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ISBN : 141913194X
Éditeur : (01/01/1900)

Note moyenne : 3.04/5 (sur 14 notes)
Résumé :
La nouvelle est construite autour de trois personnages : Octave de Camps, un jeune aristocrate dont la cause de la pauvreté reste un mystère jusqu'à la fin de l'histoire : il a rendu la fortune que son père avait détournée ; Madame Firmiani, femme consciencieuse que l’on soupçonne à tort d’avoir ruiné Octave, et qui est en fait son épouse : femme d'une grande pureté de sentiments, elle ne peut vivre pleinement son amour sachant que le père de son mari a ruiné une fa... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
Nastasia-B
  01 mars 2014
Madame Firmiani, c'est une courte nouvelle où Honoré de Balzac tâche de nous dire que les apparences sont parfois trompeuses. Bon, jusque là, pas de quoi être surpris car l'auteur est coutumier du fait.
Là où c'est un peu plus rare, tant pour Balzac que dans la littérature en général, c'est quand les apparences nous laissent suggérer calcul et manipulation, intrigue et combinaison, et qu'en creusant un peu, on ne trouve que...
... de la discrétion et de la vertu.
Oui, elle a tout pour plaire cette Madame Firmiani, elle est belle, encore jeune, pleine d'esprit, veuve ou peu s'en faut d'un mari que personne n'a jamais vu. Elle donne des réceptions où l'on ne côtoie que du beau monde, du raffiné s'entend et où la médisance ne semble pas la règle, comme c'est souvent le cas ailleurs.
Dissipatrice, alors ? Ça c'est bien possible. Un bruit court que certains sont prêts à se ruiner pour ses beaux yeux. D'ailleurs, c'est suite à ce bruit que Monsieur de Bourbonne, un riche propriétaire terrien de province, vient s'enquérir du sort de son neveu chéri, Octave de Camps.
Le vieil oncle a connu son neveu riche en province et le retrouve pauvre à Paris. Tous les témoignages concordent pour dire qu'il est un assidu du salon de Mme Firmiani. Sous un habile tour, M. de Bourbonne parvient à se faire introduire chez Mme Firmiani, un jour où il est sûr que son neveu ne peut s'y trouver.
À la fin de la soirée, alors que tout le monde a déjà déserté le salon, lui reste seul au déni de toutes les convenances. Il désire plus que tout avoir un entretien privé avec elle. Il y a va tout de go, se présente et annonce la couleur : il est l'oncle d'Octave et s'étonne de le savoir dans le dénuement.
Un trouble indéfinissable se peint sur le visage de Mme Firmiani. Mais bien malin celui qui pourrait interpréter ce trouve et il ne faut pas compter sur moi pour vous en dire davantage.
Bref, une petite nouvelle, sans déplaisir mais également sans prétention, avec une fin heureuse qui pourra satisfaire le dépressif ou l'optimiste. Mais bien sûr, ceci n'est que mon avis, un bruit qui court — encore un ! — sur Madame Firmiani, c'est-à-dire, bien peu de chose.
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Gwen21
  14 novembre 2014
Dans cette courte nouvelle*, Balzac peint un portrait poétique et romantique de la vertu et de la probité à travers l'histoire d'un couple marié secrètement, Mr de Camps et Mme Firmiani. Cette dernière, qui donne son nom à l'oeuvre, est une belle veuve encore jeune très éprise de son second mari, légèrement plus jeune qu'elle. Ayant découvert qu'il tenait en réalité sa fortune d'une malhonnêteté de son père, elle l'encourage à s'appauvrir en restituant la fortune mal acquise et à laver sa conscience, au détriment de leurs mutuelles espérances.
Nous sommes en 1831 à Paris et Balzac est ici comme un poisson dans l'eau. Il maîtrise son contexte, ses personnages, sa trame, sa narration. Ben oui, c'est Balzac, quoi ! Peintre de la société et de la "comédie humaine", il débute son récit en caricaturant à l'envi les différentes opinions sur Mme Firminiani collectées auprès des divers types sociaux parisiens et cherche à prouver ainsi que la rumeur, la médisance et le ragot réussissent fatalement à salir la réputation et à forger le mystère - plutôt malveillant - autour de nos concitoyens. Les signes extérieurs de richesse et de situation suffisent généralement - et aujourd'hui encore - à guider l'opinion publique et l'opinion particulière vers des chemins trompeurs. Ne vous fiez pas aux apparences ! On ne cesse de vous le seriner et pourtant... voilà un travers qu'il est si difficile de combattre et qui s'assimile si bien à un instinct qu'il semble génétiquement ancré en nous.
