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ISBN : 2369560630
Éditeur : Intervalles éditions (13/04/2018)

Note moyenne : 4.39/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Au salon de massage de luxe de M. Victor, rue de Courcelles, entre les mains habiles de Waan, les hommes s'abandonnent. Depuis qu'elle est devenue orpheline, Waan est reconnaissante envers M. Victor, un ancien associé de son père, de lui avoir évité la fin tragique de la plupart des filles de sa condition en Thaïlande. Mais toute protection a un prix, que M. Victor n'oublie pas de réclamer entre deux symphonies.
Et si l'écrin somptueux dans lequel elle prati... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
zabeth55
  19 avril 2018
« Aussi loin que Waan se souvienne, les hommes étaient toujours entrés en elle par effraction. le premier avait été l'once Sin. Elle venait d'avoir treize ans. »
Ainsi commence ce roman.
Un début qui interpelle, qui percute. le ton est donné.
Suivent des pages intenses qui questionnent et donnent une folle envie de continuer pour savoir, pour comprendre.
De page en page, de lieu en lieu, d'année en année, la vie de Waan se déroule.
De Chiang RaÏ en Thaïlande à Paris, cette jeune et belle eurasienne se retrouve dans le salon de massage de Mr Victor, un associé de son père qui était vendeur de rubis.
Et de nouvelles questions fusent entraînant cette avidité à continuer la lecture.
Chaque personnage a sa place privilégiée.
Chaque endroit est parfaitement décrit. C'est tellement visuel qu'on a l'impression d'être là, de voir de nos yeux.
Une première partie très réussie qui met en place les personnages et les lieux.
Puis à partir du salon de massage parisien où exercent Waan, Leïla et Katia, se pose la question de la prostitution. Pourquoi ? Comment en arrive-t-on là ?
Tout en ne dissimulant rien de la prostitution, rien de vulgaire ou de trivial n'apparaît.
C'est un véritable plaidoyer pour les femmes victimes des hommes qui les exploitent sexuellement. Prostitution en général tourisme sexuel en particulier.
La limite est infime entre masseuse et masseuse/prostituée.
La progression des chapitres suivants est sans faille.
Quand se dévoile la véritable personnalité de MrVictor, ça devient une véritable enquête policière.
Avec une documentation sérieuse, un vocabulaire choisi, une construction très cohérente, une imagination débordante, une grande sensibilité, Olivier Auroy nous offre un superbe roman dont on regrette qu'il se termine déjà. On en aurait bien repris quelques pages.
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Commenter  J’apprécie          320
Bouvy
  17 avril 2018
Waan, le personnage principal, est une jeune eurasienne, née d'une mère thaïlandaise et d'un père français. Ce dernier est mort quand la jeune femme était à peine adolescente. Maintenant, elle vit en France et est masseuse dans un salon, dirigé par un certain M. Victor. C'est lui qui aurait sorti notre héroïne de la misère et de la prostitution car la mort de son père a conduit sa famille à la ruine. Ruine financière, ruine sociale, ruine sentimentale. La pauvre, après avoir été violée à treize ans par son oncle, n'avait d'autre choix que de vivre en étant masseuse mais pas comme ici à Paris, plutôt comme on peut l'imaginer dans un pays réputé pour le tourisme sexuel… En dehors des masseuses et de certains clients réguliers, Waan qui tentait pourtant de travailler avec un pseudonyme, reçoit Mathieu, un nouveau client qui la trouble plus qu'elle ne voudrait. Elle ne sait rien sur lui mais cet homme semble avoir de la ressource, est un grand voyageur et laisse penser qu'il en connait un rayon sur la Thaïlande, les Français qui y vivaient, dont un certain Victor, un autre diplomate à l'époque devenu ministre et client de Waan et peut-être aussi les liens que ces personnages entretenaient avec son père…
Le hasard des sélections des opérations Masse Critique est parfois heureux. C'est le cas avec ce roman qui met en lumière une jeune femme, Waan mais ne néglige pas pour autant le reste des personnages. le style est limpide, les mots sont simples, l'histoire est fluide, rythmée. le mystère s'effeuille peu à peu, par petite touche. On ne s'ennuie pas pendant cette lecture même si nous ne sommes pas dans un tempo endiablé. On vit l'évolution avec l'héroïne. A qui faire encore confiance. le milieu qui se cache derrière les salons de massage nous sont révélés par petite touche, les gestes, les huiles essentiels. On en respire presque les fragrances. Soin ou prostitution ? Qu'est donc le désir animal des hommes dans l'intimité d'un salon. Et le trouble d'une femme, surtout la masseuse, qui se sent presque coupable d'aimer. Bref, un bon roman, un très bon roman que je vais reprendre le temps de lire sous le soleil du sud. Ce que je reprocherai sera plutôt technique. C'est vrai que j'ai l'habitude de lire en numérique et que je peux adapter la luminosité de l'écran et la taille des lettres. Ici, les caractères sont un peu petits pour mes yeux fatigués après une journée de travail. J'ai besoin de beaucoup de lumière pour lire sur papier et j'ai trouvé la petite taille des lettres inconfortable pour ma vue. Une édition un peu plus grosse m'aurait aidé. Peut-être que le jour de la sortie de ce livre, il y aura une version numérique car sa parution n'est prévue que le 20 avril et que j'ai aussi eu le privilège de le lire avant.
