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Jean-Pierre Aoustin (Traducteur)
EAN : 9782070345588
336 pages
Éditeur : Gallimard (16/05/2007)

Note moyenne : 3.24/5 (sur 19 notes)
Résumé :

C'était son congé annuel. Ses deux jours de permission. Il s'était fait couper les cheveux comme d'hab, avait fait nettoyer son blazer comme d'hab. Il était un homme ordonné, avec des désirs et des plaisirs ordonnés. Même si ces plaisirs n'étaient plus aussi intenses qu'ils l'avaient été. Différents, disons. En vieillissant vous ne teniez plus aussi bien l'alcool... Alors vous buviez moins, appr&... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
carre
  27 juillet 2012
Première incursion avec ce recueil de nouvelles dans l'univers de Julian Barnes, et j'avoue avoir été séduit par ce ton doux amer qui caractérisent
ces tranches de vie. En prenant des personnages d'âge mur et en faisant de la vieillesse le coeur de ces nouvelles, on pouvait craindre une tristesse infinie nous tomber sur les épaules (le fameux citron synonyme de la mort chez les chinois). Mais l'élégant britannique nous fait partager ces instantanés avec ce qu'il faut de retenue, d'ironie, de tendresse, avec ce délicieux humour cher aux anglo-saxons. Tantôt insolent, lucide, pessimiste, Barnes décline sa partition avec un style remarquable. Onze nouvelles pour décrire le temps qui passe avec une plume talentueuse.
A coup sur, je reviendrai vers Julian Barnes.
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cathe
  06 septembre 2015
Le fil conducteur de ces nouvelles, c'est la vieillesse et la mort. Ce thème est parfois traité de façon nostalgique ou dramatique, d'autre fois de façon plus humoristique ou poétique (c'est le talent de Barnes de savoir changer de registre très facilement).
Les nouvelles qui m'ont plu : L'histoire de Mats Israelson, une histoire d'amour jamais avouée entre deux personnes mariées chacune de leur côté. Quand, à la fin de sa vie, Anders essaie d'avouer enfin cet amour, ils ne se comprennent plus. Ils ont tous deux gâché leur vie sentimentale et, de plus, terminent sur un malentendu...
Dans Hygiène, le narrateur, marié et heureux en ménage depuis très longtemps, a pris l'habitude de rendre visite à une femme (prostituée) une fois par an, à l'occasion de sa réunion annuelle d'anciens combattants à Londres. Au fil des années il s'est attaché à cette femme. Cette année, quand il arrive, on lui dit qu'elle est morte. Il en est profondément affecté.
Pour les personnes qui ne connaissent pas Julian Barnes, je ne conseillerais pas de commencer par ce livre, je trouve qu'il est meilleur dans des récits plus longs. Mais, je l'avoue, je ne suis jamais très satisfaite des recueils de nouvelles....
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Aline1102
  27 septembre 2011
Julian Barnes nous offre, avec "La table citron", onze nouvelles pleines d'ironie; mais aussi de sagesse. Les personnages principaux de ces petits récits, tous d'âge mûr, sont sans doute responsables de cette seconde caractéristique.
Mais les textes ne sont pas sinistres pour autant: tout s'enchaîne avec présision et rapidité et les bons mots sont très présents.
Une lecture très agréable, avec laquelle on ne voit pas le temps passer.
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nathalie_MarketMarcel
  01 août 2016
Barnes explore avec talent et subtilité le difficile récit du passage du temps et du vieillissement (ne les lisez donc pas toutes d'affilée, c'est un peu déprimant). La première nouvelle raconte les visites d'un certain Gregory chez le coiffeur, depuis son enfance jusqu'au moment où il a l'âge d'être grand-père. L'amusant est qu'il donne une version tout à fait paranoïaque du coiffeur, cet être à la sexualité incertaine, à la conversation dangereuse et affublé d'instruments coupants et tranchants. Une nouvelle raconte les déchirements d'un couple âgé de 80 ans sous les yeux effarés de leur fils qui ne sait plus quoi penser de ses parents. Une nouvelle très amusante porte sur la plaie des gens qui toussent pendant les concerts de musique classique.
La déconfiture physique et mentale de l'être humain, avec le déclin presque nécessaire de la société, est racontée avec humour et subtilité, cruauté et affection, car tous ces êtres sont pleins de contradictions intimes que personne ne perçoit. La sexualité est évoquée avec crudité et réalisme, ainsi que les besoins du corps. C'est un ton souvent doux amer qui évoque de petites existences ordinaires avec les remous extraordinaires des émotions et des souvenirs.
Lien : http://chezmarketmarcel.blog..
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   06 décembre 2015
La créativité compense l’inaptitude de l’artiste à vivre pleinement sa vie. Eh bien, ce n’est qu’un développement de l’opinion de Wagner, qui soutenait que si nous étions pleinement satisfaits de notre vie, nous n’aurions pas besoin d’art. À mon avis, ils prennent le problème à l’envers. Bien sûr, je ne nie pas que la personnalité de l’artiste comporte de nombreux aspects névrotiques. Comment pourrais-je, moi, nier cela ? Certes je suis névrosé et souvent malheureux, mais c’est dans une large mesure la conséquence du fait d’être un artiste, plutôt que la cause. Quand on vise si haut et atteint si rarement son but, comment pourrait-on ne pas être névrosé ?
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Aline1102Aline1102   27 septembre 2011
Une des folles ici voit des fantômes. Ils apparaissent sous forme de petites lueurs vertes, au cas où vous voudriez en repérer un, et ils l'ont suivie ici quand elle a quitté son appartement.
Le problème est que, alors qu'ils étaient débonnaires dans leur précédent gîte, ils ont réagi à leur incarcération dans une maison de vieux en se mettant à jouer des tours pendables.
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rkhettaouirkhettaoui   06 décembre 2015
L’amour pouvait ou non susciter la bienveillance, satisfaire la vanité ou embellir le teint, mais il ne menait pas au bonheur ; il y avait toujours une inégalité de sentiment ou d’intention. Telle était la nature de l’amour. Bien sûr, cela « marchait » dans le sens que cela faisait éprouver les émotions les plus profondes de l’existence – le rendait aussi léger qu’une fleur de tilleul au printemps, ou le brisait comme un traître sur la roue ; cela incitait l’homme timide et courtois qu’il était à une relative hardiesse, une hardiesse plutôt théorique, tragicomiquement incapable d’action ; cela lui avait enseigné la folie de l’anticipation, la détresse de l’échec, la plainte du regret, et la sotte douceur du souvenir.
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carrecarre   22 mai 2012
Quelle raison de vivre est-ce, de survivre seulement aux autres ?
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rkhettaouirkhettaoui   06 décembre 2015
C’est étrange, comme les sentiments dominants peuvent changer avec le temps. Quand j’étais jeune, je respectais les prêtres, j’honorais ma famille, j’étais plein d’ambition. Quant aux passions du cœur, j’ai découvert, lorsque j’ai rencontré la femme qui allait devenir mon épouse, qu’un long prologue amoureux mène finalement, avec l’approbation de la société, à ces délices charnels qui nous sont si chers. Maintenant que je suis plus âgé, je suis moins persuadé que le prêtre peut nous montrer la meilleure façon de trouver Dieu, ma famille m’exaspère souvent, et je n’ai plus d’ambition.
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