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EAN : 9782072736872
Joëlle Losfeld (01/01/2018)
4.06/5   212 notes
Résumé :
Chassé de son pays d'origine par la Grande Famine, Thomas McNulty, un jeune émigré irlandais, vient tenter sa chance en Amérique. Sa destinée se liera à celle de John Cole, l'ami et amour de sa vie.
Dans le récit de Thomas, la violence de l'Histoire se fait profondément ressentir dans le corps humain, livré à la faim, au froid et parfois à une peur abjecte. Tour à tour Thomas et John combattent les Indiens des grandes plaines de l'Ouest, se travestissent en ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (74) Voir plus Ajouter une critique
4,06

sur 212 notes
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Kirzy
  25 octobre 2021
Cet étonnant western m'a surprise de bout en bout par sa façon très singulière d'explorer les fondements de la nation américaine ( l'émigration et la dispersion d'un peuple sur des terres inhospitalières , la guerre de Sécession et le génocide amérindien ) jusqu'à construire une méditation profonde sur la notion d'identité nationale.
Le héros est un tout jeune Irlandais qui a traversé l'Atlantique, déterminé à se forger une nouvelle vie, en Amérique, après le choc traumatique de la Grande famine qui a décimé sa famille. Il atterrit dans le Missouri à la fin des années 1840. Tour à tour danseur travesti dans un saloon pour mineurs en manque de femmes, soldat dans l'armée américaine pour exterminer les Amérindiens, soldat dans l'armée unioniste, on colle aux pas de ce personnage incroyablement souple et mobile. Sa narration est terriblement propulsive, très chargée aussi, hantée par les cris de la guerre civile et des carnages d'Amérindiens, traversée par une nature sauvage et punitive ( très proche d'un Cormac McCarthy dans ce registre ) qui abat sur les hommes faim, canicule, fièvre jaune, inondation et pluie verglaçante. Certaines scènes sont saisissantes, pas tant par la violence décrite, réelle, mais par la puissance de leur clarté à la retranscrire en flairant le banal dans l'apocalyptique, et inversement. Les descriptions de combat au corps à corps sont ainsi souvent dérangeantes mais jamais gratuites.
Le roman est tout aussi inattendu par le choix d'un personnage principal homosexuel, revêtant avec bonheur une tenue féminine en temps de paix tout en cochant toutes les cases des stéréotypes virilistes du guerrier lorsque le clairon retentit. Qui plus est lorsqu'avec John, son amoureux rencontré à l'adolescence dans le saloon, ils « adoptent » une fillette sioux. Cette fluidité des genres tout comme cette redéfinition de la famille respirent l'anachronisme, et pourtant, on y croit tellement tout est rupture, refonte, plasticité dans ce pays mouvant dévasté par la convoitise des frontières et l'anarchie. On y croit à cette famille de substitution dans ce pays fracturé peuplé de figures spectrales et de quasi squelettes affamés errants à la recherche d'un lieu pour se poser et être heureux.
La potentielle lourdeur des symboles est miraculeusement allégée par la sincérité de la voix de Thomas, exceptionnel narrateur avec son éloquence verbale bien au-dessus de celle à laquelle on s'attendrait. Elle surprend par sa simplicité pleine de sagesse et sa candeur juvénile, questionne et charme. La prose de Sebastian Barry est souvent éblouissante, notamment lorsqu'elle se pare d'accents lyriques qui rendent hommage à la somptuosité de la nature qui force l'admiration.
« le souffle de nos trois cents chevaux forment une brume qui s'élève dans la fraicheur de novembre. Leurs corps chauds fumaient sous l'exercice. On avait ordre de rester en formation mais les vieux séquoias nous laissaient pas faire. Ils nous écartaient comme si c'était eux qui se déplaçaient. On aurait pu attacher jusqu'à cinquante chevaux au tronc de certains. Les oiseaux d'Amérique, toujours étonnants, piaillaient d'un arbre à l'autre et faisaient tomber des myriades de gouttes de givre depuis les cimes. de temps en temps, on entendait un crépitement comme un tir de mousquet. Les arbres avaient pas besoin de nous. Ils faisaient leurs petites affaires. Nous, on était bruyants, avec notre harnachement, nos éperons, nos sacoches qui se heurtaient et s'agitaient, les sabots de nos chevaux qui frappaient le sol. Pourtant, les soldats parlaient à peine, on chevauchait sans un mot, comme si c'était une chose entendue. Alors que c'était les arbres qui nous réduisaient au silence. »
Mais ce qui charme le plus, malgré les atrocités qui traversent le roman, c'est son optimisme presque joyeux. Contrairement au couple condamné de Brokeback Mountain, l'homosexualité de Thomas et John n'est pas un drame, c'est un recours pour survivre aux remous de la vie. Aux fracas de l'extérieur, répond le calme quasi sacré de l'intériorité d'un couple qui s'aime tendrement, avec pudeur, et puis c'est tout.