Sur le fond comme sur la forme, je trouve que cette nouvelle n'est pas vraiment renversante. Assez moralisatrice et sans véritable surprise car on sent venir de loin le dénouement heureux, elle ne m'a offert que le plaisir de lire quelques pages de notre belle langue sublimée par une plume experte.
*premier livre de la "Comédie Humaine", études de mœurs, scènes de la vie privée, tome 1

Challenge ABC 2014 - 2015
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AMR
  10 novembre 2016
Je ne connaissais pas les courtes nouvellesDe Balzac que je découvre en lisant in extenso et dans l'ordre La Comédie humaine…
Ici, c'est un pur plaisir stylistique avant tout — c'est du Balzac, tout de même ! —, l'intrigue n'ayant rien de vraiment travaillé ; par contre, les portraits du début sont particulièrement savoureux autour des hypothèses de lecture proposées.
Parmi les sources d'inspiration possible, il est permis de rapprocher le bonheur et la complicité d'Octave de Camps et de Mme Firmiani avec les relations nouées entre Balzac et Mme de Berny, d'autant plus qu'elle l'aidait financièrement. Bien que beaucoup plus âgée que lui, de plus de vingt ans son aînée, une grande passion les a unis jusqu'à son décès en 1836 ; elle fut pour Balzac une amante, une mère et une inspiratrice.
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exarkun1979
  09 août 2012
Madame Firmiani est une femme très en vue à Paris. Cependant, son passé et même son présent ne sont pas très clairs. Cette situation alimente beaucoup les ragots mondains. Si beaucoup de gens l'aiment, d'autres ne l'aiment pas. Parmi les rumeurs qui courent sur elle, il y a celle où on l'accuse d'avoir complètement ruiné Octave. C'est donc sur ce cas qu'enquêtera Monsieur de Bourbonne, l'oncle d'Octave.
Bien honnêtement, j'ai trouvé cette histoire assez ordinaire. C'est certain que Mme Firmiani est un personnage intrigant mais elle ne l'en pas assez pour me passionner. Ce n'est pas mauvais mais ce n'est pas excellent non plus.
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DidierLarepe
  13 juillet 2016
Une jeune veuve riche et belle est forcément une croqueuse d'homme. La réalité est tout autre quand elle tombe amoureuse d'un jeune provincial et son oncle s'en apercevra heureusement.
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Citations & extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   19 novembre 2014
Par un de ces hasards qui n’arrivent qu’aux jolies femmes, elle était dans un moment où toutes ses beautés brillaient d’un éclat particulier, dû peut-être à la lueur des bougies, à une toilette admirablement simple, à je ne sais quel reflet de l’élégance au sein de laquelle elle vivait. [...] Il est un moment où, contente de sa parure, où se trouvant spirituelle, heureuse d’être admirée en se voyant la reine d’un salon plein d’hommes remarquables qui lui sourient, une Parisienne a la conscience de sa beauté, de sa grâce [...].
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Nastasia-BNastasia-B   28 février 2014
- Oh ! madame Firmiani, mon cher, est une de ces femmes adorables qui servent d’excuse à la nature pour toutes les laides qu’elle a créées par erreur ; elle est ravissante ! elle est bonne ! Je ne voudrais être au pouvoir, devenir roi, posséder des millions, que pour... (Ici, trois mots dits à l’oreille.) Veux-tu que je t’y présente ?…
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Nastasia-BNastasia-B   02 mars 2014
Pour tout dire, le lecteur doit avoir connu la volupté des larmes, avoir senti la douleur muette d’un souvenir qui passe légèrement, chargé d’une ombre chère, mais d’une ombre lointaine ; il doit posséder quelques-uns de ces souvenirs qui font tout à la fois regretter ce que vous a dévoré la terre, et sourire d’un bonheur évanoui.
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Nastasia-BNastasia-B   08 mars 2014
- Comment, s’écria monsieur de Bourbonne en interrompant, tu as eu la niaiserie de raconter à cette femme l’affaire de ton père avec les Bourgneuf ?… Les femmes s’entendent bien plus à manger une fortune qu’à la faire…
- Elles s’entendent en probité. Laissez-moi continuer, mon oncle.
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Gwen21Gwen21   13 novembre 2014
- Madame Firmiani ? [...] je vais te dire ce que j’en pense : c’est une femme entre trente et trente-cinq ans, figure passée, beaux yeux, taille plate, voix de contr’alto usée, beaucoup de toilette, un peu de rouge, charmantes manières, enfin, mon cher, les restes d’une jolie femme qui néanmoins valent encore la peine d’une passion.
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Videos de Honoré de Balzac (83) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Honoré de Balzac
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