaient à la même chose: la violence incroyable de cet animal. Les incidents, les accidents. La mort, par deux fois. De gens qui l'ont approché.
Ema n'avait pas exagéré. Cette orque avait bien tué, les images étaient là, elles faisaient foi. Et elle n'avait pas non plus menti sur l'identité de cette orque. J'ai reconnu la couleur, unique. Le noir brillant de sa peau. Sans la moindre tache blanche. Cet épaulard splendide, massif et cruel, c'était bien le mien. Celui avec qui je passais des heures dans l'eau, chaque jour, celui que j'embrassais sur le rostre et dans la gueule duquel je posais ma tête, en toute confiance, ou en toute inconscience, au milieu du spectacle. Cette orque, c'était Titan.
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Virginie94Virginie94   14 mai 2018
Ils ne sont pas heureux. Ils souffrent. Ils souffrent le martyr, même, je le sens, je le sais. Les orques et les manchots. Les otaries, les dauphins et les tortues, je ne sais pas. Je n'ai plus trop le temps d'aller les voir.
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ClioInoClioIno   24 août 2018
Respirer moins vite, penser moins vite, tout faire moins vite pour ralentir le temps. Que chaque instant de cette miraculeuse journée puisse se nicher profondément en moi, pour que toujours je m'en souvienne, qu'il me suffise à tout moment de fermer les yeux pour retrouver ce mélange de bonheur intense et d'appréhension.
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MariloupMariloup   19 août 2018
A grands coups de bâtons, ils ont réussi à hisser Oscuro dans cet affreux hamac, percé de deux trous pour les nageoires et maintenant il est là, dans les airs, avec un formidable point de vue sur le spectacle terrifiant: sa famille disloquée, les parents, prisonniers de leurs filets, qui hurlent à vous déchirer le ventre, et juste au-dessous de lui, les eaux rougies, et le corps flottant de l'une de ses deux cousines. Elle ne bouge plus.
Comment peut-on jouer et sauter et tourbillonner dans les eaux et être si furieusement vivant, et l'instant d'après, n'être plus que cette chose écarlate et inerte?
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ArtelodeArtelode   03 juin 2018
Il va lui faire du mal et je pense qu’ils le savent. Ça va arriver, malgré lui. Un jour, ses gestes seront les mêmes que tous les autres matins, la fille ne fera rien de plus et rien de moins, la journée se déroulera comme toutes les autres journées, avec ses foutus points d’orgue toutes les heures… onze heures… quatorze heures… Il y aura toujours sa gentillesse, sa voix douce, sa main confiante, son sourire grand et franc, et pourtant il lui fera du mal.
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Video de Florence Aubry (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Florence Aubry

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Payot - Marque Page - Florence Aubry - Nola.
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