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marina53
  12 juillet 2018
Thomas McNulty a traversé l'Atlantique pour fuir la famine et la misère de son Irlande natale. Jeune adolescent, sa route croise par hasard celle du beau John Cole. Quitte à errer, autant le faire à deux. À Daggsville, ils se font embaucher comme jeunes danseurs travestis en femmes devant des mineurs la plupart du temps avinés. Chaque soir, pendant deux ans, ils ont tourbillonné et virevolté sur la piste. Mais, leurs corps changeants, ils n'ont eu d'autre choix que de troquer leurs robes à froufrous contre une tunique bleue. Engagés volontaires, les deux adolescents prirent la direction des grandes plaines de l'ouest où l'ennemi commun aux Anglais, aux Irlandais ou encore aux Espagnols, l'Indien, tombera sous leurs balles. Mais bientôt d'autres combats les attendront tous avec la Guerre de Sécession...

Sebastian Barry s'est inspiré du destin d'un arrière-grand-oncle, dont la magnifique photo orne la couverture, pour nous raconter l'histoire de Thomas McNulty et de John Cole. Il nous livre un roman épique, au souffle romanesque où se côtoient la mort, les guerres, la violence, la misère, la famine mais aussi l'amour. L'amour que se porte Thomas et John, un lien indéfectible, à la fois puissant et pudique dans une Amérique puritaine. Thomas, le narrateur, décrit tout à la fois les combats sanguinaires, les massacres des Indiens, la rage et la haine qui peuvent habiter certains soldats, l'absurdité de la guerre mais aussi la bonté et la générosité de certains hommes, la splendeur d'un paysage ou d'un soleil couchant. le ton employé se révèle parfois détaché, candide ou encore innocent, ce qui n'empêche pas d'imaginer les pires horreurs. Un roman puissant, intimiste, à la fois grave et poétique. Une épopée lyrique habitée par d'inoubliables personnages.
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Annette55
  20 septembre 2018
" On était des pestiférés .
Des humains faits rats, la faim ça vous prend tout."
Voici une fresque grandiose où abondent les questions existentielles qui oscille entre récits de guerres effroyables et soirées animées où les protagonistes sont déguisés dans un saloon pour mineurs un peu avinés ...ils se travestissent en femmes pour des spectacles....
L'auteur imagine les mémoires de Thomas Mc Nulty, un orphelin irlandais fuyant son pays , traversant l'Atlantique afin d'échapper à la famine : "le Canada avait peur de nous, la faim ça vous prend tout, alors on était plus rien...."s'engageant du côté de l' Union dans la guerre de Sécession.
A travers la société de 1850 , au coeur du récit écrit à la premiére personne, Thomas décrit comment il vivait son quotidien : son corps livré à la faim, au froid parfois à une peur abjecte et insondable...sa quête d'identité sexuelle .
Sa rencontre avec John Cole, un "copeau d'humanité " comme lui, son amant, son amour : "John Cole était mon amour, tout mon amour ètait pour lui..."est pour lui une révélation , et les souffrances s'éloignent ....
L'auteur conte la violence de l'Histoire dans une Amérique parcourue de plaines immenses, de bisons et d'ardentes mêlées ou tour à tour John et Thomas combattent les Indiens des grandes plaines de l'ouest .
L'écriture simplifiée comme une épure ressemble à un tableau fort, coloré , puissant , on marche avec Thomas et John en quête d'un toit pour la nuit , dans un beau vacarme où les voilà obligés , malgré eux , à " aller tuer de l'Indien " .
Un ouvrage au côté épique et romanesque, de toute beauté , naturel, à la fois intime et universel qui se double d'une réflexion sur des destins contrariés des familles irlandaises, l'amour, l'arrachement à un pays et la capacité d'un peuple migrant prêt à résister à tout , en plus de l'attachement à ce qui vaut la peine d'être vécu dans une existence âpre et passionnée.
(Le visage du héros : l'arrière grand- père de l'auteur figure sur la couverture du livre .)
Traduit de l'anglais ( Irlande) par Laetitia-Devaux.
Encore un beau roman Irlandais !

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Stockard
  08 septembre 2020
Quand deux solitudes se rencontrent et s'enchantent...
Exactement ce qui arrive à Thomas McNulty, l'immigré orphelin Irlandais et narrateur des Jours sans Fin et John Cole, l'américain loqueteux, alors qu'encore adolescents en cette moitié de 19e siècle américain chacun traîne sa misère de son côté.
De cette rencontre naîtra des aventures régentées par la faim, l'absence de foyer salubre et la recherche de vêtements décents qui entraîneront des situations parfois burlesques (quand tout de robes et perruques vêtus, ils remplaceront des danseuses de cabaret histoire de continuer à faire tourner le tripot en l'absence de ces dames) souvent horribles (guerre de Sécession, massacre d'Indiens...) mais invariablement racontées par Thomas sur le même ton bienveillant, ne semblant jamais s'émouvoir de rien sinon de la vie et de la santé de son beau partenaire.
Chacun prenant soin de l'autre et n'existant que pour lui, ces deux-là traversent le pire de l'Amérique en construction sans montrer la moindre inquiétude face aux dangers qui les menacent en permanence.
Et ils ont eu raison. Non seulement ils vont se sortir (parfois in extremis) de toutes les situations périlleuses auxquelles ils vont être confrontés mais n'hésiteront pas à adopter une petite Indienne orpheline pour ainsi former une famille aussi atypique qu'attachante dans l'Ouest sauvage dont sont faites les légendes.
De l'Histoire, des aventures, de l'amour, le Far West, tout est bon dans le roman de Sebastian Barry mais de mon point de vue, le succès des Jours sans fin vient incontestablement du personnage de Thomas qui, ayant gardé sa robe de ginchard, se travesti à nouveau sur la route de l'Ouest afin de traverser des régions malfamées et ainsi passer avec John Cole et leur fillette pour une simple petite famille ralliant de nouveaux territoires et la promesse d'une vie nouvelle, puis le danger passé renfilant parfois cette robe pour plus aucune raison du tout, pour décider finalement de ne plus jamais s'habiller autrement qu'avec des atours féminins.
Et le récit qui est fait de ces évènements précis coule tellement de source, tout semble si naturel et instinctif, à aucun moment Thomas qui a combattu courageusement dans les pires batailles du 19e siècle n'est montré comme perverti ou déviant ou je ne sais quelle autre idiotie.
Un livre qui remue, qui nous embarque avec un Sebastian Barry en capitaine de navire qui nous mène où il veut et qui, s'emparant d'un sujet cruel et difficile nous le restitue beau et fabuleux.
Une réussite.
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Bazart
  10 août 2018
Le Far-West comme si vous y étiez, les plaines de l'Ouest américain, les pionniers, les indiens, les bisons, les tuniques-bleues, mais aussi la guerre, le froid, la faim et surtout le bruit et la fureur des hommes.
Une époque sauvage dans un pays sauvage que même Dieu semble avoir abandonné.
Avec « Des jours sans fin », nous sommes très loin du roman national et familial. Sébastian Barry, qui a l'assurance des grands écrivains, nous raconte la vie de Thomas McNulty, jeune émigré irlandais et de John Cole un vagabond d'à peine seize ans venu de Nouvelle-Angleterre.
Pour eux ce sera à la vie, à la mort. Ils vont devenir danseuses de saloon pour des chercheur d'or esseulés, chasseurs de bisons, militaires contre les indiens, Tuniques bleues contre les confédérés, cultivateurs de tabacs dans les Tennessee. Mais surtout ces deux-là vont s'aimer tendrement et follement. Dans le chaos de cette deuxième moitié du XIXe siècle, deux hommes, deux coeurs simples cherchent à vivre tout simplement.
"La Bible a pas été écrite pour nous, ni aucun livre. On est peut-être même pas des humains, puisqu'on rompt pas le pain céleste. Pourtant, si Dieu essayait de nous trouver une excuse, il pourrait invoquer cet étrange amour parmi nous. C'est comme quand on cherche dans l'obscurité, qu'on allume une lampe et que la lumière vient à notre rescousse. On découvre des objets ainsi que le visage d'un homme qui est pour vous comme un trésor déterré. John Cole. Une sorte de nourriture."
Le texte est d'une beauté fracassante, l'écriture limpide nous emporte, nous sommes avec Thomas le narrateur et jamais nous ne le quitterons.
Un magnifique roman où il est aussi question de mariage gay, d'adoption et du droit à l'indifférence, si, si tout cela aux alentours de 1860 entre la Californie et le Mississipi.
Il y a de « Little big man » d' « Impitoyable » de « Soldat bleu » mais aussi du désir d'une petite maison dans la prairie repeinte aux couleurs arc en ciel.
Un roman à lire absolument , comme du reste, absolument tous les romans de Sebastian Barry.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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critiques presse (6)
Actualitte   25 octobre 2018
La prose de Sebastian Barry, remarquablement traduite par Lætitia Devaux, est une merveille pour faire sentir et ressentir le goût et l’odeur du sang, le rythme d’un galop, l’éclat d’un rire, le froissement d’une étoffe, Ou la détonation d’un canon.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeFigaro   26 janvier 2018
Le romancier poursuit sa saga des McNulty en imaginant une histoire d'amour entre deux jeunes soldats durant la guerre de Sécession.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaCroix   26 janvier 2018
L’Irlandais Sebastian Barry retrace l’épopée américaine de deux jeunes orphelins qui partageront uniforme et amour dans une fresque où se conjugue histoire, effroi et bonheur.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Lexpress   22 janvier 2018
Une fresque sans concession des guerres américaines du XIXe siècle sous la plume enfiévrée d'un auteur irlandais.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde   17 janvier 2018
Un jeune homosexuel se construit dans la sauvagerie américaine des années 1860. « Des jours sans fin », célébration joyeuse et optimiste – malgré tout.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Liberation   17 janvier 2018
L’Irlandais raconte une histoire d’amour inspirée de l’homosexualité de son fils.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (118) Voir plus Ajouter une citation
fabriceverdurefabriceverdure   21 mai 2022
Bert Calhoun meurt, et il est pas le seul. La monotonie de l’hiver et son âme de glace surgissent, et on a pas le moindre bois de chauffe. La moitié des prisonniers n’ont plus de chaussures et personne a assez de vêtements. On a pas de manteau, puisqu’on est en campagne juste l’été et l’automne. Le froid nous ronge la peau comme des rats.
Une grande fosse a été creusée à l’est du camp, et tous les jours, on y pousse les morts. Ça peut aller jusqu’à trente en une nuit. Peut-être plus. Y a rien à manger, à part ce maudit pain de maïs. Trois lichettes par jour. Je jure devant Dieu qu’aucun homme peut vivre de ça. Semaine après semaine, on prie M. Lincoln de procéder à un échange.
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BazartBazart   10 août 2018
John Cole et moi, on s’est présenté au bureau de recrutement ensemble, bien sûr. C’était les deux ou rien, à prendre ou à laisser. L’un comme l’autre, on devait vraiment avoir l’air sans le sou. Des jumeaux. On avait pas quitté le saloon avec nos robes, alors on devait avoir l’air de vagabonds. Il venait de Nouvelle-Angleterre, où la terre de son père avait fini par s’épuiser. John Cole avait douze ans quand il est parti sur les routes. Dès que je l’ai vu, je me suis dit, un camarade. Et quel camarade. Je trouvais ce garçon assez élégant, même avec son visage pincé par la faim. J’ai fait sa connaissance sous une haie dans ce maudit Missouri.
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marina53marina53   14 juillet 2018
Parfois, on sait qu'on est pas très intelligent. Pourtant, parfois le brouillard de vos pensées se lève, et on comprend tout, comme si le paysage venait de se dégager. On se trompe en appelant ça sagesse, c'en est pas. Il parait qu'on est des chrétiens, des choses comme ça, mais c'est pas vrai. On nous raconte qu'on est des créatures de Dieu supérieures aux animaux, mais tout homme qui a vécu sait que c'est des conneries.
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marina53marina53   12 juillet 2018
Il y a beaucoup de monde sur terre, alors quand il s'agit de massacres ou de famine, de vivre ou de mourir, on compte pas vraiment. Il y a trop de monde. On pouvait bien mourir de faim dans les marais, dans ce désert qui en était pas un, dans ce voyage qui était moins un voyage qu'une fuite vers l'Est. Les gens meurent sans cesse, par milliers, partout. La terre s'en moque, ça lui est égal.
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marina53marina53   14 juillet 2018
La mémoire d'un homme contient une centaine de jours, alors qu'il en a vécu des milliers. C'est ainsi. On dispose d'un stock de jours, qu'on dépense comme des ivrognes sans cervelle. C'est pas une critique, juste une constatation.
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