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myriampele
  15 mai 2018
C'est un sujet peu commun et difficile à aborder que celui de la prostitution! Olivier Duroy peint ici le portrait de Waan, jeune femme originaire de Thaïlande, qui exerce la profession de " masseuse" dans le salon de M. Victor. Waan a échappé au destin sordide qui l'attendait puisque ce M. Victor l'a aidée, orpheline, à venir à Paris travailler avec lui et Mme Zhou. Elle partage sa chambre et beaucoup de moments de complicité avec Leïla. Elles se posent beaucoup de questions, des zones d'ombre apparaissent dans sa vie et l'appui de ce M. Victor. Qui est-il? Et qui est donc ce Ministre qui la réclame souvent? Et que veut ce jeune journaliste? Un roman passionnant qui soulève le délicat sujet du désir masculin et du regard porté sur les femmes, avec ou sans le respect qui leur est dû. La fin est surprenante.
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Analire
  22 mai 2018
Wann est orpheline et travaille dans un salon de massage à Paris pour subvenir à ses besoins. Elle est sous les ordres de M. Victor, l'homme qui l'a sortie de Thaïlande en lui promettant une vie meilleure. Elle se sent redevable envers lui et n'hésite pas à assouvir ses désirs, même les plus pervers. Mais cette vie n'est pas celle à laquelle aspire Wann, qui espère de tout coeur pouvoir partir de ce salon, retrouver son fils et mener une vie digne de ce nom. Sa rencontre avec Matthieu semble sonner le glas d'une nouvelle ère.
Olivier Auroy aborde une thématique peu commune et compliquée à traiter : la prostitution. Vous l'aurez compris, dans ce salon de massage, les filles vont souvent plus loin que les simples massages. M. Victor est une sorte de proxénète, qui dirige un réseau de filles « masseuses ».
Certaines personnes peuvent être révoltées de lire un ouvrage tel que celui-ci, dans lequel l'image même de la femme est avilie et salie, réduite à un simple objet sexuel. A mon sens, mettre en lumière une telle chose, avec autant de froideur et de crudité, permet de démontrer la perfidie et la perversité des hommes. On pourrait croire que le portrait que dresse l'auteur de certains des hommes est caricaturé et un peu exagéré, mais pourtant, il ne faut pas aller bien loin pour découvrir le manque de respect que peuvent avoir certains hommes envers les femmes. Forcer le trait, montrer des choses révoltantes, des violences physiques et psychologiques, peut faire prendre conscience, autant aux hommes qu'aux femmes de ce qu'il faut faire (ou ne pas faire) pour aller vers une intégrité et une égalité des sexes.
De plus, une enquête est menée en arrière-fond du récit pour découvrir ce qui a bien pu arriver à notre jeune protagoniste. Après le décès de ses parents, elle s'est retrouvée à la rue, à la merci de tous, obligée d'obéir aux hommes pour pouvoir survivre. Mais à bien y réfléchir, le décès de son père, était-il vraiment un accident comme l'affirme M. Victor ? Cette intrigue nous donne envie d'en apprendre plus et nous force donc à poursuivre avec frénésie notre lecture.
