AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 207019745X
Éditeur : Gallimard (09/02/2017)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Lorsqu’une collègue lui soumet un article sur sa famille, le journaliste suisse Sacha Batthyany pense au baptême d’une énième rue d'après son nom, les Batthyany ayant marqué l’histoire hongroise et européenne depuis des siècles. Mais il ne se serait jamais attendu à une telle révélation : en mars 1945, à l’issue d’une fête que la comtesse Margit Thyssen-Batthyany, sa richissime tante, donna dans son château de Rechnitz, en Autriche, les invités assassinèrent 180 Jui... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Fleitour
  26 octobre 2018
Kistarcsa, Kistarcsa, Kistarcsa, Kistarcsa, Kistarcsa …

A l'origine il avait là une usine de textile qui employait plus de 1000 travailleurs. On avait construit pour eux, des dortoirs de l'autre côté des voies de chemin de fer.
En 1929 c'est la fermeture de l'usine. Reprise par le ministère de l'intérieur, elle fut transformée en prison à la destinée bien particulière ; des prisonniers politiques, communistes, criminels, homosexuels, malades mentaux, et à tous ceux qui faisaient désordre... Ce lieu n'existe pas, c'est un Black Site, personne en soupçonne l'existence.
En 1939 la Hongrie est l'alliée de l'Allemagne.
le 19 mars 1944 , le camp passe entre les mains des SS, camp de transit avant Auschwitz....
En 1948 les communistes prirent le pouvoir Etmatyas Rakosi, exécuta les ordres de Staline, tous les opposants politiques s'y retrouvent.
En 1956 date de la révolte des hongrois contre les Russes, des milliers d'êtres humains dormaient là-bas à même le sol. le cardinal Mindszenty qui avait prêché contre le régime des croix fléchées, n'a pas survécu, le camp de Kistarcsa, lui a survécu.
En 1989 les cellules furent bientôt de nouveaux pleines, devenue une des plus grandes prisons d'Europe pour les réfugiés en instance d'expulsion.
Après les juifs, après les adversaires du communisme, ce furent les noirs, les indigents, les affamés, les parasites...

Kistarcsa résume toute l'histoire de la violence du siècle dernier jusqu'aux derniers pensionnaires, 18 hommes venus du Rwanda, après avoir perdu leurs proches, leurs familles, dans le froid hivernal des montagnes de l'ex Yougoslavie, raconte Sacha Batthyany Page278.
Mais en quoi suis je donc concerné ?
Quelle douloureuse question, pour ce jeune suisse, dont la famille a émaillé l'histoire de la Hongrie ?
De quel pays est-il le fils, de qui est-il issu, de quelle famille hongroise parle t-il en 1939 ?
Ou bien, n'est-il pas d'allemand car son père travaillait en Allemagne ?
Cependant son grand père survécu au Goulag, sa tante pro nazi avait fuit vers la Suisse et sa grand mère pleurait une amie, Agnès juive, qu'elle n'avait pas su protéger.
Tout le passé exploré par Sacha Batthyany s'est déroulé au temps ou la famille, toute la famille hongroise habitait en Hongrie.
A travers deux journaux intimes Sacha restitue l'essentiel de ce passé, qui à la manière d'un Modiano ne juge pas mais raconte ce qui parfois est l'insoutenable.
On touche au sublime de notre condition humaine et à ses pires dérives.
Un livre telle une séquence dessinée à l'ombre de "Si c'est un Homme" de Primo Levy.
Un très grand livre de témoignages que je vous invite à ouvrir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          151
Shabanou
  01 juillet 2019
"Mais en quoi suis-je donc concerné ? " de Sacha Batthyany (290p)
Ed. Gallimard
Bonjour les fous de lectures ....
Ceci n'est pas un roman mais le témoignage de Sacha Batthyany qui revient sur l'histoire de sa famille et des conséquences qui en ont découlé.
Tous commence par un article de journal où l'auteur apprend que sa grand-tante "aurait " participé à une tuerie nazie.
Lu tout d'abord de façon anodine, l'auteur va petit à petit se poser des questions et enquêter sur l'histoire familiale.
Ses recherche vont le mener en Hongrie, pays d'origine de sa famille, en Argentine, pays où ont émigré de nombreux rescapés des camps et en Russie, où son grand-père connu le goulag.
Livre sur la quête d'identité, sur les origines, la transmission.
Tout au long de son parcours, Sacha se posera la question " Suis-je coupable du passé ? la culpabilité se transmet-elle de générations en générations?"
Subtil mélange entre réalité et fiction ( l'imagination de l'auteur part au galop par moment).
Ce livre nous rappelle que nous ne sommes en rien responsable des erreurs des anciens et que l'Europe d'hier n'est pas si éloignée de celle d'aujourd'hui ( migrants, familles déchirées, brisées, non-dits...).
Lecture très intéressante autant du point de vue historique que psychologique.
Lu dans le cadre '" je noircis mon planisphère " .. me voici ayant validé un auteur suisse.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

