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Jean Paulhan (Autre)
ISBN : 225300717X
Éditeur : Le Livre de Poche (21/02/1977)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 2.99/5 (sur 114 notes)
Résumé :
Les mains liées dans le dos, nue et les yeux bandés, O pénètre dans le château de Roissy, guidée par deux jeunes filles très belles aux robes d'un autre temps retroussées sur leur ventre et leurs reins nus. O passera quinze jours dans ce château où l'a amenée René, son amant adoré. Les sévices subis sont chaque jour renouvelés. O est offerte et prise, fouettée et murée dans le silence, O commence l'apprentissage de l'esclavage. Par amour pour René, O ira très loin d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
CDemassieux
  01 avril 2015
A l'heure où l'érotisme, sous cellophane torride, envahit les cerveaux disponibles – pour reprendre les propos frappés du bon sens d'un ex patron de chaîne télévisée ! –, étalant comme une crème solaire bon marché ses nuances d'ennui, causons donc initiation à la soumission charnelle et sévices en tout genre.
Histoire d'O, de Pauline Réage – un pseudonyme : songez que le livre est paru dans les années 1950 ! –, raconte l'éducation sexuelle d'une jeune femme qui abdique à peu près tout sauf sa nature. Quand je dis « éducation », rien à voir avec l'enseignement dispensé aux jeunes filles d'alors !
Dans ce château de Roissy, l'éducation d'O la conduira à une obéissance aveugle, et librement consentie, à un homme. Si l'on est loin du bréviaire de la perversité que constitue Les 120 journées de Sodome de Sade, le livre de Réage, d'une écriture très classique, est une descente dans les profondeurs de l'assujettissement au désir, à commencer par celui de l'autre. Car le désir a lui aussi ses raisons que la raison ignore. le plaisir ? O le connaîtra d'autant mieux qu'elle aura pleinement admis son statut d'esclave sexuelle. Aveu encore aujourd'hui inacceptable, faisant de Réage une traîtresse à la cause féministe.
O sera alors marqué, au propre comme au figuré. Mais surtout : elle appartiendra enfin à quelqu'un, comme une caution de son existence. O existe parce qu'elle est la possession de quelqu'un. Et c'est un choix délibéré, ce qui est encore plus déroutant.
Selon Jean Paulhan, dont l'auteur – Dominique Aury, de son vrai nom – fut la maîtresse, Histoire d'O révèlerait une vérité au grand jour : les femmes sont ontologiquement dédiées au sexe.
Ce qui différencie Histoire d'O des romans érotiques mièvres ou gratuitement salaces ? En fait, c'est ce qui différencie un bon roman d'un mauvais : son indéniable qualité littéraire. Et lorsque le sujet tient autant en équilibre, étant donné sa nature, il faut une certaine maîtrise pour ne pas sombrer dans la vulgarité facile. Pauline Réage a aussi réussi ce tour de force de ne pas fabriquer un produit de scandale : c'est le scandale qui est venu à elle, une marque des grandes oeuvres.
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MissSherlock
  25 septembre 2014
Plutôt que «Lu», il faudrait que je coche la case «à moitié lu» mais elle n'existe pas. Je n'ai pas réussi à terminer ce livre car je n'ai pas trouvé ce que j'étais venu y chercher.
J'espérais de l'érotisme et de la sensualité, j'ai eu de la violence, des jeux de pouvoirs tordus et une héroïne soumise.
Pourtant, je dois admettre que c'est bien écrit. Ce n'est pas vulgaire, le vocabulaire est recherché et l'auteur sait créer une ambiance.
Dommage que ça ne soit pas le genre d'ambiance que j'aime !
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rabanne
  16 décembre 2015
Ouh là là... Ce n'est pas sérieux, une prof-doc ne va pas critiquer un tel ouvrage ?! Rassurez-vous, je n'ai pas envie de faire dans la provocation, encore moins dans le sulfureux. Juste pour mettre en garde les adultes, les parents, de ne pas laisser tous les livres à portée de mains des enfants, ou de pré ado. pas assez matures pour encaisser le choc. Ce fut mon cas avec cette découverte fortuite dans la bibliothèque du salon, un jour où je furetais à la recherche de nouveautés (je devais avoir 15-16 ans)
Best seller érotique des années 50 (!), je ne me suis pas vantée de ma déconvenue, ne comprenant pas "tout" ce que je lisais. Bon, je dirai seulement qu'à côté le fameux 50 nuances de Grey ne mérite vraiment pas sa réputation scandaleuse ! ;)
Voilà, ma 200ème critique prouve que je ne me prends pas trop au sérieux sur ce site, que je suis venue chercher des partages de lecture, des échanges, une certaine légèreté aussi. N'attendez pas de moi des résumés détaillés (quand j'oublie des noms, je replonge dans la 4e de couv') ni des commentaires de texte ! Juste un ressenti le plus authentique possible... Au plaisir de vous lire :-)
NB : je comprendrai que vous n' "appréciez" pas, je ne m'en vexerai pas.
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gridou
  23 septembre 2014
O est la fiancée de René. Un jour qu'il vient la chercher en taxi (le roman commence directement par cette scène), il lui demande de se déshabiller sur la banquette arrière et la dépose devant une porte. Il lui dit d'entrer et d'obéir aux ordres qui lui seront donnés. A l'intérieur, O se laisse guider jusqu'à une chambre (une cellule?), tend les poignets pour qu'on l'attache et commence à subir tous les outrages que les maîtres voudront lui infliger (rapports sexuels divers et forcés, coups de fouets, de cravache, humiliations et autres traitements qui rivalisent d'inventivité...).
Lors de ma première lecture, il y a plusieurs années, je m'étais arrêtée très vite (dès les premiers coups de fouets). La maltraitance d'O m'était insupportable. En fait, c'est surtout son absence de rébellion qui me paraissait inconcevable. Comment cette fille pouvait être aussi passive, aussi soumise, assez idiote pour accepter d'être livrée en pâture aux "amis" de son fiancé sans broncher? Quelle image dégradante de la femme me montrait-on là?
Je ne comprenais pas.
Et effectivement...Je n'avais rien compris.
Je n'avais pas compris qu'il y a une autre façon d'aborder histoire d'O.
Il ne faut pas le prendre au 1er degré mais le considérer comme ce qu'il est à la base: un fantasme.
Qui plus est, un fantasme de femme.
Pauline Réage (c'est un pseudo, on finira par découvrir la véritable identité de l'auteur -Dominique Aury - après des années de folles rumeurs) a écrit ce récit pour émoustiller son amant de l'époque "Je n'étais pas jeune, je n'étais pas jolie. Il me fallait trouver d'autres armes." expliquera-t-elle longtemps après.
Une fois qu'on a accepté cette idée, il est beaucoup plus facile d'entrer dans le récit et de l'apprécier. En avançant dans la lecture on comprend (ce n'est pas dit tout de suite) qu'O n'est pas une victime, elle est parfaitement consentante (je n'aime pas le terme de "victime consentante" - mais c'est un autre débat...). Elle accepte d'être soumise, de s'abandonner totalement à celui qu'elle aime, d'être son esclave dévouée. Et elle en tire du plaisir. de la fierté aussi. Quand elle a des moments de doute et d'angoisse, ce n'est pas à cause des mauvais traitements qu'elle subit mais parce qu'elle redoute que son maître ne l'aime plus autant, qu'il se lasse d'elle et la rejette. Elle est dépendante de l'attention qu'il lui porte.
J'ai trouvé très intéressant de se placer du point de vue de la soumise et d'essayer de comprendre ses motivations. Mais encore une fois, je pense qu'il ne faut pas chercher trop loin. Il faut lire histoire d'O comme petite curiosité coquine, piquante, et le consommer avec légèreté.
Bien que destiné à un public averti, le style, il n'est pas si cru qu'on pourrait s'y attendre. L'auteur a tendance à survoler les scènes d'amour en utilisant des termes vagues, un peu désuets. Les situations sont suffisamment parlantes et dérangeantes pour que l'auteur n'ait sans doute pas jugé utile d'en rajouter. Cependant, on regrettera un peu le manque de vocabulaire pour décrire les scènes charnelles et désigner les parties du corps. Toujours les 2 mêmes mots, imprécis, le ventre pour parler du vagin, les fesses pour désigner l'anus. Ce n'est pas comme si la langue française était limitée pour parler d'amour.
Histoire d'O a reçu le prix des 2 magots en 1955
Lien : http://lesgridouillis.over-b..
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aouatef79
  23 mars 2016
Il y a presque une vingtaine d' année ou un peu plus c' est tout à fait par
hasard que j ' ai eu entre les mains ce livre . En lisant les premières lignes,
quelle fut ma déception car tellement ce livre m' a remué par toute cette
saleté qu' il déballe et je crois que ce n' est pas honoré la femme ni son corps
en la traitant de cette façon ! Je ne fais la morale à personne mais j' ai donné
un avis personnel, ni plus ni moins !
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
MoglugMoglug   18 avril 2016
[incipit]
Son amant emmène un jour O se promener dans un quartier où ils ne vont jamais, le parc Montsouris, le parc Monceau. A l’angle du parc, au coin d’une rue où il n’y a jamais de station de taxis, après qu’ils se sont promenés dans le parc, et assis côte à côte au bord d’une pelouse, ils aperçoivent une voiture, avec un compteur, qui ressemble à un taxi. « Monte », dit-il. Elle monte. Ce n’est pas loin du soir, et c’est l’automne. Elle est vêtue comme elle l’est toujours : des souliers avec de hauts talons, un tailleur à jupe plissée, une blouse de soie, et pas de chapeau. Mais de grands gants qui montent sur les manches de son tailleur, et elle porte dans son sac de cuir ses papiers, sa poudre et son rouge.
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DesfiguesetdesprunesDesfiguesetdesprunes   13 avril 2013
Et je ne me sentais que plus belle, désirable et amoureuse ces fers ainsi passés à mes poignets, le fouet claquant mes reins.
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