J'ai apprécié le trait stylistique de l'auteur, qui manie avec sensualité et précision les mots. Il a réussi à instaurer une ambiance particulière à son récit, qui perturbe notre esprit, tant l'histoire est peu commune, mais qui, en même temps, attire et intrigue.
L'amour propre est un roman déroutant mais percutant, qui interpelle et aiguise la curiosité. C'est un récit sous fond d'enquête, qui représente un véritable plaidoyer en faveur des femmes.
Lien : https://analire.wordpress.co..
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Onirique13
  05 avril 2018
Pour résumer mon avis en une phrase, je pense que ça serait celle-ci : " Non, c'est pas possible que ce soit déjà fini !".
Dans un premier temps, je tiens à remercier l'opération masse critique de Babelio ainsi que les Editions Intervalles de m'avoir fait découvrir Olivier Auroy que je ne connaissais pas du tout. Je le remercie également lui, d'avoir pris le temps de dédicacer mon livre. L'amour propre m'a donné envie de découvrir plus amplement cet auteur et ce genre (dont je ne suis pourtant pas vraiment adepte pour l'instant). Nécessairement, la conclusion est assez aisée : ce livre m'a beaucoup plus.
Ce thriller de dix chapitres et 264 pages (si on ne compte pas les remerciements etc.) a le mérite de ne pas perdre une seule ligne avant de nous plonger dans l'action, dans son ambiance, à la fois sombre et osée. le récit a beau se concentrer sur Waan, l'auteur a pris le temps de développer l'histoire des autres personnages. Nous découvrons le passé des autres masseuses et même les pensées d'autres personnages, comme Paul, le garçon de café alors que cela pourrait paraître secondaire. L'ambivalence des points de vue est appréciable et donne du poids au récit. le rythme effréné est ainsi temporisée par des scènes moins intenses mais tout aussi importantes ou attachantes (comme les rituels entre les masseuses, le récit des rêves de Leïla etc.). J'ai apprécié les rebondissements, certains plus prévisibles que d'autres, tous au long des chapitres de ce livre. Il n'y a pas un moment où je me suis ennuyée.
Enfin, concernant les "points négatifs" qui sont rares et qui ne relève finalement que de l'ordre du détail, je peux dire que le final reste assez frustrant (volontairement, j'imagine). Il y a des questions qui restent sans réponses... J'aurais apprécié une véritable fin, mais c'est une question de préférence. Celle-ci a, cependant, le mérite de laisser place à l'imagination du lecteur qui choisira le final qu'il préfère.
Le second point négatif relève de la mise en page du roman et notamment au niveau de la taille de la police et la grandeur des marges. Ces dernières m'ont semblé un peu plus réduites que les autres livres que je lis habituellement ce qui peut entraîner une fatigue visuelle plus rapide. Mais, le livre n'est pas très long donc finalement, ça ne pose pas tant de problème que ça.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
AnalireAnalire   20 mai 2018
L'amour, c'est comme une maladie, Waan. On tombe amoureux. On tombe malade.
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AnalireAnalire   17 mai 2018
L'amour est un faussaire qui se joue de nos faiblesses, de notre peur de la solitude, de notre désir insatiable, de notre quête d'un absolu fantasmé. Un grand mot, oui, une vilaine excuse.
Commenter  J’apprécie          40
AnalireAnalire   08 mai 2018
Je voulais être libre, sans attache, sans responsabilité, sans maître. Je me suis fait des illusions. On a toujours un maître, il prend toutes les formes, celle d'un patron, celle d'une famille, celle de l'argent et dans mon cas, celle de l'actualité qui conditionne mon existence. Le secret, c'est d'avoir plusieurs maîtres et de ne jamais laisser l'un d'eux prendre le dessus.
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Onirique13Onirique13   05 avril 2018
Ce serait donc le moment de vérité. C'est ainsi que l'appelait Leïla dans une autre de ses théories iconoclastes. Selon elle, notre vie se résume à de rares moments de vérité, à des choix cruciaux, à des impulsions qui peuvent nous faire basculer dans une situation ou dans une autre, pour le meilleur ou pour le pire. Ces moments de vérité déterminent le cours de notre existence.
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BouvyBouvy   17 avril 2018
A quelques rares exceptions près, elle ne massait plus que des gentlemen. Mais c’était quoi au juste un gentleman ? Un goujat qui a décidé d’être patient ?
Commenter  J’apprécie          110
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