critiques presse (1)
Telerama   08 mars 2017
Un récit saisissant sur le legs et la culpabilité.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
pgremaudpgremaud   20 mars 2017
De tout cela, je discutais une fois par semaine avec mon psychanalyste à Zurich. Nous parlions de Staline, de la Shoah et des fosses communes tandis que d'autres profitaient de leurs pause-déjeuner pour engloutir des pizzas. Tout récemment, je lui avais demandé : "Mais au fait, suis-je véritablement malade ?" "Comment voulez-vous que je le sache ?", m'avait-il répondu.
J'avais l'impression de vivre dans une machine à remonter le temps où coexistaient le passé et le présent. Quand je passais de l'un à l'autre, je me voyais comme un funambule qui vagabondait dans son existence. Sept ans, c'était aussi l'espérance de vie de ces taupes que j'avais si souvent croisées dans le journal de ma grand-mère, qui ne cessait de se comparer à elles.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
pgremaudpgremaud   21 mars 2017
J'ai relevé la tête en souriant, puis j'ai jeté un rapide coup d'œil à l'article qu'elle avait découpé pour moi. Je m'attendais à un vieux truc du XIXe siècle, encore une de ces histoires où l'on croisait des chevaux ou des habits à jabot, ou à un de ces ponts baptisés d'après l'un de mes ancêtres (...) Car je portais l'un des noms les plus célèbres de Hongrie. Chez les Batthyany, il y avait eu pléthore de comtes, de princes, d'évêques (...) La saga de la famille remontait jusqu'au XIVe siècle et aux guerres contre les Ottomans. Mais à l'ouest, ce nom de Batthyany n'évoquait pas grand-chose. La plupart des gens croyaient avoir affaire à un nom d'origine tamoule, en raison de tous ces "y" qui faisaient penser au Sri Lanka.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
FleitourFleitour   29 octobre 2018
Dans les usines il y avait tellement de poussière que souvent on ne voyait même plus ses mains.
(Russie Sibérie)
p 157
Commenter  J’apprécie          130
FleitourFleitour   01 novembre 2018
Ma grand-mère a survécu en se réfugiant dans les catacombes à la bataille de Budapest où 160 000 personnes ont perdu la vie.
P 70
Commenter  J’apprécie          90
SZRAMOWOSZRAMOWO   24 février 2017
Agnès est sortie de sa chambre. Bien coiffée et bien maquillée. Elle s’était faite belle pour moi. Ses f illes l’entouraient, heureuses de voir leur mère aussi resplendissante. — C’est notre visiteur venu d’Europe, lui expliquèrentelles, le petit-fils. — Qui ça ? demanda-t-elle, un peu trop fort. — Le petit-fils, tu sais bien. Non, à l’évidence, Agnès ne savait pas. Après nous être salués, nous avons pris place autour de la table ronde de la salle de séjour. Nous étions à Buenos Aires. J’avais fait connaissance avec Agnès grâce au journal de ma grand-mère, lequel se trouvait à présent dans mon sac. Elles avaient grandi ensemble dans un minuscule village de l’ouest de la Hongrie, où elles se croisaient chaque jour sans pourtant appartenir au même monde. Les parents d’Agnès tenaient une épicerie, ceux de ma grand-mère possédaient un petit château où se dressait un châtaignier au milieu d’une cour recouverte de gravier. Une vie tranquille à la campagne, avait écrit ma grand-mère pour décrire cette enfance, une vie qui s’écoulait au rythme des saisons . Du moins jusqu’à la guerre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Lire un extrait
autres livres classés : europe de l'estVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Autres livres de Sacha Batthyany (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1834 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre